29
jan

Ce jour-là…

Voici ma deuxième participation au jeu d'écriture du Blog à mille mains, d'après une photo de GabrielleLa première était ici, si ça vous tente de la relire.  Ah ben tiens c'est ma troisième, la vraie première étant ici. (Désolée, les liens cliquables semblent en panne, je demande à Skynet de checker cela)

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Qu’est-ce qu’on a ri ce jour-là.

Qu’est-ce qu’on a déconné, aussi.

C’était la veille de l’ouverture du bar de Mathieu et Ludivine, le Lumat qu’il s’appelle, leur bar.  Ils en avaient tellement rêvé, de leur Lumat.  Lumat comme Ludivine et Mathieu, of course, mais aussi comme lumière du matin.  So poetic.

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Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

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29
jan

Votre Souricette à vous, elle s’appelait comment ?

« Le dimanche, on écrit au lit ».

Pour une fois, ce dimanche, je n’ai pas lu au lit : j’ai écrit au lit.

Je ne vous l’ai pas encore dit, mais en ce moment j’ai envie d’écrire des histoires pour les petits.

J’en ai déjà écrit trois.  J’adore ça, écrire pour les bout’chou.

Je vous entends déjà rire « comment, Anaïs, qui n’a pas de marmots, écrit pour les nôtres, ben voyons, c’est fort de café décaféiné ça ».

Ben non c’est pas fort de café décaféiné.

J’ai écrit des guides où j’apprends aux célibataires à être ordonnées et à cuisiner, moi qui suis désordonnée et ne cuisine pas.

J’ai écrit des histoires de tueurs diaboliques, moi qui n’ai jamais tué personne.

J’ai écrit des histoires d’amour à la vie à la mort, moi qui ne suis pas aimée (c’est là que vous pouvez pleurer).

Donc pourquoi je pourrais pas écrire des histoires pour les petits ?

Ma dernière histoire parle de Souricette, je l’ai écrite ce matin.  Les deux premières, vous demandez-vous, petits curieux ?  Top secret, je vais pas tout vous dire non plus hein, faut préserver le mystère de la marketing Anaïs team (seuls les anciens lecteurs comprendront cette expression).

Souricette, elle a partagé mon enfance.  Elles ont partagé, devrais-je dire, car je me rappelle d’une Souricette au corps psychédélique et d’une autre en vichy rouge, ma mienne.

Je ne l’ai plus, malheureusement, ma Souricette.

Me reste juste cette photo.  Un bout de bonheur dans la maison du bonheur, celle de mon enfance.  A côté de Souricette, un lapin sans nom qui trône encore dans mon grenier, lui.  Et au milieu, c'est mouaaaaa.

Et vous, votre Souricette, elle s’appelait comment ?  On peut voir une photo, pliiiiz ?

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15
sep

L’ordure

Depuis deux heures déjà, Elise regarde cette lettre du coin de l’œil droit.  Elle la regarde sans oser l’ouvrir.  Elle ignore ce qu’elle contient.  Elle sait ce qu’elle contient.  Une lettre d’un notaire ne peut contenir que de mauvaises nouvelles.  Y’a que dans les films que les notaires vous annoncent que vous héritez d’un oncle inconnu, descendant d’une lignée de chercheurs d’or en Amérique, dont le bas de laine avoisine la cagnotte de l’Euromillions.  Et puis d’abord, en Belgique, hériter d’un oncle d’Amérique, ça fait plus la fortune de l’Etat que de l’héritier.  Et puis elle a pas d’oncle aux poches pleines de pépites d’or, elle le sait.

Alors elle n’ouvre pas la lettre.  Car elle sait qu’elle va y apprendre son décès.  Ce ne peut être que ça.  SON décès.  Vingt ans qu’elle n’a plus prononcé son nom.  Vingt ans qu’elle ignore comment l’appeler.  Son géniteur.  Son père.  L’ordure, comme l’a toujours appelé sa mère.  L’ordure.  C’est fort.  C’est dur.  Ça résume tout.  Elle, elle ne l’a plus appelé depuis vingt ans, dans les deux sens du mot « appeler ».  Elle a voulu oublier son numéro de téléphone.  Elle a décidé qu’il ne serait plus rien pour elle.  Certainement pas un papa.  Pas non plus un père. Pas même une ordure.  N’être rien, c’est pire qu’être une ordure, non ?

 

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Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

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18
nov

L’éponyme

 

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Salut ma puce,

Comment va là-bas ?

Ça me fait tout bizarre de t’écrire après tant et tant d’années de silence.  Je t’imagine déjà en train de t’esclaffer en découvrant que j’ai eu cette idée totalement saugrenue.  Et alors, j’ai toujours été saugrenue, non ?  Puis peu importe, il le faut.  Il le faut je te dis.  C’est ainsi.  C’est écrit… ou ça va l’être.

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Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

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(Ceci est ma participation au jeu d'écriture du blog à 1000 mains d'après un dessin de Marlène).

2
mai

Jeux d’écriture – blog à 1000 mains - Writecrossing

writecrossing
J'avais remarqué ce blog en cliquant sur un lien il y a quelques semaines.

Par le biais d'une photo, il propose un exercice d'écriture.  J'ai déjà tenté ça autrefois (cf rubrique Anaïs s'attèle à l'écriture, le site proposant les ateliers à l'époque ayant disparu).

Alors, je m'y remets, via cette photo qui m'a un peu inspirée...

Writecrossing

Le bookcrossing, ce phénomène nouveau qui consiste à abandonner volontairement un livre dans un lieu public, afin d'en permettre la lecture au plus grand nombre, moi, j'adore.  J'adore l'idée de ne pas abandonner un livre sous la poussière d'une bibliothèque mais de lui offrir une seconde vie.  L'idée de lui rendre sa liberté...

Mais je n'aime que l'idée.  Car en pratique, je ne parviens pas à m'y résoudre.  Mes livres sont mes amis.  Ils font partie de ma vie.  Partie de moi.  Quand j'ai aimé un livre, je le range pieusement (traduction : je l'entasse là où je trouve encore de la place, dans la masse informe que constitue ma bibliothèque, sans classement aucun, réduisant à néant toute chance de le retrouver facilement ultérieurement.)  Mes livres sont mes bébés.   L'idée même d'en abandonner ne serait-ce qu'un seul sur un banc, même en sachant qu'il sera peut-être adopté par quelqu'un de formidable, m'angoisse.  Et si ce quelqu'un le jetait dans la première poubelle, au milieu des pelures de bananes, des seringues et des préservatifs usagés (ben quoi, on est dans un parc hein).  Si ce quelqu'un n'en lisait que deux pages puis l'abandonnait dans une bibliothèque aussi mal rangée que la mienne (alors, tant qu'à faire, je le garde) ?  Si ce quelqu'un allumait un feu avec ?  Si ce quelqu'un s'asseyait dessus par distraction ?  Si ce quelqu'un était un chien errant ?

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Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

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