10
mai

#100happydays - #100happyendogirlsdays - day 25 : 2 janvier 2074

Fabuleux atelier d'écriture, comme toujours.

Copie de 100happydays25.jpg

2 janvier 2074

8 – 10 h : consult cancéro

10 h : confér « cellules souches et survie au-delà de 175 ans »

12 – 13 h : Alice

14 – 16 h : consult cancéro

16 h : drink nouvel an + 7

17 h : Adeline

19 h : c/o parents Isa – ne pas oublier champagne

 

Benoît eut du mal à se lever. Encore grisé par les vapeurs d’alcool de la veille. Chaque année, il se promettait de ne plus succomber aux charmes festifs, chaque année il y succombait. Il était si faible.

A ses côtés, Isa dormait encore. Il prit une douche rapide et, tout en s’essuyant, admira son reflet dans le miroir. Pour ses 52 ans, il se trouvait encore bien conservé. A peine quelques rides d’expressions. Deux trois cheveux blancs sur les tempes. Le Botox faisait toujours des miracles. De même que l’Eternox et le Vivox, qu’il avala avec un fond d’eau, comme chaque matin.

Il rejoignit la chambre pour s’habiller et réveilla Isa d’un baiser distrait. Elle grommela quelque chose d’incompréhensible et se décida à aller réveiller les enfants. C’est tout ce qu’elle avait à faire, s’occuper des enfants. A 43 ans, elle avait la belle vie, se dit-il. Une vie de « femme de », comme il aimait le penser. Femme de Benoît Vassart, Nobel de médecine, excusez du peu.

En s’habillant, il continua à profiter du si beau reflet que le grand miroir ancien de la chambre lui offrait. Sans rien avaler, il gagna ensuite l’hôpital pour une journée somme toute légère, l’année démarrant à la façon d’un diesel.

En pédiatrie, il guetta l’arrivée de la jeune Alice, qu’il tentait de mettre dans son lit depuis deux mois déjà. Il n’avait pas l’habitude d’une telle résistance. En général, un sourire, la blouse blanche, l’alliance dans la poche, et le tour était joué. Mais cette Alice, elle se refusait à lui. Et plus elle résistait, plus il la voulait. C’en était devenu une obsession. Il ne pensait plus qu’à ses longs cheveux noirs, à ses yeux clairs, à son corps si ferme, dont il ne ferait qu’une bouchée. Car elle avait enfin accepté un rendez-vous. Juste un lunch ce midi. Mais c’était un bon début.  Par expérience, il savait qu’une fois ferrées, les poulettes étaient prises au piège de son charme ravageur.

Alice arriva et Benoît s’approcha d’un air nonchalant. Il lui demanda discrètement si ça tenait toujours pour ce midi. Elle acquiesça et il sentit en lui gonfler le plaisir de la victoire à venir. Du nouveau trophée qui s’annonçait. Tout à ces pensées, il se dirigea vers son bureau pour les consultations de cancérologie pédiatrique. Depuis sa découverte du traitement unique pour les moins de seize ans, qui l’avait propulsé au firmament des stars de la médecine, et par conséquent dans les draps de dizaines d’infirmières et de futures docteurs, les consultations de cancéro étaient presque une partie de plaisir. Plus de larmes au diagnostic, plus de deuil potentiel. Une injection et voilà, au revoir, gardez-le au chaud deux jours et il sera rétabli. C’en était devenu banal. Il en regrettait presque le temps de l’angoisse de la récidive et des métastases, qui lui apportait un sursaut d’adrénaline. Actuellement, seule Adeline lui apportait encore un peu d’adrénaline quotidienne, de moins en moins cependant. Et il lui faudrait attendre jusqu’à 17 heures pour ce faire. D’ici là, il y avait Alice. Une heure à tenir avant Alice.

Il somnola devant une conférence du Professeur Zeler intitulée « cellules souches et survie au-delà de 175 ans », qu’il jugea soporifique et ne lui apprenant rien de nouveau. Il savait déjà tout sur tant de choses.

Enfin, il fut midi, et il partit à la conquête d’Alice. D’abord farouche, elle succomba vite à son aura, pensa-t-il. Cette lueur dans son œil, c’était bien du désir pour lui, non ? Il n’en douta qu’une fraction de seconde, puis imagina comment il l’emporterait prochainement au pays des merveilles. Facile. Médiocre, à la limite, mais il se persuada qu’elle aimerait cette allusion à la célèbre histoire. Il osa, en payant l’addition, poser légèrement sa main sur celle de sa proie en devenir. Elle ne retira pas la sienne. C’était dans la poche. Demain, il l’emmènerait dans le local de repos qui lui était attribué et elle le découvrirait, son pays des merveilles.

Pour Benoît, le moment qui précédait la première fois était le meilleur. Ensuite, il se lassait immédiatement et repartait en quête de ce moment si fugace. En ce 2 janvier, il était donc heureux, car ce moment se profilait pour demain. Demain, pays des merveilles. Mais aujourd’hui, il était 14 heures, et les consultations de cancéro reprenaient de plus belle. S’enchaînaient, sans originalité, sans rien pour le faire vibrer. Même le bonheur des parents si vite rassurés ne le touchait plus. Il était las.

Après deux heures d’injections et de « gardez-le/gardez-la au chaud deux jours », Benoît monta au septième pour l’annuel drink du nouvel an. Champagne tiède et chips mous. Il détestait se mêler à tous ces membres du personnel qu’il ne regardait même pas en temps normal : cuisiniers, personnel d’entretien, techniciens… Bon, c’est vrai, il avait dragué la petite femme d’ouvrage de son service, le mois dernier, mais c’était exceptionnel, elle avait une paire de nichons à laquelle il n’avait pas résisté. Il ne l’avait d’ailleurs pas regretté, quel moment dans la salle de repos, qui portait ce jour-là si mal son nom.

Au loin, il repéra l’équipe de médecins de son service, dont il s’approcha. Il entraîna Adeline à l’écart. Adeline était une jeune cancérologue encore pleine de fougue, qu’elle lui avait offerte il y a trois ou quatre semaines. Depuis, elle s’accrochait à lui, croyant sans doute au grand amour. Lui était déjà dans sa phase « post première fois », qui ne lui apportait plus guère de satisfaction, mais il fallait bien se garder une poire pour la soif. Adeline était sa poire provisoire. Sa bonne poire.

Il lui tendit une coupe de champagne et l’emmena discrètement vers la sortie de la cafet. Le couloir était désert et il l’embrassa directement, sans préambule, imaginant qu’elle était Alice et qu’il était déjà demain. Ignorant tout de ses pensées, elle réagit avec plaisir à son appel et se laissa entraîner vers la salle de repos, deux étages plus bas. Ils se dévêtirent rapidement et il entra en elle sans autre forme de procès. Il n’allait pas s’encombrer de préliminaires, il voulait juste s’occuper l’esprit en attendant Alice. Il ferma les yeux et juxtaposa son visage sur celui d’Adeline, afin d’augmenter sa motivation dans la besogne.

Après quelques minutes de va et vient qui finirent par l’exciter un tant soi peu, à l’approche de la jouissance, il sentit une douleur fulgurante lui vriller la poitrine, l’empêchant totalement de respirer. Il s’interrompit, mais la douleur persistait, intense, annonciatrice du pire, il le savait.

Il pensa brièvement, très brièvement, à Isa et aux enfants, qui les attendaient déjà chez ses beaux-parents. A la honte d’Isa, quand elle saurait. Quand tout l’hôpital saurait. Mais il pensa surtout longuement à Alice.

Au pays des merveilles qui lui serait interdit.

A demain qui n’arriverait finalement jamais.

7
jui

Cinq questions "pleines de sens", à la manière de Pablo Neruda

Pablo Neruda, keskeska ?  Je me le disais aussi jusqu'il y a peu, lorsque j'ai découvert son livre des questions.  J'adore j'adhère.  Et, lors d'un atelier d'écriture, j'ai moi aussi créé mes cinq questions à la manière de Pablo Neruda, sur les cinq sens.

Les voici. 

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28
fév

"Toujours relativiser" – librement inspiré de Rescapé – Sam Pivnik

Depuis quelques jours, je suis plongée dans ce récit aussi horrible que passionnant, celui de Sam Pivnik, l'un des derniers rescapés d'Auschwitz encore en vie.

Avec pudeur et simplicité, il nous raconte l'horreur, l'impensable, l'inimaginable.  J'ai beaucoup vu sur l'holocauste, j'ai déjà pas mal lu également.  Il y a quelques années, un livre m'avait fait ressentir le froid, l'enfer du froid de ces juifs condamnés à l'enfer (ma mémoire défaille, pas moyen de retrouver le titre du livre).  Sam Pivnik me fait ressentir la peur, les odeurs immondes, le quotidien infernal et insupportable, que l'on n'eût pu concevoir dans une fiction, tant cela paraîtrait invraisemblable.  Mais tout cela, vous le savez, et vous allez me dire que c'est un livre de plus sur l'holocauste.  Et moi je vous dis que plus y en aura, mieux ce sera, pour que jamais cet épisode de l'histoire ne tombe dans l'oubli.

Voilà tout ce que je vous dirai sur ce livre, pas envie de faire une big critique ce soir, car j'ai autre chose à vous proposer.

Cet après-midi j'avais mon atelier d'écriture.  Et j'avais l'histoire de Sam en tête, vu que je la lis le matin, le midi, le soir… 

Thème du jour : les couleurs.  Exercice du jour, couper chacune un bout de phrase dans un magazine.  Le mien "toujours relativiser". Et puis, chacune, commencer une histoire avec son bout de phrase, puis, au signal de notre gourou de l'écriture, continuer avec le bout de phrase de notre copine de droite, puis de l'autre, et ainsi de suite.  Improvisation totale, exercice captivant de devoir intégrer ce bout de phrase, paf, comme ça.  Etre cohérente.  Ecrire quelque chose de chouette, comme ça, tout de go.

La vie, le destin, appelez ça comme vous voulez, mais les bouts que j'ai reçus s'intégraient parfaitement à mon récit, ils l'ont complété, façonné, sensation étrange qu'ils tombaient à pic. Ma main s'en souvient encore, tant je grattais comme une damnée. 

Et j'ai écrit cette histoire, librement inspirée de la vie de Sam Pivnik, totalement imprégnée de sa vie.  Pas de relecture, ni de correction.  Je vous la livre brut de décoffrage.

Et maintenant, j'ai envie de peindre quelque chose sur ce texte.  Oui passque je m'amuse à étaler des couleurs sur des toiles en ce moment, totalement régressif, j'adore.

 

(Les bouts de phrases sont en italique, pour vous permettre de les retrouver au fil de la lecture).

 

"Toujours relativiser".  Tel était son leitmotiv depuis des années. Mais comment relativiser lorsque tout s'écroule, lorsque la vie ne tient qu'à un fil, lorsque la balle du SS est en permanence à portée de pistolet, lorsque la seule couleur envisageable, hormis le noir, le gris, le noir, le noir, le noir, le noir, est le jaune, celui de cette étoile qui gangrène son  uniforme strié de blanc et de bleu sale.  "Toujours relativiser", se répétait-il le matin, sortant les cadavres de la nuit, le midi sans repas, orientant les nouveaux arrivées à droite ou à gauche, selon leur capacité à survivre ou non, critères allemands obligent.  "Toujours relativiser", se répétait-il le soir, en se couchant, épuisé par cette journée, mais finalement heureux d'être encore en vie, d'avoir reçu ses 334 calories quotidiennes, de pouvoir plonger dans ce sommeil sans rêve.

Sans rêve ?  Pas toujours.  Cette nuit, il rêva de chocolat.  Jamais on ne se lasse du chocolat.  Jamais on n'oublie le chocolat, même après huit mois de navets et de patates.  Le chocolat chaud de sa mère, qui pansait ses blessures de gamin.  Un rêve aigre-doux.  Un rêve comme une caresse.  Celle de l'enfance.  Un rêve comme une gifle.  Celle de la réalité holocaustienne.  Celle du froid, aussi, une fois la porte ouverte par le kapo hurlant "schnell schnell". 

Et une nouvelle journée sans couleurs qui commençait.  Une journée sans amitié aussi.  A Auschwitz, point d'ami.  Pas le temps.  Il avait déjà perdu sa famille.  Perdue de vue.  Perdue de vie aussi, il le sentait.  Nul besoin de s'attacher alors inutilement à quelqu'un qui risquait de disparaître, paf, d'un coup de crosse, d'un coup de feu, d'un coup de typhus.

"Secouez vos puces", hurla le kapo d'une voix agressive, le sortant de sa légère torpeur, "bande de juifs, bande de parasites immondes".  Alors il accéléra le pas vers la rampe, ne pas sortir du rang, baisser la tête, se faire le plus petit possible.  Même si, tout au fond de lui, là, dans son cœur, dans ses tripes, il était grand.  Il n'était pas ce parasite immonde.  Il était juif.  Juste juif.  Ah ben voilà, il repartait dans sa torpeur, comme si c'était le moment, alors que le train suivi de ses wagons à bestiaux puants entrait en gare.  Les chiens grondaient déjà d'impatience.  Les portes s'ouvrirent et le flot humain se déversa sur le quai.  Le tri commençait à peine qu'il la reconnut.  Nathalie était plutôt discrète, mais il la reconnut.  Nathalie, c'était les couleurs de sa vie.  Nathalie, c'était la saveur du chocolat.  Nathalie, c'était son passé, ses joies, sa vie.  Sa vie d'avant.  Sauf que Nathalie était une femme.  Sa femme.  Du moins dans ses rêves les plus fous.  Mais ici les femmes n'avaient pas leur place.  Elles étaient toutes, sans exception, destinée à la file de gauche.  Celle des vieillards, des enfants, des femmes.

Alors, il lui prit tendrement la main, s'assurant qu'aucun SS ne pût le voir, il croisa son regard et, silencieusement, tenta d'y faire glisser toute la tendresse du monde, celle qui avait dû lui manquer depuis tant d'années de souffrance et de répression. 

Il ne sut pas si elle le reconnut on non, mais il sut que, pour ses dernières minutes de vie ici bas, elle avait reçu une dose d'amour, par une simple pression de sa main.  Alors, il se dit que c'était sans doute la raison pour laquelle il avait atterri ici : Nathalie.  Qui, dans quelques instants, en aurait fini de cet enfer.  Et il pensa "nous sommes programmés pour être bons, non ?"  Non ?  Non !

"Toujours relativiser", conclut-il, poussant légèrement Nathalie vers là-bas, vers la chambre à gaz.

15
déc

Une journée aussi belle que le miracle contenu dans le dernier opus de Céline Dion

Il avait décidé que ce jour serait le premier jour du reste de sa vie.  Oh, l’expression n’était pas de lui, que nenni, mais il l’aimait d’amour, il la chérissait, il la vénérait, car il en rêvait chaque jour, que ce jour soit le premier du reste de sa vie.

Et chaque jour s’écoulait comme le précédent, morne et silencieux, terne et solitaire, triste et délétère.

Mais cette fois, il l’avait décidé, tout allait changer.

Il s’était levé de bonne heure afin de prendre un bain, chose inhabituelle pour ce handicapé de la maniaquerie, comme disait sa mère.  Il s’était coupé les ongles, rasé le duvet qui lui servait de barbe pour n’en garder qu’un millimètre lui donnant un air de brun ténébreux, du moins l’espérait-il.  Il avait tenté de discipliner sa tignasse en bataille à grands coups de peigne emprunté à son paternel, était presque parvenu à cerner cet épi rebelle.  Il avait enfilé ces fringues préparées la veille, repassées même, ô miracle.

Il était tout beau tout propre tout parfait.  Du moins il tentait de s’en convaincre et c’était là sa tâche la plus ardue, plus que le repassage, plus que le rasage, plus que le nettoyage de ses orifices auriculaires.

Pour s’en persuader donc, il avait adopté la méthode Coué et se répétait en boucle depuis plusieurs jours, à la manière d’un mantra, « Mon petit Raf, tu es quelqu’un d’exceptionnel, tu es grand, tu es sûr de toi, tu peux le faire, tu vas le faire ».

Mais la méthode Coué fonctionnait mal, car il ne croyait pas vraiment à son mantra.  Oh, il avait bien le ventre plat et un peu musclé et il réussissait pas trop mal à l’unif, mais sa grande taille le handicapait plus qu’elle ne le servait et il se tenait en permanence voûté, regard vers le sol, comme pour s’excuser d’exister. 

Soit, la méthode Coué allait l’aider à avancer dans cette journée pas comme les autres.

Il quitta donc le pavillon familial et partit pour l’école, comme chaque jour.  Il marcha deux kilomètres, comme chaque jour, entra par la gauche, parcourut le couloir peint de vert (vert j’espère ?), comme chaque jour.  Il déposa son sac au pied de sa chaise, puis s’assit, comme chaque jour.  Alors, il récita son mantra, enfin il tenta de le faire, car il en avait oublié quasi tout « euh, con, mignon, musclé, peux le faire, va le faire ». 

Oui, il allait le faire.

Et il le fit.

Il se leva, traversera les deux mètres qui le séparaient d’elle, se posta devant elle, se redressa, bomba le torse, fit bouger sa mèche rebelle, passa sa main sur son menton pas trop rasé de brun ténébreux, leva les yeux, la regardé et, enfin, enfin, il lui parla : « Céline, ça te dit d’aller au ciné avec moi ce soir ? »

Oh que oui, cette journée fut aussi belle que le miracle contenu dans le dernier opus de Céline Dion.

Car le miracle fut qu’elle dit oui !

25
oct

Envie de…

Chocolat blanc spéculoos aimer rêver dormir Medium lire Cinquante nuances de Grey aller voir la mer vivre des préliminaires manger des moules courir dans l'herbe aller sur sa tombe voir mon nouveau livre aller au pâthantrope voir Catherine demain avoir une femme d'ouvrage repeindre mon wc tester une île déserte manger des manons avec noisette promener un chien voir les effets de ma lampe à soleil apprendre l'aquarelle rejouer du piano voir Stars 80 décortiquer des crevettes aller à NY refaire une croisière écrire un roman peindre ma vie en rose revoir bon-papa et bonne-maman que ma formation soit fructueuse chanter Over the rainbow voir Mika en concert framboises foie gras odeur de ciboulette en finir avec cette toux répondre à ce mail un feu de bois le voir le sentir complicité rires tomber amoureuse avoir un plâtre rose avec des graffitis dessus photographier un oiseau voir un paresseux éradiquer les araignées manger du poulet avec les doigts peindre avec les doigts crier bien fort le pintadeau enfantin le regard d'un homme des passages piétons sans danger un jacuzzi dormir dans une cabane la neige fêter la fin du monde le 21 décembre saumon fumé lire la machine à prédire la mort un cocktail qui me saoule un lit douillet que Mark Greene ne meure pas un bain moussant et plus si affinités avec mon sex toy une étoile filante effacer mes rides un ventre plat écrire des poésies le coffret Gilmore girls des crocks fourrées rose une famille plus de justice oublier la Bosnie l'eurovision de mon enfance l'école Fisher price une vraie Barbie des cheveux blonds un bonnet A savoir porter des talons hauts effeuiller une marguerite me téléporter au soleil rencontrer le Petit Prince mais surtout le renard l'adopter avoir un sphynx écrire une trilogie un spaghetti bolo des chicons au gratin sans purée dégueu oser ressentir être agir bouger changer chocolat blanc spéculoos

Et vous ?