7
nov

Les branches de mon rosier du nanowrimo

Ce 5 novembre, j'ai atteint les 50.000 mots nécessaires pour prétendre avoir "gagné" le nanowrimo, avec 25 jours d'avance. Au taquet cette année l'Anaïs. A croire que mon sujet me tenait vraiment à coeur, pour m'avoir ainsi entraînée dans une frénésie d'écriture...

A 50.000 mots (52.115 à l'heure où j'écris ce billet), je n'ai cependant pas fini, que du contraire.

Mais j'avais envie de partager ici, outre la nouvelle couverture du projet et son nouveau titre, la liste (provisoire) des chapitres qu'il comporte.

Puissent-ils titiller votre curiosité...

cover vie en rose2.jpg

Comment j'ai trouvé le titre de cet ouvrage

 Comment ce livre va vous aider

 Comment mon bidou a adopté la vie en -ose

 Comment chuis tombée dans le bain (r)ose - plouf

 Comment j'ai rencontré Docteur Glamour

 Comment j'ai zappé vers Docteur Mamour

 Comment j'ai lu l'Assimil de l'endogirl en deux mois

 Comment je me suis mise en mode #36.15mylife sur les forums

 Comment j'ai découvert qu'on allait transformer mon bide en ballon gonflable

 Comment j'ai offert mon corps à la science, sans pudeur aucune - part one : l'IRM

 Comment j'ai offert mon corps à la science, sans pudeur aucune - part two : le lavement baryté

 Comment j'ai offert mon corps à la science, sans pudeur aucune, part three : l'urographie

 Comment j'ai découvert le monde joyeux de l'hospitalisation

 Comment jai aima aimer aimé la salope la saldope la salle d'op

 Comment j'ai chanté Ma liberté de pisser

 Comment j'ai apprivoisé mon redon (ou pas)

 Comment j'ai eu une poupée de chiffon sur le bidou

 Comment je me suis amusée au retour de l'hosto

 Comment j'ai appris qu'avec l'endo, quand y'en a plus, y'en a encore

 Comment j'ai remplacé "je pense" par "je panse"

 Comment je suis devenue une femme enceinte virtuelle (ou comment la grossesse dure neuf ans)

 Comment j'ai expliqué ma culture de roses à mon boss

 Comment mes médecins sont tous des dieux vivants

 Comment j'ai eu une puce magique dans le bidou

 Comment j'ai eu des pulsions meurtrières / suicidaires / émotionnaires

 Comment j'ai appris à relativiser la notion de temps

 Comment j'ai découvert les avantages d'être une endogirl (siiii, y'en a)

 Comment j'ai appris à répondre aux "salut - tu - vas - bien ?" © Les inconnus

 Comment j'ai fait sept fois l'amour en étant célibataire abstinente

 Comment je me suis transformée en énorme yéti suicidaire migraineux purulent à gros nénés

 Comment j'ai vidé mon congélateur

 Comment mon sujet préféré est devenu "j'ai faaaaaiiiit"

 Comment je suis devenue parano

 Comment j'ai eu envie d'un bébé(le seul chapitre avec de vrais morceaux de tristesse dedans)

 Comment j'ai joué ma Cosette

 Comment j'ai rêvé que ma maladie soit contagieuse

 Comment j'ai envisagé d'accepter un rendez-vous galant (durant trois secondes et demi)

 Comment je suis tombée folle amoureuse de mes hormones

 Comment je me suis transformée en friteuse

 Comment j'ai été privée des plaisirs de la chère … une heure

 Comment j'ai été privée des plaisirs de la chair… un mois

 Comment je suis devenue la fille d'une marmotte et d'un paresseux (ou l'art de la bobonisation)

 Comment j'ai envisagé de créer un blog

 Comment j'ai été téléportée dans l'Age de glace

 Comment je me suis lancée dans la culture de champignons (r)oses

 Comment je me suis privée des plaisir de la chère, à vie

 Comment ma cuisine s'est transformée en cuisine

 comment ma cuisine s'est transformée en pharmacie bio

 Comment ma caissière du supermarché a fait un malaise vagal

 Comment j'ai tourné un film dans mon nez

 comment j'ai perdu sept kilos, pris sept kilos, perdu sept kilos

 Comment j'en suis venue à puer l'huile essentielle toute la sainte journée

 Comment j'ai découvert mon plus grand fantasme (seul chapitre avec de vrais morceaux de sexe inside)

 comment j'ai décidé de refaire du sport

 Comment j'ai perdu mon cerveau

 Comment j'ai opté pour le "sans tout"

 Comment j'ai mangé de la moisissure

 Comment je suis tombée dans la secte "anti"

 Comment j'ai rechuté dans la luxure alimentaire

 Comment j'ai fait pleurer ma carte visa de désespoir

 Comment je suis tombée in love d'une brossette

 Comment je me suis offert une distraction géographique

 Comment j'ai poursuivi mon grand voyage autour du monde

 Comment après ** chapitres, je vous dis bye bye

 

 

2
nov

Un chouette article sur le nanowrimo, auquel j'ai eu la chance de participer

A découvrir ici

Sinon, j'avance bien, très bien même, plus vite que l'an dernier, mais le sujet est plus facile aussi. J'atteindrai les 25.000 mots, soit la moitié du défi, d'ici deux heures. Contente moi être.

26
oct

Nanowrimo 2014, c'est (presque) parti

cover ok.jpg

Cette année, j'avais décidé de ne pas participer au Nanowrimo (en réalité, j'ai décidé d'y participer, puis de ne plus y participer, puis d'y participer, puis de ne plus y participer... nombre de fois où j'ai décidé de participer au Nano : 2 – nombre de fois où j'ai décidé de ne pas y participer : 2 – ouais, je viens de terminer avec joie le dernier tome des aventures de Bridget Jones, que j'aime toujours autant d'amour).

En fait, j'avoue (et vous l'aurez remarqué) qu'en ce moment je m'occupe plus de cuisiner que d'écrire, donc d'offrir de bonnes choses à mon bide, plutôt que de nourrir mes neurones.

Puis je me suis dit que j'allais joindre les deux : raconter mes mésaventures bidouesques.

C'est-y pas une bonne idée ça ma bonne Dame ?

Oh ben oui.

Donc mon Nano, cette année, ne vous entraînera plus en Vacances à la mort (je sais je sais, vous ne l'avez jamais lu, mon roman, mais en fait je ne l'ai jamais relu depuis fin novembre 2013), mon Nano vous entraînera en voyage inside mon bidou, c'est bien aussi non ?

Synopsis :

Dans mon bidou pousse un rosier. En theorie, c'est glamour, un rosier. En theorie seulement. En pratique, un peu moins. Mais venez donc, n ayez pas peur, je vous offre un voyage inoubliable inside mon second cerveau.

Glamour parfois,

gore occasionnellement,

cocasse, toujours !

(ouais, y'a des fautes, mais ce site n'accepte ni les accents ni les apostrophes dans la partie synopsis, bisque bisque de homard rage)

Extrait :

"Va falloir opérer", qu'elle a dit, ma doctoresse adorée.

Et là, je hurle (inside, mais vraiment, je hurle) "mais pourkwaaaaaaaaaaaaaaa j'ai passé ces six derniers mois à mater l'intégrale d'Urgences, soit quinze saisons, soit environ 300 épisodes de 40 minutes, ce qui nous fait tout de même au bas mot 12000 minutes de sang, de boyaux, de rates et de cerveaux".

Voilà voilà, sachant que mon bide occupe mes pensées (ne dit-on pas que le ventre est le second cerveau?) depuis quasiment deux ans, j'ai décidé de partager avec vous mes périgrinations opératoires, digestives, alimentaires et j'en passe, tout ça avec mon humour de blogueuse, of course.

J'espère, à la fin de l'aventure, pouvoir vous proposer tout cela à la lecture (pas comme Vacances à la mort, que je n'ai osé montrer à personne encore).

10
mai

#100happydays - #100happyendogirlsdays - day 25 : 2 janvier 2074

Fabuleux atelier d'écriture, comme toujours.

Copie de 100happydays25.jpg

2 janvier 2074

8 – 10 h : consult cancéro

10 h : confér « cellules souches et survie au-delà de 175 ans »

12 – 13 h : Alice

14 – 16 h : consult cancéro

16 h : drink nouvel an + 7

17 h : Adeline

19 h : c/o parents Isa – ne pas oublier champagne

 

Benoît eut du mal à se lever. Encore grisé par les vapeurs d’alcool de la veille. Chaque année, il se promettait de ne plus succomber aux charmes festifs, chaque année il y succombait. Il était si faible.

A ses côtés, Isa dormait encore. Il prit une douche rapide et, tout en s’essuyant, admira son reflet dans le miroir. Pour ses 52 ans, il se trouvait encore bien conservé. A peine quelques rides d’expressions. Deux trois cheveux blancs sur les tempes. Le Botox faisait toujours des miracles. De même que l’Eternox et le Vivox, qu’il avala avec un fond d’eau, comme chaque matin.

Il rejoignit la chambre pour s’habiller et réveilla Isa d’un baiser distrait. Elle grommela quelque chose d’incompréhensible et se décida à aller réveiller les enfants. C’est tout ce qu’elle avait à faire, s’occuper des enfants. A 43 ans, elle avait la belle vie, se dit-il. Une vie de « femme de », comme il aimait le penser. Femme de Benoît Vassart, Nobel de médecine, excusez du peu.

En s’habillant, il continua à profiter du si beau reflet que le grand miroir ancien de la chambre lui offrait. Sans rien avaler, il gagna ensuite l’hôpital pour une journée somme toute légère, l’année démarrant à la façon d’un diesel.

En pédiatrie, il guetta l’arrivée de la jeune Alice, qu’il tentait de mettre dans son lit depuis deux mois déjà. Il n’avait pas l’habitude d’une telle résistance. En général, un sourire, la blouse blanche, l’alliance dans la poche, et le tour était joué. Mais cette Alice, elle se refusait à lui. Et plus elle résistait, plus il la voulait. C’en était devenu une obsession. Il ne pensait plus qu’à ses longs cheveux noirs, à ses yeux clairs, à son corps si ferme, dont il ne ferait qu’une bouchée. Car elle avait enfin accepté un rendez-vous. Juste un lunch ce midi. Mais c’était un bon début.  Par expérience, il savait qu’une fois ferrées, les poulettes étaient prises au piège de son charme ravageur.

Alice arriva et Benoît s’approcha d’un air nonchalant. Il lui demanda discrètement si ça tenait toujours pour ce midi. Elle acquiesça et il sentit en lui gonfler le plaisir de la victoire à venir. Du nouveau trophée qui s’annonçait. Tout à ces pensées, il se dirigea vers son bureau pour les consultations de cancérologie pédiatrique. Depuis sa découverte du traitement unique pour les moins de seize ans, qui l’avait propulsé au firmament des stars de la médecine, et par conséquent dans les draps de dizaines d’infirmières et de futures docteurs, les consultations de cancéro étaient presque une partie de plaisir. Plus de larmes au diagnostic, plus de deuil potentiel. Une injection et voilà, au revoir, gardez-le au chaud deux jours et il sera rétabli. C’en était devenu banal. Il en regrettait presque le temps de l’angoisse de la récidive et des métastases, qui lui apportait un sursaut d’adrénaline. Actuellement, seule Adeline lui apportait encore un peu d’adrénaline quotidienne, de moins en moins cependant. Et il lui faudrait attendre jusqu’à 17 heures pour ce faire. D’ici là, il y avait Alice. Une heure à tenir avant Alice.

Il somnola devant une conférence du Professeur Zeler intitulée « cellules souches et survie au-delà de 175 ans », qu’il jugea soporifique et ne lui apprenant rien de nouveau. Il savait déjà tout sur tant de choses.

Enfin, il fut midi, et il partit à la conquête d’Alice. D’abord farouche, elle succomba vite à son aura, pensa-t-il. Cette lueur dans son œil, c’était bien du désir pour lui, non ? Il n’en douta qu’une fraction de seconde, puis imagina comment il l’emporterait prochainement au pays des merveilles. Facile. Médiocre, à la limite, mais il se persuada qu’elle aimerait cette allusion à la célèbre histoire. Il osa, en payant l’addition, poser légèrement sa main sur celle de sa proie en devenir. Elle ne retira pas la sienne. C’était dans la poche. Demain, il l’emmènerait dans le local de repos qui lui était attribué et elle le découvrirait, son pays des merveilles.

Pour Benoît, le moment qui précédait la première fois était le meilleur. Ensuite, il se lassait immédiatement et repartait en quête de ce moment si fugace. En ce 2 janvier, il était donc heureux, car ce moment se profilait pour demain. Demain, pays des merveilles. Mais aujourd’hui, il était 14 heures, et les consultations de cancéro reprenaient de plus belle. S’enchaînaient, sans originalité, sans rien pour le faire vibrer. Même le bonheur des parents si vite rassurés ne le touchait plus. Il était las.

Après deux heures d’injections et de « gardez-le/gardez-la au chaud deux jours », Benoît monta au septième pour l’annuel drink du nouvel an. Champagne tiède et chips mous. Il détestait se mêler à tous ces membres du personnel qu’il ne regardait même pas en temps normal : cuisiniers, personnel d’entretien, techniciens… Bon, c’est vrai, il avait dragué la petite femme d’ouvrage de son service, le mois dernier, mais c’était exceptionnel, elle avait une paire de nichons à laquelle il n’avait pas résisté. Il ne l’avait d’ailleurs pas regretté, quel moment dans la salle de repos, qui portait ce jour-là si mal son nom.

Au loin, il repéra l’équipe de médecins de son service, dont il s’approcha. Il entraîna Adeline à l’écart. Adeline était une jeune cancérologue encore pleine de fougue, qu’elle lui avait offerte il y a trois ou quatre semaines. Depuis, elle s’accrochait à lui, croyant sans doute au grand amour. Lui était déjà dans sa phase « post première fois », qui ne lui apportait plus guère de satisfaction, mais il fallait bien se garder une poire pour la soif. Adeline était sa poire provisoire. Sa bonne poire.

Il lui tendit une coupe de champagne et l’emmena discrètement vers la sortie de la cafet. Le couloir était désert et il l’embrassa directement, sans préambule, imaginant qu’elle était Alice et qu’il était déjà demain. Ignorant tout de ses pensées, elle réagit avec plaisir à son appel et se laissa entraîner vers la salle de repos, deux étages plus bas. Ils se dévêtirent rapidement et il entra en elle sans autre forme de procès. Il n’allait pas s’encombrer de préliminaires, il voulait juste s’occuper l’esprit en attendant Alice. Il ferma les yeux et juxtaposa son visage sur celui d’Adeline, afin d’augmenter sa motivation dans la besogne.

Après quelques minutes de va et vient qui finirent par l’exciter un tant soi peu, à l’approche de la jouissance, il sentit une douleur fulgurante lui vriller la poitrine, l’empêchant totalement de respirer. Il s’interrompit, mais la douleur persistait, intense, annonciatrice du pire, il le savait.

Il pensa brièvement, très brièvement, à Isa et aux enfants, qui les attendaient déjà chez ses beaux-parents. A la honte d’Isa, quand elle saurait. Quand tout l’hôpital saurait. Mais il pensa surtout longuement à Alice.

Au pays des merveilles qui lui serait interdit.

A demain qui n’arriverait finalement jamais.

7
jui

Cinq questions "pleines de sens", à la manière de Pablo Neruda

Pablo Neruda, keskeska ?  Je me le disais aussi jusqu'il y a peu, lorsque j'ai découvert son livre des questions.  J'adore j'adhère.  Et, lors d'un atelier d'écriture, j'ai moi aussi créé mes cinq questions à la manière de Pablo Neruda, sur les cinq sens.

Les voici. 

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