9
mar

J'ai compris !

J'ai compris pourquoi, à mon âge avancé, j'en suis restée au stade oral (anal ?  phallique ?  - faut que je ressorte mon court de psychologie) en matière de bébécadumeries et autres gagateries.  Pourquoi j'adore les séries télé destinées aux ados boutonneuses en attente de l'arrivée de leur poitrail de femme.  Pourquoi je suis fan de Hello Kitty au point d'onomatoper (émettre des onomatopées - j'ignore si ce verbe existe, mais si tel n'est pas le cas, je l'invente) chaque fois que je vois sa frimousse.  Pourquoi j'ai dépensé 21 euros pour m'offrir onze Little Pet Shop inutiles mais tellement adorables (le bernard-l'ermite, l'hippocampe, l'escargot, la grenouille, l'autre grenouille, le papillon, l'autre papillon, la libellule et la tortue, et j'en oublie, argh, trop mignons, je les aimeuh).  Pourquoi je regarde Princesse malgré elle et Un mariage de princesse, que je trouve cucul, kitsch et destinés aux moins de dix ans, avec un tout léger attendrissement.

Passque j'ai été privée d'une chose primordiale au développement normal de tout enfant.  Une chose qui lui permet d'aborder ensuite la vie adulte muni des outils nécessaires aux affrontements qui la jalonneront (waw que je parle bien, on dirait un article psy, non ?).  J'ai été privée de coditel jusqu'à mes presque douze ans (coditel, c'est le câble, pour les non belges, savoir la TV quoi).

J'ai donc dû me contenter de Grochat, Lola et des gluons divers et variés (sans oublier Léguman), de Micro défi et ses jeux d'un modernisme fou, d'Autant savoir et sa musique effrayante et de Flamingo Road.  Sans oublier le week-end sportif du dimanche.  Et Visa pour le monde.  Après la messe. 

Point de Dallas, point de Falcon Crest, point de Chocolat Show, point de Candy, point de Goldorak, point de tout cela.  Point de tout ce qui fait notre culture.  Ah si, j'insiste, notre culture.

Fort heureusement, ma mère-grand, qui m'accueillait le mercredi, disposait d'un téléviseur couleur bien équipé, ce qui m'a permis de découvrir un tantinet les émissions intellectuelles pour enfants du mercredi après-midi, genre Calimero, L'oiseau bleu, Demetan et Renatan et bien sûr Capitaine Flam. Dieu soit loué.

Mais cela n'a, semble-t-il, pas suffi à réparer les dommages subis, le traumatisme dû au manque.

Alors je vous le dis, vous qui avez des enfants, sachez que, si la TV peut faire des dégâts et doit être consommée avec modération durant l'enfance, il vaut mieux éviter de devenir babacool, écolo ou anti-progrès et empêcher vos enfants de zieuter la petite lucarne... sous peine de les voir devenir comme moi, vos enfants.  Avouez que ce serait vraiment un drame !

Et je vous présente quelques-uns de mes Little pet Shop, sont-y pas meugnons tout plein ?  Y'a pas d'âge pour aimer ça, moi je dis.

littlepet

4
mar

Un cœur de midinette

« Un cœur de midinette » ou comment passer de la super bonne humeur j'aime j'aime la vie même si c'est une folie au vague-à-l'âme tristounet à souhait.

Mon cœur de midinette, il a pleuré cet après-midi quand, au retour d'un chouette repas avec une copine, après un petit repérage chaussures (demain, ça va pleurer dans le portefeuille) et une séance bronzette/lecture en attendant mon bus, je suis rentrée chez moi, espérant continuer la bronzette/lecture sur ma terrasse.  Mais j'ai pas pu, because le blizzard.  Nan, c'est pas pour ça que mon cœur pleurait, soyez patients, vous savez que je prends toujours quarante détours pour en venir au fait.  Donc, en constatant cela, j'ai décidé de rattraper mon retard en matière de séries télé, vu la récente maladie de mon portable (le convalescent se porte bien, merci).

Et j'ai regardé le dernier épisode diffusé aux States des Frères Scott (dont un seul est toujours en lice, mais on s'en moque de ce nom débile).

(Si vous en êtes encore aux saisons doublées diffusées à la TV, ne lisez pas ce qui suit, y'a du spoiler dans l'air).

Et là, keske mon cœur de midinette a pleuré.

C'était beau mais c'était triste.

Et tellement surréaliste.

Passons sur les amours de Brooke et son chéri dont j'ai oublié le prénom (je ne mémorise aucun prénom dans les séries, même après des années, ça fait bien rire Mostek, qui a une bien meilleure mémoire), c'était joli mais banal.

C'est le décès de la maman de Payton enfin non keske je raconte, Payton a quitté la série, le décès de la maman de Hailey, qui a fait pleurer mon cœur de midinette.  Maman apparue comme ça d'un coup, après des années sans qu'on l'ait jamais vue, paf, ainsi que deux sœurs qui apparaissent aussi, paf paf.  Mais soit.

C'était tellement « incredible », ce décès.  La famille réunie à l'hôpital, tout le monde se serre en pleurant.  La malade qui vit ses derniers instants a le teint presque frais.  L'œil encore vif.  Pas de tuyaux, pas de respirateur, pas de douleur.  Et on se regarde un petit film souvenir, plein de photos.  Limite si elle chante pas « mourrons gaiement ».  Puis elle dit un dernier mot, genre « oh, monsieur, vous ici », avec un regard perdu, qui laisse entendre que son défunt mari vient la chercher pour l'emmener au paradis.  Et puis, comme ça, comme si elle s'endormait, elle ferme les yeux, et elle est morte.  Sonnez trompettes.

A voir ça, ça donnerait presque envie de mourir.  J'ai bien dit presque.

Il y a presqu'un an, je suis passée par là, et c'était pas le même scénario sortons les violons regardons un petit film et adieu, on s'est aimés comme on se quitte, tout simplement sans penser à demain, non non, c'était plein de tuyaux et de respirateur qui continue à respirer même après que tout soit fini, dans un bruit macabre et insupportable.  Enfin bon, c'est pas le thème du billet.  Toujours pas.  Je parle pour ne rien dire je sais.

Donc j'ai pleuré comme une midinette.  Beaucoup.  Bien mouillé.  Et repensé.

Repensé à la recette de soupe au poulet que la future défunte apprend, juste avant de passer de vie à trépas (une expression vraiment moche, je trouve), à sa fille.

Et me vlà embarquée dans mon passé à l'évocation de ce mot : poulet.

De mes 12 à mes chaispluscombien ans, un dimanche sur deux, ou presque (la joie d'être une enfant de divorcés), j'ai bouffé du poulet.

Le pire poulet jamais créé.  Et quand je dis créé, je pense créé.  Car ce ne pouvait être du vrai poulet.  Ce poulet, c'était du poulet made in « L'aile ou la cuisse », je vois que ça.  Un poulet de chez Tricatel, vous voyez ?  Sauf qu'ici, c'était de chez Aldi, mais c'est du pareil au même.  Emballé sous vide.  Rouge.  Avec une sauce aussi rouge.  Un demi-poulet caoutchouteux, mou, insipide, inodore, brunasse et presque liquide, qu'on réchauffait au bain-marie.  Passqu'en ce temps-là, ma bonne Dame, le micro-ondes, c'était de la science-fiction.

Et presqu'inlassablement, le dimanche midi, enfin un sur deux, c'était poulet rouge mou insipide.  Jamais mangé un poulet aussi mauvais de ma vie, croyez-moi. 

Me souviens plus de l'accompagnement, frites sans doute.  Frites et poulet rouge.  Puis l'addition, s'il vous plait.  Au revoir, à dans quinze jours.

Au revoir...

Ça doit être ça, le « bon » côté de la mort : être capable de transformer un souvenir d'immonde poulet rouge en un souvenir tout doux dans la tête.

 

24
fév

Un orgasme nostalgique… ou une nostalgie orgasmique, au choix

Un morceau de chocolat Galler.  Enfin pas un morceau, un mini bâton issu d'une boîte pleine de mini bâtons pleins de couleurs et de goûts.

Je choisis « chocolat noir framboise ».

Je déballe, lentement.

D'abord, le papier.

Ensuite, l'alu.  Enfin le papier/alu.

J'hume.  Forte odeur de chocolat noir.

Puis je croque. 

Le chocolat craque.

De petits morceaux cassés, ou plutôt concassés (comme dirait Kiki le concasseur de cacao), glissent sur ma langue, entraînant dans leur course une coulée de crème à la framboise.

Et c'est la déferlante de souvenirs.

Dans ma bouche.

Dans ma gorge.

Dans ma tête.

Dans mon cœur.

Flash-back.

Anaïs, petite fille.

Se prépare à souper.  Dîner, comme on dit de l'aut' côté de la frontière.

Ce soir.  Chocolat noir framboise.  Et pain.

La marque ?  Oubliée.

Mais le format des bâtons est inoubliable.  Ils sont longs, se coupent sur toute la longueur, et faits de petits « ponts ».  Une tablette géante, faite d'une multitude de bâtons.  Une fois cassé, la farce se laisse directement remarquer.  Pas moyen de retrouver la marque.  Dommage.

Je les vois encore, ces bâtons.

Ils sont gravés dans ma cervelle.

La farce est à la framboise.  Epaisse.  Salivante.

Le pain est frais.

Et la communion de ces trois ingrédients donne un repas parfait. 

Délicieux.

Orgasmique.

Gustativement et olfactivement parfait.

Retour dans le présent.

L'orgasme est identique.

Que du bonheur.

Merci Galler, pour ce fabuleux voyage dans le temps et dans les sens.

Allez, demain on recommence avec le noir fourré banane...

Et vous, c'est quoi votre orgasme nostalgique gustatif ?

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Grâce aux com de ce billet, le voilà, ou presque, de mon temps c'était framboise sans vanille :

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15
fév

Voyage en nostalgie

C'est une journée où tout pousse à rester douillettement chez soi.  Le temps s'annonce glacial.  Le ciel s'annonce plus gris qu'un jour de fin du monde.  Le vent s'annonce de très très bonne humeur.

C'est donc une journée pour un voyage en nostalgie à la mer du Nord.

En plein hiver.

Et alors, faut-il absolument aimer la mer du Nord en été, et uniquement en été ?  Quand on aime une femme (ou un homme), ne l'aime-t-on qu'à la jolie saison, pour la (le) délaisser à l'automne de sa vie, lorsqu'elle se transforme peu à peu en adorable vieille dame, lorsqu'il se dégarnit, lorsque leurs deux mains sont parcheminées ?

Que nenni.

Alors moi, j'aime la mer à toutes saisons.  Et puis surtout, un voyage en nostalgie, ça se fait à toutes saisons.

Quand mon réveil sonne à 6 heures du mat, j'ai changé d'avis et je grommèle "keskimaprisdalleràlamerenhiverrondidju" durant cinq bonnes minutes.  Puis je me lève enfin, dans le froid total, le givre figé sur les vitres, des stalactites sous le nez et les lèvres bleuies (nan, j'exagère pas du tout, m'enfin), pour aller choper un train, munie de victuailles comme si je partais en expédition polaire une semaine.

Le voyage est long jusqu'à la mer du Nord en hiver.  Point de train direct.  A Bruxelles, changez.  A Gand, changez.  A La Panne, tramez (néologisme signifiant prendre le tram).  Puis enfin, arrivez.  Long voyage, mais plaisant voyage, agrémenté de discussions à bâtons rompus sur un tas de trucs, dont les raisons qui nous font aller là-bas.  Un retour aux sources.  Une escapade dans nos souvenirs, communs ou pas, mais de jolis souvenirs qui font que l'émotion est partagée.

Train, train, train et tram, et nous voici arrivées.  Directement, cap vers la mer.  Le sable.  Le vent et la pluie.  Très ambiance mer du Nord, finalement.  Passque bon, que serait la mer du Nord sans son habituel crachin ?  En chemin, un coup d'œil au mini-golf (tiens, j'ai une photo de moi en train de golfer, fière de mes cheveux qui poussent), à l'Oasis (tiens, j'ai aussi une photo de moi en train de me saouler, fière de l'abominable bandana dans mes cheveux qui ont poussé), au Luna Parc (tiens, j'ai pas de photo de moi), au dancing où j'ai passé de longues soirées au son de la new beat, à Cocorico, le traiteur qui m'a tant nourrie.  Tiens, l'appartement où j'ai dormi tant de nuits.  Et puis les magasins, keskils ont changé les magasins my god.  Tout a fermé, tout a rouvert.  Ce magasin plein de gadgets et de jolies choses, fermé.  Le cinéma, fermé.  Le resto-bar où nous passions des soirées entières, fermé.  Mais il en reste, des souvenirs.

Petite promenade sur la digue.  Nous sommes seules, ou presque.  Avec la mer.  C'est l'essentiel.  La promenade est courte, vu la pluie, mais nous nous réfugions dans une taverne avec vue sur elle, la mer, toujours elle.  Une taverne où j'en ai dégusté, des glaces.  Une taverne ou un thé menthe me réchauffe le gosier congelé.  Et je regarde la mer.  Et quand je regarde la mer, je m'interroge sur le sens de la vie, de ma vie, sur l'infini, sur la petitesse de l'individu, perdu sur cette terre, elle-même perdue dans cet univers.  Et puis j'ai l'âme romantique, passque la mer, c'est l'amour, c'est l'éternité, c'est le bonheur, c'est du sable entre les doigts de pied, ce sont des regards ensoleillés, quelle que soit la météo.  La mer, c'est tout ça.  La mer, ce n'est rien de moins que ça.

Après l'apéritif au thé, re-promenade à l'intérieur des terres, et lèche-vitrines.  Puis un petit repas dans un endroit sympa.  Beaucoup de papote.  Beaucoup de parlotte. Beaucoup de souvenirs.  Beaucoup de confidence.  Comme une envie de se gaver d'autant de souvenirs que possible, histoire qu'ils s'ancrent dans les neurones pour la vie entière. 

Puis, plus terre-à-terre, et vu, toujours et encore, la météo de plus en plus déprimée, séance shopping.  Dans ce magasin qui a bercé mon adolescence, où les senteurs se mélangent au plaisir des yeux, et où on peut aussi, tant qu'à faire, déguster crêpes et gaufres.  Nous n'en aurons pas le temps.  Quelques essayages de fringues, aussi.  Puis un périple chez un bouquiniste, où je m'extasie devant tous les trésors qui s'y trouvent.  Je craque pour un tout vieux livre de solfège, début du siècle dernier.  Pour le fun.  Et puis pour un magazine qui a plus de cinquante ans, Arts ménagers, de 1955, désuet et démodé, tellement drôle aussi.  Dernier achat, dans un magasin de cartes et cadres, une mini-toile « quand je serai grande ». 

Le temps passe, la mer reste.  Mais nous devons partir, le tram n'attend pas, le train non plus.

Dernier adieu à la mer grise sous le ciel gris.  Je repère des mouettes figées et je décide de faire une photo.  La pluie m'empêche de m'agenouiller près de mon barda pour trouver mon appareil.  Ma comparse s'est réfugiée à l'abri, et moi je cherche je cherche je cherche.  Et je ris, je ris, je ris.  Je ris tellement que je ne trouve rien.  On m'a toujours dit que ces grands sacs ne sont pas pratiques.  Mais moi, j'ai besoin d'un grand sac, pour y ranger mon portefeuille mes mouchoirs mon GSM mon lecteur mp4 ma trousse de médicaments-on-n'a-plus-vingt-ans, ma trousse-pour-me-faire-jolie-tant-que-faire-se-peut, ma pochette à cartes de fidélité, mes sacs pliables, mon abonnement, mes clés, mon déodorant, mon désinfectant pour les mains, mes bons de réduction, mes chewing-gum, un en-cas contre l'hypoglycémie et mon parapluie.  Donc je cherche et je ris.  Elle vient à ma rescousse et nous rions beaucoup en sortant tout le contenu de mon sac pour, enfin, sous une drache bien nationale, y dénicher mon appareil.  Clic une photo, clic une deuxième photo, clic une troisième photo (toutes ratées, en fin de compte, faisait bien trop sombre).

Ensuite, nous tramons jusqu'à la gare, puis nous trainons dans la gare... avant de trainer jusque Namur.  (Nouveaux mots au dico anaïssien : tramer, trainer, busser, véloter, taxiter).  Dans la gare, je me fais accoster par un jeune homme à l'haleine très Jupiler (à moins que ce ne soit Maes, sait-on, jamais avec les grèves qui courent).  Il me demande quelques menus renseignements puis me colle au train (ah ah ah, admirez le choix de l'expression), jusqu'à son arrivée (du train, bien sûr).  Plus moyen de m'en défaire. 

Dans le compartiment, nous parvenons à l'éviter en nous installant au tout début du train, là oùsqu'on entend le conducteur pousser régulièrement sur la "pédale du mort", souvenirs souvenirs.  Mais l'importun à l'haleine de Jup nous rejoint ensuite et se lance dans une drague motivée de deux jeunes filles néerlandophones.  Lorsqu'il allume une cigarette, c'en est trop pour moi, et je propose de changer d'endroit, ce que nous faisons immédiatement.  Peu de temps après arrivent les deux jeunes filles, apeurées.  Puis surgit le contrôleur, enfin l'accompagnateur, furieux.  Il se rue à l'endroit où se trouve Monsieur Jup-Cigarette et les cris fusent.  Tout cela dans un néerlandais que je ne comprends pas et un mélange d'italien, de français et de je ne sais quoi encore.  Au prochain arrêt, l'importun est laissé sur le quai, en punition.  Ouf, on respire enfin, dans tous les sens du terme.

A Gand, petit détour par la cafétéria, qui n'a pas tellement changé depuis mon enfance, enfin si, un peu, mais pas tellement.

A Bruxelles, nous loupons notre correspondance vers Namur. Qu'importe, un petit creux, un petit Quick, un petit train.

Il fait déjà noir quand je regagne mes pénates, ravie de cette escapade pleine de souvenirs et de rires. 

Y'a rien à faire, quand l'enfance vient faire un petit coucou de la main, ça fait vraiment du bien.

merpt

qdjeseraigrande

29
jan

Mon dieu comme le tampax vite (obé oui)

En surfant sur le site qui me dit les mots-clés et la provenance des gens (ça y est, à nouveau accro, l'Anaïs, après quasi un an sans le consulter), j'ai retrouvé une interview qui date du 30 mai 2007.

Ça m'a bien fait rire car à l'époque :

- j'étais totalement anonyme encore (rha, c'était le bon temps)

- je rêvais d'avoir une chronique dans un féminin (rha, rêve réalisé, ma petite chérie)

- je lisais plein de blogs (rha, plus le temps maintenant)

- j'avais plein d'illus sur le blog (rha, c'était le bon temps bis)

etcetera, etcetera, etcetera...

A lire si vous avez connu mon blog à ses débuts, ça vous rappellera des souvenirs...

«  Anaïs est une trentenaire belge, auteure du blog Le Célibat ne passera pas par moi,  ou les tribulations d'une célibattante qui veut trouver le grand amour. Elle souhaite rester un tantinet mystérieuse. Notons juste qu' elle travaille pour son "patron adoré" depuis plusieurs années déjà, tout en étant indépendante comme correctrice. 

La première fois où vous avez pensé à ce blog, c'était quand ?

C'était en novembre 2005.  Enfin, je ne pensais pas vraiment à un blog.  J'ai proposé, à un magazine, un article de plusieurs pages rigolotes sur le célibat et la recherche de l'âme sœur sur le net.  Le magazine ne m'a jamais répondu et j'ai gardé mes écrits dans un tiroir de mon PC quasi un an.

Comment est née cette envie ? 

Un matin d'octobre 2006, j'ai eu envie d'utiliser enfin ces écrits endormis depuis tout ce temps.  D'en faire quelque chose.  A germé l'idée d'un blog.  A l'époque, je lisais très peu les blogs d'ailleurs.

Pourquoi l'avoir appelé ainsi ? 

Sur un coup de tête, puisque c'était mon but en m'inscrivant sur un site de rencontres, que "le célibat ne passe plus par moi".  Actuellement je regrette un peu d'avoir choisi ce nom si particulier, car depuis lors, je parle de tout et de rien, la mode, la bouffe, mes coups de cœur, mes coups de gueule, ma vie, mes joies et mes peines... et je suis célibataire, encore et toujours, le blog aurait donc dû s'intituler "le célibat est passé par ici et il repassera par là".   Imaginer, Anaïs qui prétend que le célibat ne passera pas par elle, mais qui reste célibataire... Quelle contradiction !


 Quel fut le premier jour de mise en ligne ?

 Le 28 octobre 2006, un samedi soporifique, dans l'après-midi

Quel était votre premier message ?

 Le récit de mon inscription sur un site de rencontres, intitulé "bonne résolution"... les péripéties de l'inscription, le côté offre d'emploi de la chose et le clic qui allait changer ma vie (enfin soi-disant)

Qu'avez-vous ressenti ?

 Le premier jour, pas grand-chose, j'attendais de voir si le blog serait lu par quelques uns, c'est juste un peu grisant de se confier comme ça anonymement.  Après quelques jours de billets racontant mes premiers rendez-vous, les visiteurs ont commencé à se manifester et c'était parti.

Que vous apporte le blog ?

Beaucoup de choses, des contacts, des réactions la plupart du temps sympas, drôles, émouvantes, un épanouissement énorme dans l'écriture, une envie de progresser dans le domaine.

Depuis sa création, quelles ont été vos plus grandes joies, vos plus grandes déceptions ?

Mes grandes joies ce sont les réactions positives du lectorat.  Ensuite, les propositions concrètes, les interviews, collaboration avec Madmoizelle, sont aussi de réels plaisirs.  Et ma toute grande joie, c'est la chronique hebdomadaire que je tiens dans un journal de ma région.  Voir ses écrits sur papier, ça chamboule.

Vous a-t-il ouvert de nouveaux horizons, a-t-il changé votre vie ?

Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il a changé ma vie, mais il m'a en effet ouvert de nouveaux horizons, il m'a fait découvrir la passion que j'avais pour l'écriture, il m'a permis d'entrer en contacts avec des dessinateurs et -trices de talent, avec d'autres blogueurs et blogueuses, avec des tas de gens sympas.

Qu'en pensent vos proches ? 

Parmi mes proches, très peu sont au courant.  Donc ils n'en pensent rien.  J'ai préféré garder l'anonymat, pour être totalement libre de ce que j'écris.  Je ferai peut-être un jour mon "coming out"...  J'y réfléchis fort en ce moment.  Je suis tiraillée entre l'envie d'en parler, enfin, et la peur de perdre une partie de ma franchise et ma légèreté, en sachant que je suis lue par des proches.  Dilemme Dilemme.

Quand bloguez-vous ?

Quand je suis inspirée.  C'est très variable, parfois j'ai des idées plein la tête mais l'inspiration ne vient pas pour les transformer en billets, parfois les doigts me démangent et je fonce tête baissée, mes doigts vont aussi vite que mes quelques neurones, ce qui est pratique.

Combien de temps y consacrez-vous ?

C'est variable également, toujours en fonction de l'inspiration, je dirais trois heures semaines, plus si j'ai beaucoup à raconter.  Je passe aussi pas mal de temps à discuter avec certains contacts, préparer les billets, surtout depuis que certains billets sont illustrés.

Postez-vous des billets à rythme régulier ?

Au minimum un par jour, pour que les lecteurs sachent qu'ils auront du neuf chaque jour, les inciter à revenir, mais parfois (souvent) plus.  J'ai un paquet de billets déjà en stock, mais je me refuse à provoquer une indigestion d'Anaïs à mes fans.

Qu'est-ce qui vous plait le plus (la recherche d'un nouveau sujet, l'écriture, l'interaction avec les lecteurs) ?

 Je ne "cherche" jamais les sujets, ils viennent à moi, en fonction de ce que je vois, j'entends ou je lis, tout est source d'inspiration, même une simple photo, une phrase, une publicité, le comportement de quelqu'un en rue.   Ecrire, bien entendu, j'adore, mais ça ne serait pas pareil si je n'avais pas la certitude d'être lue.  ça motive, c'est indéniable.  Sans interaction avec les lecteurs, un blog n'est pas un blog.

Etes-vous lectrice régulière d'autres blogs ? Lesquels ?

Bien sûr, de tous les blogs indiqués en lien sur mon propre blog.  Mais ça prend un temps fou de tous les consulter régulièrement.  En allant ainsi de blog en blog, en découvrant les liens de chaque blog, on peut passer des heures sur la toile sans vraiment s'en rendre compte.

Les lecteurs du blog : combien sont-ils ?

Je n'en ai aucune idée, car très peu d'entre eux laissent des commentaires, je connais juste le nombre de visites depuis la création du blog jusqu'à ce jour.

D'où viennent-ils ?

Principalement de Belgique ou de France.  Ensuite, des pays d'Europe.  Enfin, quelques visites du monde entier.

Avez vous des contacts par mail avec eux ?

Parfois.  S'ils me contactent, je réponds à chaque fois.  Des liens se créent avec certains, une certaine complicité virtuelle.   Mais, en réalité, les lecteurs sont très timides.

En avez-vous rencontré certains ?

Oui, quelques belges, lors d'une rencontre très chouette.

Les commentaires : quel est celui qui vous a le plus touchée ?

Beaucoup de commentaires sont très touchants, drôles et tellement gentils.  Le plus touchant est récent, il disait, en substance "Ton blog met du soleil dans ma vie même quand il pleut."

Celui qui vous a le plus déçue ?

 Les critiques sont toujours décevantes.  Heureusement, elles sont rares.  Je suis très sensible aux critiques.

Quelle est votre démarche pour faire connaître votre blog ?

J'ai signalé son existence aux magazines belges, à quelques magazines féminins français, et à une émission belge consacrée aux blogs, par mail (pour la petite histoire, personne ne m'a répondu).  Sur internet, je suis répertoriée sur le serveur qui m'héberge, automatiquement.  Je n'ai pas fait de référencement ou quoi que ce soit pour accroître le nombre de visites, je n'en vois pas l'utilité, ma démarche n'est pas commerciale

Avez-vous eu des retombées médiatiques (presse, internet, ...) ? 

Un bel article dans un hebdo régional belge pour la Saint-Valentin, quelques lignes dans un hebdo féminin belge, idem dans un hebdo télé et un mensuel féminin.  En France, rien.  Sur internet, je ne sais pas trop, je suis en lien dans quelques blogs, mais je n'appellerais pas ça des retombées médiatiques.  Les médias français me boudent, ça c'est clair, je dois être trop typée « Gelbique ».

Comment-voyez vous l'évolution de votre blog ?

Il évolue pas mal en ce moment, grâce à la collaboration que j'ai instaurée avec deux dessinatrices géniales.  Il devient plus vivant.  Le texte c'est bien, mais les images renforcent encore les écrits.  Bien sûr, j'aimerais avoir de plus en plus d'adeptes (on dirait que je parle d'une secte dont je suis le gourou).

Quels sont vos souhaits pour les mois à venir ?

Mon rêve serait d'avoir une chronique dans un magazine féminin, mais c'est le rêve de toute bloggeuse, et malheureusement, les places sont rares et les talents nombreux.  Sinon, je vais continuer mon petit bonhomme de chemin sur le blog, m'amuser, amuser les lecteurs, et, qui sait, trouver enfin l'homme de ma vie.

Avez-vous des conseils à donner aux bloggeuses débutantes ou celles qui n'osent pas ?

Ouhla, je ne suis pas apte à donner des conseils à qui que ce soit, je suis une bloggeuse amateur comme toute les autres.  Je leur dirais juste qu'elles foncent, elles n'en recueilleront que des satisfactions. 

Rédigé par admin le 30 Mai, 2007 »