15
nov

Mon monchichi (écrivez monchhichi), c’est le chichi de tous les chichis

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(Dessin fait exprès pour l'occasion, suite à notre discussion, par www.hysterikmum.com)

Le samedi soir, quand on est célibataire, c’est la folie furieuse.

Ainsi, ce samedi :

1. j’ai été squatter les dancefloors et me suis déhanchée comme une hystérique

2. j’ai eu un rendez-vous galant qui s’est terminé par une partie de jambes en l’air à faire rougir le kamasutra

3. j’ai découvert un resto trois étoiles à damner Marie-Madeleine

4. j’ai lu un blog et versé une larmichette en souvenir de Monchichi

Gagné, vous avez tapé 4.

Je vous le disais, ma vie est trépidante et pleine de risques.

Ainsi donc (pléonasme), j’ai visité le site de Hysterikmum, tout en causant avec elle sur Facebook.  Je lui ai d’ailleurs confirmé à cette occasion que ma vie était d’une banalité affligeante, tout comme ma propre personne, à son grand étonnement.  Si, si, elle était étonnée, j’ai bien senti qu’elle imaginait que je vivais dans le luxe, le glamour et les paillettes, en grande star internationale namuroise du blog que je suis.

Et sur son blog, j’ai littéralement fondu (si ça pouvait être vrai, que je fonde un tantinet…) devant un petit dessin d’un Monchichi.

 

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Toute mon enfance…

Je lui ai illico demandé si je pouvais emprunter son dessin pour mon blog, ce serait ainsi l’occasion de vous parler du Monchichi (ça s’écrit Monchhichi, semble-t-il) qui partageait ma vie : une petite fifille adorable.  Elle pleurait d’un œil (pas réussi à vous trouver une photo de Monchichi qui pleure d’un œil, à croire que "ma mienne" est une pièce de collection).  C’était une vraie, pas une pâle imitation.  Son poil était soyeux, contrairement à celui des imitations, qui était rêche comme une brosse en chiendent.  Je l’ai toujours quelque part dans une armoire, ma petite Monchichi, faut absolument que je la retrouve, mais où où où dans mon foutoir ? Je pense même que j’avais quelques vêtements pour elle, mais plus sûre.  J’ai d’un coup une vision d’un ciré jaune, mais je pense qu’il appartenait au Monchichi mâle qui squattait la même demeure que ma Monchichi femelle à moi rien qu’à moi.  Je vois aussi une salopette en jeans.  Je vois enfin une petite robe en dentelle blanche, mais pas la dentelle classique, l’autre dentelle, vous voyez, comment ça s’appelle cette dentelle, aide-moi Google, la dentelle anglaise, merci Google !  Appelez-moi Alison Dubois, j’ai des visions.

Que de souvenirs grâce à ce petit dessin adorable...

Le vrai, puis le faux, y'a pas photo :

 

 

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Notre échange de messages fut cependant étrange, je vous résume :

Moi (surexcitée) : Coucou, je peux prendre le monchichi pour un billet sur mon blog ? (je demande toujours l’autorisation et/ou j’avertis quand j’emprunte un dessin, pi je mets un lien, chuis respectueuse moi, ma bonne Dame).

Hysterikmum (étonnée) : Hello Anaïs, je ne sais pas ce qu'est le mon chichi mais tu peux le prendre.  (Remarquez qu’elle est confiante, Hysterikmum, imaginez que par « prendre monchichi », j’entende « prendre son homme » – je dis ça passqu’apparemment sur le net certaines appellent leur animal domestique « monchichi », par animal domestique j’entends cobaye, chichilla, homme, voire ce qui fait que l’homme est homme, si vous voyez ce que je veux dire – allez chéri, déshabille-toi et vient me montrer ton énorme monchichi – beurk beurk beurk.)

Moi (stupéfaite) : Le monchichi, c'est le singe. Tu appelles ça comment en France ? (c’est quoi ce pays où on connaît même pas un monchichi, alors qu’on le dessine, car j’en suis sûre, c’est un monchichi)

Hysterikmum (moins étonnée) : sous son pied y'a écrit mon KIKI (c’est bien un monchichi, mais dans les pays pas civilisés, on l’appelait mon kiki semble-t-il).

Et voilà, comment, entre deux pays tellement éloignés l’un de l’autre, un malentendu peut naître.

Monchichi est belge, mon Kiki est français.  CQFD.

Et quand je dis CQFD, j’entends CQFD, car cette conclusion, je l’ai tirée après de nombreuses recherches sur internet (dans mon entourage, je suis connue pour me précipiter sur internet au moindre doute, et je m'interroge sur tout et n'importe quoi, je vous prie de le croire, j'ai d'ailleurs un billet en préparation sur le sujet), qui m’ont fait découvrir un tas de choses sur Monchichi/mon Kiki :

Qu'on les mariait.  Je m'en souviens bien, ça me faisait rêver, toujours adepte des contes de fées, l'Anaïs.

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Qu’il existait, à l’époque, des modèles de tricots pour habiller nos bestiaux.

 

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Qu’on les déguise en toutes sortes de choses, j’adore.  Le chat de gauche, ben je l’ai en vraie peluche, trop mimi de chez mimi.

 

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Que certains blogs l’ont même en bannière.

 

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Que Monchichi voyage, parfois.  Et là j'ai trouvé une fifille, qui ressemble fort à la mienne (elle pleurait donc peut-être des deux yeux, la mienne, faut que je la retrouve titchu).

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Qu’on peut encore s’offrir un petit couple sur Amazon (je résisterai, j’ai pas besoin de ça, me suffit de retrouver la petite meuf de mon enfance, qui pleurait, je sais qu’elle est quelque part).

 

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Et que la chanson de mon enfance, Monchichi, existe bel et bien en version mon Kiki, trop dla balle ça alors, j’en reviens pas.


Monchichi - La chanson de Monchichi (1981)
envoyé par Leroidukitch. - Regardez la dernière sélection musicale.
Kiki - La chanson de Kiki (1981)
envoyé par Leroidukitch. - Clip, interview et concert.

Sources images :

Dessin : www.hysterikmum.com

tricots : http://stecolargol.over-blog.com/article-35995800.html

déguisements : http://media.photobucket.com/image/monchichi%20fille/choc...

bannière de blog : http://00efinity.blogspot.com/

photos autour du monde : http://www.flickr.com/photos/jc-wei/with/3076096849/

30
aoû

Une escabelle, une vie en couleurs

Etant donné que j’ai repeint un mur en turquoise afin d’y apposer mon beau sticker lune tout mauve tout superbe et un autre mur en bordeaux afin d’y apposer mon beau sticker blanc orchidée ainsi que des fleurs en relief offertes par Mostek, j’ai ressorti de ma cave ma vieille escabelle en aluminium.  Je pense qu’escabelle est un belgicisme, non ?  Pour les milliards de non-belges qui  passent par ici, une escabelle est un grand escabeau.  Ah bon, escabeau est aussi un belgicisme ?  Crétonnerre.  L’escabelle est une échelle en forme de A, vous voyez ?  Et sur la barre horizontale du A, savoir la dernière marche, bien large, on peut poser son pot de peinture.

Et en peignant, donc, j’ai réalisé à quel point une escabelle, ça représente une vie. 

Une vie en couleurs.  C’est ma vie, en couleurs, tiens voilà le marchand de ballons (Remi Brica, rhaaaaaaa, qué souvenir).

Ce saumon très clair ?  Deux pots que mon père m’avait offerts et qui m’avaient servi à repeindre mon tout premier appartement.  Je l’avais peint un samedi d’été, juste avant d’aller au Festival du folklore de Jambes.  Je m’y étais rendue, après une bonne douche, pleine d’éclaboussures de peinture.  Durant cette expédition peinture, j’ai écouté les enfoirés en boucle.  Depuis, je sais plus écouter ce CD, je me revois trop sur mon escabelle.

Ce jaune pétant, pour mon ancienne cuisine, noire qu’elle était, avec les murs jaunes, c’était bien ensoleillé, comme une pub pour l’ami Ricoré.

Ce rose et ce gris, mésaventure de mon ancienne chambre.  Je la voulais rose et grise, va comprendre.  Le rose et le gris étaient pas à la mode, alors j’ai acheté du blanc et mis du colorant spécial peinture.  Sauf que je suis tombée à court à mi-plafond et que refaire le même mélange était impossible… J’ai donc opté pour un plafond mi-rose mi-gris, c’était d’un moche.  Et je vous parle pas de la frise rose et grise que j’ai tenté en vain de faire tenir sur ce fichu plafond bicolore.  Qué souvenir pathétique…

Ce bleu clair ?  Mon ancienne salle de bains.  Deux mètres carrés hyper bien agencé, mais fallait pas ballonner, croyez-moi.  Elle était saumon à l’origine, vu que j’étais dans une phase saumon, tant au niveau couleur que poisson.  Depuis, je n’aime plus le saumon couleur, mais j’ai réappris à aimer le saumon poisson.  J’ai voulu du bleu, j’ai mis du bleu.  Résultat moyen vu les carrelages à léger reflet saumoné.

Ces deux beiges, clair et foncé ?  Les couleurs de mon hall d’entrée actuel, que j’ai voulu bicolore.  Sur les murs, les couleurs ne donnent pas ce que je souhaitais : elles font beige rosé et kaki tirant vers le gris.  Mais je m’y suis habituée.  Et je me suis essayée à la frise, distillant des feuilles de lierre un peu partout.  Tout en peignant ce mur, je regardais Lost.  C’était sur TF1, le samedi soir.  Cela explique sans doute pourquoi j’ai jamais rien pigé à cette série, passque la regarder, ou plutôt l’écouter, en peignant des murs et en faisant des frises au pochoir, c’était pas une super idée.

Ce jaune sable ?  Pour ma terrasse.  Le même coloris qu’à la Maison des desserts, je l’ai décidé un jour oùsque je me régalais d’un bon petit plat un jour d’été.  J’ai aimé le décor de la Maison des desserts, j’ai voulu le même.  Abracadabra, ce fut chose faite.

Ce bleu lavande ?  Ma salle de bains actuelle, rénovée il y a quelques années, enfin partiellement.  De jolis meubles où ranger tout mon bordel et mes centaines de flacons en tous genres… je vous en parlerai prochainement.  Elle était toute blanche avec juste un vinyle bleu à l’origine, je suis donc resté dans le bleu.  Pas original pour une salle-de-bains, je sais, mais je l’aime bien, ma salle de bains bleu lavande.  Là, je vais me replonger dans le bleu lavande, car j’ai remplacé le chauffe-eau et la loi oblige l’installateur à le mettre plus bas, j’ai donc reçu en cadeau un énorme carré non peint tout plein de trous.  Reboucher les trous, remettre une couche d’un reste de peinture qui n’aura plus la même teinte vu que les années ont passé (dixit collègue chérie qui me traitait de bouffie, souvenez-vous, je l’adore cette collègue, elle est mon coach rangement en ce moment, faudra que je vous en parle, car j’ai rangé il y a peu, miracle miraculeusement miraculeux, vu mes travaux de peinture – photos suivront une fois les stickers collés, promis juré).

Ce vert pomme, pour mon actuelle cuisine.  Quand je suis arrivée dans mon petit nid, j’ai choisi un jaune pâle, que je n’ai jamais aimé.  Quelques années plus tard, j’ai donc remis ce vert pomme qui me tentait grave de chez grave.  Et le résultat est super chou.  Depuis, je rêve d’une jolie cuisine équipée anthracite pour aller avec mon vert pomme…  Pour ce vert pomme, j’écoutais Cocciante, il est mon compagnon de peinture, et je me revois encore, pleurant sur Marguerite, en peignant mon plafond.

Ce framboise écrasée, pour ma cheminée, et ça rime.  Une petite touche colorée dans une pièce blanche, ça fait un bien fou.  Un framboise bien pétant, qui donne faim tout en appelant au cocooning.  En la repeignant, cette cheminée (enfin le mur du dessus, la cheminée en elle-même est une superbe pièce qui va fêter ses 80 ans bientôt, en bois, magnifique, entièrement décapée), je regardais des débilités à la TV, point de musique ce soir-là.  Un samedi soir, ça devait être Dechavanne ou Drucker ou une émission du genre.

Ce bleu turquoise, je vous le disais, pour mon hall de nuit.  Repeint il y a deux semaines jour pour jour, quand il pleuvait des cordes en cette journée de congé pour moi.  J’ai craqué pour le turquoise lors d’une visite de maison, c’était trooop beau, alors il me le fallait.  D’autant que j’avais un sticker mauve à poser, et que mauve et turquoise, c’est trop choli.  Un turquoise bien vif, une peinture bio, sans solvant, et qui ne coule pas, disaient-ils.  Ben ils avaient raison.  Que du bonheur que de peindre avec cette marque bio.

Ce bordeaux, je vous le disais aussi, pour un mur de ma chambre.  Un mur qui a subi l’humidité, en a guéri, mais que je devais repeindre depuis… ouhla, tout ça déjà ?  J’ai finalement redécoré en bordeaux un peu exotique, d’où l’envie du même coloris sur ce mur.  Repeint il y aura quinze jours demain, juste après le hall turquoise.  L’enfer.  Rouge d’enfer.  J’ignorais que les pigments rouges étaient merdiques, mais après trois couches normales suivies d’une couche à la truelle tellement j’en avais ras le bol, y’a encore quelques légers nuages visibles par grand soleil, mais je suis contente du résultat.  Seul bémol : quand on peint un mur bordeaux dans une chambre blanche, les intersections sont difficilement droites, y’a des bavures et des vagues dans les couleurs.  Et j’aime pas ça, mais je devrai faire avec, argh.  Les fleurs de Mostek ont été peintes et placées.  Le sticker attend son tour.  Photos suivront.

Voilà, regarder une escabelle, pour son propriétaire, c’est vraiment un retour dans son passé, sa vie et ses travaux de peinture.

Et votre escabelle à vous, elle raconte quoi ?

 

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10
aoû

Le miracle d'internet

Le miracle d'internet, c'est un commentaire sur ce blog, avec un lien vers un autre blog, autre blog que je cours visiter.  Le miracle d'internet, c'est que, ô hasard, le jour où je visite ce blog, j'y découvre un billet, le billet du jour (d'une logique implacable, jusque là).  Et le miracle d'internet, le vrai miracle, vrai de vrai, c'est qu'en bas de ce billet frais du jour (enfin de la veille, mais c'est le dernier billet quoi), une réplique me plonge dans l'enfance,  enfin dans mon enfance.  "c'est bien la première fois que sa bite fait des étincelles".  Rassurez-vous mon enfance n'était pas peuplée que d'étincelles ou, pire, de bites.  Mon enfance, c'était Marie Laforêt.  Et puis Jean-Paul Belmondo, Bebel pour les intimes.  Je les aimais, voilà tout.  Je l'écoutais en boucle. j'avais tous ses disques, je les ai toujours d'ailleurs  J'avais une petite farde pleine de photos de lui, je l'ai toujours d'ailleurs.  Et cette réplique que je n'ai jamais oubliée.  Dans mes souvenirs nébuleux, j'avais l'impression que c'était issu du film "Joyeuses Pâques", et que mes deux chouchous jouaient dedans... Là, je n'en suis plus si sûre, même plus sûre du tout... dingue comme on mélange tout...

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette réplique, qui ne sera bien sûr savoureuse que pour ceux qui s'en souviennent...

PS : vérification faite, il s'agit d'un extrait du film "Les morfalous", effectivement avec Belmondo et Marie Laforêt.  Tout comme Joyeuses Pâques, dans lequel jouait aussi également Sophie Marceau, ça je m'en souviens.  Deux films de 1984... d'où ma confusion, même année, mêmes acteurs.

30
jui

J’ai testé Camping (épisode 1)

Oooh, j’ai déjà, bien sûr, testé « Camping à l’état brut », y’a quelques années.  J’ai testé les WC chimiques qu’on doit préserver à tout prix, pour leur préférer les WC communs, situés à 874,56 mètres de la caravane.  Moi qui suis une super pisseuse devant l’éternel, imaginez l’horreur (qui a dit « pas seulement, pisseuse, chieuse aussi ? »).  J’ai testé la vaisselle commune, à transporter dans des mannes à linge sur 871,76 mètres (les éviers étant situés juste avant les WC), assez sympa au demeurant, bien plus sympa que de faire sa vaisselle en solo chez soi.  Mais moins sympa lorsqu’il drache, et à la côte, en Gelbique, il drache assez fréquemment. J’ai testé les douches communes, dans lesquelles il faut s’organiser ferme pour mettre de côté lunettes, fringues et godasse, préserver son essuie de l’humidité ambiante et tenter de se laver avec une eau en alternance glaciale et bouillante, le tout dans une ambiance populaire.  Excès de pudeur interdit.  J’ai testé la nuit sous tente, avec mon namoureux de l’époque, moustiques inclus, so romantic.  J’ai testé tout ça, et j’ai aimé.

Mais là, j’ai testé Camping de luxe.  Ouais, de luxe, avec piscine, discothèque, big méga caravane, terrasse et jardin (enfin jardinet, mais bon hein, on va pas pinailler).  Et si la caravane, résidentielle, trois chambres (pour nains de jardin, mais trois chambres tout de même), une salle de bains (pour nains de jardin mais avec douche tout de même), un WC, vrai de vrai, avec chasse et tout et tout, était géniale, c’est plus de l’ambiance « camping » dont j’ai réellement envie de vous  parler.

Aaaaah, l’ambiance camping.

Que du bonheur.

Premier jour.

Dès notre arrivée, aux alentours de minuit, le ton est donné.  C’est l’apéro.  Un petit vin blanc, que j’abandonne rapido presto pour un Pastis à l’odeur tellement alléchante… Le Pastis, pour moi, c’est les vacances, ça me rappelle mes vacances d’ado à Boulouris, petite station de la Côte d’Azur, au siècle dernier.  Donc du Pastis.  Avec plein de choses croustillantes, salées, épicées et grasses, j’ai nommé les chips.  Il fait frisquet à cette heure, donc tout ça se passe sur la banquette en skaï vert de ma résidence provisoire et non dehors.  Dehors, ça sera pour demain.  J’admire l’intérieur de cette spacieuse résidence provisoire.  Dingue ce qu’on arrive à caser dans un si petit espace.  J’ai toujours fantasmé sur les caravanes résidentielles.  Lorsque j’étais gosse et que je me rendais à un salon quelconque, je prenais un plaisir intense à visiter ces caravanes résidentielles d’exposition, encore et encore et encore, et à m’imaginer y vivre.  J’avais déjà une brique dans le ventre à l’époque, ma bonne Dame.

D’ailleurs, vers mes dix ans, je me suis offert, avec mes sous à moi rien qu’à moi, épargnés durant plusieurs mois, la caravane Playmobile.  Elle était blanche et orange, avec un toit amovible.  Sa banquette se transformait en lit, et la vaisselle était assortie aux lieux.  Keske je l’adorais ma caravane Playmobile.  Keske j’ai joué avec.

Et c’est l’impression que j’ai, ce soir-là : pouvoir, enfin, mener la vie de mes Playmobiles d’enfance durant quelques jours. So funny.

Mais l’heure tourne et le pastis fait son effet.

Je gagne donc ma cabine, enfin ma chambre, et tente de trouver le sommeil sur un lit de soixante, enfin non plutôt cinquante, voire quarante, centimètres de large.  Je crains d’en tomber au premier retournement de carcasse, mais aucun risque, l’espace entre mon lit et celui d’à côté est d’une dizaine de centimètres à peine, ma carcasse ne pourra donc pas s’y glisser.  De l’intérêt d’être replète (qui a dit « obèse » ?).

Je sombre dans un sommeil réparateur, rêvant déjà de ma vieille caravane Playmobile, de la mer, des coquillages, des mouettes, des goélands… et du Pastis, que je retrouverai le lendemain.

Enfin.

(Suite, demain ou en cliquant ici)

Et voici ma caravane.  Blanche à toit orange.  Rhooooo, que je suis malheureuse de ne plus l’avoir, je me serais bien offert une pulsion régression, là, de suite…

 

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29
jui

Taupe ou hibou ?

Toute femme à lunettes (épargnez-moi le couplet de « femme à lunettes femme à ... », je le connais par cœur), donc toute femme à lunettes qui se respecte a un jour essayé des lentilles.

Parce que c'est pas parce que maintenant les lunettes sont hyper mode, un véritable accessoire, limite un bijou, même que des non myopes non presbytes non astygmates et j'en passe en achètent, juste pour le fun... c'est pas parce que c'est très in actuellement que ça l'était à mon époque.

De mon temps les verres lunettes avaient 8,5 cm de diamètre, 2 cm d'épaisseur et les montures étaient d'une couleur sinistre.  De mon temps on était le singe à lunettes de la classe.  De mon temps avoir des lunettes et des bonnes notes (oui j'ai toujours été première de classe, j'assume) engendrait d'office qu'on soit l'intello de service (versons une larme sur mon enfance de singe à lunettes intello ringarde).

Alors quand les lentilles jetables (qu'on gardait 24h/24 sur l'œil, le pauvre) sont apparues sur le marché et que j'ai vu une pub « essayez-les gratuitement », ni une ni deux, j'essaie.  Et ce premier soir avec mes lentilles, j'ai voulu aller danser.  Et ce soir-là, je serais la plus belle pour aller danser ohé ohé (Sylvie Vartan).  Et je me sentais la plus belle, ce qui est somme toute le principal.  Quel souvenir !

Quel souvenir aussi cette session d'examens avec mes lentilles jetables sur les iris, enfin presque, car elles avaient décidé de faire grève et de se racrapoter dans le coin de l'œil.  Ne parlons pas de la douleur, parlons juste de la difficulté de remplir une feuille d'examen d'un seul œil.  Mais ça n'a pas empêché que je sois toujours première de classe nananère.

Exit les lentilles jetables, à moi les lentilles normales.

Mais quand on n'est pas normale, on n'a pas droit aux lentilles normales, c'est aussi simple que ça.  Après dix mois d'essais, une fortune dépensée, la conclusion est tombée : ma bonne dame vous avez trop de protéines, l'œil trop sec et trop rond.  Kekseksa ?  Les protéines se collent à vos lentilles, la sécheresse est une cata et la rondeur de l'œil ne sied pas à la lentille.  Des yeux trop secs, c'est le comble pour une pleureuse comme moi.  J'aurai tenu un an avec mes lentilles, mais une vie professionnelle captivante et des horaires de fou auront eu définitivement raison de ces petites choses, que j'ai dès lors laissées se dessécher lamentablement dans leur petit pot (petite choses, petit pot, mais grand prix...).

Donc j'ai abandonné les  lentilles, de toute façon ça fait péter (ah ah ah, vlà l'anaïssade du jour intégrée dans un billet).

Et vous, lunettes, lentilles, rien ?

Taupe ou hibou ?