14
déc

Sarah Kay VS Jaklien Moerman... and the winner is...

Ben Jaklien Moerman, of course.

Pourquoi ?

Passqu'elle est belge, une fois, nom d'une petite frite salée.  Flamande, comme son nom l'indique.  Alors elle mérite de l'emporter sur Sarah Kay qui vient sans doute, comme son nom l'indique aussi, d'Angleterre, des States ou d'Australie.  Mais la Belgique, ben c'est chez moi.  Et j'ignorais sa belgitude, alors ça me fait chaud au coeur.

Passque c'est ma préférée, et qu'ici c'est mon blog, donc je fais gagner qui je veux.  Na.

Passque les recherches ont été difficiles, mais vraiment difficiles.  Et si une de mes lectrices ne s'était pas souvenue du fait qu'une carte d'anniversaire illustrée squattait la chambre de sa fillette, je n'aurais jamais su que ces dessins qui ont bercé mon enfance étaient de Jaklien.  Je m'étais souvenue que des signets de communion avaient également existé, outre les cartes et calendriers, mais impossible de retrouver quoi que ce soit.  Alors que ma lectrice soit remerciée sur quinze générations.

Passque ses animaux, chiens, chats, abeilles, lapins, ils sont trop mimis, trop parfaits, trop émouvants, trop tout.

Passque, outre ses dessins pastels, Jaklien fait aussi des cadres tout émouvants avec des fillettes aux yeux si tristes.  Et passqu'un cadre comme ça a vécu chez moi quand j'étais môme, du moins le pense-je (keske c'est moche, "pense-je").

Passque cette recherche a fait qu'une lectrice m'a suggéré certains sites, qui m'ont permis de redécouvrir d'autres illustrations de mon enfant, et ça c'est trop de la balle comme disent certains.

Passqu'en revoyant les cartes postales qu'elle faisait, j'en ai ressenti la texture, du papier pas très lisse, qu'on sentait sous le doigt.  Et que ça vaut tout l'or du monde.

Passque j'ai eu plein de flashs : une carte postale verte, un signet de communion marron, un calendrier mauve.

Voilà passque quoi.

Jaklien, si tu passes par ici, ben fais-nous un signe, quoi.  Un peu comme Karin et Rebecca, tu fais partie de la mémoire collective belge...

PS : Si vous avez dans vos greniers des dessins de Jaklien dont vous ne savez que faire... je les veuuuux, enfin je les voudraiiiiis, pitiééééé.

Les cartes dont je me souvenais :

carte5.jpg

 

carte6.jpg

 

illu.JPG

illu5.jpg

illu6.jpg

illu7.jpg

illu8.jpg

En version livre, puzzle, signet de communion...

 

livre3.jpg

puzzle.jpg

signet.jpg

Des cartes où l'on retrouve son style, malgré quelques différences :

 

 

carte7.jpg

 

 

carte4.jpg 

 

carte.jpg

 

Des cartes de voeux :

 

carte3.jpg

illu4.jpg

 

Des dessins que je pense plus anciens, que j'avais oubliés, et qui m'ont sauté au visage quand je les ai revus :

 

cadre.jpg

carte2.jpg

livre2.jpg

 

Et enfin, les petites filles tristes...

 

tableau.jpg

tableau2.jpg

tableau3.jpg

tableau4.jpg

 

2
déc

Et s’il n’en restait qu’une, ce serait celle-là…

Il est, comme ça, dans la vie, des profs qui marquent.  Qui laissent une empreinte indélébile sur le passé.  Sur notre passé.  Qui ne font que passer, mais qui sont toujours là, dans le fond des pensées, des années (argh, des décennies) plus tard.

Bien sûr, il peut y en avoir plusieurs.  Des tas, même.  Qui marquent.  D’une parole douce.  D’un geste amical.  Ou au fer rouge.  Qui traumatisent.  Qui tourneboulent.  Qui angoissent.

Et en ce moment, j’ignore pourquoi, enfin si, je sais pourquoi, quand j’y réfléchis bien, mais ce serait vraiment trop trop long à vous expliquer (et si moi-même, je dis ça, imaginez ce que ça donnerait, des pages et des pages d’explications), je suis à fond plongée dans mon passé scolaire.

Bien sûr, cela a commencé en maternelle.  Elle était sœur.  Bonne sœur quoi.  Et adorable.  Pas trop de souvenirs précis, mais une sensation positive.  Un souvenir global qui marque.  Au point que quand, dans un élan de folie absolue, je m’étais persuadée que ma vocation, c’était d’être instit’ (pourtant, je le jure, je n’étais pas sous l’emprise de substances illicites durant mon adolescence), j’ai fait un stage dans son école.  Elle n’était plus sœur.  Le système l’avait forcée à faire un choix.  Elle l’avait fait.

Etonnamment, en primaires, rien.  Que dalle. Nada.  Niente.  J’ai beau me creuser le gruyère, vraiment rien.  Pas la moindre petite instit attachante ou stressante.

En graduat, rien de transcendant non plus, à part ma responsable de TFE.  Mon choix, bien sûr.  Ça lui a pas fait beaucoup de boulot, car si moi y’en avait être nulle en langues (ce qui explique que j’ai choisi des études basées sur les langues, en toute logique), moi y’en avait aimer écrire, déjà.  Et mon TFE, il était bon (keske je suis modeste).  Je l’ai mal défendu à l’oral, ça c’est clair, mais il était bon.  Donc une prof qui laisse une jolie sensation.  Qui a d’ailleurs fait une brève apparition sur ce blog, un jour, étonnée de m’avoir vue dans sa lucarne.  Y’a pas de hasard.  Je l’aimais bien, voilà tout.  Elle était souriante, et gentille. Pétillante.

Et en rénové (rénové ou rénovées ?), y’a eu de la matière.  Souvent fétide… enfin non j’exagère, pas fétide, mais pas dans le genre « super bon souvenir », vous voyez.  Plutôt dans le genre traumatisme absolu.

Premier trauma.  La prof de gym sadique qui adooore obliger ses élèves à faire des acrobaties sur des engins aux noms barbares : plint, bok, barres parallèles, barres asymétriques, tapis de sol...  J’étais en échec permanent.  Je tremblais durant tout le cours, pauvre petite chose fragile que j’étais.  Et pourtant, je ne peux dire que je ne l’aimais pas.  Elle m’a toujours mis 50 %, pour sauver mon honneur.  Pour l’intention.  Pour l’encouragement.  C’était le seul cours où j’étais presque en échec, faut le faire.  Rhaaaa, un billet entier suffirait à en parler.  Allez, adjugé, billet suivra… un jour (je sais, je dois encore vous narrer la conclusion avec ex-profil de ma vie, je sais je sais).

Second trauma, mais le pire. Le prof d’anglais terrorisant (mais pas terroriste) qu’on guettait à la porte, croisant doigts et orteils pour qu’il soit malade.  Et lorsque le miracle se produisait, c’était le bonheur absolu et intégral pour toute la journée.  C’était rare.  Trop rare.  Le trauma des oraux en tête-à-tête avec lui.  Et pourtant, maintenant, j’aime l’anglais.  Va comprendre.  A-t-il jamais su les angoisses qu’il créait ?

Mais tout ça, tous ceux-là, ce sont ceux qui passent, qui laissent une petite trace.  Puis au revoir, merci, à bientôt peut-être, mais sans doute à jamais, ainsi va la vie.

Et puis il y a LE prof.  THE teacher (vous voyez, j’aime l’anglais).  L’empreinte indélébile.  Celui dont on dit « sans lui, je ne serais peut-être pas totalement celle que je suis maintenant » (qui a dit « dommage » ?).

Ce prof qu’on n’oubliera jamais.  Celui dont on se souvient du nom, contrairement aux autres, même vingt-cinq ans plus tard.  Celui qui était plus qu’un prof.  Celui qui rassure.  Qui aide. Qui encourage.  Qui est.  Qui fait être.  Celui pour qui on n’a pas l’impression d’être un élève parmi trente.  Parmi cent.

Celui-là, c’est celui à qui on pense directement, lorsque nos pensées se tournent vers notre passé.  Avec un petit pincement au cœur.  Une bouffée de nostalgie et d’affection.

En l’occurrence, pour moi, celui-là, c’est celle-là.

C’était au temps oùsque j’étais un petit oisillon effrayé.  Mais néanmoins déjà râleur, l’oisillon, ça va de soi.

Elle m’a encouragée lorsqu’il le fallait.

Elle m’a mis des livres en mains, détectant ce qui me plairait (L’écume des jours, un souvenir incroyable).

Elle m’a rassurée lorsque j’avais une note moyenne (en latin, bigre) et que j’appréhendais les représailles maternelles, s’engageant à argumenter en ma faveur lors de la remise officielle du bulletin. Keske j’ai eu peur ce jour là.  Keske je me suis accrochée à elle comme à une bouée.  Elle n’a pu le faire, me défendre, car j’ai reçu mon bulletin seule, finalement, totalement seule.  Mais l’intention y était.  Les représailles aussi.

Elle nous faisait rire.  Elle avait même lâché un énoooorme lapsus par rapport au nom d’un élève, absent, puis nous avait fait promettre le silence absolu.  On avait bien ri.  On s’était tus.  Car on avait promis.  Ce lapsus, je l’ai croisé un jour par hasard.  Y’a pas de hasard.  Ça doit être ça, la complicité.

Elle avait un jour crié "ça suffat comme ci", dans un accès de colère vite transformé en fou-rire.  je la ressors souvent, celle-là, tant je l'aime.

Elle parvenait à nous faire aimer son cours.  Pas d’ennui.  Une sensation de passion.  Attraction.  Intérêt.

Elle parvenait à être comme une maman poule pour les jeunes élèves que nous étions à l’époque.  Une maman poule pour une nuée de poussins, année après année.

Elle était notre maman à l’école, finalement.

Une maman pour moi.  Protectrice.  Montrant le chemin.  Stimulant les talents.  Faisant naître les envies.  Complice.

Elle était tout sourire, avec son look un peu excentrique.  En tout cas dans ma tête de môme pas encore totalement sortie de l’enfance, qui ne rêvait d’ailleurs que d’y rester encore un tout petit peu. 

C’est la seule à laquelle j’ai écrit lorsqu’elle a pris sa pension. 

Pour dire merci.  Ben oui, merci.  Simplement merci.

Passque finalement, des profs comme ça, qui sont comme des Pères Noël dans nos vies, enfin ici plutôt comme une Mère Noëlle, c’est tellement rare, tellement précieux, que ça marque un gosse.  Pour toujours.

Alors si un jour vous la croisez, ma Mère Noëlle, dites-lui juste que je ne l’ai pas oubliée.

Et vous, vous avez aussi, dans un coin de votre tête, un prof de cette espèce rare et précieuse, peut-être même en voie de disparition ?

PS : ce billet a plusieurs mois déjà… Au hasard des 159 pages que compte ce document « réserve de recrutement de billets », cherchant quelque chose à vous publier, je suis tombée dessus ce jour, le lendemain de la vision de « Fracture », ce téléfilm bouleversant sur l’enseignement, diffusé mardi sur France 2.  Y’a pas de hasard, je vous dis…

16
nov

Confessions intimes avec Anaïs Valente

C’est Missash qui en a parlé sur son blog ou plutôt qui s’est confessée.  Elle a avoué les vilaines pas belles choses qu’elle a faites.  Elle nous avoue donc avoir volé des billes à ses camarades de classe et des fruitellas dans l’armoire à bonbons familiale, avoir tabassé (oui, tabassé) son cousin et joué au docteur avec son voisin et aussi triché en géométrie.

Et ça m’a donné envie de faire pareil.  Pasque j’ai fait des choses du même genre, tout bien réfléchi, que j’avais oubliées mais qui viennent me hanter depuis la lecture de son billet.

Etonnamment (allez, faites les étonnés), j’ai pas eu de grandes difficultés à trouver ce dont j’allais vous parler, outre les choses similaires à Missash.

Voici donc les confessions intimes d’Anaïs Valente.

Tout comme Missash, j’ai triché à un examen.  Enfin à plusieurs examens.  J’ai dû en oublier, mais j’ai triché en math, en copiant les formules impossibles à retenir à l’intérieur de ma calculette.  Tout l’intérêt d’avoir une calculette coincée dans un boîtier, le tout de coloris crème.  Facile comme tout pour y inscrire ce que vous voulez, au crayon ordinaire.  Essayez, vous verrez.  J’ai aussi triché en géographie.  Le prof était adorable…ment bête, alors j’ai laissé mon classeur ouvert au pied du bureau, et j’ai recopié, aussi simple que ça.  Mais j’ai fait pire, toujours en géographie, toujours le même prof adorable…ment bête.  Je savais que j’allais avoir une carte du monde à remplir avec les courants et les vents, genre Gulfstream et autres trucs impossibles à retenir également (moi je sais retenir des trucs utiles, pas du par cœur débile).  Alors j’ai copié la carte, je l’ai remplie, en laissant quelques erreurs, c’est plus crédible, et je l’ai prise au cours.  Durant l’examen, j’ai échangé la carte de l’interro avec celle que j’avais préparée.  Puis j’ai gambergé durant des jours, des fois qu’il y aurait eu une différence.  Mais non.  J’ai pas honte de tout ça, passque j’étais super bonne élève, du genre à me faire traiter d’intello, surtout que j’avais des lunettes, sacrebleu, alors tricher une fois de temps en temps, c’était une récompense pour mon travail impeccable.  Impeccable je vous dis, jamais d’échec sauf une fois où j’ai étudié le mauvais chapitre et une fois où j’ai brossé et que le prof il a fait exprès de faire interro et comme on brossait tous on a tous été pétés et on s’en foutait c’était une option complémentaire.  Na.

Comme Missash aussi, j’ai joué à touche pipi.  Avec ma meilleure amie de l’époque.  C’est grave, docteur, de jouer au docteur avec une fille ?  Pas de souvenir de sensation transcendante du tout, je vous rassure, juste une sensation d’interdit et une envie de découverte, j’imagine.  Je sais plus trop, car j’avais oublié cet épisode de ma vie, merci Missash, je vais en faire des cauchemars là.  NB : suite à un mail reçu, je précise que j'avais 9 ans, ce n'était donc pas du tout à caractère sexuel, non mais.

Comme Missash toujours, j’ai volé.  J’ai eu une phase petits larcins divers, variés et fréquents, mais ça n’a pas duré.  Par contre, ça restera une honte, j’ai fait pire que voler, j’ai profité d’un vendeur pas futé pour un sou, et il en pouvait rien le pauvre, et je l’ai abominablement volé, pasqu’il avait pas la notion de l’argent.  Donc les magazines avec des stars de l’époque, ben je les payais en francs belges en francs français.  Vous comprendre ?  La spéciale Madonna à 20 FRF, ben je la payais 20 BEF, soit environ six fois moins.  Et puis les piles à 20 BEF pièce, ben je disais « c’est bien pour quatre hein ? » et lui me croyait.  Franchement j’ai honte d’avoir abusé de sa crédulité.

Mais j’ai fait pire que Missash.  Et ça j’en ai déjà parlé ici mais qu’importe, peu d’entre vous ont véritablement lu les quatre ans de blog, vu que ça représente 9 documents word de 200/250 pages, dingue je sais.  Quand j’étais gosse, avec ma meilleure amie, on a voulu faire une expérience scientifique.  Découvrant un robinet qui coulait et un évier bouché, il était indispensable de se lancer dans le calcul suivant : combien de temps faut-il à un évier bouché pour déborder sachant que le robinet est ouvert à fond ?  Ben faut pas longtemps, croyez-moi.  Et une fois que ça déborde, ça coule dans toute l’école.  Et vu que le robinet est au premier, ça dégringole jusqu’au rez.  Une fois le résultat découvert… vive les remords.  Ça me fait dire, aujourd’hui, que les gosses n’ont pas conscience des conséquences de leurs actes, parfois, un peu comme ces gosses qui jetaient des pierres sur les trains et ont tué un chauffeur…

Autre vilaine idée.  Avec plein de copines (je précise qu’on était plusieurs, histoire de me déculpabiliser), j’ai fait livrer des tas de gâteaux à des gens qui n’avaient rien commandé, c’est nul de chez nul.  J’ose espérer que la boulangerie a ensuite cessé de livrer sans une confirmation écrite.

A chaque Noël, et à mon anniversaire aussi, dès que j’étais seule, je faisais des fouilles dans toutes les armoires pour trouver mes cadeaux, et je les ouvrais en douce pour savoir ce que c’était.  Puis je recollais.  Le jour J, je jouais la surprise.  J’aurais dû faire actrice. Quand les cadeaux étaient sous le sapin, idem, je palpais tous les emballages, je zieutais les étiquettes et je découvrais ce qu’ils renfermaient.

J’ai piqué la photo d’un mec dont j’étais raide dingue dans le bureau du préfet d’éducation, en arrachant tout le plastique qui couvrait les dizaines de photos d’élèves.  Et j’ai promis à une copine d’école, même qu’on se connaissait pas à l’époque mais que maintenant on s’adore, hein qu’on s’adore, de lui révéler le nom du mec en question le jour de mes quarante ans (tout comme je dirais le nom d’ex-profil de ma vie à Mostek le jour de mes quarante ans aussi).

Et puis y’a la confession que je ferai jamais, mon fameux secret que personne n’est au courant, même pas Dieu, même pas my best friend for ever, passque dire ça, c’est plus avoir de best friend for ever jamais jamais.  Alors ça, je le dirai pas, ça restera mon secret j’ai dit, c’est clair ?

Dites, y’a bien prescription pour tout ça hein ?

Et vous, des confessions à faire, c'est le moment c'est l'instant...

15
nov

Mon monchichi (écrivez monchhichi), c’est le chichi de tous les chichis

monchichi.jpg

(Dessin fait exprès pour l'occasion, suite à notre discussion, par www.hysterikmum.com)

Le samedi soir, quand on est célibataire, c’est la folie furieuse.

Ainsi, ce samedi :

1. j’ai été squatter les dancefloors et me suis déhanchée comme une hystérique

2. j’ai eu un rendez-vous galant qui s’est terminé par une partie de jambes en l’air à faire rougir le kamasutra

3. j’ai découvert un resto trois étoiles à damner Marie-Madeleine

4. j’ai lu un blog et versé une larmichette en souvenir de Monchichi

Gagné, vous avez tapé 4.

Je vous le disais, ma vie est trépidante et pleine de risques.

Ainsi donc (pléonasme), j’ai visité le site de Hysterikmum, tout en causant avec elle sur Facebook.  Je lui ai d’ailleurs confirmé à cette occasion que ma vie était d’une banalité affligeante, tout comme ma propre personne, à son grand étonnement.  Si, si, elle était étonnée, j’ai bien senti qu’elle imaginait que je vivais dans le luxe, le glamour et les paillettes, en grande star internationale namuroise du blog que je suis.

Et sur son blog, j’ai littéralement fondu (si ça pouvait être vrai, que je fonde un tantinet…) devant un petit dessin d’un Monchichi.

 

monchichi.jpg

 

Toute mon enfance…

Je lui ai illico demandé si je pouvais emprunter son dessin pour mon blog, ce serait ainsi l’occasion de vous parler du Monchichi (ça s’écrit Monchhichi, semble-t-il) qui partageait ma vie : une petite fifille adorable.  Elle pleurait d’un œil (pas réussi à vous trouver une photo de Monchichi qui pleure d’un œil, à croire que "ma mienne" est une pièce de collection).  C’était une vraie, pas une pâle imitation.  Son poil était soyeux, contrairement à celui des imitations, qui était rêche comme une brosse en chiendent.  Je l’ai toujours quelque part dans une armoire, ma petite Monchichi, faut absolument que je la retrouve, mais où où où dans mon foutoir ? Je pense même que j’avais quelques vêtements pour elle, mais plus sûre.  J’ai d’un coup une vision d’un ciré jaune, mais je pense qu’il appartenait au Monchichi mâle qui squattait la même demeure que ma Monchichi femelle à moi rien qu’à moi.  Je vois aussi une salopette en jeans.  Je vois enfin une petite robe en dentelle blanche, mais pas la dentelle classique, l’autre dentelle, vous voyez, comment ça s’appelle cette dentelle, aide-moi Google, la dentelle anglaise, merci Google !  Appelez-moi Alison Dubois, j’ai des visions.

Que de souvenirs grâce à ce petit dessin adorable...

Le vrai, puis le faux, y'a pas photo :

 

 

monchichi2.jpg

 

 

 

monchichifaux.jpg

 

Notre échange de messages fut cependant étrange, je vous résume :

Moi (surexcitée) : Coucou, je peux prendre le monchichi pour un billet sur mon blog ? (je demande toujours l’autorisation et/ou j’avertis quand j’emprunte un dessin, pi je mets un lien, chuis respectueuse moi, ma bonne Dame).

Hysterikmum (étonnée) : Hello Anaïs, je ne sais pas ce qu'est le mon chichi mais tu peux le prendre.  (Remarquez qu’elle est confiante, Hysterikmum, imaginez que par « prendre monchichi », j’entende « prendre son homme » – je dis ça passqu’apparemment sur le net certaines appellent leur animal domestique « monchichi », par animal domestique j’entends cobaye, chichilla, homme, voire ce qui fait que l’homme est homme, si vous voyez ce que je veux dire – allez chéri, déshabille-toi et vient me montrer ton énorme monchichi – beurk beurk beurk.)

Moi (stupéfaite) : Le monchichi, c'est le singe. Tu appelles ça comment en France ? (c’est quoi ce pays où on connaît même pas un monchichi, alors qu’on le dessine, car j’en suis sûre, c’est un monchichi)

Hysterikmum (moins étonnée) : sous son pied y'a écrit mon KIKI (c’est bien un monchichi, mais dans les pays pas civilisés, on l’appelait mon kiki semble-t-il).

Et voilà, comment, entre deux pays tellement éloignés l’un de l’autre, un malentendu peut naître.

Monchichi est belge, mon Kiki est français.  CQFD.

Et quand je dis CQFD, j’entends CQFD, car cette conclusion, je l’ai tirée après de nombreuses recherches sur internet (dans mon entourage, je suis connue pour me précipiter sur internet au moindre doute, et je m'interroge sur tout et n'importe quoi, je vous prie de le croire, j'ai d'ailleurs un billet en préparation sur le sujet), qui m’ont fait découvrir un tas de choses sur Monchichi/mon Kiki :

Qu'on les mariait.  Je m'en souviens bien, ça me faisait rêver, toujours adepte des contes de fées, l'Anaïs.

monchichi.jpg

Qu’il existait, à l’époque, des modèles de tricots pour habiller nos bestiaux.

 

monchichifringues.jpg

 

Qu’on les déguise en toutes sortes de choses, j’adore.  Le chat de gauche, ben je l’ai en vraie peluche, trop mimi de chez mimi.

 

monchichi déguisé.jpg

 

Que certains blogs l’ont même en bannière.

 

MonChichibaniere.jpg

 

Que Monchichi voyage, parfois.  Et là j'ai trouvé une fifille, qui ressemble fort à la mienne (elle pleurait donc peut-être des deux yeux, la mienne, faut que je la retrouve titchu).

monchichivoyage.gif

monchichivoyage.JPG

 

 

monchichivoyage2.JPG

 

monchichivoyage3.JPG

Qu’on peut encore s’offrir un petit couple sur Amazon (je résisterai, j’ai pas besoin de ça, me suffit de retrouver la petite meuf de mon enfance, qui pleurait, je sais qu’elle est quelque part).

 

monchichi amazon.jpg

 

 

Et que la chanson de mon enfance, Monchichi, existe bel et bien en version mon Kiki, trop dla balle ça alors, j’en reviens pas.


Monchichi - La chanson de Monchichi (1981)
envoyé par Leroidukitch. - Regardez la dernière sélection musicale.
Kiki - La chanson de Kiki (1981)
envoyé par Leroidukitch. - Clip, interview et concert.

Sources images :

Dessin : www.hysterikmum.com

tricots : http://stecolargol.over-blog.com/article-35995800.html

déguisements : http://media.photobucket.com/image/monchichi%20fille/choc...

bannière de blog : http://00efinity.blogspot.com/

photos autour du monde : http://www.flickr.com/photos/jc-wei/with/3076096849/

30
aoû

Une escabelle, une vie en couleurs

Etant donné que j’ai repeint un mur en turquoise afin d’y apposer mon beau sticker lune tout mauve tout superbe et un autre mur en bordeaux afin d’y apposer mon beau sticker blanc orchidée ainsi que des fleurs en relief offertes par Mostek, j’ai ressorti de ma cave ma vieille escabelle en aluminium.  Je pense qu’escabelle est un belgicisme, non ?  Pour les milliards de non-belges qui  passent par ici, une escabelle est un grand escabeau.  Ah bon, escabeau est aussi un belgicisme ?  Crétonnerre.  L’escabelle est une échelle en forme de A, vous voyez ?  Et sur la barre horizontale du A, savoir la dernière marche, bien large, on peut poser son pot de peinture.

Et en peignant, donc, j’ai réalisé à quel point une escabelle, ça représente une vie. 

Une vie en couleurs.  C’est ma vie, en couleurs, tiens voilà le marchand de ballons (Remi Brica, rhaaaaaaa, qué souvenir).

Ce saumon très clair ?  Deux pots que mon père m’avait offerts et qui m’avaient servi à repeindre mon tout premier appartement.  Je l’avais peint un samedi d’été, juste avant d’aller au Festival du folklore de Jambes.  Je m’y étais rendue, après une bonne douche, pleine d’éclaboussures de peinture.  Durant cette expédition peinture, j’ai écouté les enfoirés en boucle.  Depuis, je sais plus écouter ce CD, je me revois trop sur mon escabelle.

Ce jaune pétant, pour mon ancienne cuisine, noire qu’elle était, avec les murs jaunes, c’était bien ensoleillé, comme une pub pour l’ami Ricoré.

Ce rose et ce gris, mésaventure de mon ancienne chambre.  Je la voulais rose et grise, va comprendre.  Le rose et le gris étaient pas à la mode, alors j’ai acheté du blanc et mis du colorant spécial peinture.  Sauf que je suis tombée à court à mi-plafond et que refaire le même mélange était impossible… J’ai donc opté pour un plafond mi-rose mi-gris, c’était d’un moche.  Et je vous parle pas de la frise rose et grise que j’ai tenté en vain de faire tenir sur ce fichu plafond bicolore.  Qué souvenir pathétique…

Ce bleu clair ?  Mon ancienne salle de bains.  Deux mètres carrés hyper bien agencé, mais fallait pas ballonner, croyez-moi.  Elle était saumon à l’origine, vu que j’étais dans une phase saumon, tant au niveau couleur que poisson.  Depuis, je n’aime plus le saumon couleur, mais j’ai réappris à aimer le saumon poisson.  J’ai voulu du bleu, j’ai mis du bleu.  Résultat moyen vu les carrelages à léger reflet saumoné.

Ces deux beiges, clair et foncé ?  Les couleurs de mon hall d’entrée actuel, que j’ai voulu bicolore.  Sur les murs, les couleurs ne donnent pas ce que je souhaitais : elles font beige rosé et kaki tirant vers le gris.  Mais je m’y suis habituée.  Et je me suis essayée à la frise, distillant des feuilles de lierre un peu partout.  Tout en peignant ce mur, je regardais Lost.  C’était sur TF1, le samedi soir.  Cela explique sans doute pourquoi j’ai jamais rien pigé à cette série, passque la regarder, ou plutôt l’écouter, en peignant des murs et en faisant des frises au pochoir, c’était pas une super idée.

Ce jaune sable ?  Pour ma terrasse.  Le même coloris qu’à la Maison des desserts, je l’ai décidé un jour oùsque je me régalais d’un bon petit plat un jour d’été.  J’ai aimé le décor de la Maison des desserts, j’ai voulu le même.  Abracadabra, ce fut chose faite.

Ce bleu lavande ?  Ma salle de bains actuelle, rénovée il y a quelques années, enfin partiellement.  De jolis meubles où ranger tout mon bordel et mes centaines de flacons en tous genres… je vous en parlerai prochainement.  Elle était toute blanche avec juste un vinyle bleu à l’origine, je suis donc resté dans le bleu.  Pas original pour une salle-de-bains, je sais, mais je l’aime bien, ma salle de bains bleu lavande.  Là, je vais me replonger dans le bleu lavande, car j’ai remplacé le chauffe-eau et la loi oblige l’installateur à le mettre plus bas, j’ai donc reçu en cadeau un énorme carré non peint tout plein de trous.  Reboucher les trous, remettre une couche d’un reste de peinture qui n’aura plus la même teinte vu que les années ont passé (dixit collègue chérie qui me traitait de bouffie, souvenez-vous, je l’adore cette collègue, elle est mon coach rangement en ce moment, faudra que je vous en parle, car j’ai rangé il y a peu, miracle miraculeusement miraculeux, vu mes travaux de peinture – photos suivront une fois les stickers collés, promis juré).

Ce vert pomme, pour mon actuelle cuisine.  Quand je suis arrivée dans mon petit nid, j’ai choisi un jaune pâle, que je n’ai jamais aimé.  Quelques années plus tard, j’ai donc remis ce vert pomme qui me tentait grave de chez grave.  Et le résultat est super chou.  Depuis, je rêve d’une jolie cuisine équipée anthracite pour aller avec mon vert pomme…  Pour ce vert pomme, j’écoutais Cocciante, il est mon compagnon de peinture, et je me revois encore, pleurant sur Marguerite, en peignant mon plafond.

Ce framboise écrasée, pour ma cheminée, et ça rime.  Une petite touche colorée dans une pièce blanche, ça fait un bien fou.  Un framboise bien pétant, qui donne faim tout en appelant au cocooning.  En la repeignant, cette cheminée (enfin le mur du dessus, la cheminée en elle-même est une superbe pièce qui va fêter ses 80 ans bientôt, en bois, magnifique, entièrement décapée), je regardais des débilités à la TV, point de musique ce soir-là.  Un samedi soir, ça devait être Dechavanne ou Drucker ou une émission du genre.

Ce bleu turquoise, je vous le disais, pour mon hall de nuit.  Repeint il y a deux semaines jour pour jour, quand il pleuvait des cordes en cette journée de congé pour moi.  J’ai craqué pour le turquoise lors d’une visite de maison, c’était trooop beau, alors il me le fallait.  D’autant que j’avais un sticker mauve à poser, et que mauve et turquoise, c’est trop choli.  Un turquoise bien vif, une peinture bio, sans solvant, et qui ne coule pas, disaient-ils.  Ben ils avaient raison.  Que du bonheur que de peindre avec cette marque bio.

Ce bordeaux, je vous le disais aussi, pour un mur de ma chambre.  Un mur qui a subi l’humidité, en a guéri, mais que je devais repeindre depuis… ouhla, tout ça déjà ?  J’ai finalement redécoré en bordeaux un peu exotique, d’où l’envie du même coloris sur ce mur.  Repeint il y aura quinze jours demain, juste après le hall turquoise.  L’enfer.  Rouge d’enfer.  J’ignorais que les pigments rouges étaient merdiques, mais après trois couches normales suivies d’une couche à la truelle tellement j’en avais ras le bol, y’a encore quelques légers nuages visibles par grand soleil, mais je suis contente du résultat.  Seul bémol : quand on peint un mur bordeaux dans une chambre blanche, les intersections sont difficilement droites, y’a des bavures et des vagues dans les couleurs.  Et j’aime pas ça, mais je devrai faire avec, argh.  Les fleurs de Mostek ont été peintes et placées.  Le sticker attend son tour.  Photos suivront.

Voilà, regarder une escabelle, pour son propriétaire, c’est vraiment un retour dans son passé, sa vie et ses travaux de peinture.

Et votre escabelle à vous, elle raconte quoi ?

 

escabelle1.jpg
1111escabelle1.jpg
1111escabelle2.jpg
1111escabelle3.jpg

1111escabelle4.jpg
1111escabelle5.jpg
1111escabelle6.jpg
1111escabelle7.jpg
1111escabelle8.jpg
1111escabelle9.jpg