22
jui

Rediffusion estivale pour Paul : les addictions d'Anaïs

Paul a demandé à lire un billet écrit le 15 mai 2010.  Hasard étonnant, ce jour-là j'avais déjà publié... une rediffusion, ce qui ne m'est arrivé que genre dix fois en bientôt sept ans de blog...  Donc ce billet du 15 mai 2010 était déjà périmé, il l'est plus encore désormais, car datant de 2007-2008.  Il s'agissait de trois courts textes pour un concours. Bonne lecture Paul.

Who's next ?

Accro du shopping

Scénario : Le ciel est bleu, pas un nuage, la vie est belle, je suis belle, je suis la plus belle, c'est décidé !  Je m'en vais shoppinger.  Claquer du fric.  Faire valser les billets.  Faire voler la carte de crédit.  Vider la bourse.   J'ai lu que nous ne pouvons être tenus responsables des achats compulsifs que nous faisons.  C'est la faute à la dopamine.  Elle nous pousse à acheter pour assouvir un besoin de plaisir immédiat et éphémère.  Tant mieux.  Adieu culpabilité. 

Trois heures plus tard...

Je bondis de joie, je saute tel un cabri dans la prairie humide de rosée du matin, mes achats à la main, je jouis de ce bonheur qui m'anime.  Ces chaussures, ces fringues, ces livres, ces DVD, ces produits qui vont me rendre plus belle que belle.  L'extase à l'état pur.  Et patatras.  Je réalise que la guerre avec mon compte en banque est déclarée, que ma Visa va me faire la gueule trois mois durant, que je suis condamnée à ne m'alimenter que de pâtes sauce tomate jusqu'à la fin du mois et à déménager pour parvenir à stocker mes achats compulsifs.

Dieu sait pourtant que je suis stable, raisonnable, équilibrée, organisée, jeune, belle, fashion victim et propre sur moi, mais quand le Dieu shopping s'offre à moi, je ne peux définitivement y résister.

C'est grave docteur ?

 

Accro au chocolat

Bonjour, je m'appelle Anaïs et je viens de m'inscrire aux "dévoreurs de chocolat anonymes". 

Non, je ne suis plus une adolescente attardée vautrée sur son canapé et complètement accro au chocolat et ses ersatz.  Je suis une adulte équilibrée (ou presque), j'aime aimer, j'aime danser, j'aime rire, j'aime écrire, j'aime profiter de la vie, mais j'aime par-dessus tout manger du chocolat.  Et le mot est faible : j'adore dévorer du chocolat, je me repais d'engloutir du chocolat, je bave lorsque j'engouffre du chocolat, je jouis à chaque fois que mes papilles gustatives rencontrent du chocolat.  Manger du chocolat : un orgasme gustatif assuré.

Que la dépendance au chocolat soit due aux substances diaboliques qu'il renferme ou qu'elle soit simplement psychologie, générée par son goût divin, qu'importe.  Je m'en moque.  J'aime le chocolat.  C'est aussi simple que ça.

Sous toutes ses formes : le pain au chocolat du petit déjeuner accompagné d'un chocolat chaud (plus chocolat que chaud d'ailleurs), les barres chocolatées en veux-tu en voilà, le milk-shake chocolat et sa crêpe au chocolat chaud dégoulinant, les œufs de Pâques, les œufs de toute l'année farcis d'une surprise enfantine régressive, les biscuits recouverts d'un succulent glaçage à déguster morceau par morceau, la pâte à tartiner qui ne se mange qu'à la louche, j'en passe et des meilleurs... (NDLR là, j'ajouterais le blanc spéculoos, mon addiction actuelle).

Rien que de l'écrire, j'en bave.  Et je pars de ce pas acquérir un stock de victuailles plus chocolatées les unes que les autres.  Ne m'en veuillez pas, je ne peux plus résister...

Au secours !

 

Accro aux séries télé

Je suis raide dingue des séries télé.  En tous genres.  Raide dingue tout court dites-vous ?  Non, juste un peu ado attardée qui adore se repaître de la vie des autres, vibrer avec eux, aimer avec eux, rire avec eux.

Quand j'étais ado, j'étais folle des séries pour ados (c'est d'une logique implacable). 

Maintenant que j'en suis au stade de "l'adulescence", à savoir que je suis adulte, fraîche, moderne, que je bosse toute ma sacro-sainte semaine pour gagner ma croûte, mais que je suis néanmoins bloquée au stade mental de l'adolescence, je suis folle de toutes les séries, non seulement celle pour ados mais aussi toutes les autres.  Et quand je dis folle, le mot est faible.  C'est une véritable dépendance.  Si je n'ai pas mon quota hebdomadaire télévisuel, je craque, j'entre en crise de manque, je me rue chez le premier revendeur venu pour acheter ma dose (de DVD).

Mon dernier coup de folie en date : Prison Break.  Trois épisodes chaque mercredi.  Le nirvana à coup sûr.  Chaque mercredi, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je me prépare psychologiquement à ce moment de béatitude qui m'attend.  Plus l'heure de diffusion approche, plus je frémis d'impatience.  Mais, ô rage ô désespoir, tout a une fin.  Depuis, je souffre d'un terrible vide dans ma vie, au point de tenter de trouver des bribes d'épisodes sur le net, tel la cigale cherchant de quoi manger une fois la bise venue.

Si une des séries ne passe pas encore à la TV, je squatte chez l'un ou l'autre détenant le sacro saint sésame permettant l'accès aux dernières saisons de mes séries vénérées : le décodeur BeTV.  En cas d'absence, je les soudoie, je les supplie de m'enregistrer les épisodes tant attendus.  Au besoin, j'exerce un chantage crapuleux. 

Je suis diabolique... et séries addict.

23
avr

J’ai testé « huit heures en compagnie de Pierre Rapsat »… et plus encore

Tout a commencé vendredi dès l’aube, au bureau, lorsqu’un mail du Soir m’annonçait un CD de « Scala chante Rapsat » offert avec son édition.

Ni une ni deux, je me précipite en librairie pour découvrir « la chose ».  J’aime les chorales, j’aime Rapsat, je ne pourrai qu’aimer une chorale qui chante Rapsat, d’autant que pour la petite histoire, Mostek m’avait proposé d’aller voir Scala au théâtre de Namur en février dernier… bon, finalement, elle s’était trompée, c’était pas Scala, mais une autre chorale, ah ah ah la bonne blague, mais j’y ai cru jusqu’au bout, que je verrais Scala…

Dans la foulée je découvre le triple CD, le livre et le DVD, que j’offre à mon compte en banque, j’en ai déjà parlé, puis je me souviens que le soir, y’a une émission spéciale.

A 20h05 pétantes (prout), je suis devant mon téléviseur, prête à regarder cette émission, dont je décide de lire le résumé dans ma bible Ciné Revue, et là, j’apprends que ce n’est pas une seule émission, mais une big soirée spéciale de la mort qui tue, que La Deux nous a réservée.  Yes.  Bonheur.  Souvenirs.  Emotions.  Nostalgie.  Je prépare mon graveur DVD pour une soirée de folie, histoire de garder tout cela en stock.  C’est une première pour ce graveur acheté en juillet dernier, qui me servait jusqu’alors uniquement de lecteur.

20h05, donc, Aimons les étoiles.  Film inédit biographique, plein d’émotion, comme je m’en doutais, avec les témoignages de ceux qui l’ont connu, dont son épouse et son fils.  Plein de surprises aussi, puisque j’y ai appris une foule de choses, notamment qu’il avait participé à l’Eurovision en 76, que ce concert à Forest auquel j’étais en 86 était une première pour un artiste francophone belge, que Du bleu dans les nuages fut uniquement enregistré sur maquette, pas le temps d’en faire plus, que l’album Dazibao avait été écrit dans l’ignorance de sa maladie, contrairement à ce que je pensais vu les thèmes des chansons… malheureusement prémonitoires.  Très joli moment que ce film, d’autant plus qu’il ne fut pas entrecoupé de publicités, oyé.

21h30. Concert Tous les rêves au Cirque Royal de Bruxelles, capté en 2001, peu de temps avant l’annonce de la maladie.  Superbe, surtout lorsque les cordes s’y mettent.

23h.  Quelque chose en nous de Pierre Rapsat, diffusée en 2007, rassemble à nouveau témoignages touchants, extraits de chansons et anecdotes amusantes.  Poignantes minutes lorsque son neveu chante Du bleu dans les nuages.

00h30. Conviviale poursuite, enregistrée lors de la sortie de Dazibao.  J’ignore s’il se savait malade, mais j’en ai bien l’impression.  Si tel était le cas, grosse bourde de François Pirette qui annonce « c’est lorsqu’on est malade ou très âgé qu’on écrit le mieux ».  Et Rapsat de répondre « je dois avoir écrit un chef d’œuvre alors ».  Glups.

1h30. Scala.  Un documentaire sur la genèse de leur aventure Rapsatienne, sur la naissance de cette chorale.  Sur ces deux frères plein de fougue et de charisme.  Sur la découverte par ces jeunes flamandes de l’existence de ce chanteur wallon dont elles ignoraient tout.  Sur la symbolique de les voir chanter en français.  Sur l’apprentissage difficile des paroles.  Magnifique reportage, même si je lutte contre le sommeil.

2h35.  Concert Passagers de la nuit en hommage à Pierre, donné après son décès.

Il est dans les 4 heures du matin, ces huit heures se terminent.  J’ai peu dormi, je suis imprégnée de tout cela, plus moyen de m’endormir malgré la fatigue.  Je persiste et signe durant tout le week-end en écoutant mes CD, encore et encore, en redécouvrant les paroles de certaines chansons (Judy, Du bleu dans les nuages), le tout dans un mélange d’émotion nostalgique et de bien-être absolu.

13
mar

14 mars 1997 (La vie d'une autre)

Et si je me réveillais le 14 mars 1997 ?  Ou plutôt, et si je me réveillais demain, 14 mars 2012, persuadée d’être le 14 mars 1997, ça me ferait quoi ?

Je sors d’avoir vu « La vie d’une autre », et ce film, je l’ai qualifié de traumatisant, même si le mot est fort.  A tout le moins, il est bouleversant et « philosophant ».  Surprenant aussi, troublant surtout.  Je partais pour une comédie romantique rigolote à la « 30 ans sinon rien », légère, fun et cucul la praline, mais que nenni.  De l’humour, il y en avait, bien sûr (même que Juliette Binoche en faisait un tantinet trop, parfois, juste parfois), mais surtout de la souffrance (même que Juliette est totalement et indubitablement parfaite dans ce type d’émotion).  Pas une comédie romantique, donc, mais une tranche de vie, une grosse tranche, une tranche de quinze ans, où l’on découvre ces quinze années oubliées, par petites doses, par petites touches, en même temps que Marie, alias Juliette Binoche, va le faire.  Avec le même étonnement qu’elle.  Et toute cette palette d’émotions par lesquelles elle va passer en faisant connaissance avec son fils, avec son job de femme d’affaire, avec ses conflits familiaux, avec l’amour de sa vie, pourtant si loin d’elle.  Et de se demander ce qui a bien pu lui arriver durant ces 180 mois.

Et de n’avoir de cesse de me demander, moi aussi, « et si ça m’arrivait ? »  Si, moi aussi, à l’instar de Marie, je me réveillais quinze ans plus tard, ne maîtrisant plus rien de ma vie, découvrant ce que je suis devenue, avec quelques jours seulement devant moi pour comprendre, réparer, renouer, aimer aussi.

Durant tout ce film, sans pourtant être distraite, je me suis posé cette question.

Et si je me réveillais demain matin en me croyant encore en 1997…

Je le ferais dans ce lit que je connais si bien, mais dans une chambre totalement inconnue. 

Je tâcherais de trouver mon chemin jusqu’à la salle de bain (où je pousserais des cris d’effroi en découvrant ma tronche ridée et des cris de joie en découvrant mes cheveux où le blanc a oublié de venir), jusqu’à la cuisine (où je pousserais des cris d’effroi en découvrant mon frigo vide), jusqu’à la porte de sortie et jusqu’à l’arrêt de bus, où mon abonnement me renverrait enfin une photo de moi telle que je pensais être, soit avec quinze ans de moins.

Je croiserais le rat et la souris en me demandant ce que font ces bestiaux inconnus chez moi.

Dans le salon, je découvrirais un truc étrange à côté de mon clavier d’ordinateur : un rat de plastique.  Et internet aussi, je le découvrirais...

Je partirais bosser avec une heure de retard, et j’arriverais au turbin pour réaliser que le bâtiment aurait été réaffecté.  Glups, il est où alors patron chéri ?

Avec deux heures de retard, finalement, après enquête, je rejoindrais mon lieu de travail, découvrirais mon nouveau boss et tous ces collègues inconnus.  Ah et bien en fait, tous le seraient, inconnus ! 

Mostek me proposerait un cinéma et je lui dirais « ok, mais, on est amies, toi et moi, alors ? »

J’apprendrais avec stupeur et joie intense mon nouvel horaire, et je partirais profiter de mon temps libre.

J’en profiterais pour aller dire bonjour à bon-papa et bonne-maman, mais trouverais porte close et apprendrais leur départ pour là-bas.

J’appellerais mon amie pour en parler, mais son numéro ne serait plus bon.

J’en appellerais une autre, qui me demanderait de la laisser tranquille, définitivement.

J’appellerais alors papa, mais son numéro ne serait plus attribué.  Chez lui, je trouverais une auteure belge qui se la pète grave et m’annoncerait froidement « il ne vit plus ici ».

J’irais me consoler en ville avec un chtit shopping, mais ne trouverais plus mes magasins habituels.

J’en visiterais d’autres et m’étonnerais de ne pas entrer dans mon 38 habituel.

Je baverais devant ces jolis petits trucs colorés dont j’ignorais tout : des macarons, que ça s’appelle.

J’achèterais quelques disques de parfaits inconnus : Mika et Lady Gaga.

Je m’offrirais une jolie photo du WTC de New-York.  Un jour, j’irais le voir, ce WTC.  Cette année, Floride, mais l’an prochain, qui sait…

Je me réjouirais d’être marraine dans peu de temps.  Ce petit être à venir, gamin ou fille, surprise surprise ?

Je découvrirais alors un tout petit téléphone dans mon sac, un gsm, moi qui avais juré, il y a quelques jours, de ne jamais tomber dans ce piège pour snobs.

J’appellerais au hasard un prénom masculin que je trouve joli et entendrais mon ex me demander avec étonnement pourquoi je l’appelle tant d’années après qu’il m’ait larguée comme un vieux slip.

Je rentrerais chez moi après avoir sorti ma carte d’identité, tiens, elle a rétréci, tiens, c’est quoi cette puce, tiens, y’a pas mon adresse, mais je vis où déjà ?  Je rentrerais chez moi après avoir sorti une carte de visite à mon nom et une autre à celui d’une certaine Anaïs Valente.

J’analyserais avec étonnement cette TV étrangement plate au milieu de mon salon et cet appareil bizarre avec un logo Voo.

Je trouverais dans ma bibliothèque les livres de cette Anaïs Valente. 

Je découvrirais peut-être un jour, au hasard de mes recherches sur cette Anaïs Valente, que ce blog, ben c’est le mien.

J’irais me coucher et déciderais de lire Et si c’était vrai, d’un certain Marc Levy.  Je le lirais au finish et pleurerais comme un veau la fin. 

J’ignorerais encore que, dans quelques semaines, j’allais tomber en amour…

Je m’endormirais, angoissée de me réveiller le 15 mars… de quelle année ???

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13
fév

Pour vingt balles, t'as plus rien...

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Un petit souvenir trouvé sur Facebook m'a rappelé ce dont je parlais il y a peu : ma petite sortie mercredicale (comment on dit pour une sortie du mercredi, le dimanche dominicale, mais le mercredi ?).  Ma bonne-maman de Salzinnes me donnait vingt francs et je descendais, toute seule (à l'époque, les phobies dutroutesques n'existaient pas encore), me chercher une boule de Berlin.  C'était vingt francs.

Quand j'en ai eu marre de l'Allemagne, j'ai opté pour les champignons en meringue farcis de crème.  Pour vingt francs, j'avais cinquante grammes.

J'ai toujours, quelque part chez moi, un billet de vingt francs, avant son remplacement par la pièce, puis un de cinquante, avant idem, et enfin un de cent, avant l'arrivée de l'euro.  J'ai zappé ceux de mille et deux mille, voire cinq mille (ça existait ça ?), faut pas pousser.

Et maintenant, pour vingt balles, on a quoi ?

- un seul champignon à la crème (0,45 eur, testé l'autre jour)

- un pipi à Forest National

- un hot dog chez Ikéa

- une bouteille de coca light 365 chez Delhééééz

- un tiers de Ciné télé revue

- ... euh...

What else ?

29
jan

Votre Souricette à vous, elle s’appelait comment ?

« Le dimanche, on écrit au lit ».

Pour une fois, ce dimanche, je n’ai pas lu au lit : j’ai écrit au lit.

Je ne vous l’ai pas encore dit, mais en ce moment j’ai envie d’écrire des histoires pour les petits.

J’en ai déjà écrit trois.  J’adore ça, écrire pour les bout’chou.

Je vous entends déjà rire « comment, Anaïs, qui n’a pas de marmots, écrit pour les nôtres, ben voyons, c’est fort de café décaféiné ça ».

Ben non c’est pas fort de café décaféiné.

J’ai écrit des guides où j’apprends aux célibataires à être ordonnées et à cuisiner, moi qui suis désordonnée et ne cuisine pas.

J’ai écrit des histoires de tueurs diaboliques, moi qui n’ai jamais tué personne.

J’ai écrit des histoires d’amour à la vie à la mort, moi qui ne suis pas aimée (c’est là que vous pouvez pleurer).

Donc pourquoi je pourrais pas écrire des histoires pour les petits ?

Ma dernière histoire parle de Souricette, je l’ai écrite ce matin.  Les deux premières, vous demandez-vous, petits curieux ?  Top secret, je vais pas tout vous dire non plus hein, faut préserver le mystère de la marketing Anaïs team (seuls les anciens lecteurs comprendront cette expression).

Souricette, elle a partagé mon enfance.  Elles ont partagé, devrais-je dire, car je me rappelle d’une Souricette au corps psychédélique et d’une autre en vichy rouge, ma mienne.

Je ne l’ai plus, malheureusement, ma Souricette.

Me reste juste cette photo.  Un bout de bonheur dans la maison du bonheur, celle de mon enfance.  A côté de Souricette, un lapin sans nom qui trône encore dans mon grenier, lui.  Et au milieu, c'est mouaaaaa.

Et vous, votre Souricette, elle s’appelait comment ?  On peut voir une photo, pliiiiz ?

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