1
jan

Bonnes résolutions...

Le 1er janvier 2007, j’ai posté un billet intitulé « bonnes résolutions de début d’année ».

L’heure du bilan a sonné.  Tremble ô Anaïs...  As-tu respecté tes résolutions durant toutes cette année, es-tu parvenue à tes objectifs, as-tu réalisé tes rêves ?

Analyse complète...

Faire régime dès le 2 janvier (il me reste donc quelques heures pour m’empiffrer – quelqu’un pour m’inviter au resto, là, tout de suite ??) – reporté à l’année suivante

Cesser de me faire embarquer dans des histoires rocambolesques liées à mon souci d’aider les bêtes (et les hommes) – raté, mais je n’entrerai pas dans les détails, pas envie de faire pleurer dans les chaumières

Changer la litière du rat chaque semaine, et ne plus le laisser dormir dans ses crottes – sur ce point, le rat n’aura qu’à s’exprimer la prochaine fois qu’il prendra la plume

Enduire consciencieusement, soit chaque soir, mes jambes de crocodile/yéti, d’une crème ultra hydratante-99 % de gras, pour voir arriver l’été sans stress – mes jambes de crocodile/yéti confirment qu’il n’en fut rien

Regarder une fois par mois le JT pour parvenir à me souvenir du nom de notre premier ministre et m’assurer que Chirac est toujours président
– là je fais fort, je sais que c’est Sarkozy the new president, zêtes fiers hein ?

Toujours coordonner mes sous-vêtements, en cas d’accident et de déshabillage à l’hosto, ou, plus improbable, en cas de rencontre inattendue et passionnelle – j’ai tenu le coup jusque début novembre, mais j’avoue avoir fait relâche les deux derniers mois, d’ailleurs à l’instant où je vous écris, j’ai ce magnifique soutien-loches bordeaux et cette infecte culotte en coton bleu ciel virant vers blanc à cause des lavages fréquents

Cuisiner des tonnes de haricots vapeur, carottes vapeur, brocolis vapeur, et plus de spaghetti bolognaise, spaghetti carbonara, spaghetti fruits de mer, spaghetti quatre fromages – j’ai fait quelques réels efforts, mais la perfection n’est pas encore atteinte, loin de là (dit-elle en ingurgitant une bouchée de lasagne Farniente)

Rencontrer l’homme de ma vie, et surtout, savoir le reconnaître, ne pas le faire fuir immédiatement et, mieux, le faire tomber fou amoureux de moi – raaaaaaaaaaaaaaaaaaaté

Passer l’aspirateur une fois par semaine, euh non, c’est impossible, une fois par mois – avec mon dos, avec mon aspirateur qui a rendu l’âme en juillet, comment voulez-vous que je respecte cet engagement ?  Comment ça je sors des excuses bidon...

Continuer à regarder une tonne de comédies romantiques (voilà une résolution que je suis certaine de tenir, na)
– gagné, j’ai tenu parole, et particulièrement en cette fin d’année

Ne plus critiquer mes collègues qu’une fois par mois, durant cinq minutes, soit les cinq minutes mensuelles autorisées. Le reste du mois, ne penser à elles/eux qu’en termes élogieux, je ne suis qu’amour et respect, je ne suis que tolérance et compréhension, je ne suis qu’aide et empathie (mantra à réciter chaque soir pour tenir le coup) – j’ai tenu les premiers jours de janvier, ensuite ma résolution s’est envolée...

Garder mon calme en toutes circonstances, notamment si je repère un fumeur dans un restaurant à partir de ce jour – garder mon quoi ?  c’est quoi, ça, le calme ?

Soigner mon look jour après jour, même le dimanche (donc éviter les pyjamas informes, les pantoufles pilou, l’œil gras le cheveu terne ou l’inverse) – hum... ceux qui m’auront croisée le dimanche en quête de mon 7dimanche pourront témoigner de mon oeil gras et de mon cheveu terne, ou l’inverse

Boire deux litres d’eau par jour (et non plus coca, ice tea, cécémel et autres boissons sucrées succulentes)
– j’ai supprimé le pétillant, c’est déjà super non ?

Dire oui amen à tout ce que ma maman dira, impératif pour une entente cordiale durant 364 jours – gagnéééééééééééé, ou presque, juste une toute petite minuscule engueulade y’a quelques temps, pas de quoi fouetter un rat

Faire ma vaisselle après chaque repas (afin d’éviter de gratter les peluches verdasses et malodorantes qui décorent les assiettes après quelques jours)
– euh... bon, question suivante

Ne plus fantasmer sur des Echecs qui courent après des Rivales
– là j’ai réussi, aucun fantasme cette année, ou presque, oui y’a bien eu ce brun ténébreux, et puis ce petit blond bouclé, ah j’oubliais ce chauve souriant...

Au resto, toujours opter pour une salade variée et ne plus me concentrer sur les pâtes – j’aime trop les pâtes, cette résolution était somme toute ridicule, les pâtes étant riches en sucres lents

Lire mes ciné revue au fur et à mesure (pour ne plus me ridiculiser en évoquant la romance de Jen Aniston et Vince Machintruc alors qu’ils ont déjà rompu) – pari gagné

Refuser d’essayer le moindre gilet noir, et me rabattre sur les quinze gilets noirs qui encombrent ma garde robe
– cette année j’ai fait dans le gris et le mauve, ça change

Apprendre à cuisiner (ça relève du miracle, mais j’ai envie d’y croire)
– et si on reportait ça à 2008 ? (j'ai tout de même tenté les quiches et la béchamel, souvenez-vous)

Acheter une bonne crème antirides et tenir le coup afin d’avoir un infime espoir de résultat
– je me suis consciencieusement tartinée d’anti rides pour yeux chaque matin et soir, et vous voulez connaître le résultat ?  Encore plus de rides qu’en 2006, on vieillit ma bonne Dame

Être moins perfectionniste, moins critique, moins râleuse, moins nerveuse, moins gourmande, moins fadasse, moins paresseuse (chez moi), moins fleur bleue
– trop pour une seule femme

Être plus zen, plus cool, plus paresseuse (au boulot), plus écologiste, plus tolérante
– idem

Et surtout, tout faire pour parvenir à mes objectifs principaux, savoir au niveau privé faire une jolie rencontre, et au niveau professionnel, croire au miracle qui ferait que je trouverais de nouveaux clients pour mon job d’indépendante, et croire au second miracle qui ferait que quelqu’un d’influent passerait par ici et me proposerait quelque chose de créatif, original, répétitif et, si possible, un tantinet lucratif… - au niveau professionnel ça marche pas mal, j’ai de nouveaux clients, j’ai ma chronique 7Dimanche et quelques projets surprise pour 2008, au niveau personnel c’est toujours le désert sentimental, mais vous n’êtes pas sans le savoir n’est-ce pas...

Mes résolutions pour 2008 ?  Ben on prend les mêmes et on recommence... (on appelle ça faire un billet facile après une soirée bien arrosée)
 
Une illu de circonstance, reçue du papa du Sumoups, que je remercie.
resolution

15
nov

Martine vous inspire


Merci à Nuages qui a été bien inspiré.  Je vous publie toutes ses propositions à l'exception d'une que je garde pour un billet.  La dernière correspond à ce que je n'aime pas trop, rien à faire, ça ne me fait pas rire.  Que voulez-vous, on ne se refait pas.  Au fait, elle est indécente la Martine, montrer ainsi sa culotte !
martinevibro
martineblog
martinecoker
martinewtc

15
nov

Martine me tanne

Martine c’est toute mon enfance.  Martine et son chien (y s’appelait pas Plouf ou Patapouf ?).  Martine elle a été controversée.  Je me souviens d’une époque où j’avais lu que Caroline, c’était mieux.  Plus moderne.  Plus en adéquation avec le vécu des fillettes.  Mais moi j’ai juste lu Martine.  Caroline, j’étais trop vieille.  Et quand j’étais plus jeune, c’était Petite Abeille.  Qui connaît Petite Abeille ?  Aaaaah Petite Abeille et ses fringues ringuardissimes en tissus photographiés.  Y’a eu Musti aussi, sorte de Hello Kitty au masculin, mais belge, lui (en fait, je pense que c’est Hello Kitty qui copie Musti, elle est plus jeune que lui sauf erreur – je doute – je vérifie sur le net : Hello Kitty est née en 1976 (ou 1974 selon les sources), pour Musti je trouve rien, mais je suis sûre qu’il est plus vieux que moi, donc je persiste et signe, ce sont les japonais qui ont copié les belges, na).  Maintenant d’ailleurs, il fait son come back en 3D, l’ami Musti !  

Musti_hellokitty


Bref, revenons à nos moutons, actuellement on voit surgir des couvertures de Martine revisitées par de petits rigolos (faites votre choix sur ce site).  Parfois hyper drôles, parfois sexe, parfois gores, parfois limite choquant (enfin moi I’m chocked).  

A force d’en voir partout, des Martine à diverses sauces, j’ai eu envie d’essayer.  J’ai donc consciencieusement zieuté toutes ces couvertures, après avoir zieuté les propositions des internautes.

Et bien je vais vous l’avouer.  Il faut que vous le sachiez : Anaïs est nulle à ce jeu là.  Totalement nulle.  Même pas une petite blague de seconde zone, même pas un petit truc graveleux, rien de transcendant, rien de banal.  Rien.  Rien du tout du tout.  Aucune inspiration.  Un vide intersidéral entre les deux oreilles.  

Il fallait que vous le sachiez : tout ne m’inspire pas.  

J’ai bien pensé à quelque chose en rapport avec l’actualité belge, à mettre sur la couverture présentant Martine dans une montgolfière, parce que j’ai été marquée par ce film sur le mur de Berlin, où cette famille s’échappait en réalisant une montgolfière (j’en ai déjà parlé, je sais, je radote), mais pas moyen de trouver une phrase à la fois courte et frappante.

Rien.  

Chuis nulle.

Si une couverture Martine vous inspire un petit truc rigolo en rapport avec ce blog, n’hésitez pas... je publierai... du moins si c’est publiable.
martine

11
sep

New York, 911

Ça sonne comme une série américaine que j’ai vue en intégralité.  Ça sonne comme le 911, le numéro d’appel à ne pas oublier.  Ça sonne comme 9/11, date à ne pas oublier.

Il paraît que chacun d'entre nous se souvient précisément de ce qu'il faisait le 11 septembre 2001, au moment de l'attaque des tours jumelles.

C’est en tout cas vrai en ce qui me concerne.

Flash Back.

11 septembre 2001, début d’après-midi

Je bosse, une amie m’informe par mail d’un « crash » aux states.  Vu ma hantise des oiseaux de métal, je me connecte immédiatement sur le net, afin de vérifier ses dires.  Et je me connecte ensuite tout au long de la journée pour suivre l’avancée du désastre : un second impact qui confirme que ce n’est pas un accident, l’effondrement d’une tour puis de l’autre.  Pas besoin de vous faire un dessin (sans message subliminal à mes illustratrices et teurs adorés, cette fois), vous connaissez tous l’histoire, à moins de revenir de dix ans sur mars.  Je n’y crois pas, ça doit être un film.  C’est nin possip’.  C’est une blague.  Un gros canular à l’américaine.  Impossible de travailler.  Faut que je vérifie chaque seconde, chaque minute.

Je rentre chez moi, un peu hagarde (Dunord la Vicking) et j’allume dare dare ma TV.  Moi que l’information n’intéresse point, je suis scotchée, dans les deux sens du terme.  Je ne parviens toujours pas à y croire.  Ça doit être un film.  Ça va s’arrêter, et l’angoisse cessera grâce à une happy end.  Où est Bruce Willis le sauveur ?  Où est la belle blonde dont il va tomber raide dingue ?  Où sont les mauvais qui finiront en prison ?

Je me rends à l’évidence, c’est la réalité.  C’est loin de moi, mais ça se passe, ces gens carbonisés, pris au piège, qui sautent dans le vide pour échapper aux flammes, sachant pertinemment qu’ils n’échapperont pas à la mort.  Ces gens qui téléphonent et laissent un dernier message à leur chérie, leurs enfants, leurs parents, leurs amis.

Rester seule me semble impossible, je pars chez des amis pour évacuer ce trop plein d’émotions.  Je dois en parler, je dois m’exprimer.

Les jours qui suivent, je regarde les journaux tant que je peux, comme si j’étais hypnotisée par tant d’horreur.  Je deviens voyeuse.  Il faut que je sache.  Tout.  Je me gave de ces informations, ne parvenant toujours pas à y croire vraiment.

On finit par comprendre l’incompréhensible.  Par accepter l’inacceptable.  

Et l’horreur a continué, puisque les pompiers et les volontaires ayant travaillé sur les débris subissent actuellement le retour de flamme sous forme de maladies pulmonaires graves, voire mortelles.  

Et l’horreur a continué, puisque les représailles américaines ont fait un paquet de morts parmi des civils qui n’avaient rien demandé, rien souhaité, rien voulu de tout ça, pour la plupart.

Et l’horreur a continué, puisque le nombre de soldats américains morts en Irak depuis cette guerre de représailles dépasse actuellement le nombre de victimes de ce qu’on appelle « le drame du 11 septembre ».

Et l’horreur a continué, puisqu’on continue à y penser.


J’hésitais entre une photo de « l’avant », pleine de soleil, ou une photo du « pendant », en noir et blanc et pourtant belle malgré l’horreur qu’elle véhicule.  Je trouvais ça tellement cliché que finalement, j’ai opté pour un dessin d’enfant.  Un enfant trop jeune en 2001 pour avoir compris.  Mais qui, depuis, selon sa mère, a tout compris.  
twin-towers-brendan

27
jui

Contre toute attente… je ne suis pas une imbécile…

Vous en doutiez ? Vilains pas beaux va.

Je ne suis pas une imbécile, car je change souvent d’avis.

Fogiel ? Un petit con pédant même pas beau, qui mise uniquement sur la provocation. Regarder son émission, jamais jamais jamais. Je pensais ça à l’époque France 3. Depuis lors, Marco a migré sur M6 et nous offre son talk-show en rediffusion chaque dimanche soir sur Plug. Ce qui explique mes cernes chaque lundi matin, vu qu’il n’est pas question que j’en manque une goutte (après Greys Anatomy et Docteur Mamour qui bisouille sa belle, et Izzie – enfin chais pas comment ça se scribouille – qui couche avec son meilleur ami… va comprendre). Rien que pour le «fou rire Nassima» d’il y a quelques semaines, ça valait le coup. Voir Fogiel, devenu entre-temps plus sympa plus mignon moins con moins agressif, mort de rire, suintant, incapable de se reprendre, aura suffi à mettre de la joie dans ma fin de soirée du dimanche, en général empreinte de sinistrose pré-turbin. Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Lara Fabian ? Une bécasse qui hurle autant qu’elle grimace. Des chansons bof bof. Une snobinarde au possible. Petit à petit, j’ai lu, j’ai entendu, j’ai vu. J’ai réalisé qu’elle ignorait le sens du mot snobisme, qu’elle avait un humour fou dans les talk shows, un fabuleux sens de l’autodérision, et une voix qui me fait fondre et me transporte. Je l’ai vue deux fois en concerts, ce furent les meilleurs concerts de ma courte (mais si mais si, courte) existence (pourtant j’en ai vu des concerts). Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Clémentine Célarié ? Une femme vulgaire, grossière. Trop maquillée, mal sapée. Un pois chiche à la place du neurone. Ici aussi les talk shows me l’ont montrée telle que je ne l’imaginais pas : drôle, sensible, intelligente, sous une carapace parfois rebelle, une belle âme. Une tendre. Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Céline Dion ? J’en étais bleue. Je l’ai vue en concert. C’était nul, mais j’en étais toujours bleue. J’ai tous ses CD, je les écoutais en boucle. Sa mégalomanie a fini par me lasser. Définitivement. Ses spectacles, ses goûts de chiotte, bien qu’elle soit extrêmement gentille, il faut le dire. Son palais impérial, son petit R’nééééééééééé Charl’ pourri gâté. Rien à faire. J’aime plus.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Ma collègue ? Premier jour de travail pour elle. Elle se pointe. Je juge (je juge toujours les nouveaux, par crainte de les découvrir plus beaux, plus intelligents, plus doués, plus productifs que moi, ce qu’ils sont indubitablement, bien sûr). Une pétasse qui a une écharpe Strelli. Quel snobisme ! Quel culot de narguer les autres, du haut de ses deux mètres sans talon, avec du Strelli. Faut oser. Depuis j’ai revu mon jugement. Je l’aime, ma poule blonde, avec ou sans Strelli, de pétasse elle n’a pas un milligramme, et moi je me couvre depuis lors de Strelli (le deuil permanent de mon portefeuille lui est en partie imputable, à cette collègue…). Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Alors, si un jour vous me croisez, au détour d’une rue, sur MSN, par le biais d’un mail parfois trop rapidement écrit, vous me trouverez certainement trop ceci, pas assez cela, souvenez-vous en : seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.