10
sep

10/9/2015 – 10/9/2016

 

Y’a un an je m’apprêtais à passer ma dernière nuit à William-Lennox…

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16
mai

à lire :)

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13
mai

La minute blonde : états d’âne (écrit le 07/04/2007) :

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Je m'en souvenais alors je le publie, j'adoooooooooooooore les croisières :)

"Vacances j’oublie tout. Plus rien à faire du tout. La mer est belle. Le ciel est beau. La vie est belle. Je suis dans un petit village grec magnifique, celui aux toits bleus, archi connu. Le nom va me revenir. Grisée par l’instant paradisiaque, je retombe dans la réalité lorsqu’on m’étale les choix qui s’offrent à moi pour rejoindre le bateau (ouiiiiii, vous avez pigé, c’était lors de ma croisière oùsque j’ai dansé sur le pont devant toutes les caméras) :

- choix numéro 1 : à pied (il faut savoir que ça descend en zig-zag sur la falaise, via un petit chemin infesté de crottes d’ânes, enfin de mules – la mule est née du croisement entre âne et cheval : taille de petit cheval caractère de gros âne). J’aime pas marcher quand ça descend, et puis c’est pas original, pas rigolo, pas « souvenir impérissable ».

- choix numéro 2 : en téléférique. Aaaaaargh, ça va pas la tête non. Un téléférique. Dans ce pays dont je ne sais rien, ou si peu. Qu’en est-il des normes de sécurité ? Le système a-t-il été révisé ? Et si tout s’effondre lorsque je suis dedans ? « La célèbre écrivaine belge Anaïs meurt dans un terrible accident de téléférique. Depuis lors, son livre s’arrache comme des petits pains ».

- choix numéro 3 : à dos de mule. Je dois avoir pris trop de soleil car je ne fais ni une ni deux, j’oublie les normes de sécurité des mules, je ne demande pas de quand date leur dernier contrôle technique, j’accepte illico. Et je me retrouve perchée sur le dos de cette sale biesse. Je réalise illico l’horreur de la situation : contrairement à ce que j’ai cru, les bêtes ne sont pas attachées entre elles et guidées par un gentil grec à mon service. Non. Point du tout. Ma mule connaît le chemin et entame la descente, seule (enfin avec moi sur le dos). Pire : les grecs, disséminés sur le chemin, hurlent comme des damnés pour que les mules accélèrent le pas. Ben oui, elles sont des tas et des tas à faire l’aller retour mer/village. Et ça descend en zig zag. A chaque zig je pense que je vais valser illico dans l’océan. A chaque zag je m’accroche désespérément à la petite sangle qui sert de rennes. Je vis un enfer. Et ça descend raide de chez raide. A chaque pas j’ai la sensation que je vais devancer l’animal tant il est nerveux. Et je hurle des choses, ni du français ni du grec, des borborigmes violents qui reflètent ma stupeur et mes craintes, comme dirait l’autre, je pousse des cris de « porc frais » (cris d’orfraie). Un guide comprend mon désarroi. Ou plutôt, il est attéré par mon attitude. Alors qu’il demande une énième fois à ma bestiole d’accélérer, je crie que non, je refuse qu’elle accélère, je veux descendre, pitié, sauvez moi mon Dieu, je crie, je pense n’avoir jamais tant crié de toute mon existence. Il me prend en pitié (et surtout veut faire taire la harpie que je suis devenue) et s’empare de la sangle pour me mener à bon port. A l’arrivée, je m’effondre lamentablement, jambes tremblantes, paumes de mains en sang tellement je me suis accrochée à tout ce que je trouvais. Alors les canassons en tous genres, c’est définitivement terminé. J’en porte encore les stigmates.

PS : le village, c’est Santorin.

PS : voilà l’animal, zavez vu son regard vicieux ?"

 

11
mai

Souvenir...

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25
jui

Rediffusion estivale pour Sabrina : mon escapade soldes

(le 10 janvier 2010 étant un dimanche, jour de chronique livre, voici le billet du 11 janvier 2010, bonne lecture.  Qui veut une autre rediffusion ? Me donner la date en commentaire...)

 

L'autre samedi, le 2 janvier, chuis pas allée aux soldes.  Zêtes fous ?  Le premier jour des soldes + un samedi, vous voulez ma mort ou quoi ?

Mais malgré tout, je me disais qu'à rester là, chez moi, paisiblement installée devant la TV, le PC ou un bon livre, je sais plus trop, je ratais peut-être des super affaires de la mort qui tue.

Et ça, c'est dommage hein.

Alors, mercredi, après ma leçon de piano (pas aussi hot que dans le film, mais bien quand-même, la leçon, vu que j'apprends Que ma joie demeure de Bach, air que j'ai eu en tête durant 24 heures sans savoir ce que c'était, que j'ai chanté à bon nombre de gens qui « connaissaient » mais « savaient pas exactement ske c'était », qu'une collègue que je vénère depuis a reconnu et que, donc, j'apprends à jouer, ça fait mon bonheur c'est l'essentiel), donc après cette leçon, je me suis dit « tu as quelques heures devant toi, petite Anaïs, va solder ».

Et je suis allée solder.

J'ai commencé par le haut de la ville, et je suis donc entrée dans deux boutiques. Dans la première, je suis allée à l'étage (rayon femmes, logique implacable), et j'ai vu des monceaux de fringues mélangées.  J'aime pas le bordel, vous le savez, donc j'ai abandonné, je suis redescendue et sortie aussi vite que j'étais entrée.  Dans la seconde, j'ai bien repéré une doudoune bien sympa, mais je me suis dit « as-tu besoin d'une doudoune à ajouter à tes dizaines de vestes, manteaux et autres trucs qui tiennent chaud en tous genres ? Non ?  Alors va-t-en. »

Et je m'en suis allée.

Vous me direz, si c'est pour n'acheter que ce dont on a BESOIN, on n'achète plus rien, à part des trucs chiants genre poudre à lessiver, pâtes, gel douche ou breloques Pandora (si, les breloques Pandora, c'est un truc dont on a BESOIN, croyez-moi, pire que de la cocaïne - enfin j'imagine, car je n'ai jamais goûté cette substance merdique, mais j'ai goûté les breloques Pandora et depuis lors les crises de manque se succèdent, billet suivra je vous l'ai déjà dit, reste à l'écrire).

J'ai ensuite continué ma descente de la ville, trottoir de droite, le plus achalandé.  Et à chaque vitrine, c'était pareil, j'étais pas tentée.  Déjà, dehors il faisait froid, et j'avais mon écharpe (enfin celle d'Olivier, que vous connaissez maintenant si vous lisez ce blog depuis ses débuts) et mes cholis gants-mitaines-moufles fuchsias à cœurs foncés achetés à Londres récemment (ça aussi faut que je vous en parle, diantre, j'ai du retard).  Rien que l'idée dans un magasin surchauffé, bourré d'étudiantes en furie (jamais les soldes le mercredi), j'avais la nausée.

J'ai décidé d'abandonner l'idée d'acheter des fringues après avoir tenu en main durant dix minutes une tunique noire et grise, jolie comme tout, MAIS PAS SOLDEE, cela va de soi, en hésitant sans cesse « j'essaie - j'essaie pas - j'essaie - j'essaie pas ».  C'est nin possip' de perdre son temps ainsi en inutiles tergiversations.  Je l'ai lancée sur un tas de vêtements, et j'ai opté pour les chaussures.

Enfin les bottes.

Car on a toujours besoin d'une petite paire de bottes.

Toujours.

Ben le magasin de bottes s'était transformé en magasin pour anorexiques au stade terminal, vu qu'ils avaient sorti une longue table, qu'ils l'avaient installée entre les deux vitrines, rendant le passage impossible pour deux personnes à la fois, sauf à rentrer le ventre et ne pas respirer durant la traversée.  Traversée que j'ai tentée, à mon grand dam, car y'avait que des horreurs d'avant-guerre.  J'ai donc retraversé en rentrant le ventre et sans respirer, et j'ai quitté ce lieu de perdition.

Quelques vitrines et un immense désespoir plus tard, je me suis dit que les soldes, vraiment, c'était plus mon truc.

Alors j'ai regardé un peu la nouvelle collection, déjà installée, puis je suis rentrée chez moi.

Etat des dépenses du jour : zéro euro zéro centime.

Keski s'impose après cette expérience sinistre : félicitations ou consternation ?

J'hésite encore, mais ce qui est clair et net, c'est que j'y retourne que le 31 janvier, quand tout est à - 70 % et que les nouveautés sont toutes arrivées.  Et là, la carte de crédit va chauffer, je vous le dis.