9
avr

Je hais la possss'

Il ne se passe pas un mois sans que j'aie des déboires avec la poss' belge. 

Depuis toujours, la poss' ne m'aime pas.  Et je n'aime pas la poss'.

Déjà, mon facteur, il respecte pas le règlement qui l'oblige à emporter un colis s'il n'entre pas dans la boîte.  Bon, je sais combien c'est pénible pour un facteur de devoir trimbaler, sous la pluie transperçante, sous le soleil insolationnant, sous l'orage tonnant, sous la grêle grelante, les colis qui n'entrent pas toute la sainte matinée, tel un mineur de fond tirant son charbon à longueur de journée (versons une larme sur le triste sort des facteurs) mais chaque travail a ses inconvénients non ?  Si je devais refuser toute conversation avec les clients désagréables, je vous prie de croire que je serai bien moins souvent au téléphone.  Mais le règlement me l'interdit.  Donc j'obtempère, en bonne petite employée docile que je suis, et je suis gentille avec les clients, avec tous les clients, même les vieilles rombières rouspéteuses, même les vieux grippe-sous rouscailleurs.  Alors j'attends de mon facteur qu'il soit également docile, et ne se contente pas de déposer mes colis au-dessus des boîtes de tout l'immeuble.  C'est pas que je n'ai pas confiance en mes voisins, mais bon, faut pas pousser bobonne dans les orties surtout quand elle n'a pas de culotte, comme dirait feue ma mère-grand.

J'ai eu beau râler, rien n'y fait, je retrouve régulièrement des catalogues 3belges, Jeneredouterien et autres qui traînent dans le hall... sans parler de ce que je ne retrouve pas, bien sûr, mais qui fait sans doute le bonheur d'un quidam quelconque, voire de mon facteur.  Je vais finir par me commander des bonbons au poivre en masse, afin de me venger, gnark gnark.  Ou plutôt un truc qui explose au visage, laissant des traces rouges indélébiles, gnark gnark gnark.

Et puis actuellement, c'est de pire en pire, je vous le dis ma bonne Dame.  C'est au point où lorsqu'un colis arrive à destination, je fais une neuvaine pour remercier.  C'est au point où j'envoie même certaines choses de peu de valeur par recommandé, ce qui me coûte bien plus cher que l'objet en lui-même.

En décembre dernier, enfin l'autre décembre, l'avant-dernier, j'envoie des places de cinéma offertes sur ce blog à la gagnante.  Elle les attend toujours.  Alors, Monsieur le facteur, c'était bien, Elizabeth l'âge d'or ?  Vous avez apprécié ?  Et Madame ?  Ma réclamation via le site internet de la posss' m'a valu une réponse laconique : malgré nos nombreuses recherches (je n'en doute pas) nous n'avons pu retrouver (sic) votre pli.  Ben voyons... je n'en attendais pas moins.

En février dernier, l'autre aussi, l'avant-dernier, je participe à mon premier swap, sur le thème de la Saint-Valentin.  Un thème qui me porte rarement chance, et ce fut encore le cas.  Actuellement, mon colis se balade encore entre la Belgique et la France.  Est-ce un facteur belge ou un français qui aura dévoré les friandises que j'avais envoyées ?  Lu le bouquin ?  Ou un quidam a-t-il intercepté le pli durant son trajet ?  Nous ne le saurons jamais, puisque ma réclamation en bonne et due forme à la posss' belch' est restée ... lettre morte.  Je vous le demande : à quoi servent les réclamations ?   

J'ai donc dû renvoyer les mêmes objets, une seconde fois...  En espérant qu'ils parviendront enfin à destination.  Ceci dit, il arrive aussi que l'enveloppe arrive... mais vide...

Dernièrement, un cinéma namurois m'envoie des places.  Que je ne recevrai jamais.  Il lui faudra me les renvoyer dans une enveloppe sans le logo du cinéma, pour qu'enfin elles me parviennent... c'est dire si on peut faire confiance aux employés de la posss'...  Toujours est-il que dans ce cas, le voleur sera vite repéré, mon nom est sur les places et elles seront refusées lorsqu'il se présentera.  Bien fait ! 

Vous qui ne connaissez la Gelbique que de nom, dans votre pays, zêtes contents de votre poss' nationale ?

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
avr

"Anaïs et la posss' belch' "

Dès demain sur ce blog, et durant plusieurs jours (mais pas les samedis et dimanches, car les facteurs ne bossent pas, donc je ne poste pas sur eux), une nouvelle saga quotidienne "Anaïs et la possss' belch' une fois".

19:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
mar

Ça me saoule

Et quand ça me saoule, faut que je le dise.

Oui, ça me saoule.  A force, je vais finir par tomber en coma éthylique...

J'en peux plus de ces gens qui racontent tout n'importe où.

J'en peux plus de devoir faire attention à tout ce que je lis.

Actuellement, plus moyen de consulter la fiche d'un film, les critiques spectateurs, plus moyen de lire des avis sur un livre, plus moyen de regarder les commentaires sur une série en streaming.  Les gens ne savent plus se taire.  Ou alors ils sont cons comme des amibes.  Ou les deux.

Je lis une critique cinéma et je découvre qu'untel et untel va mourir dans le film.  Pire, j'apprends qui est l'assassin.

Donc, je n'ose plus aller lire les critiques des films qui me tentent, avant de décider si je veux les voir ou pas, c'est trop risqué.

Sur une critique livre, je réalise que je n'ai plus besoin d'acheter le bouquin, un lecteur ayant raconté l'intrigue en long et en large, jusqu'à la scène finale.

Ici aussi, je m'abstiens de toute lecture, pour ne pas apprendre des choses inopportunes, vu que je déteste savoir à l'avance ce qui va se passer.

Quant aux séries, les ados boutonneux passent leur temps à se lamenter « dommage que ça soit fini entre eux, je suis heureuse qu'ils ressortent ensemble, oh comme c'est triste qu'il l'ait trompée avec cette garce ».

Je me demande si ça ne devrait pas faire partie de l'éducation.  De l'éducation nationale, peut-être aussi.  Apprendre aux gens à fermer leur gueule.

Bon, je sais, beaucoup de gens aiment tout savoir au préalable.  J'ai même une collègue, qui regarde les séries à la TV, donc en retard sur moi, qui m'interroge régulièrement sur le streaming, histoire de tout savoir.

J'ai même subi, lors d'un rendez-vous galant tout récent (yes, j'ai encore des rendez-vous galants, foireux, mais galants), la pire chose au monde.  Il me racontait un film.  Je signale immédiatement « ne me dis plus rien, des fois que j'irais le voir, je préfère ne rien savoir ».  Et lui de conclure « ok ok, je ne dis plus rien.  De toute façon hein, y'en a un qui meurt au début, ça on le sait de suite.  Et à la fin, c'est un autre qui meurt. »  Je vous jure devant Dieu et Saint-Pierre que c'est du vécu.  Je me demande ce qui m'a retenu de prendre mes cliques et mes claques et de quitter le restaurant immédiatement.  Parce qu'agir comme ça, c'est vraiment avoir une case en moins, non ?

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
fév

Vive la Saint-Glinglin...

Petite sélection effectuée parmi les mails reçus récemment.  Je me demande si tout ça c'est pas une histoire de commerce, hein, entre nous...  et à la longue c'est saoulant.  Enfin, dès demain on sera tranquille pour deux jours, avant l'arrivée des œufs de Pâques...

Ce qui m'a amusée, c'est de découvrir qui profitait de cette fête pour envoyer sa pub, incroyable, y'a de tout, du voyage, du sexe, du pognon, des recettes, des jeux... le plus rigolo : la poêle en forme de cœur.

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07:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
fév

apprendre le piano, c’est caca boudin

L'autre jour (samedi pour être précise), j'ai eu une envie folle de balancer mon piano à travers la pièce.  Clair que si j'apprenais la trompette, ce serait plus aisé de faire valser l'instrument....

Pour éviter le tour de rein, et passque la garantie ne garantirait rien, du coup, je me suis retiendue.

Mais il m'a saoulée comme jamais, mon piano.

Enfin plutôt ma partition.  Ça me fait penser que j'aurais pu jeter ma partition au travers de la pièce.  Mais ça aurait été pire, car une petite feuille A4, vous avez beau la jeter de toutes vos forces vers le plus loin possible, elle volette lamentablement à dix centimètres de son point de départ, vous narguant de son regard goguenard.  Si, une partition, c'est fait pour se moquer de l'apprentie-pianiste qui s'en sort pas, c'est prouvé.  Et ça, c'est horripilant à souhait.

Bref, j'ai rien jeté à travers la pièce, mais l'intention y était.  C'est l'essentiel.

Et j'ai réfléchi.  Oui, parfois, j'en suis capable, je sais que ça vous étonne.

Donc j'ai réfléchi, et j'ai compris.

Et j'ai une chose à vous dire, à vous qui avez inventé « l'écriture de la musique » : vous êtes des sadiques.

J'ai tenté d'imager le supplice que je vis, histoire que vous compreniez mieux, que vous soyez solidaires et, qui sait, que vous m'apportiez une solution miracle, on peut rêver.

Donc.

Prenez un enfant de six ans.  Il n'a jamais lu de sa vie, mais l'apprentissage va commencer.  En plus de lui apprendre à déchiffrer les lettres, une par une, soit 26 (enfin j'espère), et à les prononcer, imaginez que vous décidiez (oui, c'est vous le prof) de lui apprendre en même temps à dactylographier.   Non seulement apprendre à lire, mais également à reconnaître la lettre sur le clavier, et à la dactylographier illico presto.  En aveugle bien sûr, donc sans regarder le clavier, cela va de soi.

Vous comprendre combien ça être compliqué ?

Et encore, l'enfant de six ans, il est au top de ses capacités d'apprentissage.

Pas comme une Anaïs de... pffff déjà autant d'années oui, au corps fatigué par la vie, à la cervelle trouée par les épreuves et à l'œil rendu vitreux par des années d'ordinateur.

Donc moi, comme cet enfant de six ans, je dois regarder la partition, reconnaître la note (et non, y'a pas que sept notes, y'en a 88, comme le nombre de blanches du clavier, sans compter les noires, soit les bémol et les dièse, qui finalement sont des notes à part, à apprendre en plus, fichtre), savoir où elle (la note, vous suivre ?) se trouve sur le clavier et pousser dessus avec un doigt motivé, doigt qui change en fonction des partitions et des humeurs de sadiques compositeurs.

L'enfant a donc un avantage sur moi, outre son âge : à chaque lettre correspond une touche et donc un doigt.  Touche qui ne changera jamais jamais jamais.  Pour le piano, cela change tout le temps, en fonction du placement de doigts (placement en do, placement en ré, placement en position du lotus pour éviter la crise de nerfs, placement à plat pour baffer le professeur...).

L'enfant a finalement encore un avantage, maintenant que j'y pense, outre son âge et le placement facile des doigts : il n'a pas à respecter un rythme lorsqu'il dactylographie, seul le résultat compte.  Moi, je dois respecter les noir(es) et les blaaaaan-cheeees. 

Depuis septembre donc, je m'acharne à apprendre le fonctionnement de cet engin de malheur, j'ai nommé mon petit piano adoré, alias Canada Dry (ça ressemble à un piano, ça sonne comme un piano, le toucher est celui d'un piano, mais c'est pas un VRAI piano - c'est que de l'électrique), que je pensais aussi simple qu'un clavier de dactylo.  Ben oui quoi, on lit, on tape, et l'affaire est dans le sac, ou plutôt la mélodie est dans l'air.

Que nenni.

Depuis septembre, j'essaie de retenir dix notes sur mon clavier, correspondant à mes dix doigts.  Le si et le ré c'est l'index, on répète après moi, le si et le ré c'est l'index.  Le mi se situe là sur la portée, et c'est le troisième doigt, le troisième doigt, retiens bien ça... 

Semaine après semaine, je répète, je répète et je répète. 

Et puis (j'aurais dû m'en douter, vu qu'il y a 88 touches), patatras, tout change.  Et vas-y que je te fasse déplacer la main droite à droite, puis à gauche, et vas-y que je te mette des dièses et des bémols partout partout partout, et vas-y que je te fasse faire le bourdon, là-bas au loin, et vas-y que je te fasse écarter les doigts pire qu'une torture nommée écartèlement...

Du sadisme que cet apprentissage du piano.

Et hier donc, j'ai tenté de répéter mon nouveau morceau.

Facile comme tout.  Tu changes de position à droite, tu changes à gauche, tu insères des bémols et puis tu fais quatre notes à la fois, deux à droite, deux à gauche, et rapido presto, non legato, ça va aller ? 

Nan, ça va pas aller.

Je reconnais même pas les notes, je sais même pas où sont placés mes doigts, je sais même pas quel doigt correspond à quelle note, j'arrive pas à tenir le rythme, j'ai des crampes à droite et les doigts moites à gauche.

Donc ça va pas aller.

D'ailleurs comment voulez-vous que ça aille, il n'y a aucune logique.  Comment, en regardant une partition indéchiffrable avec les doigts au-dessus de 88 touches, savoir où jouer et comment jouer, quand bouger, où poser son doigt, et son autre doigt et les huit autres ?  Aucune logique je vous dis.  Alors, comment apprendre un truc qui me semble impossible à apprendre ?  

Oui, bon, je sais, des milliards (enfin, j'exagère, des millions) de gens jouent du piano, donc doit y avoir moyen...

Me faire greffer 78 doigts, peut-être ?

Alors, je le jette à travers la pièce, mon piano ? 

Bon, je vous laisse, je vais répéter, j'ai cours demain.  Autre idée : je devrais peut-être jeter mon prof à travers la pièce, ça me soulagerait un bref instant...

(Photo de circonstance, j'en ignore l'auteur, s'il passe par ici, qu'il se manifeste, je mettrai un lien).

piano

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |