14
jui

De l’art de faire la pute

Vous m'excuserez l'expression, mais c'est celle qui m'a sauté aux yeux (et non, je n'utilise pas ce mot pour attirer des internautes en mal de sexe qui l'utiliseront dans leurs recherches Google, en matière de dérangés, j'ai déjà ma dose quotidienne).

Vous le savez, My Major Company (MMC), qui a produit, enfin qui a permis aux internautes de produire, avec leurs propres deniers, Grégoire (qui chante, toi + moi), lance le même procédé pour les auteurs.

Je soutiens d'ailleurs ardemment Elena Klein et son « Cendrillon à Hollywood », dont l'héroïne, Inès Valente, m'a semblé être un signe du destin pour moi, ben oui quoi.

Je me suis donc amusée à miser sur elle et à surveiller la jauge.  Je vous assure qu'aux dernières heures des mises, l'autre dimanche (ya quinze jours), nous étions surexcitées, sur MSN, Mostek et moi (je l'ai convaincue de participer à l'aventure, car c'est une première dans l'édition, ça permet de découvrir un peu mieux ce milieu et qui, sait, de devenir riiiiiches - enfin là j'y crois pas trop, je connais un peu le monde du livre, depuis la sortie du mien, on devient pas riche en écrivant, mais on le devient quand on découvre les mails de lectrices qui annoncent avoir eu le moral au beau fixe en découvrant la Célib'attitude après une rupture, ça, c'est une jolie récompense non ?)

Bref, moi j'aime bien, même si ce principe de l'internaute payeur, dénommé pour le coup « éditeur », qui permet à l'éditeur « véritable » de ne courir aucun risque, puisque le pognon arrive illico, est fort critiqué.

J'en ai donc profité pour me créer un petit profil et publier mes textes.  Je l'ai déjà annoncé ici, on va pas épiloguer encore et encore.  Je l'ai annoncé sur Facebook aussi, tant qu'à faire.  Et c'est tout.  Je l'ai annoncé là où j'ai des gens qui me « connaissent » et me lisent, un peu comme une newsletter, un peu comme j'annonce la sortie de mes livres ou les articles parus (normalement, j'aurai prochainement une surprise d'ailleurs, une jolie aventure qui m'a été proposée et à laquelle je suis très fière d'avoir participé).

De toute façon, moi, je donne à lire des textes courts.  Et je sais que les nouvelles n'ont pas la cote dans l'édition, sauf quand on s'appelle Stephen King, Nicci French ou Anna Gavalda.  Donc aucune chance d'être éditée (même si le principe « mes crapauds », je l'imagine illustré et totalement sympa à découvrir à chaque pause WC par exemple).

Mais le but pour moi est de conquérir (waw, quel joli mot) de nouveaux lecteurs et de nouvelles lectrices, car quand on écrit, le but premier est d'être lu.  C'est à ça que sert ce blog, hein, les petits amis.  Quant à conquérir un éditeur avec ces textes, c'est comme chercher un rat vivant sur un navire plein de chats : peine perdue.  Mais l'essentiel c'est de participer non ?  Si.

Tout ça pour vous dire que ce qui me sidère le plus, sur My Major Company Book (et même la version musique, même si je la connais moins), c'est la capacité qu'ont les autres auteurs de « faire la pute » (vous comprenez maintenant le titre ?)

C'est à qui ira copier coller ses phrases aguicheuses sur un maximum de profils d'éditeurs ou d'autres auteurs, histoire d'attirer le badaud.

Déjà, devoir lire des « je vous invite à lire ce que j'écris, j'ai hâte d'avoir votre avis », en cinquante versions voulant toutes être plus séduisantes les unes que les autres, ça me saoule. Et ça me dissuade.  A croire que « je vous invite à » est la formule magique qui ouvre tous les sésames.  « Je vous invite à découvrir, je vous invite à devenir fan, je vous invite à vous laisser séduire, je vous invite à entrer dans mon univers... JE VOUS INVIIIIIIIITE. » 

De plus, recevoir des tas messages privés qui sonnent totalement comme des publicités, ça fatigue, à la longue.

Ensuite, y'a ceux qui viennent racoler sur les profils des auteurs édités, en invitant tout le monde à découvrir leur phénoménal talent.  Je ne doute pas de leur talent, mais comme c'est exaspérant.  Il est normal d'intervenir sur les profils d'auteurs qu'on apprécie, moi j'adore discuter avec les autres internautes/éditeurs d'Elena sur son profil, mais on discute d'Elena, du projet, de notre vie, et on ne répète pas, message après message « venez me lire venez me lire venez me lire » ou plutôt « je vous invite à venir me lire x 3 (ou plus si affinités) ».

Mais ce qui est le plus vicieux, vraiment plus vicieux que le vice lui-même, c'est quand ces prostitué(e)s de MMCB font semblant d'avoir aimé mes écrits pour ensuite faire leur promo.  Vicieux, car en général, on découvre leurs « j'adoooooore ta prose, si originale, si drôle, si touchante, si angoissante (biffez la mention inutile) » sur les centaines d'autres profils.  Identique.  Copiée collée, la prose flatteuse. 

Je ne parviens pas à comprendre ce genre d'attitude, et quand je lis ces appels à la lecture, ben ça me donne pas du tout envie d'en savoir plus.  Je comprends le but hein, attirer le plus possible de monde sur sa page. C'est logique, mais de là à agir de la sorte, non, très peu pour moi.

Durant mes découvertes des auteurs, j'en ai trouvé, par exemple, une dont j'aime le pitch, et j'ai eu plaisir à le lui dire en commentaire.  Mais rien qu'à elle.  Passque j'ai aimé.  Jamais il ne me viendrait à l'idée d'envoyer des messages à tous les éditeurs (savoir, pour rappel, les internautes qui ont un profil et qui sont susceptibles de me lire) pour leur faire ma pub, ni de laisser des messages sur leur profil, pour faire ma petite promo à la noix et racoler à qui mieux mieux.  Jamais eu l'âme d'une commerciale, moi.

Y'a vraiment rien à faire, mais pour moi, « la pute », je ne la fais qu'ici et sur Facebook, passque je vous connais, alors j'ose racoler sur mes terres, sur mon domaine.  Mais racoler sur MMCB, c'est pas demain la veille.

Au fait, je vous invite à (ah ah ah ah ah ah, trop drôle) découvrir ou redécouvrir un texte un peu retravaillé, un nouveau crapaud.  A découvrir, à lire, à aimer, et tutti quanti.  Ben oui quoi, je fais la pute, mais ici je peux, chuis chez moi, c'est mon propre bordel, donc je peux.  Bonne lecture, c'est ici que ça se passe et ça s'appelle « mes crapauds 6 - celui qui déterminait qui était baisable ou pas ».

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
mai

Mon défaut... enfin mes défauts

(Alors là c'est du encore plus vieux billet, genre qui date de début 2007, à l'époque où je devais ajouter moi-même des  <br><br>  entre chaque paragraphe pour que ça s'espace.  Je vous dis pas comme ça caillait à l'époque - avec les brrrrr brrrr, je sais je suis pleine d'humour fou.  A ce niveau, je dois vous dire que mes documents Word s'appellent tous « le célibat », y'a le célibat, le célibat 2 et ainsi de suite jusque 7.  Ce texte a été écrit à l'époque du premier « célibat Word ».  C'est vieux, mais rien ne change, j'étais une teigne, je le suis toujours.  La semaine nostalgie continue... et en souvenir de cette époque, je vous laisse les  <br><br>, so fun).

Anaïs elle est teigne et procédurière. 

<br><br> 

Là où le commun des mortels laisse passer, écrase en silence, moi je refuse de me laisser marcher sur les pieds, je fonce, tête baissée, j'attaque, je râle, je crise, et j'écris... ma spécialité, l'écriture, dans tous les domaines.  D'ailleurs, écrivain public, ça me convient, dommage que ça se perde, j'y voyais de bons débouchés.

<br><br> 

Quand le chauffeur de bus refuse de s'arrêter pour me laisser embarquer, et a le culot de me faire un petit signe narquois (oui je l'ai vu, je ne l'ai pas imaginé), j'écris.  Mais paraît que là-bas c'est la parole du chauffeur contre la mienne, alors ils classent sans suite.  Ma question est : à quoi sert un service clientèle alors ? 

<br><br> 

Quand la serveuse du resto me traite comme un chien, me balance mon plat sans un mot, râle quand j'hésite, me jette la boîte à pizza limite à la figure, j'écris (surtout passqu'y zont pas voulu m'écouter en live, ils préfèrent des courriers).  J'en peux rien si j'ai plus faim et que je veux récupérer ma pizza, scrongneugneu (bon j'avais pas à manger la moitié de la pizza de ma voisine, je suis d'accord, mais les boîtes à pizza ont été conçues dans un seul but : emballer des pizzas, que je sache).  Résultat : et une pizza en cadeau, une.

<br><br> 

Quand une amie se fait emboutir sa voiture garée devant sa demeure, là ousque c'est permis, par un quidam, lui totalement en sens interdit, qui a le culot de lui dire (devant moi - il ignorait le risque pris) « ça ne serait pas arrivé si vous étiez entrée dans votre garage », j'écris.  Oui, je le fais aussi pour les autres (avis aux amateurs).  Elle voulait laisser tomber, elle a eu une nouvelle aile.  Bingo.  Faut pas me chercher, ni chercher mes amies.

<br><br> 

Quand, dans la rubrique courrier du cœur du Ciné Revue, des cousin-cousine, ensemble, mais en cachette, depuis des années, souhaitent se marier et demandent l'avis de la spécialiste.  « Oh sacrilège » hurle-t-elle (je l'entends crier), c'est illégal, arrêtez ça ce suite.  Qu'ils soient ensemble et heureux depuis dix ans, qu'importe.  D'autant que le mariage entre cousin et cousine est totalement légal.  Je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire, de râler, de vociférer, de la culpabiliser « imaginez si suite à votre réponse ils sont allés se suicider de désespoir, consultez vos juristes, arrêtez de dire n'importe quoi ».  J'étais enragée.  La semaine suivante, j'ai constaté que je n'étais pas la seule.  Apparemment ses propos avaient fait scandale et elle a publié ses excuses les plus plates.  Bien fait.

Un courrier du cœur a pour but de faire réfléchir le lecteur à sa situation (tel un psy), pas de lui imposer une quelconque opinion : fais pas ci, fais pas ça, patati et patata (Jordy).

<br><br> 

Quand je dois faire refaire les ourlets de mon pantalon quatre fois parce que l'atelier se trompe systématiquement (non, j'ai pas demandé pantacourt d'un côté et bermuda de l'autre), j'écrase.  Mais quand on me dit « ben quoi y'a rien qui presse, si ? », là, je manque de m'étrangler, puis on m'entend.  Résultat : et un ourlet offert, un.

<br><br> 

Quand j'achète une magnifique horloge en liquidation, que le vendeur me baratine en me certifiant « ouiiiiiii chèèèèèèère Médéme, c'est normal qu'il n'y ait pas de viiiitre, c'est pour bouger les aiguilles par l'avant », que je fais semblant de le croire mais qu'une fois sortie je découvre des bouts de plastique cassé plein mon horloge, je retourne illico à l'intérieur faire ma charogne, d'autant qu'il en restait une seconde, intacte.  Mais réservée il paraît.  Donc ils réservent l'horloge en bon état et me réservent à moi la cassée.  Comme le dit l'expression bien choisie, j'ai chié une pendule et j'ai eu immédiatement l'autre horloge, afin d'éviter d'autres bris de vitre intempestifs.  Non mais.

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Quand je trouve un truc suspect dans ma sauce carbonara Delhéééés, j'écris.  Et je reçois une nouvelle sauce carbonara.  Merci Delhééééés. 

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Quand je m'offre une nouvelle paire de méga belles lunettes, que je suis censée récupérer le 20 décembre et que je n'ai toujours pas le 15 janvier, vu les erreurs monstrueuses : erreur de dioptrie, suivie d'erreur de couleur d'anti-reflet, suivie d'erreur de monture, et j'en passe.  J'écrase.  L'erreur est humaine.  Mais quand le gérant me dit « si tous mes clients étaient comme vous j'aurais mis la clé sous le paillasson », j'en avale la monture, je fais un scandale et je reçois une paire en dédommagement.  Na.

<br><br> 

Par contre j'ai des principes : je ne râle jamais que s'il y a raison de râler (enfin j'essaie).  Pas de malhonnêteté.  Je n'invente rien.  Ça serait trop facile et si nul, de trouver à redire sur tout pour obtenir des cadeaux.  Bon, tout est relatif, je l'admets.  Râler pour un bout de plastoche dans une sauce carbonara, je suis peut-être la seule belge à le faire, mais j'assume.

<br><br> 

Avis à la population, si vous avez besoin d'aide pour rédiger un courrier bien senti, besoin d'un conseil pour épouser votre cousine, besoin d'une écrivaine publique pour rédiger vos écrits, contactez-moi, je suis à votre disposition.  Qu'on se le dise !

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
avr

Je rends visite à la possss’ et je la hais d’autant plus

La poss' de Namur a déménagé.  Avant, elle était dans un immense horrible bâtiment gris sale, près de la gare.  Et là, ils l'ont déménagée tout en bas de la ville, savoir à des kilomètres de distance pour un Namurois, car à Namur, tout est à la fois super près et super éloigné, vu qu'on n'a pas l'habitude d'aller loin pour trouver ce qu'on cherche.  Bref, ils l'ont mise dans le bas de la ville, près de la Maison de la Culture (ah ah ah, ironie du sort), là oùsqu'il y a un arrêt de bus provisoire suite aux travaux de la rue de Fer, arrêt de bus provisoire qui était ... provisoirement supprimé because les travaux du nouveau rond point... cherchez l'erreur.  Enfin, ils ont remis l'arrêt provisoire, à mon avis passque beaucoup de gens se sont plaints, pas moi, pour une fois, même si je trouvais ça abominable pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, de ne plus avoir qu'un seul arrêt à la gare, faut pas pousser non mais.

Enfin, je m'éloigne de mon sujet postal... même si le sujet TEC est tout aussi passionnant, vous n'en doutez pas.

Donc je décide de découvrir cette nouvelle poste.  Bon, y accéder relève de l'exploit, car il faut slalomer entre les trous, les pierres, les tas de sable, les rubans blancs et rouges qui délimitent on ne sait trop quoi et les tuyaux en tous sens...

Et au milieu de tout ça, une toute nouvelle boîte aux lettres.  Grosse.  Et rouge.  En France, c'est jaune, en Gelbique rouge.  Donc rouge.  Au milieu du trottoir.  De l'impraticable trottoir.  Vu la situation, cette boîte aux lettres est condamnée par un gros collant.  Y glisser une lettre aurait pu être possible, mais j'imagine mal l'employé de la poste récupérer ensuite le courrier, vu le brol au sol et aux alentours, ou alors il doit descendre en rappel, genre spéléo et alpinisme réunis.  Non, nin possip'.  Donc ils ont bien fait de condamner la boîte.

Mais moi, j'ai une enveloppe à poster.  D'où ma visite à la poste, comme c'est logiquement logique.

J'entre donc dans le bâtiment.

Ah pour être joli, c'est joli.  Terminée la file de guichets avec vitres pare-balle derrière lesquelles se cachent les employés, bien à l'abri des odeurs d'ail et de transpiration.  Maintenant, la convivialité prime.  Donc, on crée une « relation de confiance », une « complicité clientèle ».  C'est joli. Moderne.  Lumineux.  Au-delà des terminaux électroniques et des boites postales (ou des coffres, je ne sais pas trop), le personnel est installé derrière des bureaux, accessible, enfin en apparence, et voilà.

Mais moi, j'ai toujours une enveloppe à poster.   Alors, je cherche du rouge.  De la boîte aux lettres rouge, pour être précise.  Je cherche à proximité de la sortie, ce qui me semble logique.  Près des terminaux, nada.  Près des coffres ou boîtes postales, nada.  Alors je m'aventure au milieu de la foule en délire, ma petite enveloppe à la main.  Y'a un monde fou.  Des files partout.  Je regarde partout, cherchant désespérément du rouge au milieu de tout ce gris.  Nada.  Je fais trois fois le tour de l'open space, comme on dit en jargon RH (je maîtrise ce jargon, vu que j'ai rédigé plus de 1500 articles RH à ce jour, dingue hein ma bonne Dame).  Rien.  Nada. Niente.  Nothing.

Alors, bravant le regard courroucé des clients qui attendent leur tour et appréhende que je le leur pique en douce, je m'adresse à une employée, prenant mon air le plus innocent et adorable, et je demande « scusez-moi, oùsqu'on peut poster une lettre ici siouplait ? »

Et elle me répond, gentiment (vraiment gentiment, n'y voyez aucune ironie) : « à n'importe quel guichet, donc donnez-la-moi ».  Et je la donne.

Puis je m'en vais, ravie d'avoir découvert la nouvelle poss'.

Passque la poss' de Namur, la nouvelle poss' de Namur, toute belle toute moderne, est donc, ironiquement, le seul endroit à Namur où une boîte aux lettres utilisable est absolument et totalement introuvable.  A mourir de rire. 

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

Je hais la possss’ (et elle s’est vengée)

A force de me plaindre de la poss', de critiquer la poss', de râler sur la poss', ben j'avais oublié que la poss' est une petite chose sensible et fragile, qui souffre intensément des critiques qu'elle doit subir jour après jour après jour après jour.

Je ne parle pas ici des big boss de la poss' belch', qui se font des c... en or, euh pardon, qui gagnent de l'or en bar en zieutant tout ça de leur piédestal.  Je ne parle pas des employés de la poss', qui semble être plus fonctionnaires que tous les fonctionnaires du fonctionnariat (en écrivant ça, je me souviens que j'ai une très bonne amie qui y bosse - une future ex très bonne amie, quand elle aura lu ça ?, et elle fait exception bien sûr, passque quand je vois son job, je comprends que ce soit bien souvent l'enfer, avec des clientes telles que moi, donc d'un côté je râle, de l'autre je comprends que les postiers en aient marre, que les guichetiers en aient marre, bref tout le monde en a marre marre marre).  Je ne parle pas des facteurs qui laissent traîner des colis de graaaaaaaaande valeur n'importe où.

Je parle de la poss', dans tout ce qu'elle a de plus abstrait.

De l'institution vieille comme ... euh, elle a été créée quand la poss' ? ça doit dater non ?

Bref (et c'est vraiment vraiment le cas de le dire), la poss' s'est vengée.

Vous le savez (et si vous ne le saviez pas, je vous l'apprends avec plaisir), je suis fan des « remboursés ».  Acheter des trucs et ne pas les payer, ça c'est le pied.  Même que j'achète des trucs que j'aime pas, mais qu'importe.  L'autre jour je cherchais désespérément une boîte de thé à la menthe, passque Mostek m'avait dit que c'était remboursé.  Je m'agitais car la date limite d'achat approchait.  J'ai regardé Mostek et lui ai dit « mais pourquoi je m'agite, je ne bois de toute façon jamais de thé, j'ai des boîtes entières dans mes tiroirs, achetées y'a un siècle, jamais ouvertes ».

Bref (toujours le cas de le dire), ce jour-là, j'avais acheté un flacon de Bref (vous voyez que c'était le cas de le dire), du liquide vaisselle.  Parce qu'il était « satisfait ou remboursé », of course.  Sauf que j'avais pas lu ce qui était écrit en tout tout tout tout petits caractères. Qu'il fallait renvoyer le flacon vide si on n'était pas content. Argh, ça je fais jamais, renvoyer du brol.  Mais là, c'était trop tard.

Me voilà donc avec un flacon de liquide vaisselle rempli, à renvoyer vide, pour récupérer son prix.  Vous me direz « j'ai qu'à pas le renvoyer et basta ».  Je sais.  Mais moi y'en a être têtue et moi vouloir mon remboursement.  Donc je trouve une vieille bouteille vide non encore jetée dans un sac PMC et je transvase le contenu du flacon.  Je le vide, je le presse comme un citron.  Puis je le mets dans une jolie enveloppe matelassée, je remplis ma paperasse de remboursement et je colle les timbres nécessaires à l'envoi en bonne et due forme.

Puis je pars bosser, et j'oublie de poster mon enveloppe.  Pas grave, je la posterai après ma journée de travail. 

Une fois au bureau, je sors tout mon barda pour la journée : ma bouffe, mes sucreries, un magazine lu dans le bus à mettre dans la caisse à cartons.  Pour tout extraire, j'enlève l'enveloppe contenant mon flacon vide.  En faisant tout ça, je parle avec mes collègues.  Nous parlons parlons parlons, c'est le matin, faut donc se raconter sa soirée et sa nuit, ce qui fait beaucoup dire.  Bla bla bla bla bla bla bla bla...  Bla bla bla bla bla ... Bla bla bla bla bla.

Soudain, au sol, je repère un truc bizarre.  Visqueux.  Gluant.  Genre qui ferait penser à du pus, sans le jaune.  Ou a des glaires.  Ou un mollard.  Bref, ces mots que je hais.  A moins qu'il ne s'agisse de... mais c'est nin possip', c'est pas du... mais ça y ressemble...  Oui, on dirait du ... sperme.  Mais je vois mal ce que du sperme viendrait faire sur le sol au bureau.  Enfin sait-on jamais ce qui s'y passe la nuit, quand tous les chats sont gris.

Voulant découvrir de plus près cette chose au sol, je me rapproche, je me penche, je tourne autour... et je réalise que l'invasion s'étend, que cette chose, y'en a partout maintenant, partout... et plus je bouge, plus il y en a.  En fait, plus je bouge, mon enveloppe à la main, plus je répands... le liquide vaisselle qui s'est hypocritement glissé en dehors du flacon, s'est ensuite faufilé jusqu'à un interstice dans l'enveloppe pour glisser partout partout partout.

Il ne me reste qu'à tout nettoyer, qu'à frotter le sol, qui devient super blinquant, preuve que ce liquide vaisselle est efficace et qu'à sécher le plus possible l'enveloppe.  Puis à la poster le plus rapidement possible.

Seul avantage de ma mésaventure, elle sent super bon le liquide vaisselle, cette enveloppe.  C'est le facteur chargé de la livrer qui va être content...

Oui, c'est clair et net, je hais la posss'.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
avr

Je hais la posss’

Etant donné que mon facteur me hait, je vous en ai déjà parlé et reparlé, j'ai longtemps mis un petit mot sur ma boîte aux lettres, l'invitant à déposer tout colis ou pli épais chez mes voisins, qui sont plus souvent chez eux que moi chez moi, et qui ont la gentillesse d'accepter le processus.  Gentillesse, oui, passqu'une fois, le colis était si énooooorme qu'il remplissait leur living.  Et pour cause, c'était un grand sac de voyage bourré de cadeaux, le tout dans une boîte en carton de la taille d'un cercueil.  Je vous jure.

Donc, durant longtemps, mes voisins faisaient office de boîte postale, et mon facteur acceptait ça.  Passque bon, c'était pratique pour lui, de pas devoir repartir avec son brol, c'était nin pour me faire plaisir, je l'avais bien compris.  Même si à l'époque, je ne le haïssais pas encore comme maintenant, faut dire.  Et lui pareil.  Car oui, il me hait, il ne me dit jamais bonjour quand je le croise.  Vous me direz « ben toi non plus ».  Mais si, j'ai tenté, sans réponse.  Et quand je le croise, je le regarde, histoire de voir s'il va me regarder, me sourire, me dire bonjour et tout et tout.  Ben nada.  En plus, il n'est ni brun ni ténébreux alors bon hein ma foi, j'insiste pas.

Le drame de mon existence, c'est que mes voisins sont maintenant débordés d'activités, ce qui fait qu'ils sont de moins en moins souvent là.

Et un beau jour, je m'en souviens comme si c'était hier, un colis arrive pour moi.  Bien sûr, je suis au taf et j'ignore que le colis doit arriver chez moi, car pour la petite histoire il s'agit des CD de la BOF de Sex and the City (dont certains ont été offerts via ce blog, d'ailleurs), que je suis supposée recevoir au bureau (car je fais tout livrer au bureau, où mon facteur est génial, oui, il existe donc des facteurs géniaux).  Mais l'expéditeur s'est trompé et a inscrit mon adresse privée.

Donc j'ignore tout du drame qui se noue.

Mais en rentrant chez moi, ma voisine me signale l'arrivée d'un colis.

Curieuse comme une petite fouine en manque de scandales, je me rends immédiatement chez elle, et je découvre mon colis.  Des CD tout cholis.

A ce moment là, j'ignore encore tout du drame qui s'est noué.

Et je l'aurai ignoré jusqu'à mon dernier souffle, si ma voisine ne m'avait précisé, juste pour info « tu sais, on l'a trouvé dehors, sur notre seuil ».  Kwaaaaaaaaaaaaaa ?  Dehooooooooooors ?  A la merci des cambrioleurs, de la pluie qui mouille et qui rouille, du soleil qui brûle et qui décolore, des ados avides de CD, des chiens qui pissent et des facteurs ayant fini leur tournée, animés par un désir de vengeance (si, y'en a, je vous le certifie).

Mon sang ne fait qu'un aller-retour et dès le lendemain, je prends ma plus belle plume pour écrire à la Possss', car la possss' belch' est notre amie, et on peut lui écrire pour toute remarque, y'a un service du tonnerre pour la clientèle, alors pourquoi se priver.

Je demande donc à la Possss' de rappeler à mon facteur adoré que s'il peut déposer mes colis chez mes voisins, je lui interdis formellement de les laisser traîner dehors, non mais, de qui se moque-t-on à la Possss', scrogneugneu ?

Etonnamment, je reçois une réponse, que je vous copie en intégralité, fautes incluses, c'est plus rigolo hein.  C'est écrit par une femme :

« J'ai bien reçu votre lettre du XXX (pour préserver l'anonymat des protagonistes, ni la date ni l'année ni l'heure ni la ville ni le nom du facteur ne sont mentionnés) dans laquelle vous m'expliquer (hum ça pue déjà le reflux gastrique) recevoir vos colis sur votre seuil ! (pas mon seuil, celui de mon voisinage, mais soit)

J'ai questionné le facteur qui distribue votre courrier et celui qui s'occupe des colis. Cependant aucun de mes deux agents se souviennent (argh ça y est j'ai la nausée) avoir abandonné quoi que se (sic ça y est je vomis) soit sur le pas de votre porte. Etait ce (le trait d'union, c'est pour les chiens qui courent après les facteurs ?) bien 1 colis livré par la poste ?

Si ce problème venait toute fois (aaaaargh je revomis) à ce (je meurs étouffée par mon vomi) reproduire, merci de m'en tenir informé (transsexuelle, la responsable de la Possss' ?). »

Reste à espérer que les compétences postales ne sont en rien liées aux compétences orthographiques... sinon la Gelbique est foutue.  Bon, hein, on fait tous des fautes, mais de telles fautes dans une lettre officielle et tout et tout, provenant d'une administration et tout et tout, non, franchement, c'est nin possip' et tout et tout.

Mais, finalement, Anaïs, t'as que ce que tu mérites.  A-t-on idée de supposer un seul instant qu'un colis postal, avec un timbre poste, et une oblitération postale ait été livré par la Possss'.  Voyons, n'importe qui aurait pu le livrer, euh, au hasard, un pigeon voyageur, une cigogne en mal de bébé, une diligence, un prince charmant sur cheval blanc, un délégué en chair et en os de la maison de disque...

Je pensais que cette lettre, c'était le comble de la mauvaise foi.  Je le pensais vraiment.  Je n'ai donc pas répondu.  A quoi bon répondre à ce genre d'inepties ridicules pleines de fautes ? 

Je le pensais donc.  Jusqu'à hier...

Quand un lecteur de ce blog m'a conté son expérience :

« J'entends ma boîte qui fait clong clong (ben oui, c'est une vieille boîte avec un couvercle en aluminium, ça fait un bruit de ferraille)
Je me lève prestement tel un fauve et je bondis vers la boîte (comprenez, j'enfile mes pantoufles mollement pour ramper jusque la boîte...) où je trouve... un avis de passage du facteur qui ne m'a pas trouvé chez moi et qui repassera demain. Ben tiens... J'ouvre la porte pour apercevoir la camionnette de la poste filer grand train vers le bout de la rue (celui avec un bistrot où les vélos de la poste poussent contre les lampadaires).

J'empoigne mon téléphone pour expliquer la situation. Et j'ai ce dialogue ubuesque :
"- C'est pas possible monsieur, la poste ne passe pas dans votre rue
- Et mon courrier, il apparaît comme par magie dans ma boîte ?
- Exactement !" »

Le comble, ce n'est donc pas ce que j'ai vécu, le comble, c'est ce que mon lecteur a vécu.  Mais le comble du comble, c'est que nous vivons dans le même quartier... avons le même facteur, le même livreur et sans doute la même responsable de la Possss', qui fait preuve d'une mauvaise foi identique vis-à-vis de tous les citoyens namurois, semble-t-il...

Ça me rappelle un dialogue récent avec un employé infect de l'Acina, ça...  La mauvaise foi crasse, qu'il s'agisse d'un site web plein d'erreurs qui n'en sont soi-disant pas car j'ai qu'à pas cliquer sur le lien cliquable, ou d'un employé de la poste qui certifie que le facteur ne va soi-disant pas dans une rue, ça me sidère.

Je suis sidérée, c'est ainsi.

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |