15
sep

Facebook, c'est de la meeeeeeeeeeeeerde (et j'insulte vraiment toutes les pauvres crottes en disant ça)

 

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Facebook, ou plutôt Culchèvre, comme j'aime l'appeler, au début, c'est tout beau tout rose.  On y retrouve ses amis, on s'y fait pleiiiiiiiiin d'amis qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, surtout quand son profil s'appelle Anaïs Valente et est lié à un blog.  On découvre de chouettes talents, comme des illustratrices.  On découvre de chouettes jeux addictifs, comme Bubble Town, vade retro bubbletownas.

Et puis vient le jour où on fait la connerie du siècle :

On cherche les profils de ses ex.

La connerie du siècle, je vous dis.

Passque bien sûr, on les trouve.  On en retrouve plein.  Plein plein plein.  Parfois mariés fiers de l'être.  Parfois toujours célibataires.  Parfois on sait pas, c'est nébuleux.

Et bien sûr, on clique sur "ajouter comme ami".

Et bien sûr, on attend.  On vérifie.  Sans cesse.

Et bien sûr, ils acceptent.

Et bien sûr, on farfouille sur le profil.  

Et bien sûr, on apprend tout ce qu'ils ont vécu sans nous depuis la rupture.

Tout tout tout.

Et bien sûr, on entame le dialogue.

Bon, vous remarquerez que j'ai parlé en "on", mais vous pouvez remplacer "on" par "je", chais pas pourquoi j'ai opté pour cette formulation, sans doute passque je dois pas être la seule à avoir fait la connerie du siècle, hein que je suis pas la seule, hein, hein ?

Donc, on apprend que cette enflure de première dénommée ex (rhaaa, ça fait du bien) s'est marié.  Pas avec moi.  Toute façon, ça je le savais, puisqu'il avait eu la fabuleuse idée, à l'époque, de prendre le photographe de mes rêves pour son reportage mariage.  Je vous le disais : enflure de première.  Enflure.  Enflure.  MON photographe, celui dont je rêvais depuis toujours pour mon mariage.  Enfin pour mon potentiel mariage, j'ai bien le droit de rêver.  MON photographe, dont j'avais parlé à l'époque, et qu'il a pris pour SON mariage, sans moi.

Puis on apprend qu'il a divorcé.  Bien fait.  Y'a une justice dans ce bas monde, bordel de dieu.  

Alors on papote, on se raconte sa vie.  On se souvient du bon vieux temps.  (Tchu, revoilà les "on". ) Pourtant, le bon vieux temps, il est vieux, c'est clair, mais il était pas toujours bon, mais ça on a zappé, depuis le temps qu'il fait partie du passé, le bon vieux temps.

On envisage même de se revoir, en souvenir de ce fameux bon vieux temps qui est mort et qui reviendra pas mais c'est la magie Culchèvre.

Bien sûr, on se revoit jamais.  Même si on a failli.

On discute un peu moins chaque jour.  On retourne à ses occupations.  On y pense puis on oublie.  Mais au fond on n'oublie rien de rien on n'oublie rien du tout on n'oublie rien de rien on s'habitue c'est tout.

Puis un soir, lors d'une soirée Romantic Girls & the city, on évoque ses ex.  Entre filles, on adore parler de ses ex, c'est bien connu.  On les hait, mais on les évoque avec un souvenir parfois ému, surtout s'ils sont communs, même si ce ne sont que des presqu'ex (mais ça, je vous le raconterai un autre jour).  On rit beaucoup en évoquant nos ex.

Puis on a l'idée saugrenue de faire la seconde connerie du siècle (et deux conneries du siècle en quelques mois, ça laisse présager des prochaines années jusque l'an 2100, je vous le dis) : on se montre les profils de nos ex sur Culchèvre.

Et on réalise que ce fameux ex kidnappeur de photographe de mariage à moi rien qu'à moi, ben il a disparu de Culchèvre.  Disparu.  Oh, dommage, c'était tout de même rigolo. 

Et puis une des romantic girls a encore une idée saugrenue du siècle, idée à laquelle j'avais pas pensé : vérifier si de son profil à elle, ex a bien déserté les lieux.

Et c'est la troisième connerie du siècle.  Mon cas s'aggrave, trois conneries du siècle en si peu de temps, rondidju.

Passque là, le profil apparaît, dans toute sa splendeur, avec une photo et tout et tout. 

LE profil invisible chez moi. 

Mais visible chez romantic girl number one.

Et le franc (enfin l'euro) tombe : cette ordure, cette crapule, cet immonde salaud devant l'éternel, ce bachibouzouk à poil ras, ce voleur de photographe, cette goutte d'eau dans l'océan de mes ex, ce ###@@@!!!!!!!!!!<<<<%%%!!!!!! d'ex aux yeux azur m'a bloquée.

Bloquée.

BLOQUEE.  Bloquée comme un dos atteint de lumbago.  Bloquée comme un feu tricolore en panne.  Bloquée comme une prime à la région wallonne si on respecte pas les conditions. Bloquée comme un forfait téléphonique. 

Bloquée.

Et ça, ma bonne Dame, c'est pire qu'une rupture par sms.  Pire qu'un vol de photographe de mariage.  Pire que le pire du pire.  Pire que tout.

Bloquée, comme une malpropre.  Sans raison apparente.  Sans raison non apparente non plus d'ailleurs.

Bloquée.

Et on pleure des larmes de sang.  Et on le maudit pour ce dernier geste vilain pas beau qui confirme qu'il l'était jusqu'au bout de l'ongle du gros orteil, vilain pas beau.  Et on n'en revient pas.  Et on le maudit encore.  Et on envisage le coup de la poupée vaudou.

Et on se dit que jamais on ne s'en remettra.  Que c'est décidé, on quitte Culchèvre, on quitte internet, on quitte mon blog.  Et pour être sûre de jamais y revenir, on quitte la terre.  Et on part sur la lune.  Non, trop près, trop risqué, qui sait si les connexions internet n'y existent pas déjà.  On part sur Mars, bien plus loin.  Et les martiens, avec un chouia de chance, ils connaissent pas Culchèvre ni son bouton "bloquer le profil".

Puis on va au dodo, le coeur gros.  Sans réelle raison.  Passque ça va pas changer le monde.  Passque ça va pas changer la vie.  Mais passqu'on a été bloquée.  Et on n'a plus qu'une envie : faire une orgie de quiche aux bettes, passque la quiche aux bettes, c'est la meilleure quiche du monde et passque ça console, la quiche aux bettes.

(Photo de péchés mignons).

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06:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (47) | Tags : facebook, ex |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
sep

Le gène du sans-gêne

Du temps du cromagnonisme, c’était la dure lutte (pas la turlutte, quoique) quotidienne.  On ne faisait ni une ni deux : l’énergumène qui tentait de piquer un bout de mammouth ou un bout de mamelle de femelle cromagnone était immédiatement exterminé à grands coups de massue.

Du temps du moyenagisme, la défense territoriale était à son apogée.  Tout qui tentait d’envahir les terres de sa seigneurie se voyait carbonisé par des trombes d’huile bouillante assaisonnées de boules de je-sais-pas-quoi enflammées ou transpercé par des flèches empoisonnées.

Du temps du renaissancisme, l’ennemi était pulvérisé, l’air de ne pas y toucher, par du poison déversé en douce dans son festin.  Plus pernicieux, on se civilise en douceur.

Actuellement, du moins dans notre monde dit « civilisé » du haut de la boule magique qui tourne tourne et tourne autour du soleil, les humains font semblant de vivre pacifiquement, en harmonie.

Mais, si le gène de la bagarre ne persiste plus que chez quelques « humains » totalement inhumains, un nouveau gène a fait son apparition : celui du sans-gêne absolu. Le gène du sans-gêne.

En revenant de mes courses avec Jimmy, j’en ai encore fait les frais.  Mais qui est Jimmy, me direz-vous ?  Ex-profil de ma vie ?  Naaaaan.  Mon nouvel amant ? Naaaaaan.  Mon meilleur pote ?  Naaaaaan.  Mon voisin homo (toute célibataire a un voisin homo) ? Naaaan plus.   Jimmy, c’est mon caddy de bobonne.  Ben oui, il s’appelle ainsi, c’est écrit en grand sur lui.  Un truc immonde à roulettes pour faire ses courses quand on n’a plus de tuture.  En général, ils sont à carreaux, ou en skaï, avec un kangourou brodé.  Vous voyez le topo ?  Mais mon Jimmy c’est le plus beau des caddies.  Il est noir et argenté.  Superbe.  Et puis, fait primordial, il vient de Knokke.  Alors je me la pète grave quand je fais mes courses avec mon Jimmy.  Je me sens moins seule, ainsi.

Donc, moi et Jimmy on revenait des courses.  Il était rempli d’aliments sains et biologiques (boissons au soya, biscuits au chocolat, roast-beef – que j’imagine depuis l’épisode mouche plein d’œufs de mouche chaque fois que je matte une tranche, ça me révulse mais faut bien que je m’y remette - salade de pâtes, que du sain je vous dis, sauf les biscuits, ça va ça va, j’ai le droit non ?)

Et que vois-je à l’horizon ?  Une voiture garée SUR mon trottoir.  Drame.  Je vais devoir la contourner au risque de me faire happer par un 4x4 déchaîné qui me réduira en bouillie et m’abandonnera mourante sur le bitume.  Finalement je suis moins grosse que je n’imagine, je parviens à passer, et Jimmy aussi, moyennant diverses contorsions dignes de la foire du trône.  J’envisage une vengeance immédiate : griffer la voiture avec mes clés.  Je songe immédiatement aux conséquences de ma vengeance : les témoins qui me dénoncent ou, pire, le conducteur qui rapplique, me voit, me flanque une torniole dont je me souviendrai toute ma vie.  Miss scénario catastrophe ?  Ben vous le saviez en venant sur ce blog, non ?

Je rigole je rigole, mais sur le coup j’ai plutôt pensé à ceux qu’on appelle « les usagers faibles », à savoir les personnes âgées, les aveugles et surtout les personnes en voiturette, qui, elles, seraient obligées de descendre du trottoir pour continuer leur petit bonhomme de chemin.

Et là, je ne suis plus d’accord du tout.  Y’en a marre des voitures et de leurs conducteurs qui se croient tout permis (passqu’ils l’ont, le permis), et ce de façon proportionnelle au nombre de chevaux dans le moteur.  Y’en a marre des voitures qui piquent les stationnements pour personnes handicapées ou femmes enceintes (non, ce sont deux types d’emplacements différents, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).  Y’en a marre des voitures guidées par des sans cervelle qui refusent de laisser traverser les piétons, pour gagner 3 secondes 91 centièmes.   Y’en a marre qu’on prenne les trottoirs pour des parkings.   Y’en a marre qu’on considère l’alcool comme une boisson énergétique pré-rallye automobile.

Et encore, moi je suis jeune et dynamique, enfin la plupart du temps, soit deux heures par jour grand max.  Mais que dire des mamans avec poussette, des dames âgées et cannées, des humains à quatre roues et autres faiblissimes individus.

J’en connais des tas, moi, d’histoires sordides d’enfants fauchés par une voiture folle, d’adolescents handicapés à vie à cause d’un alcoolique au volant (puni par un retrait de permis et deux mois avec sursis, le pauvre), de vieilles personnes poussées trop rapidement dans la tombe par quelqu’un de trop pressé pour s’arrêter…

Il est grand temps d’une prise de conscience.  Car au-delà de ces vies volées ou bousillées, les vies des coupables sont également anéanties.  Passqu’à moins d’être dénué totalement de scrupules ou d’être doté d’un gruyère alzheimerien à la place du cerveau, vivre avec ça sur la conscience, ça doit pas être jojo tous les jours.  Voir chaque matin une tronche d’assassin dans la glace, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi (enfin, tout bien réfléchi, à mon pire ennemi, pourquoi pas…).  Oui je dis assassin, même si la définition juridique ne correspond pas, l’assassinat étant prémédité, mais pour moi prendre le volant avec un verre dans le nez, rouler comme un dingue ou ne pas respecter les passages cloutés, c’est une préméditation en puissance.

Oui, bon, il s’agissait juste d’une voiture garée sur MON trottoir, ça va ça va, je m’emporte, je le concède.  Mais c’est signe d’un irrespect, et l’irrespect, c’est comme la gangrène, ça s’étend, ça s’étend, ça s’étend, puis après ça pue.

Tout bien réfléchi, nous sommes toujours au temps des cavernes… C’est juste que la lutte est un tantinet différente, juste un tantinet…

 

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Et c'est pour la même raison qu'on voit l'éclair avant de l'entendre... vous le saviez ? Passque moi oui, et je pensais que c'était une info de notoriété publique mais non j'ai appris récemment que tout le monde ne savait pas ça, alors si vous l'ignoriez maintenant vous le savez, elle est pas belle la vie ?

 

16:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
sep

Comment faire la part des choses ?

D’un côté, j’apprends que mon cher pays envisage de stériliser tous les chats pour éradiquer leur propagation.  Mais si on les stérilise tous, ils vont finir par disparaître de la surface de notre pays à la forme indéfinissable, c’est facile à calculer.   

Comme si la Gelbique n’avait pas d’autres chats à fouetter (et c’est le cas de le dire) en ce moment…  A quand la stérilisation des politichiens ou des cons, voire uniquement des politichiens cons, ce qui rime finalement quasi au même ?

De l’autre, je ne cesse de voir des vidéos de personnes connes (d’où la suggestion qui précède) qui foutent des chats dans des poubelles, jettent des chiots dans des rivières…  Et puis je repense à ces deux chatons trouvés en rue et que j’avais proposés à l’adoption sur ce blog.  Une goutte d’eau dans l’océan de chats abandonnés cet été.  Et je repense aussi à ce débile qui a provoqué la noyade d’un pauvre monsieur qui faisait son jogging, passque son american staf l’a menacé et fait tomber à l’eau, sans que le maître ne lève le petit doigt. 

Et tout ça me débecte.  Et je comprends que les gens et les internautes demandent vengeance contre ces bourreaux immondes.  Ô comme je le comprends… 

Alors, comment faire la part des choses entre les gens qui prennent soin de leurs animaux et ceux qui agissent comme des cons. 

Va-t-on en arriver à une ère de prohibition en Gelbique, où avoir un chat de gouttière sera illégal ?  Ou nous devrons le cacher dans nos caves ad vitam aeternam ?  Ou si nous sommes pris, le chat sera capturé et envoyé dans un camp de concentrations ? ça me rappelle ce livre dont j’ai oublié le nom où tout animal qui était d’une certaine couleur devait être éradiqué.  Brun je pense.  Vous l’avez lu ?

A cause de la connerie humaine, à cause des gens qui sont pas foutus de stériliser leur chat ou de s’occuper des chatons qui naissent, à cause des gens qui sont pas foutus d’avoir un chien dressé et normal, à cause des gens qui n’ont pas de cœur, voilà les décisions débiles que prend mon pays débile. 

Ça m’énerve tiens, du coup.  Déjà qu’on m’a dit ce matin que j’allais avoir 40 ans bientôt, argh, 40 ans, mais j’ai encore plein de belles années avant cette échéance fatidique, qu’on se le dise, plein plein d’années.  Passqu’écrire « 40 ans », non, sérieux, ça le fait pas.  Pas du tout. 

La vidéo, âmes sensibles s’abstenir.

6
aoû

Lettre ouverte à mon chauffeur de bus

Ou plutôt à ce chauffeur de bus là, en particulier, oui, celui-là, avec sa tête de crabe qui n'en pince pour rien dans la vie.

Oui, c'est à vous que je m'adresse...

Vous qui étiez à l'arrêt bien en avance, genre deux minutes.  Et deux minutes ça fait soixante secondes fois deux, donc cent vingt secondes.  Ça paraît peu mais dans un jeu de cache-cache, ça fait compter jusque cent vingt, c'est long comme un jour sans melo-cakes.

Vous qui m'avez vue me précipiter vers vous, mes deux sacs en main.  Oups, non, mes trois sacs, sans compter celui que j'ai à l'épaule.  Mes quatre sacs, donc.  Comme le baudet de Jean de Floreffe transportant l’eau si précieuse.

Vous qui m’avez remarquée, vue, regardée, inspectée, bien assis, peinard, sur votre siège de conducteur pas gentil pas beau.

Vous avez remarqué, non, que j'étais chargée, avec mon livre Les âmes vagabondes, 600 pages, un kilo, avec ma bouteille à eau vert pomme Tupperware, même que j'aurais voulu la rose fuchsia mais on la vend qu'en France, si une Française passe par là, je l'aimerais en roooose, pitiééééé, avec mon portefeuille rempli de bons de réduction et de billets, sans oublier mes cartes de fidélité, mes pièces et mes cartes de banques, avec ma boule de mozzarella reçue gratuitement because l'Italie a marqué beaucoup au mondial, avec mes deux bouteilles de Vitalinéa frizzi lemon coco cherchées dans tous les magasins, avec ma bouteille de vin rosé pour le barbecue de dimanche, avec mon paquet de bichoc pour la soirée Romantic girls & the city d’hier soir, avec mes chips pour la même soirée, avec mon poulet rôti pour demain, avec mes patates rôties pour demain aussi passque chuis trop fade pour les cuire moi-même, avec ma fiche de paie qui comporte des erreurs sur mes jours de congé passque j’ai fait des heures sup à récupérer et passque j’avais encore des jours de 2009 à reporter je sais c’est compliqué mais suffit d’expliquer, avec un livre La beauté du mal reçu le matin même sur une meilleure amie qui est diabolique je vais adorer, avec mon fromage light pour mes tartines c’est ridicule car après les tartines je m’empiffrerai de chocolat blanc spéculoos, avec mon chocolat blanc spéculoos, avec mes Petits Coraya sauce cocktail même que c'est plus cher que sauce mayo c'est nullissime et infondé, avec mes pins Disney reçu avec mes courses, courses payées avec les bons gratuits suite aux achats 100 % remboursés du mois dernier youpie, avec mon lecteur mp3 imitation iPod reçu chez Test-Achats qui repasse en boucle la même chanson doit y avoir un souci technique, avec mon ciné télé revue que je rachète pour la première fois passqu'avant j'avais le Vif mais que maintenant j'aurai le ciné télé revue qu'on se le dise à moi les potins d'enfer, avec mes 500 grammes de spaghettis que je préparerai avec un genre de boursin à l’ail acheté pour les achats 100 % remboursés dont question ci-avant il est temps que je le mange et je le ferai avec une courgette et des scampis, avec mon sandwich mou décongelé pas bon du tout spongieux tout plein et avec la sueur qui me coulait en dessous des bras tellement je courais vite malgré tous mes sacs.

Vous qui avez attendu que je me précipite vers vous, que je sois bien épuisée, tremblante, au bord de la crise d'asthme, passqu'en plus ça montait jusqu'à l'arrêt.

Vous qui avez refermé la porte alors que je n'étais qu'à dix mètres.

Vous qui avez démarré bien avant l'heure, passqu'il n'était que 43 et que vous étiez censé démarrer à 44.

Vous qui êtes venu vers moi au volant de votre mastodonte qui gonfle votre ego dans la même proportion.

Vous qui m'avez lancé un coup d'oeil goguenard, enfin ça je l'imagine, vu que j'avais le reflet du soleil dans le pare-brise, mais je sais que vous étiez goguenard.

Vous qui avez pris votre pied en vous sentant investi d'un super pouvoir.  Le superman du bus, qui a le droit de décider s'il sera gentil ou mesquin.

Vous qui avez été mesquin.  Vil.  Filou.  Hautain.  Narquois.  Dépourvu de conscience professionnelle.

Soyez maudit durant treize générations.

Vous le sentez, ce petit mal de tête ?  Vous la sentez, cette petite nausée ?  Vous le sentez, ce gros vertige ?  Vous le sentez, ce crabe qui en pince pour vous et vous rappelle les ulcères gastriques dont votre organisme est friand ?  Vous la sentez, votre jambe qui tremblote et frétille ?  Vous la sentez, votre aubergine qui ne frétille plus et ne frétillera plus jamais ?

Ben c'est moi, avec ma poupée vaudou made expressément for you.

Bien mérité.

Fallait pas commencer (comme disait Lio).

Na.

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07:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (28) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
jui

De l’art de faire la pute

Vous m'excuserez l'expression, mais c'est celle qui m'a sauté aux yeux (et non, je n'utilise pas ce mot pour attirer des internautes en mal de sexe qui l'utiliseront dans leurs recherches Google, en matière de dérangés, j'ai déjà ma dose quotidienne).

Vous le savez, My Major Company (MMC), qui a produit, enfin qui a permis aux internautes de produire, avec leurs propres deniers, Grégoire (qui chante, toi + moi), lance le même procédé pour les auteurs.

Je soutiens d'ailleurs ardemment Elena Klein et son « Cendrillon à Hollywood », dont l'héroïne, Inès Valente, m'a semblé être un signe du destin pour moi, ben oui quoi.

Je me suis donc amusée à miser sur elle et à surveiller la jauge.  Je vous assure qu'aux dernières heures des mises, l'autre dimanche (ya quinze jours), nous étions surexcitées, sur MSN, Mostek et moi (je l'ai convaincue de participer à l'aventure, car c'est une première dans l'édition, ça permet de découvrir un peu mieux ce milieu et qui, sait, de devenir riiiiiches - enfin là j'y crois pas trop, je connais un peu le monde du livre, depuis la sortie du mien, on devient pas riche en écrivant, mais on le devient quand on découvre les mails de lectrices qui annoncent avoir eu le moral au beau fixe en découvrant la Célib'attitude après une rupture, ça, c'est une jolie récompense non ?)

Bref, moi j'aime bien, même si ce principe de l'internaute payeur, dénommé pour le coup « éditeur », qui permet à l'éditeur « véritable » de ne courir aucun risque, puisque le pognon arrive illico, est fort critiqué.

J'en ai donc profité pour me créer un petit profil et publier mes textes.  Je l'ai déjà annoncé ici, on va pas épiloguer encore et encore.  Je l'ai annoncé sur Facebook aussi, tant qu'à faire.  Et c'est tout.  Je l'ai annoncé là où j'ai des gens qui me « connaissent » et me lisent, un peu comme une newsletter, un peu comme j'annonce la sortie de mes livres ou les articles parus (normalement, j'aurai prochainement une surprise d'ailleurs, une jolie aventure qui m'a été proposée et à laquelle je suis très fière d'avoir participé).

De toute façon, moi, je donne à lire des textes courts.  Et je sais que les nouvelles n'ont pas la cote dans l'édition, sauf quand on s'appelle Stephen King, Nicci French ou Anna Gavalda.  Donc aucune chance d'être éditée (même si le principe « mes crapauds », je l'imagine illustré et totalement sympa à découvrir à chaque pause WC par exemple).

Mais le but pour moi est de conquérir (waw, quel joli mot) de nouveaux lecteurs et de nouvelles lectrices, car quand on écrit, le but premier est d'être lu.  C'est à ça que sert ce blog, hein, les petits amis.  Quant à conquérir un éditeur avec ces textes, c'est comme chercher un rat vivant sur un navire plein de chats : peine perdue.  Mais l'essentiel c'est de participer non ?  Si.

Tout ça pour vous dire que ce qui me sidère le plus, sur My Major Company Book (et même la version musique, même si je la connais moins), c'est la capacité qu'ont les autres auteurs de « faire la pute » (vous comprenez maintenant le titre ?)

C'est à qui ira copier coller ses phrases aguicheuses sur un maximum de profils d'éditeurs ou d'autres auteurs, histoire d'attirer le badaud.

Déjà, devoir lire des « je vous invite à lire ce que j'écris, j'ai hâte d'avoir votre avis », en cinquante versions voulant toutes être plus séduisantes les unes que les autres, ça me saoule. Et ça me dissuade.  A croire que « je vous invite à » est la formule magique qui ouvre tous les sésames.  « Je vous invite à découvrir, je vous invite à devenir fan, je vous invite à vous laisser séduire, je vous invite à entrer dans mon univers... JE VOUS INVIIIIIIIITE. » 

De plus, recevoir des tas messages privés qui sonnent totalement comme des publicités, ça fatigue, à la longue.

Ensuite, y'a ceux qui viennent racoler sur les profils des auteurs édités, en invitant tout le monde à découvrir leur phénoménal talent.  Je ne doute pas de leur talent, mais comme c'est exaspérant.  Il est normal d'intervenir sur les profils d'auteurs qu'on apprécie, moi j'adore discuter avec les autres internautes/éditeurs d'Elena sur son profil, mais on discute d'Elena, du projet, de notre vie, et on ne répète pas, message après message « venez me lire venez me lire venez me lire » ou plutôt « je vous invite à venir me lire x 3 (ou plus si affinités) ».

Mais ce qui est le plus vicieux, vraiment plus vicieux que le vice lui-même, c'est quand ces prostitué(e)s de MMCB font semblant d'avoir aimé mes écrits pour ensuite faire leur promo.  Vicieux, car en général, on découvre leurs « j'adoooooore ta prose, si originale, si drôle, si touchante, si angoissante (biffez la mention inutile) » sur les centaines d'autres profils.  Identique.  Copiée collée, la prose flatteuse. 

Je ne parviens pas à comprendre ce genre d'attitude, et quand je lis ces appels à la lecture, ben ça me donne pas du tout envie d'en savoir plus.  Je comprends le but hein, attirer le plus possible de monde sur sa page. C'est logique, mais de là à agir de la sorte, non, très peu pour moi.

Durant mes découvertes des auteurs, j'en ai trouvé, par exemple, une dont j'aime le pitch, et j'ai eu plaisir à le lui dire en commentaire.  Mais rien qu'à elle.  Passque j'ai aimé.  Jamais il ne me viendrait à l'idée d'envoyer des messages à tous les éditeurs (savoir, pour rappel, les internautes qui ont un profil et qui sont susceptibles de me lire) pour leur faire ma pub, ni de laisser des messages sur leur profil, pour faire ma petite promo à la noix et racoler à qui mieux mieux.  Jamais eu l'âme d'une commerciale, moi.

Y'a vraiment rien à faire, mais pour moi, « la pute », je ne la fais qu'ici et sur Facebook, passque je vous connais, alors j'ose racoler sur mes terres, sur mon domaine.  Mais racoler sur MMCB, c'est pas demain la veille.

Au fait, je vous invite à (ah ah ah ah ah ah, trop drôle) découvrir ou redécouvrir un texte un peu retravaillé, un nouveau crapaud.  A découvrir, à lire, à aimer, et tutti quanti.  Ben oui quoi, je fais la pute, mais ici je peux, chuis chez moi, c'est mon propre bordel, donc je peux.  Bonne lecture, c'est ici que ça se passe et ça s'appelle « mes crapauds 6 - celui qui déterminait qui était baisable ou pas ».

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |