1
fév

Le bonheur d’en face (c’est ça le vrai bonheur)

Rassurez-vous bonnes gens, non je ne vais pas vous parler de cette vieille série démodée avec Annie Cordy. Vous avez déjà subi le résumé de l’intégralité de Sous le Soleil sans broncher, sans faire détruire mon blog, je ne peux vous infliger encore une fois un tel supplice.

Je reçois ce jour un mail hyper sympa (j’ai un bol fou, à une exception près je ne reçois que des mails sympas, quel bonheur – nous voilà déjà au cœur du sujet), dont je vous cite quelques passages :
« Je voulais juste te féliciter pour ton blog, que je qualifierai d'"excellent" (je fais partie des 78% de convaincu(e)s !) ! Je l'ai découvert il y a peu mais depuis, je le vois partout : il est même dans le Ciné télé revue de cette semaine (ma bible hebdomadaire à moi) ! L'air de rien, tu fais ton petit bonhomme de chemin dans la blogosphère ! J'ai lu ton blog de part en part, et désolée si ma plume n'est pas aussi littéraire et/ou originale que certains de tes admirateurs qui t'ont déjà complimentée mais bon, c'est sincère ! Oserai-je avouer que j'ai trouvé l'homme de ma vie et que je l'épouse bientôt ? Ca fait plutôt mauvais genre sur un blog de célibattante, alors désolée, je ne le ferai plus ! Malgré nos situations différentes, je trouve ta prose plus qu'agréable à lire et criante de vérité ! Alors encore une fois, félicitations ! Je ne vais pas rajouter les commentaires "bâteau" du style "mais tu trouveras bientôt qqn de bien, une chouette fille comme ça", c'est pas trop mon style ! En fait, je suis plutôt du genre à complexer d'avoir pu trouver la perle rare quand je vois tous ces couples bancals/célibataires autour de moi. Alors j'essaie de ne pas jeter mon bonheur à la figure des autres, bizarre hein ? Enfin bon, j'avais dit que je n'en parlerais pas, alors motus et bouche cousue, en espérant ne pas avoir déclenché chez toi de "mw", pour qui elle se prend celle-là, j'en ai rien à faire de sa vie", je vais continuer à te lire dans mon coin, en me régalant de la façon dont tu nous narres tes aventures ! A bientôt peut-être ! » (petite parenthèse il est fou d’imaginer que je puisse penser « j’en ai rien à faire de sa vie », j’adore lire vos commentaires, vos expériences, vos vies – et je vais pas vous bassiner avec ça, vous le savez bien sûr)

Bon ben finalement j’ai tout retranscrit, car je ne vois pas ce que je pourrais supprimer : les compliments qui font exploser mon égo (non c’est trop chou), l’insertion dans Ciné Revue (non, c’est la méga bonne nouvelle du jour, de savoir que les dizaines de milliers/millions de lecteurs dans le monde entier – pas moyen de trouver des stats sur le net mais Nuages va s’en charger, merci mon Nuages, biz d’avance – vont se ruer dès aujourd’hui sur mon blog pour l’adorer, le vénérer et m’idôlatrer toute leur vie), et surtout le sujet du jour : peut-on jeter son bonheur à la figure des autres ?

Je serais tentée de dire spontanément oui, que je me réjouis du bonheur des autres, qu’entendre leurs histoires d’amour, leurs projets fabuleux, leur nausée de grossesse, leurs augmentations de salaire, ne peut que me mettre en joie, embellir ma journée. En d’autres termes que ton bonheur est mon bonheur, que votre bonheur est notre bonheur, que tout cela dégouline de contagiosité (est-ce français ?). Je le crie tellement fort, tellement haut que ça me fait douter de ma sincérité. Remets-toi en question ma chère Anaïs, dirait Monsieur Psy.

J’ai malheureusement un peti (gros ? vous trouvez ?) défaut. J’ai une tendance à être légèrement (mais si, très trèèès légèrement) envieuse. Et vu que par un hasard de la vie incroyable (mais il n’y a pas de hasard, je le sais), je suis entourée de gens qui nagent en permanence dans un jacuzzi de bonheur, c’est parfois dur dur, surtout les jours de déprime because j’ai vu Echec, because je me suis engueulée avec collègue/boss/client, because j’ai pas eu ma dose de gras/sucré, because le rat m’énerve, because y’a rien à la TV, because j’ai mes ragnagnas (entre filles on se comprend).

Je l’avoue, j’ai une pointe d’envie vis-à-vis de ces gens qui ont :
- une belle voiture très classe très chère (ze veux et zegixe la même)
- un mari très gentil très bricoleur (je me contenterai d’un mari, bricoleur ou pas)
- un enfant très propre très bien comme il faut (j’en discuterai avec ledit mari)
- un job très bien payé très relax (no comment)
- une TV très grande très plate (pas une qui pèse 115 kg)
- une famille très soudée très parfaite (non comment non plus)
- une bloggeuse talentueuse (d’ailleurs reprise dans mes liens, c’est dire si j’apprécie son blog) qui publie un bouquin, aaaaargh là je me liquéfie d’envie (même si je trouve ça dément, si je la félicite, si je suis sincèrement heureuse pour elle, rien à faire, petite pointe dans le bide : la veinarde, la cocue, la bollue…)

Faute avouée est à moitié pardonnée ?

Alors pour l’autre moitié impardonnable, j’avouerais aussi que, parfois, dans des cas très très rares et très très particuliers, mais parfois quand-même, allez j’ose, je le dis … parfois, je me réjouis du malheur de certains. Honte. Shame on me. J’ai beau me dire bien à l’intérieur, dans les tripes « tu peux pas penser ça tu peux pas », c’est plus fort que moi, parfois je jubile de leurs petits problèmes – du genre la belle voiture qui tombe en panne, le mari qui se casse le doigt, l’enfant qui a une diarrhée chronique, la TV qui implose, la famille qui s’engueule au réveillon, et Echec qui plaque Garce (mais je ne jubile jamais des gros problèmes, promis juré).

Je réciterai des prières ce soir pour expier cet aveu monstrueux (mais humain, je suis sûre de ne pas être la seule).

PS : Chère Cayo, n'ai pas peur, je n'ai pas de poupée Vaudou à ton effigie (pas encore...), j'espère que tu seras heureuse et que tu me raconteras tes préparatifs du mariage-bonheur-avec-ton-zhom, ça m'inspirera des posts :))

16:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
jan

Un envol d'idées

Hier soir, j’étais en nem dans mon lit (la position nem sera abordée lors d’un prochain post, elle a pour but d’une part de tenir chaud, et d’autre part, bien plus important, d’empêcher tout pêt de s’échapper – le bille est déjà rédigé, mais le sujet était relativement tabou, il ne sera posté, ce post, que lorsque le moment sera venu de le poster, ce post), tentant de conserver un minimum de chaleur. Je regardais d’un œil une émission sur le cinéma (France 2) et je dormais de l’autre œil. Quand un sujet de post original, inédit, drôle mais à la fois sérieux, captivant, palpitant, m’est venu en tête. Paf la tête. J’ouvre le second œil pour me concentrer. Je me concentre. Les phrases s’amalgament dans mon cerveau, je rédige tout dans ma tête, ça coule entre les neurones de ma cervelle. Facile. Fluide. C’est dans la poche. La boucle est bouclée, le post est posté. L’émission, bien que passionnante, force mon œil à se rendormir, bientôt suivi par l’autre œil. Ron zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz. 6h25 tuuuuuuuuuuuuuuuuut. Je me dirige à tâtons, grelottant de froid, vers la salle-de-bain, rituel pipi-douche-dents lavées. Tout à coup je me réveille : mon post, j’avais un super post en tête hier. Et bien rien, le vide intersidéral. Tout est parti dans le fin fond des cellules grises, oublié, perdu à tout jamais. C’est d’un triste, ce talent envolé dans la nature en quelques heures de sommeil. Je me creuse depuis lors, mais même plus moyen de me souvenir du sujet !

C’est décidé, j’installe un bloc-notes dans chaque pièce (et notamment au WC) : l’inspiration ne m’échappera plus, jamais. C’est trop de souffrance (oh comme je suis douée pour décrire les drames de ma vie).

19:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
jan

Agecanonix cherche minette

Je suis hors de moi.

Je lis sur un autre blog de la catégorie "rencontres" le message suivant : «homme 65 ans cherche femme de 30 à 45 ans. Je suis jeune d'esprit et je m'habille jeune».

Ah bon, donc les pensionnés qui s'habillent jeunes osent se ridiculiser en avouant publiquement vouloir rencontrer des "poules" de 30 ans ! Mais se demandent-ils un instant si lesdites poules ne rêvent pas, elles, d'un homme qui s'habille jeune, qui a un esprit jeune, et qui EST JEUNE, tout simplement… et pas un vieux schnock défraîchi, limite périmé, aux chairs flasques et au front ridé, et chauve par-dessus le marché (je suis énervée, ça se sent ?). Moi j'adore les chauves, donc je cite ça à simple titre d’exemple, mais je n’aime que les jeunes chauves, qui s'assument, avec une coupe bien courte, pas les complexés qui remontent lamentablement deux mèches grasses sur leur tête d'œuf, espérant donner illusion. Et pas les vieux chauves qui considèrent que seules les femmes de l'âge de leur fille (et même de leur petite-fille) sont dignes d'eux.

D'autant que pour moi un homme de cet âge canonique qui cherche systématiquement une femme si jeune doit être doté d'un problème particulier… non ? Un complexe du troisième âge ? Une envie pathologique de chair fraîche (Barbe Bleue) ? Une libido défaillante à rebooster ?

Seul avantage (non négligeable dites-vous ?). Lorsque j’aurai 50 ans, pépé en aura 85 et avec un peu de chance j’aurai hérité de sa vaste fortune, pour autant que ses enfants de 60 ans me laissent une part, bien sûr…

Personnellement, je me sens totalement prête à aimer un homme plus âgé (mais dans la limite du raisonnable), via un coup de foudre naturel dans la "vraie" vie (donc pas via une page orange où seule la decennie de ma naissance compte). Je préfère d'ailleurs de loin un homme plus âgé, gardant l'espoir fou qu'il sera ainsi plus mûr, moins volage et moins concon… on vit d'espoir je sais.

Mais je ne suis et ne serai jamais intéressée par un homme plus âgé que mon propre père qui impose de tels critères ridicules (ridicules pour lui) ! (je suis toujours énervée, ça se sent ?)

Que se passe-t-il donc pour les femmes une fois qu’elles ont 45 ans et une minute, selon ce monsieur ? Le carrosse redevient-il citrouille ? Deviennent-elles en une nuit des pommes ridées, des vieilles peaux infréquentables ? Une femme perd-elle donc son humour, sa belle âme, le charme de ses yeux et de son visage un tantinet marqué par le temps, son expérience intéressante, sa vie, tout simplement, une fois passé ce cap historique ?

Cet épisode me rappelle une de mes grandes prises de tête sur le net, lors d'un tchat avec un homme de plus de soixante ans très très intéressé par moi, vu mon si jeune âge. Je lui demande les raisons de son choix, en d’autres termes pourquoi moi qui suis nettement plus jeune. « Parce que les femmes vieillissent beaucoup moins bien que les hommes, et je n’aime pas ça, elles vieillissent si mal, si vite » . Glups. Outrée, j’étais (rien que d’y repenser m’énerve au plus haut point, ça se sent ?) Un homme ridé, aux tempes grisonnantes, waw, quel charme, quelle classe, il n’en est que plus séduisant. Une femme ridée, poubelle. En 2007. Ça fait peur ! Je suis montée sur mes grands chevaux en défenderesse des femmes cinquantenaires qu'il critiquait, bien que ne me sentant pas visée par ses propos, en lui signalant en passant que les jeunes trentenaires n'avaient peut-être pas envie d'un homme impuissant sous viagra, au ventre aussi mou que son trilili. Ça m'a soulagée, mais soulagée. Pauvre imbécile. (je suis toujours énervée ça se sent ?)

J'aurai un jour cinquante ans moi aussi, et je ne voudrais pas n’avoir affaire qu’à des bellâtres machistes croulants qui draguent les minettes.

19:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jan

Et bien dansez maintenant !

Hier je suis allée danser. Oh comme j’aime ça. Cet instant où, quasi coupée du monde, je me gave de musique, je laisse mon corps se défouler, je vis le moment à cent pour sûr. Encore du bonheur. Rien que du bonheur. Pas besoin d’alcool pour être ivre.

Par contre, il faut être ivre pour supporter le regard des hommes dans les boîtes. On les croirait dans un supermarché «bon je prends des pennes ou des tagliatelles ? Ou bêtement des spaghettis ? A moins que je ne tente des spirellis ?». Et vas-y que je dévisage chaque femme de la tête aux pieds, avec arrêt magnéto sur la partie charnue de leur anatomie, avec tentative de visualisation du postérieur ou de l’intérieur du décolleté, sans délicatesse aucune. Et vas-y que j’en bave d’envie (ou de dégoût, c’est selon). Cette foire aux bestiaux est bien pire que celle qui sévit sur le site orange, car ledit site permet au moins un choix intellectuel. Sur la piste de danse, on n’en a que faire, de l’intellect.

C’est ainsi que je me retrouves à danser avec un inconnu plutôt mignon mais dont l’intellect se limite à « sa va tu vient souvan issi ? » (j’en suis intimement persuadée, il pense avec des fautes d’orthographe plein le cerveau). Et c’est long, c’est long, parce que c’est la version longue d’Hôtel California (ne dansez jamais sur la version longue d’Hôtel California sans bien connaître votre partenaire, petit conseil de femme).

Donc, s’il y a quelque chose que je supporte de plus en plus difficilement, c’est de danser un slow avec un inconnu. Il fut un temps ou j’estimais que c’était flatteur, d’être invitée pour un slow. Ça veut dire que tu plais ma petite vieille, yeeees. Oye oye bonne gens réjouissons-nous, Anaïs a plu à quelqu’un. J’en suis revenue de ce genre de trip.

Si plaire c’est finalement accepter de danser avec un homme peut ragoûtant qui insiste depuis des semaines (et sous la pression d’une amie culpabilisante « enfin arrête de lui faire affront, va danser, pauvre mec »), et se laisser tripoter comme un bout de bidoche car il considère que danser c’est palper, malaxer (et non, ça n’aide pas à la fonte de la cellulite).

Si plaire c’est danser avec un homme qui te regarde fixement dans les yeux, croit y lire une invitation, et tente de s’accrocher à ta bouche telle une sangsue en manque, au point que devoir violemment le repousser pour échapper à cette étreinte.

Si plaire c’est ne plus oser mettre le moindre top un peu échancré ou un peu court, car l’homme estime que si ton top est court, c’est pour glisser les mains dessous et tripatouiller tout ce qui s’y trouve.

Si plaire c’est subir un dialogue passionnant «vous habitez en maison ou en appart ?» «propriétaire ou locataire, je demande ça car ma femme vient de partir et c’est pas facile de tout assumer, le ménage, les repas, le loyer. Je dis ça je dis rien…».

Et bien je le revendique : je ne veux plus plaire !

09:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
jan

Discrimination

L’autre jour, je lis que pour réussir, mieux vaut être beau, ou belle. Ça je le savais, voilà pourquoi je me morfonds dans un petit boulot sinistre depuis de longues années, au lieu de devenir une star internationale, adulée et riche. Mais que la discrimination physique soit à ce point exacerbée, ça je l’ignorais tout de même. Même CV envoyé, photos différentes (top model / thon). Le thon est réformé, le top model engagé, à compétences égales (voire supérieures pour le thon). C’est aussi simple que ça. J’en avais déjà eu l’exemple à la TV : une fille ronde se présente pour un poste de vendeuse, réformée, « on vous rappelle », une fille mince en slim jean (la garce) se présente l’instant d’après, elle est accueillie comme Ulysse par Pénélope (euh, c’est bien Pénélope qui l’attendait ?). Caméra cachée à l’appui. Sidérant. Ben voyons.

L’autre jour toujours, je lis que pour réussir, mieux vaut être jeune. Surtout pour trouver un job. Accessoirement pour plaire également, mais c’est variable. Ce qui est invariable, par contre, c’est qu’on sera tous plus vieux… un jour ou l’autre ! Ben voyons.

L’autre jour suivant, je lis que pour réussir, mieux vaut être blanc, ou blanche. Une journaliste blanche a postulé pour un job et pour un appart, maquillée en femme noire. Résultat : le bide (on lui a même dit « j’ai rien contre les noirs, mais y’a l’odeur »… no comment). Le lendemain, blanche et bien française, elle a décroché les deux ! Tout ça, on le sait, mais le lire noir sur blanc (waw le jeu de mots que je viens de pondre, comme ça, sans même réfléchir), ça laisse songeur (là, je réfléchis). Ben voyons.

L’autre jour encore après, je lis que pour réussir, il vaut mieux être bien portant, ou bien portante. Et l’avoir toujours été ! Parce qu’une fois la faute commise (c’est bien connu que la maladie ou le handicap est une punition divine qui colle à la peau comme la moule à son rocher), on se retrouve sur une voie de garage au bureau (si on a la chance d’avoir gardé son job), on n’est plus engagé pour peu qu’on avoue l’inavouable, on n’a plus droit à aucun prêt (c’est bien connu aussi qu’on ne prête qu’aux riches et aux biens portants).

Finalement j’ai encore de la chance, je ne suis ni black ni malade, et pas encore trop vieille, mais ça me tue de lire que la France débloque je ne sais combien de millions d’euros pour une campagne de pub qui dira simplement « le cancer c’est pas contagieux, je suis comme tout le monde, acceptez-moi ». Où va le monde ! Moi je le sais que c’est pas contagieux, tout le monde le sait. D’ailleurs c’est pareil pour le SIDA, ça vole pas dans l’air ambiant, non non, les études le prouvent. De même le fauteuil roulant ne va me sauter dessus et m’obliger à l’utiliser, non. C’est pareil aussi pour le célibat tiens, c’est pas contagieux (mais c’est un autre débat).

Y’a moyen de réfléchir un peu avant d’agir ?

(PS : quand je dis thon, ce n’est pas péjoratif, c’est juste que c’est plus rapide et clair que « jeune fille moins gâtée par la nature »).

07:21 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |