5
fév

Le chat

Voici le message du chat ce matin. Je ne peux m'empêcher de vous le montrer, il est tellement de circonstance ! Copyright Geluk bien sûr...

chat

13:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
fév

"le tabac t'abat !"

Ce vieux slogan qui me revient spontanément en mémoire est tristement d'actualité ce matin.  Après le meurtre pour avoir refusé de donner son lecteur MP3, voici le meurtre pour refus de cigarette.  Où va le monde.  Sommes-nous à Chicago, dans le Bronx, à Miami ?  Non, en Belgique.

 

Moi qui, chaque matin, quand j'enfourne mes écouteurs dans mes minuscules petites oreilles, pour me gaver de musique (et accessoirement me réveiller un tant soi peu durant le trajet), jette systématiquement un regard apeuré autour de moi, prête à lancer mon lecteur MP3 en hurlant "prenez-le prenez-le mais laissez-moi vivre" au moindre signe d'agression, vais-je devoir me mettre à fumer ou à tout le moins à avoir un paquet de cigarette en permanence sur moi au cas où ?

 

Je devrais peut être avoir un lecteur en stock pour parer à toute requête antipathique.

 

Je devrais peut-être avoir toujours un billet de 50 eur à portée de main, pour éviter une crise d'agressivité si je n'avais pas le moindre petit billet à offrir en pâture à d'éventuels agresseurs.

 

Je devrais peut-être me plaquer un sourire faux sur le visage en permanence, afin d'éviter d'être taxée de délit de "tire la tronche" par un fou dangereux qui ne supporte que les personnes qui sourient aux anges.

 

Je ne devrais peut-être plus oser arborer une écharpe Strelli en rue, de peur qu'on ne me l'arrache (avec étranglement à la clé), vu sa "valeur".  Je devrais m'habiller en haillons pour éviter tout danger.

 

Je devrais ne plus sortir, me terrer chez moi comme un animal traqué.

 

C'est ça la vie ?

 

Où va le monde !

 

 

13:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
fév

La nausée

Non je ne vais pas me la jouer Jean-Paul Sartre (ou Jean-Sol Partre, au choix) et vous faire un essai philosophico-rasoir. Ce post m’est immédiatement inspiré par le commentaire de Nuages, et vient en complément du post dentaire qui précède.

J’ai un énorme problème avec la nausée. Non pas que j’aie l’estomac fragile, de ce côté il tient le coup (on peut pas avoir les poumons fragiles, les intestins fragiles – post suivra mais j’attends que vous soyez mûrs pour supporter une telle lecture - et en plus l’estomac fragile, faut pas pousser bobonne dans les orties etc etc). Mais j’ai la nausée facile, hypra facile. Rien que prononcer « nausée », j’ai la nausée.

J’avais lu un jour qu’il fallait se brosser la langue en même temps que les dents, pour avoir l’haleine fraîche. J’ai tenté une fois. Mon déjeuner a failli repasser immédiatement. Bonjour l’haleine fraîche en effet !

Je tente régulièrement d’introduire ma brosse à dents jusqu’à mon ultime dent de sagesse, histoire de la préserver, cette sagesse qui s’en va petit à petit (la pulpite me poursuit de ses assiduités et m’a ôté ma seconde dent de sagesse il y a deux ans). Pas moyen, l’envie de vomir me submerge immédiatement.

En vue de porter mes innombrables fils de fer barbelés dentaires (voir post précédent au besoin), j’ai préalablement subi ce qu’on appelle en jargon dentaire les « empreintes ». Pour ceux qui ont eu la chance d’échapper au martyre de l’appareil dentaire, il s’agit d’entrer dans le début du gosier un genre d’énorme cuillère en forme de bouche, remplie d’une pâte rose (ils pensent que le rose va désamorcer la crainte des pauvres victimes, faites-moi rire !), à l’odeur et au goût chewing gum-dentifrice mélangé (en en parlant, le goût me revient en bouche, tant d’années après, c’est dire le traumatisme, hein Docteur Psy). La chose doit rester dans le gosier jusqu’à ce que la pâte ait complètement séché, soit d’interminables minutes durant lesquelles il est impossible de déglutir, de parler, ni même de vomir. Et pourtant, comme on en a envie, de vomir. Cette chose est enfoncée bien profondément, titillant les innombrables papilles vomitives du fond de bouche. Pourquoi Dieu a-t-il prévu des papilles gustatives sur l’avant et des papilles vomitives sur l’arrière, qu’on me le dise ! J’ai donc vécu ce supplice trois ou quatre fois et je n’en suis toujours pas remise. J’ai d’ailleurs toujours les moules en plâtres (en grande conservatrice devant l’Eternel), et de temps en temps je me fais une petite soirée souvenir dentaire qui me confirme que le jeu en valait la chandelle, vu l’état de mes dents de lapin de l’époque.

Mon second supplice nausée est celui de la radio dentaire. J’ai peut-être une grande gueule (enfin j’en donne l’air), mais j’ai une toute petite bouche. Alors le truc monstrueux qui permet de faire une seule radio pour chaque côté de la bouche, en maintenant la plaquette radio au centre, est pour moi le pire moment de mon contrôle annuel chez Gentil Dentiste. Non seulement ça fait un mal de chien, mais en plus ça donne la nausée. Le double effet Gentil Dentiste ! Il fut un temps où, soucieux de ma petite personne, il acceptait de faire quatre radios, me permettant de tenir la plaquette avec mon gentil petit doigt. J’ai grandi (et la Sécu est devenue plus stricte également), et en grande fille que je suis, je n’ai qu’à souffrir en silence. Je souffre durant l’opération radiographie, mais surtout après, puisque j’ai chaque fois quatre aphtes aux points d’impact. Quelle vie ma bonne Dame !

Mes médecins successifs (non ils ne me virent pas pour excès de maladie, mauvaises langues que vous êtes, et je n’en ai eu que quelques-uns dans ma longue vie de patiente) sont prévenus dès ma première visite en leur cabinet. Il est interdit de sortir l’infâme bâton de bois pour tenter de m’abaisser la langue (d’ailleurs ce bâton s’appelle un abaisse-langue si je ne m’abuse), car le moindre frôlement de ma superbe et agile petite langue provoque une nausée. Une nausée, vous me direz, le médecin s’en contrefiche. Mais moi pas. Et pour l’éviter, je frappe, en réflexe. Un réflexe étant par définition incontrôlable, j’avertis d’emblée mes docteurs chéris et ils apprennent vite la leçon. Si à la seconde visite ils réitèrent leur tentative, un regard et un petit non suffit à leur rappeler le risque qu’ils encourent à s’aventurer dans pareille aventure. D’ailleurs, entre nous, je vois mal l’intérêt de cet engin de la mort, puisqu’un énorme «Aaaaaaaaah» bien résonnant, en aplatissant la langue à fond, suffit amplement à montrer tout l’intérieur de son gosier, j’en ai la preuve puisqu’ils n’insistent pas et me diagnostiquent facilement tous les trucs en –ite que j’attrape inéluctablement.

Autre engin de torture, mais puissance mille, dont je ne parle en général jamais, pour conjurer le sort : la gastroscopie. Vous comprendrez aisément que si je frappe à l’approche de l’abaisse-langue, je tue à l’approche de ce diabolique appareil à gastroscopie. Je n’en ai jamais subi, mais si tel était mon destin, j’exige l’euthanasie. C’est clair et net comme clarinette. A la rigueur, une anesthésie générale serait peut-être moins radicale, je promets d’y réfléchir. Rien que d’y penser j’ai des angoisses monstrueuses, les mains moites et les pieds poites, mon cœur qui s’emballe. Il est inconcevable que je subisse ça. D’ailleurs à moins de me rendre complètement groggy, je n’arriverai jamais à accepter que cette chose me rentre dans le gosier et s’introduise dans mon estomac, mais quelle monstruosité, je vais frapper, hurler, me débattre comme une folle furieuse que je serai. Je préfère encore une coloscopie, au moins c’est plus loin de ma langue. Une seule solution : l’euthanasie je vous dis !

18:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
fév

Mathilde

Je suis l'objet d'une persécution. Non seulement les internautes s'obstinent à rechercher des infos sur "Mathilde Seigner" enceinte et à tomber sur mon blog, mais j'ouvre la TV et paf la voilà qui témoigne de sa vie et sa grossesse. Mathilde, sort de mon blog !

18:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
fév

Les goûts des belges

Les belges ont été sondés. On leur a demandé ce qu’était le bon ou le mauvais goût.

Le bon goût c’est la pierre naturelle et le parquet, le mauvais goût le linoléum. Ben tout le monde n’a pas les moyens de se payer du parquet, moi c’est du lino et j’assume. Pas une question de goût, mais de sous !

Le bon goût c’est Delhaize, le mauvais goût Wibra. Pour Delhééééz j’acquiesce. Mais c’est quoi cette façon de critiquer Wibra ? J’y achète toutes mes chaussettes à prix d’ami, de toute façon c’est pour les cacher dans mes bottes. Et j’y ai déjà acheté des pulls dont on vantait la beauté. Bon, quand je disais d’où ils venaient, les gens tiquaientn mais je m’en fous, si ça me plait, c’est le principal (j’ai même eu le plaisir de rabattre son caquet à quelqu’un qui me disait « Wibra pour les torchons ok, mais pour les fringues »…, ce à quoi j’ai rétorqué « tu vois cette petite veste que tu admires en bavant d’envie, et bien tu sais d’où elle vient ? Wibraaa » ! rien qu’à voir sa gêne, j’ai joui de plaisir). J’ai passé l’âge de tout ça, je peux m’acheter des chaussettes Wibra à 14h et filer ensuite chez Strelli à 15h m’offrir une écharpe. A me lire on dirait que j’en ai une collection. Et bien oui j’en ai une collection : bleue, bordeaux, rose, noire, verte, orange. Je parle des chaussettes. Pour les écharpes on en reparlera quand j’aurai gagné au lotto. Mais il est maintenant de notoriété publique que j’ai des goûts de luxe.

Le bon goût c’est le labrador, le mauvais le pit-bull ou le chihuahua. De toute façon je n’aime pas les chiens.

Le bon goût c’est le tailleur, la robe noire, le mauvais goût le motif léopard. Je suis d’accord, j’adore les félins mais bon dieu que c’est kitsch les motifs léopard.

Le bon goût c’est un feu ouvert, le mauvais les nains de jardin. Ici aussi le budget diffère. Etrange comme tout ce qui est jugé de bon goût est excessivement onéreux.

Le bon goût c’est le tennis, le mauvais goût la boxe. Ben voyons, snobisme quand tu nous tiens. Ceci me permet de faire une parenthèse sur le retour de Rocky. Oui je suis allée voir les Rocky, contrainte et forcée par ma meilleure amie qui menaçait de devenir illico mon ex meilleure amie en cas de refus. Et j’ai aimé. J’étais jeune, mais, avouez, qui ne s’est pas pris au jeu de ce héros, de ses drames, ses amours et ses combats ? J’aime pas la boxe mais j’aime Rocky (et son Adrièèèèène, qui ne sera plus présente dit-on).

De toute façon, on sera toujours le mauvais goût d’un autre, voilà pourquoi chez moi j’ai mis du rose et du vert pomme, et j’aime. Et je n’ai eu que des compliments. Sincères.

De toute façon bis, ce qui était de bon goût à une époque ne l’est plus maintenant : la permanente, les jupes écossaises avec grandes chaussettes blanches, les chaussures vernies… Regardez le retour de la frange ! Jugée hyper mode aujourd’hui, elle était encore décriée hier.

Et de toute façon ter, que celui qui n’a jamais fait une faute de goût me jette la première pierre (déjà taillée en dalle si possible, je pourrai ainsi remplacer mon lino avec toutes les pierres que vous allez me jeter).

13:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |