22
fév

Peut-on rire de tout ?

Cette question bateau revient régulièrement sur les tests du site orange "peut-on rire de tout?"

Ma réponse : on peut rire de tout sauf de moi. Voilà. C’est dit. Je vous interdis de rire de ma pauvre petite tronche de cake. Je suis capable de pratiquer l'autodérision, mais gare à ceux qui osent se moquer de moi impunément, ils le font à leurs risques et périls.

Pour redevenir sérieuse (ce billet se doit d’être sérieux dans sa totalité, étant donné que j’ai été accusée de traiter un sujet grave en le tournant en dérision, mea culpa mea culpa mea maxima culpa, je serai sérieuse promis juré craché croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer), donc, pour redevenir sérieuse, je pense qu’on peut rire de beaucoup de choses, quasiment de tout, tant que ce n’est pas fait dans l’irrespect total et la moquerie gratuite.

Comme dirait Popeck « je veux bien qu’on rie mais pas qu’on se moque ».

J’ai longtemps refusé de rire de l’Alzheimer (pour des raisons persos que vous devinerez aisément). Tout qui se risquait à une blague bateau du genre « oh la la j’ai oublié ce que je voulais dire, ça doit être l’Alzheimer », subissait de ma part un regard d’une noirceur semblable à la houille extraite du Bois du Cazier en des temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je râlais, plutôt, j’étais blessée qu’on puisse se moquer d’une si horrible maladie. Maintenant j’ai grandi, je sais que c’est de l’humour. Difficile cependant de plaisanter avec les maladies, pour ma part, parce que je suis un tantinet hypocondriaque, et parce qu’il faut être sûr que l’interlocuteur n’a pas ladite maladie, afin d’éviter un gros flop, un grand blanc, et un moment de solitude très très long doublé d’un sentiment de culpabilité intense…

Je l’avoue donc : je n’aime pas qu’on rigole de bibi. Sans doute car ma susceptibilité exacerbée et mon manque cruel de confiance en moi font que j’interprète tout et n’importe quoi. Je prends très rapidement la mouche. Comme je veux que tout le monde m’aime, si on se moque de moi, je fais un giga-amalgame « on se moque on m’aime pas je suis incomprise je suis malheureuse je veux mourir ». ça m’est encore arrivé hier et j’ai râlé ferme, avec regard noir charbon à la clé.

L’humour sur le physique est intolérable. C’est bel et bien une chose que je ne pratique jamais (sauf derrière le dos de la personne, bien sûr, ouh je suis vilaine) et que je n’accepte pas à mon égard. On n’est pas toujours maître de son physique, et je trouve ça petit, très petit, de se moquer de la tête, des fringues ou de la coupe de cheveu d’autrui. Non mais !

Tous les autres domaines sont « libres de droit ». On peut rire de tellement de choses. Sans dépasser la limite du politiquement correct. Difficile, le sens de l’humour étant très variable dans la sphère humaine. J’ai pu le constater à mes dépens quand j’ai évoqué le problème de natalité en Asie et l’excès d’hommes célibataires que cela engendrait… Et une volée de bois vert pour Anaïs, une (je n’en suis toujours pas remise, pour comprendre le pourquoi du comment ça me touche à ce point, relire le paragraphe « je n’aime pas qu’on rigole de bibi ») Par contre, étonamment, mon billet "Le tabac t'abat" n’a pas suscité de réactions, alors que le slogan choisi aurait pu heurter les personnes dépourvues d’humour. Mais y a-t-il des personnes dépourvues d’humour sur ce blog ? Je crains bien que non…

Alors, se servir de l’humour pour aborder les sujets qui fâchent, les sujets à pleurer dans les chaumières, les problèmes de société ? Je dis oui, trois fois oui, car mieux vaut en parler, même avec un soupçon d’humour (qui cache la peine parfois ressentie), que de nier l’évidence et prendre tout ça par-dessus la jambe. Na.

22:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
fév

Je suis en retard, j'ai rendez-vous quelque part (Lapin d’Alice au Pays des Merveilles)

Je ne supporte pas d'être en retard. Par conséquent, je ne supporte pas les gens en retard. C'est une des choses qui m'horripile au plus haut point. Je préconise, pour les retards, la tolérance zéro, comme avec l’alcoolisme au volant.

Quand je suis en retard, je fulmine. Je regarde ma montre toutes les cinq secondes, expérant qu’elle daigne provoquer un arrêt immédiat du temps. J’ai des sueurs froides. Pas moyen de me raisonner. Une petite voix résonne en moi : « t’es en retard, t’es en retard » (admirez au passage le cours gratuit que je vous donne : différence entre raisonner et résonner, à suivre les vers-verres-verts). Parce que, vous l’aurez compris, je ne suis jamais en retard par ma faute. Mais lorsque je dépends des autres, que ce soit des amis, des collègues, un chauffeur de bus, un train qui traîne, un avion qui stagne, les retards perpétuels me désespèrent. « Desperate late-wife », c’est moi !

Je me rappelle d'une des "relations" que j'ai eue il y a quelques années. Nous étions dans la phase "séduction" (enfin lui tentait de me séduire, moi je ne souhaitais qu'une amitié). Normalement, dans la phase séduction, on séduit, non ? On se montre sous son meilleur jour, on devance les désirs de l’autre, et surtout, on n’est jamais en retard. Cet homme avait déjà un comportement très particulier (oserais-je dire, égoïste ?), puisque pour mon anniversaire il m'avait offert un objet qui lui plaisait, à lui, en sachant pertinemment que je n'aimerais pas (mais il souhaitait me convaincre du contraire – docteur Psy c’est grave ?). En voiture il roulait comme un malade, qu’il pleuve, qu’il vente, je croyais toujours que ma dernière heure était arrivée (et on était pourtant en retard). Et mes supplications n’y changeaient rien. J'avais pu remarquer que chaque fois que j'émettais une envie de faire une activité, une sortie particulière, il faisait toujours en sorte que ça foire. Parce que l'idée ne venait pas de lui ? Je ne sais pas, mais c'est l'impression que j'avais et les faits le prouvaient systématiquement. Un jour, je propose un cinéma. Séance à 20h30. On prévoit qu'il passe me prendre chez moi vers 20h. 20h20, personne. 20h30, toujours personne. 20h40, personne de chez personne. 20h45, il sonne. J'étais comme une casserole de soupe tomates sur une plaque bouillante, ça explosait en grosses taches rouges partout. Comment pouvait-il se pointer à 20h45 pour aller voir un film à 20h30, sans prévenir d'un quelconque retard, comme ça, ni vu ni connu, sans doute sifflotant derrière ma porte close. Je parle d’un temps où les GSM existaient déjà ! Dans ces moments là, je ne parviens pas à me contrôler. Je n'ai jamais ouvert, je l'ai laissé sous la pluie, bien fait. Ça valait mieux pour lui… Non mais ! C’était de toute façon une relation (ou une absence de relation) en passe de se terminer définitivement. L’occasion était à saisir. Je l’ai saisie. Et je ne l’ai jamais revu.

No regrets (Robbie Williams).

19:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
fév

I hate sundays

J’aime pas les dimanchesLe dimanche me prend toujours en traître. Le réveil ne sonne pas. Mais je suis toujours réveillée à l’aube (ça doit être la loi de Murphy qui veut que la semaine je n’arrive pas à sortir du lit quand mon abominable réveil à chiffres géants se met à hurler « le 6-9, c’est con mais ça réveille », tandis que le WE, pas moyen de dormir au-delà de 6h50, et si c’est pas la loi de Murphy, je demande une explication, là, tout de suite).

Je m’étire longuement devant la TV, commençant toujours par une petite dose de séries avant de m’extirper à regrets de mon lit king size dans lequel je dors en diagonale avec mon coussin de cerises vénéré (ça doit se rentabiliser, un lit king size acheté dans l’espoir de le partager avec un grand brun ténébreux qui se fait attendre). Je me traîne dans le living pour y dévorer un petit déj équilibré : gaufres, chocolat chaud, jus de fruits pas pressés mais hyper sucré, céréales n’ayant rien de diététique.

Ensuite vient la question fatidique que se posent tous les célibataires (et les couples mariés pas heureux pour qui la perspective d’une journée entière en tête-à-tête est pire que celle d’un contrôle fiscal) : que vais-je faire aujourd’hui ?

Personnellement, cette question ne me pose pas énormément de problèmes, même si le dimanche, il faut l’avouer, en province, y’a systématiquement rien à faire à part se vernir les ongles, lire le Ciné Revue et/ou le Flair, rédiger des posts pour la semaine à venir ou ranger/nettoyer/balayer/astiquer (mais cette dernière option ne fait pas partie de mes priorités).

Rien à faire. Rien à fiche. Rien à foutre. Rien de rien. S’il pleut, le problème est réglé, je m’installe en position allongée dans le canapé et je regarde mes 117 cassettes vidéo de retard, me levant juste pour la pause pipi, la pause biscuits, la pause barre chocolatée, la pause mousse au chocolat, la pause bonbons et la pause pizza. Si le soleil daigne me faire grâce de sa présence, je peux envisager (je dis bien envisager) une petite balade en bord de Meuse. Si l’un ou l’autre ami en manifeste l’envie, je me contraindrai à revêtir quelques vieilles fringues, une écharpe Strelli (j’ai l’embarras du choix maintenant, je peux me permettre de dire « ouh, laquelle me sied le plus, très chèèèèère ? », ça le fait, non ?) et à sortir de mon trou pour affronter la vie normale.

Le dimanche me prend toujours en traître, disais-je, parce qu’il arrive toujours un moment où j’ai la révélation du siècle : « aaaaargh, mon dieu, je l’avais oublié, horreur et damnation, demain c’est lundi ». Et le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais (Cloclo), savoir que le lundi, même si le soleil est dans le ciel, il pleure dans mon cœur (comme il pleut sur la ville – Verlaine – quoi que je ne sois pas sûre à 125 % que ce soit bien de Verlaine).

J’aime pas les dimanches, mais je hais les lundis. Peut-être devrais-je envisager un temps partiel avec congé le lundi, quand je serai devenue une chroniqueuse célèbre (j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois j’y crois – méthode Coué), sauf qu’alors je haïrai les mardis. Bon y’a plus qu’une solution : le chômaaaaach, afin que chaque jour soit un dimanche. Contradiction funeste : je hais les dimanches, alors pourquoi en souhaiter sept par semaine ? Oh ne me prenez pas la tête, c’est dimanche, et j’ai déjà dit que je ne suis qu’une contradiction faite femme.

J’aime les dimanches, j’en veux sept par semaine, na.

09:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
fév

encore un petit message à mes lecteurs - je râle

pourriez-vous veiller, lorsque vous m'envoyez un message via le lien du blog, à indiquer correctement votre adresse mail, tchu. je perds régulièrement un temps fou à répondre à des internautes qui prennent un mail plaisir à indiquer des adresses fausses, et c'est particulièrement peu respectueux à mon égard que d'indiquer n'importe quoi comme adresse, me faisant rédiger une bafouille pour rien (je pense notamment à l'homme qui a indiqué l'adresse a@b.fr qui n'existe pas, logique, mais en faisant mon reply je n'ai pas jeté un oeil sur l'adresse - sachez Monsieur qu'il n'est absolument pas question que je vous téléphone, non mais une fois - sauf si vous êtes revendeur Strelli !) Je ne voudrais pas être contrainte à ne plus répondre à personne à cause de certains plaisantins qui me font perdre mon temps... merciiiii

01:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
fév

"Pauvre pomme en mal de mâle"

(Texte écrit le 13 février)

Voilà Anaïs au comble du désespoir, prête à s'étouffer jusqu'à ce que mort s'ensuive avec un cœur en macaron de la Saint-pommedepain. Se faire traiter de "pauvre pomme en mal de mâle", la veille même de la Saint-jerongemonfrein ! Si c’est pas dramatique ma bonne Dame.

Afin de mieux cerner le problème, décortiquons cette expression inédite :

"Pauvre". Et bien oui, je le conçois, je ne suis pas à classer dans la catégorie des nantis. Mais ai-je le droit de me plaindre, moi qui rêve de m'acheter une écharpe Strelli (orange et verte, j'ai revu mes prétentions, cher Olivier), alors qu'avec cette somme je pourrais me nourrir quotidiennement de cheeseburger durant deux mois, soigner mes bronchites durant trois mois, m'offrir six bouteilles de champ à boire demain en solitaire.

On est tous le pauvre de quelqu'un d'autre. Je suis la pauvre de Bill Gates, mais un Smicard ou un Rmiste français sera mon pauvre (quoique là j'ai quelques doutes, c'est combien le SMIC ou le RMI en France ?).

"Pauvre" peut également être interprété au niveau de la pauvreté d'âme, d'esprit. Sur ce point, je m'abstiendrai de m'auto-juger, étant incompétente pour estimer la valeur de mon âme pervertie par les années, et de mon esprit détruit par les kilos de sucre et graisse engloutis depuis ma non tendre enfance.

"Pomme". Prenons le problème par les deux bouts du fruit. Pomme s'oppose souvent à Poire. On est d'accord. Pas d’accord ? Tu veux une pêche dans la figure ?

Tout d'abord en matière de silhouette. Pour que tous puissent comprendre ce que j’entends pas silhouette poire ou pomme, je me permets d’utiliser des expressions imagées et très représentatives, afin que tout homme qui passerait par là puisse facilement s’identifier à la comparaison proposée.

La femme poire est taillée en bouteille de chianti (ou en guitare), hanches de mamma italienne, taille fine, fessier à la Jennifer Lopez. Il semble que la femme poire soit celle qui récolte le plus de succès, l’homme adorant le rapport taille/hanches égal à 0,7, soit pour les nuls en calculs dont je fais partie, un 90/60/90. La taille mannequin (c’est bon, c’est frais, c’est équilibré, merci la pub, mais c’est difficile à atteindre la taille mannequin). Notons qu’un 180/120/180 donne le même 0,7…

La femme pomme est taillée ballon de foot. Pas nécessairement « grosse », mais elle peut avoir une silhouette plus androgyne, un manque de taille. Le gras se localise sur la taille et le ventre.

Effectivement, j'aurais tendance à être pomme. Une pomme sur des cuisses de grenouille/mollets de coq. Savez-vous que les femmes pomme sont plus sujettes aux maladies cardio-vasculaires, aaargh, stress stress et re-stress. Pourquoi suis-je née pomme ? Pourquoi n’ai-je pas pris « Pomme » comme pseudo ?

Au niveau de la poitrine, également, les femmes sont pomme ou poire. Besoin d'un éclaircissement, malgré la pertinence de la définition ?

La femme pomme a des seins en forme de pomme (quelle logique), bien ronds, bien fermes, qui tiennent dans la main et n’y fondent pas (comme les M&M’s).

La femme poire des seins en forme de poire (ici aussi, quelle logique), plus arrondis en bas qu'en haut, qui tiennent dans la main pour autant qu’on ait une grosse paluche.

Un sein pomme peut devenir poire au fil du temps, mais un bon chirurgien esthétique fera en sorte de remédier à ce minuscule problème en deux coups de cuillère à pot (ou de bistouri).

Vous, femmes, tentez de placer un crayon HB sous votre sein, s'il tombe immédiatement, votre sein est sans doute pomme (et ferme), mais si le crayon tient, s’il reste lamentablement accroché sous le sein, ce dernier est sans doute poire.

Je ne vous apprends rien, je sais, mais avouez, qui a déjà tenté le coup du crayon ?

Pour en revenir à nos fruits, mes seins sont pomme (mais rien n'est acquis, l'âge peut les transformer en poire blette aussi rapidement qu’un jaguar fonce sur sa proie).

"En mal de mâle". L'expression est lourde et caractérise difficilement mon état d'esprit. Même si la tendresse, la complicité et, ne le cachons pas, un brin de sexe, viennent régulièrement à manquer, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis en mal de mâle. Preuve en est par le fait que j'ai plus d'inspiration sur des sujets divers et variés que sur les mecs. Mais quand bien même je serais un jour en mal de mâle… je l'assumerais vu que je trouve que c'est une maladie vénérable et non vénérienne ! Toujours est-il que je n’aime pas cette expression, malgré le jeu de mots bien trouvé. Je n’aime pas ce mot, « mâle ». Après tout, on n’est pas des bêtes !

votre PPMM

10:36 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |