10
avr

Quand Jaune et Rouge me prennent pour une quiche

L’an dernier, j’avais repéré les éditions limitées M&Ms pour Pâques, avec Jaune et Rouge déguisés en lapins, trop trop trop meugnon que c’était.  J’avais juste acheté un sachet, résistant à l’attrait des boîtes, et découvert les bonbons roses, bleus, verts, avec une petite déco de Pâques.

Je sais, je suis une grande enfant.

Cette année, j’ai craqué, et j’ai pris des boîtes, histoire de garder Jaune et Rouge tout meugnons toute l’année.  Y’avait deux modèles, mais j’ai résisté, j’en ai pris qu’un seul, une pour moi, une pour offrir.

Une fois chez moi, j’ai immédiatement dégusté cette édition limitée, et là, grosse grosse déception : le sachet inside la boîte, ben il contenait des M&Ms normaux.  Totalement normaux, pas l’édition limitée promise sur la boîte.  En d’autres termes, pour vendre leur marchandises, ils mettent de jolis M&Ms sur la boîte, vendue à prix fort, mais dedans, c’est que du M&Ms de tous les jours ma bonne Dame.

Et je me suis dit : c’est une erreur, tu es tombée sur la seule boîte où un sachet classique s’est glissé par erreur, t’énerve pas, c’est ton destin, t’as déjà ta jolie boîte, t’es grande, pleure pas.

Et hier, j’ai offert ma seconde boîte.

Et j’ai compris que ce n’était pas mon destin ni la seule boîte où un sachet classique s’était glissé par erreur.  Ou alors y’a deux boîtes malchanceuses, et j’ai choisi les deux, va savoir.

Passque hier, ben la seconde boîte édition limitée, elle contenait aussi des bêtes M&Ms.  Très bons, comme tous les M&Ms, mais pas des couleurs de Pâques ni avec les petits dessins de Pâques.

La grosse arnaque. 

Jaune et Rouge me prennent vraiment pour une quiche.  Je les adore hein, Jaune et Rouge, ils me font mourir de rire, mais là je voulais découvrir Rose, Bleu pastel, et Vert pastel.

Quand on promet une édition limitée, on vend une édition limitée.

Et puis heureusement que la boîte que j’ai offerte, ben elle était scellée par un collant, sinon ça aurait vraiment fait genre « l’Anaïs qui recycle une vieille boîte en y fourrant des M&Ms pour les offrir en douce ».

Choquée, moi y’en a être.

Preuve en images trouvées sur le net :

Ma jolie boîte :

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La promesse (avec "édition limitée" sur la boîte :

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La réalité, et moi j'ai même pas eu 10 % gratos :

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19:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jan

Je me trouve grosse, mais je ne me révulse pas encore

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Je me trouve grosse.  D’après mon IMC, je ne le suis pas, enfin pas trop.  J’ai un IMC de 21,61.  Normal, d’après les standards.  Mais je suis mal proportionnée, j’ai un physique de poule, même si ça fait rire Mostek quand je le lui dis.  Je vous le jure, j’ai un physique de poule : un gros corps sur des pattes maigrelettes.  Si j’étais croyante, je dirais que Dieu m’a faite ainsi (à son image warf warf) et que je m’accepte comme telle.  Mais bon, chuis pas trop croyante.  Je suis une poule.  C’est dramatique mais c’est ainsi. 

Le malheur, c’est que c’est la vie (et tout ce qui surgit d’elle : les mecs, la mode, les magazines, les médecins, la famille…) qui nous file des complexes.

A 14 ans, je me croyais jolie.  Dingue mais vrai, je l’ai même écrit dans mon journal intime de l’époque.  Puis j’ai commencé à sortir en boîte avec mes copines de classe, et j’ai compris que je ne l’étais pas, jolie. Les mecs draguaient mes copines, pas moi.  Les mecs offraient des verres à mes copines, pas à moi.  Les mecs embrassaient mes copines, pas moi.  Les mecs baisaient mes copines, pas moi.

J’ai donc compris que j’étais un thon.  Merci les mecs.

A 14 ans, je me croyais normale.  Normale au sens où l’entend toute balance.  D’un poids normal quoi.  Jusqu’à ce que les médecins ne cessent de me répéter « faut grossir », « faut manger », « faut vous épaissir un peu », « trop mince », « trop maigre ».  Pas anorexique non, ça n’existait pas à mon époque, juste peu d’appétit, n’aimant rien, mangeant peu, c’est ainsi.  Si on ne m’avait pas sans cesse répété que je devais grossir, je ne serais peut-être pas devenue une poule.

J’ai donc compris que j’étais un échalas. Merci les docs.

A l’heure actuelle, je suis un thon à morphologie de poule, avec des rides en pleine croissance et des nibards qui tirent la tronche.  Merci la vie (et accessoirement les lasagnes Farniente, les M&m’s, les chipito à la cacahuète et les manons de Léonidas).

Car oui, depuis lors, j’ai grossi.  J’ai pris du cul, tant mieux, c’était complexe de me trouver des fringues, avant.  J’ai pris des nibards, très embêtant puisque, de nos jours, même un taille 42 ne peut contenir qu’un bonnet A, va comprendre.  J’ai pris du bide, ça c’est mon enfer personnel et quotidien.  J’ai pris des rides, c’est mon enfer à venir, je suppose, dans une société où un homme qui vieillit gagne en charme, une femme qui vieillit se transforme en pomme plus trop comestible.  J’ai pris des années et grâce à ces années j’ai enfin compris que si ce n’est qu’en grandissant qu’on se ride, que nos loches flirtent avec le sol, et que la décrépitude nous guette, c’est pour que la sagesse des années qui passent nous aide à l’accepter.  A tenter de l’accepter.

La question que je me pose est : comment font les ados, de nos jours, pour ne pas tomber dans l’obsession de la balance, de la beauté, de l’apparence ?  Passque de mon temps, l’anorexie, c’était une bestiole d’un pays lointain ou une bactérie inconnue, de mon temps des fringues en 38, c’était un vrai 38, pas un 38 qui boudine celles qui font du 36, de mon temps les catalogues et les défilés montraient des femmes presque normales, pas des IMC de 16.

Malgré tout, je me trouve grosse, et quand je découvre un article parlant d’une jolie pub pour des fringues pour rondes (enfin pour grosses, car grosse n’est pas un mot interdit, que je sache, d’ailleurs, y’en a un peu marre de devoir dire « ronde » au lieu de « grosse », « black » au lieu de « noir », « non voyant » au lieu de « aveugle ») en des termes aussi durs que « cela me révulse », je m’interroge sur le pourquoi du comment d’une telle haine.  

On peut aimer les gros ou les minces, les bruns ou les blonds, les poilus ou les glabres, les yeux bleus ou les bruns, les chauves ou les chevelus, les goûts et les couleurs hein…  moi j’aime les grands bruns chauves pas rasés mais sans poil à yeux foncés… qui sait si je ne finirais pas mes jours (et mes nuits) avec un petit blond hyper poilu aux yeux bleus ?  J’aimais les minces… avec le temps je me sens de plus en plus attirée par le côté nounours des plus rondouillards… ce qui prouve que tout évolue, même les goûts et les couleurs.  Et les goûts et les couleurs des autres, je m’en moque comme de ma première tétine (et même, ma première tétine, si elle fait encore partie de ce monde, j’aimerais la retrouver), mais pourquoi ressentir le besoin d’exprimer un tel dégoût ?  Si proche de la haine… Quel intérêt ?  Quel but ?  Voilà ma seule question : pourquoi ?  Si vous avez la réponse, je la veux bien…

Et si vous vous demandez pourquoi j’ai écrit ceci, c’est simplement en réaction à cela (paru sur le site du Nouvel Obs).  Un article qui, somme toute, n’est pas si monstrueux que le buzz le laissait entendre, mais qui comporte quelques perles de l’ignominie anti-grosse.  Et puis moi, cette pub animée, avec cette « grosse » qui se dandine, ben j’aime.  Cette femme, je ne la trouve pas ridicule, je la trouve belle.  Elle a pas un physique de poule, elle.  Alors, on se fout de savoir si les hommes préfèrent les grosses ou les minces.  On s’en fout !   Y’a pas de « vraies » femmes, y’a que des femmes, grosses, minces, maigres, par choix, par métabolisme, par maladie, par envie, et y’a les hommes qui les aiment, pour leur image, mais aussi, et surtout, pour ce qu’elles ont dans les tripes, dans le cœur et dans le cerveau.

Na.

« Cette grosse qui remue me révulse : je ne supporte pas la pub Castaluna

En ces temps aseptisés, il convient d’aimer tout le monde et de respecter les différences. Mais là trop, c’est trop… de kilos. Je déteste la pub de Castaluna.

Si vous ne l’avez pas vue, vous ne connaissez pas votre bonheur. C’est un clip qui met en scène une femme trop grosse, pardon, bien en chair, ou mieux présentant une surcharge pondérale. Et elle danse.

A la limite, elle ne bougerait pas, ce serait encore tolérable. Mais non, elle remue. Et ses formes plus que plantureuses aussi. Bien que corsetées, contenues par tous les moyens textiles modernes, ses chairs flottent et le résultat me révulse.

Alors je comprends bien que durant des années, les femmes qui font plus que du 44 ont été rejetées, brimées, moquées, raillées, limite persécutées. Il était temps qu’elles prennent leur revanche, puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses. La faute à une alimentation excessive, mais ça chut, il ne faut pas le dire trop fort.

Toutefois, de là à imposer sur les écrans une femme qui se donne pratiquement en ridicule, il y a une marge.

Certes, il est difficile pour une femme qui pèse plus de 100 kilos de se représenter comment serait, sur elle, une robe présentée par une femme de 40 kilos. Mais les « vraies » femmes, comme elles aiment se faire appeler, ne sont plus vraiment à plaindre.

En quelques années, les « rondes » ont réussi à faire passer dans le langage courant qu’une femme normale, mince donc, est une « anorexique ». Comme si faire attention à sa ligne était une maladie.

Autre affirmation véhiculée par les défenseurs des autoproclamées « vraies » femmes : elles plairaient davantage aux hommes que ces brindilles qui les narguent.

Chacun le répète pour faire plaisir, mais il est battu en brèche chaque jour. Voyez-vous Brad Pitt ou David Beckham au bras de « rondes » ? Non. Dès qu’un homme a le choix, il préfère être vu en compagnie d’une femme mince.

Alors, je le sais, c’est très méchant. Mais voilà je n’aime pas cette pub. »

En guise de conclusion, un extrait de la réponse de la fondatrice de cette ligne de vêtements, qui mérite réflexion : "Notre monde est capable de commercialiser des armes, des organes humains, et des enfants pour répondre à une demande. Mais des vêtements pour les rondes, non, quand même, c’est vraiment trop dégoûtant…."

29
sep

Si même Test-Achats arnaque son monde, où va-t-on ma bonne Dame ?

Test-Achats, pour les non Belges, c’est une association de défense des consommateurs.

Et, l’autre jour, je trouve dans un magazine un petit folder qui propose un guide « petits travaux bien utiles », que l’on peut recevoir gratuitement en appelant un numéro vert, ce qui relève du miracle, puisqu’actuellement, pour gagner, faut toujours appeler des numéros surtaxés ou envoyer des sms à 1 eur le sms envoyé ou reçu (maximum 18 sms).

Par exemple, sur Contact actuellement, le fameux jeu cache-cache, ou cash-cash, chais pas comment on l’écrit, où, pour avoir une chance sur cent de gagner 1000 eur, faut envoyer un sms à 1,10 eur.  Si c’est pas de la grosse pigeonnade de consommateurs ça, keske c’est ?  D’un autre côté, quand je vois hier à la Retebef que, même avec la preuve que leur gentil fiancé quasi mineur d’Afrique noire fait les mêmes demandes en mariage à d’autres, les quinquagénaires belges continuent à croire à leur amour éternel et, surtout, à les entretenir à distance, je me dis que les humains sont décidément bien crédules.

M’enfin, ici, l’appel est gratuit.

Donc j’appelle.

Là où je m’étrangle, c’est qu’il faut pousser sur un si on n’est pas membre, sur deux si on est membre.

Chais pas pourquoi, mauvais pressentiment…

Qui se confirme.

Hier : « suite à un souci technique, nous ne sommes pas en mesure de donner suite à votre appel ».

Aujourd’hui, deux fois de suite, petite musique bien lancinante, puis silence, puis bip, puis communication coupée.

Et en faisant tout ça, je me rappelle soudainement que tous les précédents guides soi-disant offerts, ben je les ai jamais reçus.

Alors, si même l’association de défense des consommateurs les arnaque, les consommateurs, je vous le dis, on est très mal barrés…

18:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : test achats, arnaque |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
sep

Voo, Euphony, Electrabel… même combat contre l’incompétence totale et absolue

Enfin, je dis incompétence… mais peut-être devrais-je clairement parler de malhonnêteté ?

Alors, on commence par quoi, TV, télédis, électricité ?  Vous préférez quoi ?

Bon.  Voo.  Voo doit m’installer la TV numérique le 3 janvier.  Le jour même, je suis chez moi, j’attends, personne.  Peu avant l’heure prévue, un coup de fil m’apprend qu’ils ne viendront pas.  Reporté.

Déjà, c’est nul, mais soit.  Le plus nul, c’est qu’ils me facturent pourtant la TV depuis le 3 janvier.  Ben voyons.  Pour le principe, je râle.  Pas pour la faible somme, pour l’arnaque.  On me répond que je serai remboursée, via une note de crédit.  Bien sûr, j’attends toujours.  Dans la foulée, Voo augmente la mensualité, sans avertissement, au point que Test-Achats a porté plainte.

A part ça, la TV numérique, c’est le pied.

Ensuite.  Euphony.  J’y suis abonnée depuis des années, mais depuis un mois, rien ne va plus.  La bonne nouvelle, c’est que depuis un mois, l’abonnement a diminué de 5 euros.  Mais ce que j’ai gagné en pognon, je l’ai perdu en qualité.  Déjà, un beau jour, mes boîtes mails passent de 100 à 50 mégas.  100 mégas, c’est déjà l’âge de pierre, mais 50, c’est avant le big bang.  Et bien sûr, pas d’avertissement.  Et bien sûr, mes boîtes, déjà surchargées, se retrouvent en overdose, et je ne reçois plus aucun mail.  Le problème se résoud après une semaine, sont rapides chez Euphony.  Mais depuis lors, l’accès aux mails est soit d’une lenteur désespérante, soit totalement impossible.

A part ça, internet, c’est le pied.

Enfin, Electrabel.  J’envoie des transferts de compteur au nom d’une société.  Deux.  Je reçois un premier accusé de réception… à mon nom.  Je téléphone au call center.  Après 33 minutes (merci mon téléphone bien précis), on me répond que « en effet, y’a eu une erreur, nos plus plates excuses, mais ce qui est fait ne peut être défait, alors ça sera comme ça ».  Ben oui, j’ai qu’à payer les factures qui ne me concernent pas hein, ou alors je les fais payer par la société et en cas de contrôle fiscale, débrouille-toi ma petite Anaïs.  Par contre, pour mon second transfert, tout est en ordre ma bonne Dame, on a pigé. Je raccroche à 12h45 et découvre qu’à 12h43 j’ai reçu un second accusé de réception… à mon nom.  Zont rien pigé.  Maigre consolation, le lendemain, Electrabel m’appelle pour réitérer ses excuses et m’annoncer qu’ils vont tenter de trouver une solution…  Wait and see.

A part ça, avoir de l’électricité, c’est le pied.

Mais franchement, une telle incompétence, un tel manque de sérieux, de telles arnaques, c’est aussi saoulant que les pekets que je vais m’enfiler ce week-end.

Vous me direz que j’ai qu’à aller voir ailleurs. Sauf que malheureusement, ailleurs, c’est pareil, non ?

3
aoû

J’ai testé « fais-toi arnaquer par ta meilleure amie » (alias La Redoute)

En juin dernier, je reçois un sympathique mail de mon amie (à l’époque, nous étions encore en bons termes) La Redoute, intitulé « voici votre dédommagement ma chère Anaïs », et qui m’annonce, en substance :

« Nous avons fait évoluer notre organisation logistique et changé de système informatique, ce qui a occasionné des dysfonctionnements (retards de livraison, difficultés avec le service clientèle, absence d’information sur votre suivi de commande).  Excuses blablablablabla.  Tout est maintenant opérationnel et nous sommes à nouveau en mesure de vous assurer une qualité de service de premier ordre. Afin de marquer cette nouvelle étape, nous souhaitons vous dédommager des désagréments de ces dernières semaines et vous offrir la livraison gratuite et un bon cadeau de 10 euros blablablablabla ».

Clair que La Redoute, c’est plus vraiment ça.  Rien que dans mon bureau, où nous sommes trois, deux ont été arnaquées, l’une ne parvient pas à récupérer une somme indûment perçue, l’autre se voit réclamer une somme non due.  Ça fait tout de même 66,6666666666 % de mon bureau victime d’une arnaque La Redoute.  Et bientôt 100 %, comme la suite de l’histoire le dira.

Mais à l’instant précis où je reçois ce mail, j’ignore encore tout des péripéties qui vont suivre et je me réjouis de gagner 10 eur et une livraison gratuite, même si cette promotion exclut pas mal de choses, dont les prix rouges, les prix mini et les prix promo, mais soit, y’a moyen de me trouver un chtit cadeau.

Trois heures plus tard, je change d’avis : y’a pas moyen de me trouver un chtit cadeau.  Chaque fois que j’encode mon choix, ça foire.  Première arnaque : y’a pas que les prix rouges et les prix promo qui sont exclus, y’a aussi les prix verts et, apparemment, tout ce que je choisis, sans explication valable.  Je trouve finalement, après avoir testé l’achat de dizaines de shortys, de centaines de leggings et de milliers de petites culottes, un maxi Tshirt de la collection Taillissime, mauve, qui me fera une jolie robe de nuit pour pas cher ma bonne Dame.  Mais pas moyen de valider ma commande sur internet en bénéficiant de la réduction.  Incompréhensible, vu que le mail reçu indique bien « valable sur tout le catalogue hors prix rouges prix mini et articles démarqués ».  Nous sommes le 29 juin, la promo expire le 30, je décide de téléphoner pour passer commande, ce sera plus simple.

Ah ah ah, simplicité ne rime pas avec La Redoute, puisque la charmante hôtesse, qui semble dotée du même programme que moi, obtient le même résultat.  Et qu’elle n’arrête pas de me dire que le mail offrant la réduction n’était envoyé qu’à certaines personnes et que je n’y ai droit que si je l’ai reçu.  Clair que je n’ai pas reçu ce mail, que j’ai eu connaissance de son existence par l’opération de l’esprit saint et que j’ai décidé de tenter d’escroquer La Redoute… Bon, en conclusion, elle s’en moque comme de son premier string La Redoute et me conseille, pour se débarrasser de moi, d’envoyer un fax.  Dix minutes plus tard, mon fax est envoyé, la commande est passée, mes doigts et orteils sont croisés.

Le 30 juin, date d’expiration de l’offre, je soupçonne de plus en plus la big méga arnaque de la mort qui tue la vie, alors je renvoie mon fax, ainsi qu’un mail.

Le 1er juillet, on m’envoie enfin, par mail, un mail type signalant qu’une commande par fax prend une semaine.  Soit, je patienterai.

Le 8 juillet, toujours sans nouvelles, je renvoie un mail.  La réponse qui me parvient le 12 juillet est à mourir de rire : « nous n’avons hélas pas reçu votre fax, merci de renouveler votre commande ». Mouahaha, c’est maintenant que vous pouvez rire.  Sauf que si je renouvelle ma commande, j’ai plus la réduction, vu qu’on est le 7 juillet et que ladite réduc était valable jusqu’au 30 juin, capice ?  Je renvoie donc un mail manifestant mon exaspération aussi profonde que la crise belge et contenant scan de mon fax, ainsi que les preuves d’envoi, que j’ai gardées, soupçonnant dès ma première communication avec la téléphoniste une grosse truanderie (oui, le mot est fort, mais mon dico des synonymes ne me propose que ça pour « arnaque », pas le choix, car pas envie de vous écrire arnaque à chaque phrase).

Ensuite, je fais une croix sur ma commande, que je ne recevrai probablement jamais. 

Le 25 juillet, le miracle se produit.  Un mail ayant pour titre « votre colis est disponible au point relais ».  Alléluia, allélu alléluia, alléluia alléluiiiiia (c’est maintenant que vous pouvez chanter).  Sauf que quand je lis le mail, la somme que je suis censée payer est largement supérieure à celle réellement due.  Ben voyons, c’eût été trop beau.  J’envoie donc mon trois mille six cent soixante-septième mail, indiquant que je refuse de payer plus que le prix avec la sacro sainte réduction qui m’est accordée.

Ensuite, je fais une croix sur ma commande, que je ne recevrai probablement jamais. 

Le 2 août, un nouveau miracle se produit.  Un mail m’annonce qu’il y a en effet eu un léger souci, une légère erreur, une légère bourde, et que mon colis m’est renvoyé avec le coût réellement dû.  Vous pouvez à nouveau chanter, passque là c’est mieux encore que la naissance de Jésus et de Calogero réunies, c’est le bonheur intergalactique.

Un bonheur de très courte durée, puisque le même jour, à 00h56 Greenwich mean time (soit, en pratique, le lendemain, mais quasi le même jour quoi), un dernier mail m’annonce que l’article choisi a connu un succès dans le monde entier et même plus loin et qu’il est malheureusement épuisé, drame drame drame, mais que La Redoute est persuadée que je trouverai mon bonheur dans le catalogue pour une prochaine commande.

Ben voyons.

Là, je fais une croix sur ma commande, que je ne recevrai probablement jamais. 

Le pire dans tout ça : toutes ces négociations stériles et vaines avec ma nouvelle ennemie La Redoute m’ont laissée dans le même état que mon maxi Tshirt : épuisée.

08:06 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : la redoute, arnaque, escroquerie |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |