19
avr

C’est ma fête je fais ce qui me plait, ce qui me plait

Il fut un temps où prétendre ignorer ce qu’est la fête des secrétaires était encore possible. Maintenant que la presse, la TV, la radio et même Sodexho (boîte qui nous donne notre pain quotidien sous forme de chèques repas) ne cessent de le rappeler, nos boss n’ont plus le choix. Demain c’est la 16e fête des secrétaires en Gelbique.

Je n’aime pas être cataloguée « secrétaire ». Je trouve ce terme hyper réducteur. Et les hommes d’imaginer la secrétaire type, tailleur court, chignon, lunettes, ça me rappelle une pub où ladite secrétaire type arrache ses fringues, défait son chignon, jette ses lunettes et fait je ne sais plus quoi. C’est comme la secrétaire de la série française « Avocats & Associés » : alors que les avocates sont minces et distinguées, ils ont choisi pour secrétaire une fille qui la joue petite boulotte mal fringuée bête comme ses pieds paresseuse râleuse chieuse (tiens ça me rappelle quelqu’un) qui se met du vernis à longueur de journée. Grrrrrr. Comment relever cette profession somme toute indispensable après des trucs pareils. Et puis y’a secrétaire et secrétaire… Moi je suis dans la seconde catégorie : les meilleures. D’ailleurs j’ai pas le grade « secrétaire » mais un truc pompeux sur « les dossiers gestionnés, la polyvalence, la responsabilité ». De quoi se la péter.

Je n’aime pas la fête des secrétaires. Car tendre boss prend un malin plaisir à l’oublier. L’oublier l’oublier l’oublier. Une année, sous la pression psychologique, j’ai reçu une plante. Ne m’enviez pas. Je ne parle pas d’une jolie plante verte décorative et tout et tout. Mais d’un géranium. A repiquer. Sans pot. Avec les racines et la motte dégoulinante qui a salopé tout mon plan de travail. Et des pucerons. J’ai pas de jardin. J’avais qu’à avoir un jardin je sais. Vilain Schtroumpf grognon que je suis. J’ai tiré la tronche.Et je tire la tronche chaque troisième jeudi d’avril de chaque année. Depuis des années. Il sait pertinemment quel jour on est, mais pour d’obscures raisons, il persiste obstinément à « oublier ». Enfin il persistait… Car l’an passé, tadadaaaaaaaaaaaaaam, on a eu toutes (oui on est un véritable cheptel) un cadeau hyper sympa. Depuis j’aime boss vénéré, surtout le troisième jeudi d’avril. Bon je l’avais harcelé de mails Sodexho rappelant le grand jour, je l’avais assommé de sous-entendus lourdingues depuis le 1er mars, j’avais lancé un préavis de grève générale. Et il nous a offert spontanément un petit cadeau. Et voilà le travail. Vivement demain… je bous d’impatience comme une cocotte minute.

Alors bonne fête à toutes, et à tous…

07:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
avr

Trooooooooooooooop

Etes-vous, tout comme moi, trop super méga fans de cette expression : "trop".

Oh Mostèk, tes aubergines étaient trop bonnes (mais spéciales).

Waw, ce parfum sent trop bon. J’ai trop envie de me l’acheter.

Ce film que je viens de voir au ciné, trop démentiel. Trop romantique. Et l’acteur, trop mignon. S’il me proposait de l’embrasser je dirais trop oui.

Trop, trop, trop.

Mais pourquoi "trop" ?

« Trop : n.m., d’une manière excessive, abusive ».

Ben non, ce n’est pas le sens que j’attribue au mot « trop », je suis trop déçue de mon dico. Il faut absolument que je revoie ma façon de m’exprimer, les aubergines n’étaient pas «trop» bonnes, mais délicieuses, le parfum ne sent pas « trop» bon mais super bon, le film n’est pas «trop» démentiel, mais extra.

A force de mettre des « trop » partout, je finirai par ne plus en avoir assez…

07:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
avr

Nos amis les belges…

J’ai toujours été écroulée par cette expression ridicule « nos amis les Belges », dont les français, dans leurs émissions, surtout celles ousqui faut payer (nos amis belges peuvent aussi participer, youp la la), font un usage aussi fréquent que de leur brosse à dents : « nos amis belges par ci, nos amis belges par là ». C’est à mourir de rire.

D’abord, on n’est pas leurs amis. Et puis y sont pas nos amis. Enfin pas tous. Vous avez déjà eu, vous, l’entièreté d’une population comme amis ? Ça fait un paquet de monde ! Imaginez, à votre mariage, tous vous amis présents… vous avez intérêt à réserver une province entière et tous les TGV des deux pays pour caser tout ce monde. Imaginez la liste de naissance à prévoir lorsque votre bout’chou poindra le bout de son nez.

J’adore la France, c’est un pays plein de richesses et de découvertes. Si près de chez moi, avec la mer et la montagne, sans oublier la Tour Eiffel. D’ailleurs je vais bientôt aller en WE à Paris chez des amis français que j’adoooore, nananère… Et je n’ai jamais été déçue des français, malgré la mauvaise réputation qu’on leur fait parfois dans notre plat pays et ailleurs. Je suis toujours bien accueillie. Quand je dis que je suis belge, ils adorent, « aah, (nos amis) les belges, on vous aime bien ». A croire qu’on est tous des clones de Poelvoorde ou de Cécile de France (c’est vrai qu’en tant que Namuroise, j’ai hérité de leur humour et leur beauté, sauf que les fées, en se penchant sur mon berceau, se sont gourées… j’ai la beauté de Benoît et l’humour de Cécile, manque de pot).

Y’a juste un petit mois durant lequel, tous les quatre ans, mieux vaut ne pas se rendre en France : lors des mondial (dois-je mettre « mondiaux » ?). Le chauvinisme est à son apogée. L’avantage est que, même s’ils perdent, ils font une big fiesta, car au font, zont gagné. Ça peut être un chouette moment.

Ah, je les aime, nos amis les français.

07:21 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

C'est un miracle

Un miracle s’est produit. Mais il n’aura duré que 24 heures. Et seuls ceux qui utilisent Mozilla (et qui ont un blog Skynet, petit détail) me comprendront. Durant 24 heures, sur Mozilla (à ne pas confondre avec Gozilla), nous avons eu droit à un éditeur normal. Là ousque tu tapes et que tout s’indique comme tu tapes. Tu vois ? Sans devoir encoder des < des > et des caractères étranges pour donner un semblant de forme aux billets.

J’admets que j’étais pas ravie hier en découvrant ça, et je me suis empressée de cliquer sur « éditeur html », histoire de continuer à taper comme d’habitude, avec mes codes compliqués pour l’italique, pour les espaces et tout et tout. M’a fallu trois mois et beaucoup d’aide pour y parvenir, on va pas me changer ma méthode de travail comme ça d’un coup. Vous voulez me plonger en dépression post-traumatique ou quoi ?

Deux heures pour trouver comment insérer mes photos. Si c’est pas malheureux. D’être aussi bête. Deux heures à analyser cette nouvelle présentation, et à trouver comment revenir à la précédente. Impossible d’avoir exactement ce que j’aimais. Je m’adapte tant que faire se peut. J’aime pas le changement, je l’ai déjà dit ?

Et ce matin, néant absolu. Retour vers le futur. Revoici mon éditeur html Mozilla habituel qui partage ma vie depuis le 28 octobre 2006. Tout beau tout chaud tout comme avant. Je bénis le ciel et tous les nuages de ne pas avoir suivi une formation accélérée en new éditeur hier…

Cadeau bonux de la chose : plus moyen de personnaliser le blog. On est revenu en janvier, quand tout déconnait. Tout va très bien, Madame la Marquise…

Ecrirais-je un dixième mail à Skynet pour signaler la chose ? Pas sûre que les robots humains de par là bas, dans le ciel (pas) net, me répondront. Ils ne l’ont jamais fait jusqu’ici… je ne vois pas pourquoi d’un coup ils se soucieraient des soucis de leur clientèle… Mais tout change, on l’a vu hier !

22:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
avr

C’est un scandale

Une campagne publicitaire pour un grand site de location de DVD (pour ne pas le citer www.dvdpost.be, et pour ne pas citer le site de la campagne www.rentawife.be, vous vous ferez une idée) fait scandale en ce moment. Heureux hasard, ce site est actuellement en pourparlers (si du moins les accords ne sont pas passés déjà) pour s’allier avec d’autres sites et conquérir l’Europe. La mini révolte suscitée sera donc une magnifique promotion. Bingo. Les réactions sont vives, on en parle partout. Re Bingo.

Cette campagne propose de louer des femmes, à choisir dans un catalogue bien fourni. Il est possible d’en louer une seule à la fois, ou plusieurs simultanément. Vous recevez votre femme dans les 24 heures. Bien sûr, si vous essayez de vous inscrire, tentés par l’idée de vous louer une petite poule, vous n’aurez d’autre possibilité que de louer… des DVD, un seul à la fois, ou plusieurs simultanément. Je le sais car j’ai essayé, of course.

Et bien, ça va peut-être vous étonner, mais moi, Anaïs, féministe par excellence, je ne suis pas choquée, pas non plus outrée, nullement estomaquée. Je me suis demandé ce que cela suscitait en moi, ce que j’avais envie de vous écrire. Spontanément. Etais-je révoltée par le principe ? Comme j’ai été révoltée par les propos du Triste Sire Léonard ? Que nenni. J’ai tenté de me forcer « allez Anaïs, tu te dois d’être choquée, de réagir, de râler ». Que nenni. Je vais peut-être heurter certains d’entre vous, mais je trouve ça rigolo, tout simplement. Bien imaginé, bien conçu, plein d’humour. On y croit presque. Peut-être est-ce car je connaissais la supercherie que mes poils ne se sont pas hérissés d’horreur. Je l’ignore, mais je n’arrive pas à râler. Anaïs qui ne râle pas, un événement.

Seul bémol : pourquoi ne pas avoir proposé la version « homme à louer », qui aurait sans doute attiré des abonnées potentielles, ne serait-ce que par curiosité. Après tout… Moi aussi j’aurais ri de cette possibilité de me louer un ou plusieurs hommes.

Moi je dis qu’au lieu de se pencher sur cette campagne originale et bien faite, même si elle donne une image de « femme objet », les journalistes dits féministes devraient aller voir ailleurs (ailleurs sur notre globe, ailleurs dans nos régions, ailleurs) ce qui s’y passe, pour dénoncer le véritable irrespect de la femme.

D’abord, la femme objet, elle est partout, sans que personne ne crie au scandale, que je sache. Dans les pubs où les femmes sont nues mêmes pour nous présenter une pastille contre la toux, dans les défilés où on se demande comment les anorexiques tiennent encore debout (sans doute grâce à la drogue), dans les magazines où la femme doit être jeune belle et mince en permanence. C’est pas une femme objet ça ?

Ensuite, la femme subit des injustices en permanence et sur toute la planète (je l’ai évoqué le 8 mars dernier sur le blog et dans 7Dimanche) sans qu’aucun parti politique ne se choque. Et là, d’un coup, ils montent tous au créneau (l’ombre des élections serait-elle déjà présente ?) et exigent la création d’une loi dare dare pour interdire ce genre de publicité. N’ont-ils rien de mieux à faire ?

En effet, cette campagne peut faire sourire jaune. En effet, la version « louez un homme » eût été bienvenue pour une égalité parfaite des sexes. Mais à part ça, une tempête dans un verre d’eau… Bravo, c’est gagné, on parle de DVDpost, c’était le but. Bingo. Je m’abonne ?

photo bia-bouquet.be 

femmeobjet

21:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |