12
mai

Electra-moche

Elle est moche, la façon d'agir d'Electrabel !

Naïve que je suis (qui a dit « blonde » ?), je pensais que la libéralisation allait faire fuir les clients vers d’autres cieux plus prometteurs, et dès lors, me permettre plus d’intimité avec mon fournisseur d’électricité adoré.

Après des mois de réflexion intense, des quinzaines de simulations online pour découvrir quel fournisseur serait ma future fée électricité attitrée, des caisses entières de prospectus à trier, l’installation d’un pool téléphonique dans mon humble demeure afin de gérer les appels à toute heure du jour et de la nuit de délégués entièrement voués à ma cause et me promettant monts et merveilles, j’ai pris ma décision : je suis restée. J’ai signé chez mon bon vieux fournisseur de toujours, qui me promettait une baisse substantielle et un service inégalé de par son expérience séculaire.

J’ignore si les employés de ce bon vieux fournisseurs ont tous été débauchés par les petits jeunes fringants fournisseurs récemment arrivés sur le marché, mais toujours est-il que leur central téléphonique (beurk, c’est moche, de dire un central, mais l’orthographe c’est l’orthographe…) est depuis lors devenu le no man’s land. Tout comme ces charmants employés qui venaient relever le compteur une fois l’an : évaporés comme neige sous le valeureux soleil du printemps. Je les attends désespérément, histoire de payer mon petit supplément annuel avec le sourire. Mais rien. Je pleure, je crie, je supplie, pas la moindre petite carte dans ma boîte aux lettres non-conforme aux directives de la poste. Rien.

Je décide donc de téléphoner.

D’abord, il faut parvenir à comprendre la nouvelle organisation, ce qui relève de la gageure. Auparavant, tout était simple comme 1 et 1 font 2. Un numéro de téléphone, un interlocuteur charmant « Electrabeeeeeeeel, bonjooooooour, votre intercommunale mixte vous dit bonjoooooooooooour, Andréa, bonjooooooouuuuuur, que puis-je faire pour vous aideeeeer bonjoooooooooouuuur », on obtenait le renseignement en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, et Andréa nous remerciait pour notre appel en ajoutant « votre intercommunale mixte vous remercie de votre appel et vous dit à trèèèèèès bientôôôôôôôôt au revoiiiiiiiir ».

Donc j’appelle.

Un répondeur me propose 84 alternatives. Après trois écoutes attentives, histoire de m’y retrouver dans ce labyrinthe de boutons à pousser, je choisis d’avoir des renseignements sur ma facture.

Un second répondeur me met en attente sur fond de musique douce. La musique adoucit les mœurs, dit-on. Après 18 minutes 14 secondes à poireauter, il n’y a plus ni musique ni mœurs qui comptent.

Quand, enfin, je parviens à parler à un être humain (miracle suprême de la technologie moderne : 21 minutes au téléphone sans avoir parlé à qui que ce soit), j’expose mon cas : je veux un relevé de compteur.

« Mais ma chère Médééééééme, vous devez vous adresser à votre fournisseur, qui avez-vous choisi ? », « et bien vous, Electrabel », « Ah non ma chèèèère petite Méééédéééééme, ici vous n’êtes plus chez Electrabel mais chez trucmuchemachistrutIdegInatel », « mais j’ai toujours appelé chez vous, j’ai toujours été chez Electrabel, j’ai fait le choix d’Electrabel » « oui ma petite chèèèèère Mééééédéééééme, mais tout a changé (ce soir, un prend un nouveau départ – Fugain), maintenant vous devez appeler un autre numéro. »Snif, bouhouhou, 21 minutes pour rien. Pourtant ma facture est toujours de la même couleur, toujours du même en-tête, alors pourquoi esske je dois appeler ailleurs ?

Ne cherche pas à comprendre l’inexplicable Anaïs, téléphone et tais-toi.

Après 33 minutes, quatre répondeurs et sept chansons douces (que me chantait ma maman), j’apprends que « ouiiii Mééééédéééééme, on va venir relever vos compteurs, mais on a un tout tout petit tout léger retard avec la libéralisation ». Ben oui, trois mois de retard… durant lesquels ils continuent à me ponctionner gentiment d’une somme colossale tous les mois. Ben voyons.

Mais ont-ils donc plus de clients maintenant pour être tellement paumés ?

Depuis lors, j’attends désespérément ma facture annuelle, qui, apparemment, est devenue décennale entre-temps. Attendre, attendre, toujours attendre. Payer, payer, toujours payer.

Vraiment moches, les agissements d’Electrabel.

22:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
mai

Juste une mise au point…

Je vous disais hier que la connerie humaine était partout…

Elle vient d’atteindre son paroxysme.

J’ai rajouté hier, dans les liens de ma « testing zone », un lien vers un site de « Spa » très connu de ma région, pour lequel je me ravis de tester prochainement un massage. Un simple et chouette massage. Dans un centre Spa près de Namur.

Quelle ne fut pas ma surprise, et surprise est un mot faible pour marquer mon étonnement et mon dégoût, d’apprendre que, suite à ce lien, l’adorable gérante de ce centre a reçu une demande de « massage coquin », en d’autres termes, un enfoiré chronique qui se cherchait une prostituée, c’est aussi simple que ça.

Ainsi donc, parce que j’ai osé, sur ce blog qui n’a rien d’une invite à la prostitution ou la débauche, parler de sex toys, d’orgasme ou de fantasmes, l’amalgame a été fait, par quelqu’un qui doit très mal gérer la langue de Molière, entre un centre thermal de soins et un club privé de danseuses très très particulières… Pourtant, les clubs privés, les prostituées sur le net, ce n’est certainement pas ça qui manque. Alors laissez bosser les braves gens en paix, par pitié…  Il est temps de ne plus confondre érotisme et pornographie ou vente de ses charmes !  Je ne critique nullement la prostitution ou ceux qui y ont recours, mais qu'ils s'adressent aux bonnes personnes et surfent sur les bons sites !


Je vous le disais, la connerie humaine n’a point de limites, et c’est déplorable. Pathétique. Regrettable. 

Les pervers sont partout, mais j'ignorais qu'ils étaient également sur mon blog.
Je n’en reviens toujours pas.  La journée s'annonce mal, très mal.

07:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
mai

Qu’est-ce qu’on dit à la dame ?

Anaïs elle aime pas qu’on dise pas merci, ou bonjour, ou au revoir.

Faut croire que j’ai pas eu la même éducation que les autres, mais moi on m’a appris à tenir les portes, à dire bonjour – merci – siouplait - au revoir - avec plaisir - à bientôt, à manger proprement, à céder ma place aux personnes âgées (quand je suis bien lunée), à être sage et docile (sur ces deux points, y’a dû avoir une couac dans la procédure, je l’admets).

Alors je mets en pratique. Un maximum. Au quotidien. Mais j’ai rien en retour. Et moi j’aime avoir du retour. Au quotidien. Aussi.

Je me balade en ville au milieu de petits jeunes insolents mal élevés ah de mon temps c’était pas comme ça ma bonne Dame. Et je me ramasse des coups de coudes, des coups de sac, des coups d’épaule. Parce qu’ils ont beau me voir arriver, y’en a pas un seul qui daignera bouger son gros corps de quelques millimètres pour m’éviter de descendre sur la rue au risque de me faire exploser la rate par un 4/4 conduit par un jeune PDG en herbe qui ne vote pas écolo. Tchu.

Je reçois une porte en verre en pleine poire d’un anti-goujat par excellence, à qui sa mère n’a pas appris à tenir la porte aux dames (et accessoirement à tout qui le suivrait) ? Comme je ne peux décemment frapper, insulter, crier, je dis, bien fort « Merci Mooooosieur, bien aimable ». Parfois le moooosieur en question se retourne, gêné. Souvent, rien, mais je suis soulagée, mon ulcère au duodénum se calme.

J’envoie un renseignement utile à l’intégralité de mes amis, par sms. Pensez-vous que je recevrai un merci ? Que nenni. Le prochain renseignement, je me le garde au chaud, rien que pour moi (rancunièèèèère). Bande de … de … de … (j’éviterai de mettre trop d’adjectifs destructeurs, des fois que des espions traîneraient par ici…)

J’entre dans une nouvelle boutique de godasses (qui vient de déménager et faut croire qu’ils ont aussi rénové les vendeuses, car les trentenaires ont fait place à des mineures en jeans slim, aussi souriantes qu’un fossoyeur après hécatombe – ma comparaison est mauvaise, un fossoyeur après hécatombe est tout sourire, je devrais donc dire : aussi souriantes qu’un fossoyeur dans une maternité), je me fais dévisager, pas un bonjour, rien. Je repère une paire (waw ça rime), qui devrait convenir à mes panards skis nautiques. Ça m’a l’air de serrer le pied ça Madame, ça devrait tenir le peton en place ça Madame. Et bien, croyez-le ou pas, je n’ose pas déranger ces miss monde en devenir qui papotent près de leur caisse. Je ressors, tête baissée. Sans pompes. Mais j’ose un petit « Au revoir, bien aimable ». No answer, of course. (Où est la gérante que j’aille racusette-popotter ?)

Encore hier, je mange une petite crasse au Quick, peinarde, seule en tête-à-tête avec Ciné Revue. Soudain, une odeur. Ça sent la sèche. Le malheur est que je remarque cette odeur à 200 mètres, j’ai une tête chercheuse greffée dans le nez, c’est l’enfer. Je lève les yeux. Il n’est pas à 200 mètres, le fumeur, mais juste en face. Je croise son regard qui signifie « toi la vieille tu vas la fermer, n’essaie même pas de broncher ». Je ne bronche pas. Mes bronches bronchent, les pauvres, elles risquent de ne pas s’en remettre. Je me plonge dans mon Ciné Revue et basta, je mange mes frites et basta, j’ingurgite mes dips et basta, je râle mais basta. Il s’en va, laissant son barda plein la table. Ce manque d’éducation, de respect des autres, de politesse, ça me tue, ça me bouffe les tripes. Mais on a juste le droit de se taire, des fois qu’il aurait un canif. C’est ça qui me tue le plus !

Comment je survivrai à ça quand j’aurai 89 ans et plus de dents, mais la peur au ventre, peur de me faire attaquer mais surtout peur de ne plus jamais entendre ces mots devenus aussi rares que magiques « merci », « bonjour », « au revoir » ?

Cette image, c'est pour Mostèk (et j'espère que ça me vaudra l'honneur d'un commentaire, titchu)merci

07:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
avr

En avoir ou pas…

Je suis vénère. Vous allez me dire que ça devient une habitude. Ben oui. J’en peux quelque chose moi, si tout m’énerve en ce bas monde ?

Miss pseudo-psy de la Bible (pour les nouveaux, la Bible, ce n’est pas ce recueil débile de poésies du temps de Jésus-Christ superstar, mais le Ciné Télé Revue), à savoir une conseillère conjugale qui dispense ses conseils foireux depuis que la Bible existe, nous a encore assené ses vérités absolues.

Question de Madame-la-plaintive « Monsieur-mon-époux ne veut pas d’enfant, il préfère ses sorties. Je suis sans emploi et un nouveau né mettrait de la joie dans ma vie solitaire. Que faire, help please. »

Réponse de Miss pseudo-psy : « Il préfère ses sorties ? Ridicule. Menacez-le d’une séparation, ça lui fera un électrochoc. Votre mari est un grand gamin. Vous vous êtes mariés pour construire quelque chose à deux et non pour avoir une existence solitaire et égoïste. »

Aaaaaaaaaaaaaaaaah je vais la tuer l’étriper réduire le tout en haché frais, remplir des boyaux de porc de ce mélange et faire un barbecue géant, vous êtes tous invités.

De une : je m’étonne que Miss pseudo-psy n’ait pas demandé à Madame-la-plaintive « mais dites-moi, aviez-vous parlé enfants avant le mariage ? Monsieur-votre-époux en souhaitait-il ? » Passque s’il avait averti « moi pas vouloir bébé », Madame-la-plaintive n’a qu’à se flageller avec des flageolets le restant de sa vie, fallait réfléchir avant d’épouser Monsieur !

De deux : aucune réaction à « un bébé mettrait de la joie dans ma vie de chômeuse ». Je ne veux pas émettre de jugement hâtif, mais ça serait pas un tout petit minuscule tantinet égoïste ça, faire un enfant pour combler sa solitude ? Je dis ça je dis rien…

De trois : conseiller la menace de la séparation, c’est vachement risqué. J’espère pour Miss pseudo-psy que le mari ne s’écriera pas « je n’accepte pas ton chantage, adios »… Diable diable, on serait aux States Miss pseudo-psy aurait illico un procès sur le dos !

De quatre, et voilà ce qui me met le plus en rogne, cette Miss pseudo-psy qualifie ce pauvre époux d’égoïste solitaire grand gamin. Ainsi donc tous les hommes, et j’imagine, toutes les femmes, par extrapolation, ne souhaitant pas d’enfants sont des égoïstes. Ben voyons. Facile. C’est à cause de personnes comme Miss pseudo-psy que ceusses qui font le choix de ne pas avoir d’enfants sont catalogués, étiquetés, montrés du doigt, jugés, harcelés. Qu’on bassine tous les jeunes couples de questions pièges « alors, quand est-ce que vous nous faites un petit ? » (à dire de la voix mielleuse de l’institutrice qui s’adresse à un tout tout petit enfant). Tout le monde sait, en effet, qu’avoir un enfant est le geste le plus désintéressé qui soit. Ben voyons. Ben voyons. Ben voyons.

Serait-il possible de cesser de mettre les gens dans des cases : ceux qui ont fait le choix de pouponner sont l’incarnation de la générosité, ceux qui ont fait le choix de ne pas pouponner sont l’incarnation de l’égocentrisme. Madame pseudo-psy, si tout était aussi simple ça se saurait et la vie serait nettement plus simple (mais tellement ennuyeuse).

Savez-vous, Miss pseudo-psy, qu’en 2007, certaines personnes font le choix d’avoir un enfant pour le rendre heureux, libre et épanoui. Savez-vous que certaines autres personnes font le même choix sans réflexion aucune, par manque d’amour reçu, pour avoir un jouet à câliner, sans avoir conscience des dégâts potentiels, ou simplement parce que ça se fait dans la bonne société actuelle qui inculque les valeurs mariage-boulot-bébé-maison-chien. Savez-vous que certaines personnes font le choix de ne pas avoir d’enfant car ils ne se sentent pas capables de le rendre heureux, d’assumer un enfant 24h/24, ou tout bonnement parce qu’ils n’aiment pas les enfants, comme d’autres n’aiment pas les chats, les chiens, le poulet (chacun ses goûts) et c’est loin d’être un choix égoïste, mais plutôt un choix réfléchi et responsable. Savez-vous, enfin, que certains font le choix de ne pas avoir d’enfant pour s’épanouir dans autre chose, un autre type de vie, une autre créativité, un autre bonheur.

De quel droit quiconque pourrait se permettre de juger une seule des personnes précitées ?

Savez-vous que les jugements de valeur, dans un magazine à grand tirage, sont dangereusement dangereux ?

Je vais poser ma candidature à la Bible, sans aucune formation de conseillère conjugale, je pense que je suis plus apte à faire réfléchir mes interlocuteurs et à ne pas répandre mes idées toutes faites comme du pollen au printemps.

17:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
avr

Préavis de grève

Rassurez-vous, je ne lance pas un préavis de grève d’écriture de billets, quoique dans la conjoncture belge actuelle, je ne réponds de rien.

Que les chauffeurs, contrôleurs, accompagnateurs, revendicateurs et autres râleurs de tous engins qu’on dénomme « transport en commun » fassent grève suite à une agression de l’un des leurs, je peux encore le concevoir, bien que je comprenne mal ce que les pauvres usagers ont à voir avec ça. Keskon en peut de la violence, nous, c’est pas nous qui faisons les (bêtes) lois, qui ne garantissons pas la sécurité nécessaire. Peu de voyageurs ont des actions à la STIB, la TEC ou la SNCB.

Mais qu’ils fassent grève parce qu’un membre du personnel également délégué syndical est viré, là je dis non. Et quand j’apprends (à tort ou a raison) qu’il est viré pour malversations parce qu’il voulait un plus gros salaire alors il s’est servi là ousque l’argent était, je hurle non.

Y’a des limites à tout.

Ça commence à suffire.

Ça devient le grand n’importe quoi.

Un peu fastoche, quand on bosse dans le transport public, de pénaliser les voyageurs pour tout et n’importe quoi. Bientôt ils feront grève passque la salade du mess contenait une limace (moi j’ai pas de mess je mange ma propre salade avec ou sans limace), passque leur salaire n’a pas augmenté (mais celui des autres millions de belges non plus, qu’on se le dise), passqu’un voyageur n’a pas dit bonjour (et les chauffeurs qui me disent pas bonjour, je peux y faire quelque chose ?), passqu’ils ont envie d’un jour de glandouille payée, tout simplement.

Moi aussi je ferais bien grève pour avoir un mess, pour avoir un salaire qui augmente proportionnellement au coût de la vie, pour du télétravail, pour une pointeuse équitable, pour des bics roses, pour un quatorzième mois, pour un cadeau à ma fête des secrétaires, pour un nouvel ordinateur, cependant, elle ne servirait à rien, ma petite grève à moi, qui s’en soucierait ? A moins que je prenne la clientèle du bureau en otage… et pour ça, je serais montrée du doigt et passible de prison.

Cherchez l’erreur.

17:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |