23
mai

A trop crier au chien…

« Un American Staff attaque un gamin de 5 ans. Le bourgmestre souhaite dès lors interdire ce type de chien. »

Il revient d’un séjour de quinze ans sur mars, le bourgmestre ? Il a vécu douze ans en Patagonie au milieu des moutons ? Il a fait trois fois le tour du monde en voilier ? Il s’est fait cryogéniser en 1918 et vient de ressusciter suite aux progrès de la médecine pour soigner la grippe espagnole ?

Ça fait des lustre qu’on entend, tous les ixièmes du mois, qu’un chien a blessé untel, tué unetelle, arraché l’oreille d’untel, bouffé les coucougnettes d’unautretel… Et maintenant, le bourgmestre prend un air interloqué « Comment ! Il existait des chiens dangereux et je l’ignorais ! Comment ! Un chien dangereux a grièvement blessé un môme ! Je vais agir, agir, agir ».

Moi je vous le dis, je n’accuse pas les chiens. Ils agissent instinctivement, certains génétiquement plus agressifs que d’autres. Et puis surtout, un yorkshire qui attaque sera toujours moins dangereux qu’un pit-bull qui attaque. C’est comme ça. Tout comme un coup de poing donné par Anaïs causera moins de dégâts (juste une incapacité de travail de six jours pour Anaïs) qu’un coup de poing donné par Rocky (quoique sur ce point, ça dépend de quel tome de Rocky on parle, of course).

On l’a dit et redit, mais je le dis et redis encore, il n’y a pas de mauvais chiens (enfin si peu), juste de mauvais maîtres. Et là, je crains que ce soit irrécupérable (sauf à inventer le vaccin anti-con, mais j’ai peu d’espoir).

J’accuse les hommes un par un et en groupe (comme Michel Sardou).

Si une mutation génétique rendait certains chats de la taille et de la puissance d’un fauve, les laisserait-on en liberté ? Les transformerait-on en animaux domestiques, au risque de se faire arracher la joue au moindre coup de griffe ? « Doucement minou minou, doucement, gentil avec moi minou minou, - oups, plus de nez – douchement douchement michnou michnou… ».

A part interdire les chiens, on propose d’octroyer un permis de détention d’un chien dangereux ? Je ris jaune (comme le chien jaune, vous connaissez ?). Encore une bonne histoire belge. Un peu comme le permis de port d’armes et le recensement que notre pathétique petit pays a élaboré… Tout le monde sait que les trafiquants et autres délinquants vont se ruer dans les administrations (ou les bureaux de police, chais pas trop oùsqu’on doit faire sa déclaration officiellement officielle) pour déclarer « oui j’ai une arme, je le déclare, je l’assume, bon j’ai bien l’intention peut-être, si on me cherche un peu trop, d’en faire usage pour me débarrasser d’un ennemi ou deux, mais juste si on me cherche, promis ». Non mais les politiques sont-ils tous aussi débiles ? Croient-ils tous au père Noël ? Croient-ils que les maîtres j’en-foutistes de chiens dangereux vont spontanément se déclarer ?

En attendant, à force de tergiverser, y’a un gamin de cinq ans dont la vie ne sera plus jamais comme avant.Rantanplan

07:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
mai

Am I the one and only ?

To get problems when I try to comment on my own blog ? To be obliged to rewrite the secret code at the end many time ? Please tell me... I hate skynet, that's definitive.(comme je me la pète en english)- rigolez pas, en english aussi j'invente des mots

19:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
mai

Mince, j’en rêve. Maigre, j’en crève (© Anaïs)

Je suis sciée.

Si je pouvais être sciée en deux dans le sens de la longueur, ça m’arrangerait bien, ça me transformerait illico en top biche (après une chtite chirurgie esthétique) hyper mince.

Magnifique transition pour dire que je suis sciée de voir le nombre de blogs de régime qui fleurissent sur le net.

Après tout, les blogs comme le mien fleurissent également magnifiquement (mais c’est le mien le mieux, hein que c’est le mien le mieux, dites-le que c’est le mien le mieux), donc pourquoi pas des blogs de régime.

Là où je ne suis plus d’accord, et je souhaite le dire de ma petite voix douce habituelle (COMPRIIIIIIS ?), c’est lorsque ces blogs, en apparence gentillets, véhiculent des propos « pro ana* », à savoir, pour faire bref, qui vantent les bienfaits de l’anorexie.

Je ne vais pas entrer dans les explications complexes sur l’anorexie, ses origines, ses conséquences. Je dirais juste que l’anorexie peut-être mortelle, et qu’inciter des jeunes filles, souvent de très jeunes filles, à se « dépasser » en ne mangeant plus, pour atteindre une soi-disant perfection de toute façon inatteignable, est inadmissible. J’appelle ça « propos pouvant entraîner la mort sans intention de la donner ». Des projets de loi sont d’ailleurs en discussion, pour interdire de tels sites ou blogs, ce qui prouve à suffisance que je ne suis pas la seule à craindre le pire.

Alors quand je parle de mon gras, de mes lasagnes, de mon envie de maigrir, de mes salades, du chocolat et j’en passe, j’ose espérer que vous aurez toutes compris que ce sont des humeurs de femme, point barre. Aucun risque de toute façon que je prône l’anorexie, j’en suis bien loin, et c’est tant mieux. Mince, j’en rêve. Maigre, j’en crève.

Il est temps que ça cesse.

Les blogueuses pro-ana sont souvent jeunes, ou tellement ancrées dans leurs croyances qu’elles souhaitent se trouver des adeptes. Aux adultes de surveiller ça. Aux blogueuses telles que moi de lutter contre ça en refusant que de tels propos soient diffusés sur leurs blogs. Aux hommes de loi d’interdire ça. Chaque jeune fille étant susceptible de souffrir, de mourir, de cette maladie qu’il est si difficile de vaincre, la vigilance s’impose sur le net. Signalez aux hébergeurs de telles bombes potentielles.

*Le mouvement pro-ana est un mouvement d'anorexiques qui considèrent que l'anorexie n'est pas une maladie mais un « mode de vie ». Les jeunes filles qui en font partie transmettent leurs idées par le biais d'Internet, via des forums ou des blogs. Sur ces sites, elles écrivent une sorte de journal à « Ana » (qui est une personnification de l'anorexie) et racontent leurs journées d'anorexiques (ce qu'elles ont mangé ou pas...).

Ce mouvement s'est développé au début des années 2000 pour faire face aux sites qui visaient à aider les anorexiques à manger. Les sites pro-ana proposent la possibilité d'échanger les expériences de chacun. On y trouve des astuces pour maigrir, pour ne pas avoir faim, ou encore pour cacher sa maigreur à sa famille et à ses proches.

Si ces sites semblent en perte de vitesse, car régulièrement supprimés par les hébergeurs, on en trouve encore facilement. Ce genre de site peut entraîner des jeunes filles dans l’enfer de l’anorexie mentale. Et cette maladie met en danger le pronostic vital. D’autres jeunes filles ne tombent pas dans l’anorexie mentale, mais leur santé est en danger. La plupart des personnes tentées par ces comportements sont mineures.

L’anorexie mentale est une maladie dont les critères de diagnostic ne prennent pas uniquement en compte les critères physiques pour poser une réponse. Il y a des facteurs psychologiques. Des jeunes personnes dans ce mouvement, ne présentent pas ces facteurs. Mais ceci ne doit pas freiner l’inquiétude. Manger si peu par jour est dangereux.

En parallèle existe le mouvement pro-mia (« mia » pour « boulimie »), qui a moins d'importance que le pro-ana. Les deux restent tout de même très liés.

Article trouvé sur un site qui m’avait déjà fourni des infos pertinentes quant à l’excision (publiées le 8 mars) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pro-ana, à visiter pour trouver plein de liens et d’infos utiles sur la maladie et le projet de loi.

07:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
mai

C'est pas que je veux faire ma chieuse...

Mais vous pourriez pas mettre des titres à vos commentaires ? ça rime à quoi ces "pas de titre" tout du long, hein ??? Pssss.

17:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
mai

Electra-moche

Elle est moche, la façon d'agir d'Electrabel !

Naïve que je suis (qui a dit « blonde » ?), je pensais que la libéralisation allait faire fuir les clients vers d’autres cieux plus prometteurs, et dès lors, me permettre plus d’intimité avec mon fournisseur d’électricité adoré.

Après des mois de réflexion intense, des quinzaines de simulations online pour découvrir quel fournisseur serait ma future fée électricité attitrée, des caisses entières de prospectus à trier, l’installation d’un pool téléphonique dans mon humble demeure afin de gérer les appels à toute heure du jour et de la nuit de délégués entièrement voués à ma cause et me promettant monts et merveilles, j’ai pris ma décision : je suis restée. J’ai signé chez mon bon vieux fournisseur de toujours, qui me promettait une baisse substantielle et un service inégalé de par son expérience séculaire.

J’ignore si les employés de ce bon vieux fournisseurs ont tous été débauchés par les petits jeunes fringants fournisseurs récemment arrivés sur le marché, mais toujours est-il que leur central téléphonique (beurk, c’est moche, de dire un central, mais l’orthographe c’est l’orthographe…) est depuis lors devenu le no man’s land. Tout comme ces charmants employés qui venaient relever le compteur une fois l’an : évaporés comme neige sous le valeureux soleil du printemps. Je les attends désespérément, histoire de payer mon petit supplément annuel avec le sourire. Mais rien. Je pleure, je crie, je supplie, pas la moindre petite carte dans ma boîte aux lettres non-conforme aux directives de la poste. Rien.

Je décide donc de téléphoner.

D’abord, il faut parvenir à comprendre la nouvelle organisation, ce qui relève de la gageure. Auparavant, tout était simple comme 1 et 1 font 2. Un numéro de téléphone, un interlocuteur charmant « Electrabeeeeeeeel, bonjooooooour, votre intercommunale mixte vous dit bonjoooooooooooour, Andréa, bonjooooooouuuuuur, que puis-je faire pour vous aideeeeer bonjoooooooooouuuur », on obtenait le renseignement en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, et Andréa nous remerciait pour notre appel en ajoutant « votre intercommunale mixte vous remercie de votre appel et vous dit à trèèèèèès bientôôôôôôôôt au revoiiiiiiiir ».

Donc j’appelle.

Un répondeur me propose 84 alternatives. Après trois écoutes attentives, histoire de m’y retrouver dans ce labyrinthe de boutons à pousser, je choisis d’avoir des renseignements sur ma facture.

Un second répondeur me met en attente sur fond de musique douce. La musique adoucit les mœurs, dit-on. Après 18 minutes 14 secondes à poireauter, il n’y a plus ni musique ni mœurs qui comptent.

Quand, enfin, je parviens à parler à un être humain (miracle suprême de la technologie moderne : 21 minutes au téléphone sans avoir parlé à qui que ce soit), j’expose mon cas : je veux un relevé de compteur.

« Mais ma chère Médééééééme, vous devez vous adresser à votre fournisseur, qui avez-vous choisi ? », « et bien vous, Electrabel », « Ah non ma chèèèère petite Méééédéééééme, ici vous n’êtes plus chez Electrabel mais chez trucmuchemachistrutIdegInatel », « mais j’ai toujours appelé chez vous, j’ai toujours été chez Electrabel, j’ai fait le choix d’Electrabel » « oui ma petite chèèèèère Mééééédéééééme, mais tout a changé (ce soir, un prend un nouveau départ – Fugain), maintenant vous devez appeler un autre numéro. »Snif, bouhouhou, 21 minutes pour rien. Pourtant ma facture est toujours de la même couleur, toujours du même en-tête, alors pourquoi esske je dois appeler ailleurs ?

Ne cherche pas à comprendre l’inexplicable Anaïs, téléphone et tais-toi.

Après 33 minutes, quatre répondeurs et sept chansons douces (que me chantait ma maman), j’apprends que « ouiiii Mééééédéééééme, on va venir relever vos compteurs, mais on a un tout tout petit tout léger retard avec la libéralisation ». Ben oui, trois mois de retard… durant lesquels ils continuent à me ponctionner gentiment d’une somme colossale tous les mois. Ben voyons.

Mais ont-ils donc plus de clients maintenant pour être tellement paumés ?

Depuis lors, j’attends désespérément ma facture annuelle, qui, apparemment, est devenue décennale entre-temps. Attendre, attendre, toujours attendre. Payer, payer, toujours payer.

Vraiment moches, les agissements d’Electrabel.

22:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |