21
nov

keskispasse ?

Ce matin. Gare de Namur. Un brasero. Et un concert. Une foule rouge et verte qui chante des airs connus (Santiano, en bel' petite gayole – oups je sais juste le prononcer, pas l'écrire).

Waaaaaaaaaw, c'est la fête ou quoi ?

Et bien non. C'est juste la révolte…

Moi je n'y connais rien en politique, je n'y connais rien en rien d'ailleurs, je l'avoue humblement. Je sais juste que c'est la foire ici depuis plus de 160 jours. Que c'est la foire en France aussi, où ils font grève depuis des jours. Et que ça risque de virer en foire d'empoigne.

Je sais juste que nos dirigeants chéris veulent bloquer l'index mais permettent toutes les débauches en matière de hausse d'électricité, gaz, mazout et essence, sans compter la bouffe. Tout augmente de façon démesurée. Or, je crois savoir (finalement je sais quelque chose) que l'index représente la variation du coût de la vie. Alors cherchez l'erreur… Comment eske c'est possip' de geler un index lié à des choses qui elles ne sont nullement gelées ? Comment eske c'est possip' que mon pain ait augmenté de 10 %, mon fromage de 20 % et mon salaire de 0,5 % ?

On dirait que la classe moyenne est sur la mauvaise pente, celle qui mène au seuil de la pauvreté. Est-ce bien raisonnable tout ça, Messieurs les dirigeants ?

Alors voilà quoi, y'a un brasero, y'a des chants, mais c'est pas la joie ici. Que nenni.

13:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
nov

Y’en a marre

Attendant le praïïïïme de la Star Ac et ses invités qui ne me tentent pas trop ce samedi soir, je me surprends à regarder le journal de TF1.  L’heure est grave, si Anaïs se met à regarder le journal.  Réalisant la situation, je m’apprête à enclencher le magnéto pour regarder la première minute du premier épisode de « Guerre et paix » (un téléfilm que passe en ce moment sur France 2), lorsque commence un reportage sur mon chtit pays.  De guerre et paix il est également question… plutôt de guerre que de paix d’ailleurs.

Y’en a marre.

Entre les flamingants qui hurlent et sont terrassés au sol par la police et les extrémistes qui s’insurgent, lors d’un conseil communal, contre un élu qui ose parler français, quelle image est donnée de mon pays !!  J’ai honte.  Vraiment honte.  Honte que des querelles linguistiques et politiques aient de telles conséquences.  Que les pays limitrophes aient une telle image d’un si petit royaume où personne n’est capable de s’entendre.  D’un petit pays où une poignée grossissante de rebelles souhaitent, semble-t-il, rejouer guerre et paix, souhaitent sécession.

Y’en a marre.

Et comme l’a dit Constance à son époux Georges Hazard, réalisant l’ampleur que prenait la guerre de sécession, dans un épisode du Nord et du Sud (comment, vous ne connaissez pas le Nord et le Sud, cette superbe télésuite historique qui m’a fait verser des litres de larmes en zieutant le beau Patrick Swayze et des tas d’acteurs bruns ténébreux vivant l’enfer de la guerre, les blessures, les amours, les retrouvailles et les drames, je ne peux le croire – quel manque dans votre culture !), donc comme elle l’a dit :

« Mon dieu, Georges, le monde est devenu complètement fou ».

Y’en a marre.

Au fait les ceusses de TF1, la Belgique n’a pas des maires mais des bourgmestres, et la Flandre s’écrit sans S.  Je dis ça je dis rien…

Illu d’Acide, publiée sur son blog à l’occasion de la fête du roi (ou de la dynastie) ce 15 novembre dernier.
feteroi

20:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
nov

Harcèlement

telephone-fourrure-rose
Je déteste le téléphone.

Je ne parviens d’ailleurs plus à comprendre comment, durant toute mon adolescence, j’ai pu être raide amoureuse de cet appareil et passer mes soirées à discuter avec les copines que j’avais vues durant toute la sainte journée à l’école.

Est-ce parce qu’actuellement, la journée, je passe beaucoup de temps au téléphone, rarement pour des appels agréables : entre les clients qui râlent et ceux qui … râlent, il y a peu de place pour les rires et la joie.

J’ai donc opté pour l’affichage de l’appel ET l’affichage de l’appelant, histoire d’avoir des soirées peinardes et de pouvoir filtrer les appels.

J’ai donc droit à plusieurs types d’appels :

-    l’appel clairement identifié avec numéro et nom, que je décroche dans 99 % des cas, le 1 % restant représentant l’abstention indispensable durant les quotidiennes Star Ac, les pauses pipi, Docteur House, Newport Beach, les Experts, Greys Anatomy, Prison Break...
-    l’appel du bureau (dingue comme ils ont toujours besoin de moi lorsque je preste mon temps partiel en m’offrant une petite sieste devant un DVD)
-    l’appel anonyme, généralement en provenance de commerciaux qui tentent de me fourguer qui une bouteille de vinasse, qui un abonnement adsl, qui un canapé cuir, alors que je suis célibataire et que je ne correspond donc pas à la cible type, savoir la ménagère de moins de cinquante ans (cf ce billet)

Ainsi, lorsque mon téléphone a sonné à 16h57 et que mon appareil magique m’a indiqué « onbekend/inconnu » (ouiiiiiiiiii, il est bilingue mon appareil, la classe), je n’ai pas décroché.

Lorsqu’il a sonné à 17h18 et m’a à nouveau indiqué « onbekend/inconnu », j’ai persisté.

Lorsqu’il a sonné à 17h24, toujours avec le même message, j’ai commencé à m’inquiéter (et si c’était un hôpital – les centrales téléphoniques étant parfois « anonymes »  - qui insiste car un drame s’est produit, et si c’était un grand magazine parisien qui veut me proposer une offre sidérante, et si c’était un amoureux transi qui est à ma porte avec un bouquet de fleurs ?).  Mais j’ai encore persisté.

Lorsqu’il a à nouveau sonné à 17h28, je me suis dit que le laps de temps entre chaque appel diminuait dangereusement et que la situation devait être grave.  Mais j’ai résisté et je n’ai pas décroché.  Mais l’angoisse me tenaillait l’estomac : le drame s’était transformé en cataclysme, le grand magazine parisien allait contacter quelqu’un d’autre, j’allais rater l’amour de ma vie.

Lorsqu’il a sonné encore à 17h33, j’ai abandonné la lutte et j’ai finalement décroché.

Pour entendre une voix féminine peu enthousiaste me susurrer : « bonjour Médééééééme Valente, ici Télé 2 (opérateur de téléphonie, pour ceusses et celles qui l’ignorent), j’ai une proposition à vous faire… »

Enragée d’avoir à nouveau été bernée par ces commerciaux dignes des pires harceleurs que l’humanité a produits, j’ai répondu sèchement « je ne suis pas intéressée » (il fut un temps où j’expliquais en long et en large les raisons de mon désintérêt, mais depuis que j’ai compris que ça ne les intéressait pas non plus, j’ai décidé d’épargner ma salive).

Elle a tenté de placer un « Mais… », que j’ai immédiatement interrompu d’une voix furieuse « c’est vous qui n’arrêtez pas de m’appeler depuis tout à l’heure ? »

Sur ce, elle a compris que le travail de persuasion serait long et difficile, sinon impossible, et elle m’a sauvagement agressée « oui c’est moi, mais je ne comprends pas pourquoi vous dites ne pas être intéressée, je ne vous ai encore rien proposé… »

C’est vrai quoi Anaïs.  Cette femme est commerciale chez Télé 2.  Tu ne pouvais deviner pourquoi elle t’appelait, voyons Anaïs.  Si ça tombe, elle allait te proposer un séjour à Disneyland Paris à prix riquiqui, une nouvelle cuisine équipée, tes courses gratuites durant un an, une écharpe Strelli gratuite livrée à domicile…  M’enfin Anaïs !

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
nov

Quand la Belgique n’aime pas ses belges…

Restons dans le sujet Belgique, mais abordons-le d’une manière vachement plus superficielle et légère.

Mon espion chéri m’ayant renseigné une visite en provenance d’un blog inconnu, je file illico, en grande curieuse, lire ce blog, en avoir ou pas, et je découvre un article intitulé « où sont les bloggeuses belges » (cliquez sur le lien qui précède, vous aboutirez sur l’article).

L’auteure du blog, belge, s’étonne de découvrir dans Gaël, magazine belge, un article sur les des bloggeuses … françaises.  Toutes.  Elle me cite, de par ma petite parution dans Flair, précisant, il est vrai, que Flair n’a pas parlé de moi… mais que c’est moi qui ai parlé de Flair dans Flair… Exact c’est exact.

Ainsi, quand un mensuel belge parle des bloggeuses, il préfère parler des françaises que chercher des talents dans ce qui, à l’heure d’aujourd’hui, constitue encore notre pays à nous rien qu’à nous.

Personnellement, je trouve ça vraiment dommage.  Ne vous méprenez pas, je ne prétends pas ici que j’aurais eu ma place dans cet article, que je n’ai d’ailleurs pas (encore) lu, mais je trouve tellement regrettable que la presse belge ne soit dotée d’aucune once de chauvinisme qui, dans ce cas, aurait été bienvenue.

Car, même si les blogs français sont pour la plupart géniaux, bien rédigés, intéressants, ils restent des blogs français, souvent parisiens, avec des infos françaises, des adresses françaises, des bons trucs français.  

Et je suis intimement persuadée qu’il existe un tas de blogs belges qui gagneraient à être connus, découverts et dévorés à grandes bouchées goulues.

Alors, pourquoi Gaël n’a pas cherché ?  Pourquoi la presse belge ne veut pas parler des blogs belges, alors qu’en France le sujet passionne ?

J’ai moi aussi envie de relayer l’appel proposé par l’auteur du blog en question (dont j’ignore le prénom, mea culpa) qui propose de « lancer un appel à la presse belge: parlez-nous des bloggeuses et bloggeurs belges ».

11:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
nov

Alice…

Nan, pas la belle blonde qui vend des abonnements en France, m’enfin, bande d’enfants de la TV.

Alice au pays des merveilles.

Si j’étais Alice au pays des merveilles, j’arracherais illico de mon agenda les pages d’octobre, les pages de novembre, les pages de décembre, les pages de janvier et les pages de février.

Et si j’étais Alice au pays des merveilles, je me retrouverais, par magie, en mars, à l’aube du printemps que j’aime tant.

Exit octobre et son début d’automne sordide. 

Exit novembre et sa Toussaint sordide.

Exit décembre et mon anniversaire sordide (préparez vos cadeaux) suivi des fêtes de fin d’année sordides.

Exit janvier et les lendemains de fête sordides (j’aime pô les fêtes de fin d’année, mais j’aime encore moins l’après fêtes de fin d’année, je sais chuis un Schtroumpf grognon et j’assume).

Exit février et sa Saint-Valentin sordide.

Mars.  Oh mars.  Ah mars.  Cher mois de mars.  Adoré mois de mars.  Béni mois de mars.  Honoré mois de mars.  Avec ses petits zoiziaux, ses bourgeons, son soleil pâlot mais vigoureux.

Aaaaaah mars.

Mais je ne suis pas Alice.  Et je ne suis pas au Pays des Merveilles, mais en Gelbique. 

Alors, plus que 120 fois dormir, et j’y serai.

PS : Comme je ne suis pas parvenue à me décider pour une image d’Alice au Pays des Merveilles, même si le net en regorge, trop de choix, indécision totale en ce 1er novembre empreint de sinistrose aiguë, je vous laisse aller faire votre choix sur ce site original qui consacre une page à des illus parfois gore d’Alice (ça change de la blonde écervelée de Disney) et je vous offre ma photo perso de ma réserve privée à moi rien qu’à moi prise un jour de décembre dans mon parc chéri dont je ne citerai pas le nom, des fois que le CSA passerait par là…  Bon jeudimanche à tous.
100_0474

10:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |