14
déc

Ah ces hommes !

J’ignore si c’est mon blog qui en est responsable, mais il souffle actuellement sur ledit blog un vent d’agressivité masculine.

Si les mails que je reçois des lectrices sont à 100 % sympas, drôles, gentils et parfois originaux, il n’en est pas de même pour les mails des lecteurs… que nenni ma bonne Dame !  De quoi avoir parfois envie de virer de bord.  Ou de fermer ma boîte mail. Au choix.

Vous vous souviendrez qu’il y a quelques mois, j’ai été soupçonnée, par un homme, d’être à la tête d’une vaste opération marketing menée par des dizaines (des milliers ?) de clones anaïsiennes, de ne pas exister réellement, de n’être en quelque sorte qu’un personnage virtuel.  Une information relayée à l’époque par la presse.  Somme toute assez drôle.

Depuis lors, j’ai eu droit, en vrac :

-    aux amoureux transis qui me font leur déclaration (s’ils savaient comme je suis au quotidien, ils s’abstiendraient)
-    aux mariés pas fiers de l’être qui s’étendent sur leur désespoir matrimonial (comme si j’avais la solution)
-    aux curieux invétérés qui me demandent ma photo, ma taille, mon poids (et pourquoi pas mes mensurations tant qu’à faire ?)
-    aux râleurs professionnels m’accusant de ne pas en dire assez sur moi (je fais ce que je veux, avec mon chtit blog – sur l’air connu de « je fais ce que je veux avec mes cheveux »)
-    aux détracteurs du blog qui m’exposent en long et en large leurs raisons (les goûts et les couleurs hein)
-    aux conseilleurs de service sur comment je dois gérer ma vie sentimentale et amoureuse (mais quelle vie sentimentale et amoureuse ?)
-    aux radins irrécupérables qui me font la morale « le féminisme, tu l’as voulu, assume et paie ta part au resto » (j’étais pas née moi à l’arrivée du féminisme, alors bon hein, ce que j’en dis).

Mais aujourd’hui, le summum est atteint.  Coup sur coup, me voilà accusée du pire du pire.  Vous lisez bien, le pire du pire.  Car y a-t-il pire accusation que la pire ?  Ben oui, la pire de la pire.  CQFD.

Ainsi, me voilà accusée d’avoir supprimé une réponse au concours cinéma publié récemment.  Ben voyons.  Moi qui vous suppliais encore ce matin de participer, je passerais mon temps à virer les réponses qui ne me conviennent pas.  Pour des raisons X ou Y sur lesquelles je ne m’étendrai pas car elles n’ont pas lieu d’être et sont infondées.  Râleuse oui.  Malhonnête non.

Ensuite, au même moment ou presque, me voilà accusée de n’avoir pas respecté mon engagement lors du concours premier anniversaire du blog, en d’autres termes, de ne pas avoir envoyé le cadeau au gagnant… gagnant qui n’a jamais communiqué ses coordonnées à l’éditeur.  CQFD.  Râleuse oui.  Malhonnête non.


Alors je vous le demande, keskispasse ?  Pourquoi de telles réactions, uniquement masculines ?  

Bon, je dois l’admettre, ces mails empreints de reproches ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de mails sympas, tous sexes confondus.    Un océan de mails qui me remplissent de joie.  Mais aujourd’hui, la coupe est pleine.  Encore un mail de la sorte et je… argh je ne sais pas ce que je fais, mais je boude.  Et quand je boude, je boude longtemps.  Titchu.

Vous l’aurez voulu, Messieurs, je vous parle pu jusqu’à demain, na.

17:39 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

« La vraie musique »

Alors que je parlais de la Star Ac, quelqu’un m’a dit « tu écoutes tout de même parfois de la vraie musique » ?
 
Et ben je vais vous le dire tout de go, c’est bien le genre de question qui m’horripile au plus haut point.  Mais ça m’horripile, ça m’horripile.  J’en aurais presque une poussée violente d’urticaire.
 
Ainsi, sous prétexte que certaines personnes aiment de la musique étrange, underground, jazzy funck, rocky style ou autre expression bizarre, ça serait de la « vraie » musique, tandis que ce que moi j’écoute, frenchy style, radioable, ça serait de la « fausse » musique ?
 
Ça serait pas une forme de racisme ça ?
 
Moi j’écoute ce que j’aime, ce qui me fait vibrer, ce qui me fait danser.  Et en effet, de une j’ai souvent deux ans de retard (je découvre la liste de Rose alors qu’elle est déjà passée au second single, je découvre Anaïs parce qu’on a le même prénom, par hasard, je découvre que Calogero a sorti Pomme C … six mois après sa sortie), de deux j’aime quasi que la chanson française (passqu’au moins je comprends les paroles, na), de trois j’aime la chanson française dite « gnangnan » (Nolwenn, Jenifer, Lara Fabian et j’en passe), de quatre j’assume pleinement mes goûts que d’aucuns qualifieront de goûts de chiotte.
 
Et je conclus par ceci : pour moi il n’y a pas de « vraie » ou de « fausse » musique.  Il y a la musique qu’on aime, et la musique qu’on n’aime pas. Question de goût.  Pas de talent.
 
Tchu.
 
Illu de Domie.
musique

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
déc

Je hais Saint-Nicolas... ou presque

Pour la première fois de ma vie, j'ai écrit à Saint-Nicolas.  Et oui, à mon âge.

Ne riez pas, je vous zesplique.

J'ai lu dans la presse que la poste belge avait conclu un accord avec lui, afin que tous les enfants, petits et grands (c'est bien précisé, tout le monde peut s’y coller – moi je fais partie des grands enfants) puissent lui envoyer leur liste et recevoir une réponse.

Alors, puisque le Grand Saint m'a totalement oubliée depuis plusieurs années, je me suis rappelée à son bon souvenir au moyen d'une petite missive bien sympathique.

Je lui ai juste demandé quelques bonbons.  Oh bien sûr, j'aurais pu demander une nouvelle TV à écran plasma, des centaines de DVD, une croisière, des kilos d'écharpes Strelli et l'homme de ma vie, mais j'ai été raisonnable.  Juste des bonbons pour l'enfant sage que j'ai été tout au long de l'année.

Je me suis rendue donc à la poste pour déposer ma chtite lettre, et je suis tombée nez à nez avec un client, qui postait lui aussi son courrier, du courrier bien plus sérieux.  J’ai tenté tant bien que mal de cacher l'adresse inscrite en grosses lettres sur mon enveloppe "SAINT-NICOLAS AU CIEL"… ça fait pas sérieux d’écrire à Saint-Nicolas à mon âge, je l’admets.

Mais après tout hein, qui a dit qu’il fallait être sérieux ?

Je suis aujourd’hui au regret de vous dire que le Grand Saint n’a nullement respecté sa parole.  A moins que ce soit la post’ belch’ qui n’ait pas assumé son engagement.  Toujours est-il que j’ai eu beau scruter depuis des jours et des jours la réponse de Mister Sint Niklaas (j’adopterai des expressions dans les deux langues lorsque j’en aurai l’occasion, pour manifester ma solidarité à l’union de mon pays, na), rien.  Nada.  Niente.  Point de missive.  Point de bonbons.  Point de surprise.

A l’heure où je vous écris, savoir 23h09 ce 5 décembre, tout espoir n’est pas encore perdu.  J’ai disposé mes bottes (savoir 17 paires soit 34 bottes), mes chaussures (32 paires soit 64 chaussures), mes pantoufles sexy en rang d’oignons, j’ai coupé le poêle pour pas qu’il se brûle à l’atterrissage, j’ai préparé des carottes pour l’âne et j’ai mis le rat à l’abri, des fois que Père Fouettard aurait une cruelle envie de rongeur.

Les paris sont maintenant ouverts… Saint-Nicolas va-t-il m’apporter ce dont je rêve ?

Réponse… demain (soit tout à l’heure pour vous qui me lisez).   Une fois dormir…
 
Et une petite illu ânesque (ou chevaline, chuis pas douée en bovins, mais l'idée y est : mettre, pour changer, l'âne à l'honneur) de Delfine.
ane

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
nov

16h30

16h30 et fait déjà presque noir.

Pitiéééééééééééééééé, je peux hiberner jusqu'au 1er mars 2008 ?

C'était le billet le plus court de l'histoire de ce blog, en guise de coup de gueule de 16h30.

Illu de Missbean.

 

hibernatus2

16:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
nov

"Cache cache arrêt"

Vous connaissez tous ce vieux slogan de la SNCB (ou F ?) : "le train, déjà un goût de voyage".

La TEC lance actuellement un slogan quasi similaire : "la TEC, déjà un goût d'aventure".

Afin que le voyageur ne tombe pas dans une lassitude extrême liée au train-train de ses navettes quotidiennes, la TEC a décidé de mettre du piment dans son existence, en instaurant la règle du "cache cache arrêt".

Ainsi, chaque matin, j'ignore à quel endroit mon petit bus chéri m'attendra.  Et j'ai un bol fou, le jeu existe tant à l'arrêt de départ qu'à l'arrêt d'arrivée, ce qui multiplie la sensation d'aventure intense qui m'est gracieusement offerte pour la modique somme de 210 eur (pas cheeeeer ma bonne Dame).

C’est le matin que l’aventure est la plus audacieuse.  Il fait noir.  L’arrêt provisoire est à la limite de l’indétectabilité (ce mot n’existe pas, m’en fous) et les chauffeurs ne sont pas tous informés du changement.  Normal.  Sinon, ce ne serait pas drôle.

Imaginez donc l’Anaïs, à peine réveillée, grelottant de froid dans son écharpe Strelli, tremblant d’angoisse à l’idée que son bus ne la voie pas.  Le voilà.  Aaaaargh il s’arrête à l’arrêt habituel.  Elle court elle court pour l’attraper.  Aaaargh il redémarre, elle fait demi-tour, se plante au milieu de la rue pour arrêter le mastodonte.  Victoire.  Le chauffeur la scrute avec un regarde bovin, la prenant pour une attardée mentale.  « A-t-on idée de se mettre en travers de la route, ma p’tite Dame ! »

Imaginez ensuite l’Anaïs dans son bus.  Elle sonne.  Mais le bus ne s’arrête pas.  Angoisse. Elle interpelle timidement le chauffeur « scusez moi M’sieur ».  Il n’entend rien.  Elle hausse le ton.  Toujours rien.  Elle hurle alors « Mooooossieur, j’veux descendre ».  Dédain total.  L’arrêt se trouve cinq cents mètres plus loin, j’avais qu’à le savoir, non mais.  « A-t-on idée de perturber ainsi la quiétude des voyageurs ! »

Le site infotec.be porte mal son nom...  La liste des perturbations, mise à jour tous les cinq mois (alléluia elle l’a été ce 22 novembre, sautons de joie et frappons des mains), est totalement incompréhensible.  Exemple : « ANDENNE (place du Chapitre) début de la perturbation 09.07.2007 lignes 19 et 38 Namur ».  Si quelqu’un comprend ce dont il s’agit en pratique, prière de me contacter.

Et il en est ainsi chaque matin.  Et chaque soir.  C’est la valse entre les arrêts fixes, les arrêts provisoires, les arrêts provisoirement définitifs et les arrêts définitivement provisoires.

Keskon s’amuse dans les bus namurois, je vous le dis !

Illu de l’auteur de Marguerite
busgamept

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |