26
nov

Je hais ceusses qui racontent la fin

Oui, je les hais d'une haine haineuse, même si c'est pas charitable du tout, dirait le curé du coin (s'il y a encore un curé dans le coin).

Pas charitable ?  Passque c'est charitable de raconter la fin d'un livre, d'un film, d'une télé-réalité ou de quoi que ce soit d'autre, de faire exploser le suspense insoutenable, de briser tous les espoirs et toutes les illusions ? 

Nan, c'est pas charitable.

Donc ma haine et justifiée.

Y'a, dans le monde, un tas de gens qui prennent un malin plaisir, les sadiques, à tout dire.  Tout ré-vé-ler.

Combien de fois ai-je dû me boucher les oreilles lorsque des copines se racontent tout le déroulé de la Xème saison de Grey's ou de Desperate (sans le second mot vous comprendez ? comme ça je gagne du temps).  Mais quand je sens venir la chose, en général, je m'éclipse, je râle, je n'écoute pas.  Bref, j'agis et j'échappe aux révélations.

Mais il y a des fois où agir est impossible, tant le venin est dispensé rapidement.

Des fois où la bave du crapaud (mon interlocuteur/trice) atteint la blanche colombe (moi).

Des fois où je parle de la prochaine diffusion d'Anna Karenine, et qu'une amie (devenue ex-amie entretemps, la garce), me réplique « joli film, en effet, je te le conseille, dommage qu'elle meure à la fin ».  Aaaargh, je vais la tuer l'étriper la cuire au bain-marie la transformer en pâtée pour rat.  Je rougis, je râle, je vocifère, et elle me rétorque « ben quoi, tout le monde le sait, qu'elle meurt, enfin voyons ».  Ben non, pas moi, chuis inculturée, en tant qu'amie elle aurait dû le savoir.

Des fois où je parle de Pekin Express, qui passe seulement maintenant en Gelbique (je le précise pour les Français qui ont tout vu y'a belle lurette), en disant que j'aime décidément pas cette équipe là du tout du tout du tout (je ne précise pas laquelle sur ce blog, passque moi, je raconte pas la fin alors que la finale est diffusée ce soir, na) et qu'on (je ne précise pas qui, car je crains les représailles très musclées) me dit « oh tu vas être bien déçue, si déçue, tellement déçue ... » d'un air qui signifie clairement et inexorablement que mon équipe maudite va gagner.  Et voilà la moitié (que dis-je 99 %) du plaisir lié au suspens envolé, en un quart de seconde.  Je deviens rouge.  Mauve.  « On » aussi.  Un peu tard.  La moutarde me monte au nez.  Je suis au bord de la crise d'apoplexie.  Soudaine envie de vengeance, mais je ne trouve rien à révéler à mon ennemie (oui, c'est une femme, cela va de soi, qui d'autre qu'une femme peut révéler de tels secrets ?).  Alors je me tais.  Un regard noir suffit.  Il suffit à me faire réaliser qu' « on » n'a pas fait exprès.  Que ce n'était pas malintentionné, même si maladroit.  Que je dois abandonner tous mes plans de vengeance.

Alors je pardonne.  Oui, je pardonne (mais tout de même, entre nous, totalement entre nous, vade retro Mostèkas).

Je pardonne.  Même si ce soir, moi, je sais déjà qui gagne Pekin Express, et que j'en pleurerais des larmes de désespoir.  Ce qui ne changera pas beaucoup mes habitudes, car Pekin Express est l'émission de télé réalité qui me fait le plus pleurer : je pleure sur les rencontres avec les locaux, sur la pauvreté, sur la richesse des cœurs, sur les épreuves, sur le stress, sur les amitiés qui naissent, sur les souffrances, sur les cobayes qui se font manger (bande de sauvages), sur les chats abandonnés (ça c'était l'an dernier), je pleure je pleure je pleure je pleure... Pekin express devrait se faire sponsoriser par Kleenex.

Au moins, ce soir, j'aurai une vraie bonne raison très réelle de chez réelle de pleurer....

 

08:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : pekin express |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
sep

Je hais la semaine de la mobilité (la suite)

Parce que je suis une optimiste née (mais si voyons, vous ne l'aviez pas remarqué), j'ai réitéré mes tentatives d'inscription sur le site de la SNCB.

Croyez-le ou pas (mais je sais que vous me croirez), les plantages se sont suivis et se sont ressemblé...  mardi, dix tentatives.  Mercredi treize tentatives.  Jeudi, deux tentatives (l'espoir me quitte peu à peu, en même temps que l'énergie).

Ce matin, à l'aube, nouvelle tentative.  Je remarque d'emblée un changement sur la page d'accueil : la SNCB s'excuse pour les désagréments subis.  M'enfin voyons, quels désagréments ?  Grâce à cette action "semaine de la mobilité", je suis devenue recordwoman du monde en encodage de ma propre adresse : trois secondes vingt centièmes pour dactylographier mes nom prénom adresse postale adresse mail et date de naissance.  Merci la SNCB.

Donc la SCNB s'excuse. Il faut lui reconnaître cette modestie d'avouer ses lacunes.

J'encode donc pour environ la trentième fois mon identité, je clique, et miraaaaaaaaaaaaaaaaaaaacle, pas de message d'erreur, mais un message m'indiquant que je vais recevoir un mail avec un lien sur lequel cliquer pour confirmer enfin mon inscription et recevoir mon cadeau (passque bien sûr tout ça sert à ça : un cadeau).  Je file vérifier mes mails et second miraaaaaaaaaaaaaaaacle, le mail y est.  Je clique et ... aaaaaaaargh, message d'erreur.  Comme quoi, à la SNCB, y'a pas de miracle.  Jamais. 

Dans un élan (en parlant d'élan, connaissez-vous cette BD démentielle, l'élan ?  Passque moi j'adore les élans, voilà, c'est dit), donc dans un d'espoir fou, je réencode mon identité pour la trente et unième fois, je clique et ...

 

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Qui se porte volontaire avec moi pour une action de représailles en gare de Namur ?

13:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
sep

J'adoooooore la semaine de la mobilité… quoique

Il y a des jours où je me réjouis de me lever avant les poules, même les plus dynamiques.  Où, malgré le froid (tchu, j'aurais dû ressortir mon écharpe Strelli), j'ai le sourire aux lèvres et l'estomac qui frétille d'impatience.  Où j'arrive en ville et je découvre, ou redécouvre ma gare, si jolie.  Et le stand Vivacité.  Et une avalanche de croissants.  Et un petit verre de jus d'orange bien frais avalé à jeun (mon estomac m'en saura gré).

 

Que du bonheur !

 

Puis j'arrive au bureau, joyeuse comme un pinson amoureux.  Et je m'inscris sur le site de la SNCB pour profiter de mon avantage semaine de la mobilité.  Et c'est bien entendu à cet instant précis que le disque déraille, dans un grincement sinistre.  J'ai dû être grisée par le jus d'orange, je ne vois que ça.  Comment pouvais-je espérer que tout se passe parfaitement, sans le moindre couac ?  Après m'être inscrite, en vain, une bonne dizaine de fois (passque chaque fois que le site de la SNCB plante, on perd tout, youpiiiie), après avoir vaillamment réencodé toute mon adresse (passque le site ne mémorise rien), après avoir menti, une bonne dizaine de fois, en précisant que j'étais née le 15 septembre 2008 (passque le programme refuse les dates qui suivent et les années qui précèdent), après avoir lu, une bonne dizaine de fois 

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Je pense que je vais abandonner… et continuer à vénérer sans cesse la SNCB qui ne m'offrira rien pour la semaine de la mobilité.

 

Au fait, pour les petits déj, Namur c'est terminé.  Mais demain c'est Charleroi gare, jeudi Liège gare TEC, vendredi Arlon gare et lundi Ottignies gare + TEC.  Bon appétit !

13:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
sep

Ça sent l’automne

Ça sentait déjà vachement l'automne le 1er septembre.  Un lundi, qui plus est.  Y'a rien de pire qu'un 1er septembre qui tombe un lundi.  Le 1er septembre, ça sent toujours l'automne.  Et ça sent la rentrée.  Je déteste ça.  La circulation reprend.  Le réveil sonne alors qu'il fait encore un peu noir.  Le fond de l'air est frais (laïlé laïlé).  Les feuilles jaunissent.  Les feuilles de vigne rougissent.  Les feuilles des cahiers des étudiants se remplissent. Et les écoliers encombrent les trottoirs avec leurs grosses malettes.

Ah oui, la vie est dure lorsque ça sent l'automne.

Mais elle est encore plus dure lorsque ça sent l'automne... alors qu'on n'a pas eu d'été.

Bigre de bigre, triste existence.  Heureusement, y'a le Sumoups pour me remonter le moral.  Merci Sumoups.

Ceci dit... vivement l'été prochain.

ete2008

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jui

La grève continue

Vous l'avez cherché... je continue à gréver.  En attendant, je vous fais bosser : rédigez-moi votre pire mensonge, photographiez-le, dessinez-le... mais bossez.  Et votez.  A chacun son tour de travailler, non mais une fois, c'est pas sérieux ma bonne dame.

09:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |