21
sep

Shame (bis)

Rebelotte ce samedi avec le lancer de canettes, contre Sheryfa Luna cette fois.

Faudrait peut-être interdire les wallos aux moins de 21 ans, ça aiderait...

Franchement, c'est pas que je sois fan de Sliimy ou Sheryfa Luna (en ce qui la concerne, c'est même l'inverse, ses chansons me filent de l'urticaire), mais le respect, c'est tout ce qu'on demande.

Je suis saoulée, et j'ai bien l'impression que c'est pas demain la veille que je retournerai aux wallos, car entre les lancer de canettes, le vômi, les bagarres et la foule en délire dans laquelle on avance d'un mètre à l'heure... ben moi je choisis une soirée entre potes, un resto ou un ciné. Na.

20:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
sep

Une pub qui choque... et qui ne m'a pas choquée

J'ai lu récemment qu'une pub proposée à la TV par une association qui œuvre dans le cadre de la maladie d'Alzheimer avait été censurée suite à une pétition lancée par une autre association.  La raison : "Cette publicité montre une vision déformée et apocalyptique de cette maladie. Cette publicité a été réalisée avec tous les codes du film d'horreur: musique effrayante, caméra à l'épaule, patients présentés comme des monstres qui s'immiscent petit à petit dans nos vies."

Ma curiosité titillée, et mes souvenirs réveillés, vu que j'ai été touchée de très près par cette maladie, je suis allée voir cette pub.

Plusieurs fois.

La première fois, j'ai été troublée.

La seconde, j'ai été touchée au point d'en avoir les poils qui se dressent sur la chair.

La troisième, j'ai eu une larme dans l'œil gauche, le plus sensible des deux.

Et une foule de souvenirs me sont revenus en mémoire.  Des souvenirs liés, of course, aux scènes de cette pub.

Mais j'ai eu beau la voir et la revoir encore, je n'ai pas compris ce qu'elle avait de choquant.  De "censurant".  Faut-il, pour qu'une pub soit acceptée à la télévision, qu'elle présente une version édulcorée de la maladie ?  Je n'ai rien trouvé d'apocalyptique.  J'ai retrouvé la maladie, tout simplement.  J'ai vécu tout ça.  Je n'ai pas trouvé les patients monstrueux, mais plutôt monstrueusement humains, monstrueusement malades, monstrueusement réels.  Monstrueusement atteints de la maladie d'Alzheimer, punt aan de lijn.

L'Alzheimer, ce n'est malheureusement pas oublier où se trouvent les clés de voiture ou répéter deux fois la même chose, au point de faire rire toute la famille lors du repas dominical.  Ça, c'est le tout début.  Les premiers signes.  Les prémices.  Ou les prémisses.  (j'ai jamais su laquelle des deux orthographes était la bonne). 

Ensuite vient le pire, puis le pire du pire.  Les fugues.  Les colères.  L'incontinence.  Le retour en enfance.  Le regard totalement vide.  Le regard vide d'une personne censée vous connaître depuis toujours, c'est sans doute le pire du pire.

Et c'est exactement comme dans cette publicité.  Rien d'autre.

Je ne comprends dès lors pas le pourquoi de cette censure d'une publicité tellement criante de vérité.  Oui elle peut faire peur.  Mais la maladie fait peur, c'est un fait.  Oui elle peut faire pleurer.  Mais elle permet aux proches de s'y préparer et de mieux y faire face.  Oui elle peut angoisser les personnes en début de maladie.  Ou les aider à mieux s'organiser pour l'avenir.

Le slogan, "Heureusement ils ne s'en souviendront pas", constitue la réflexion finale d'une publicité pour moi extrêmement bien faite.  Eux ne s'en souviendront pas.  Mais les autres oui.  Ça sera dur, mais pourquoi se voiler la face ?  Ne vaut-il pas mieux tout savoir, afin d'être parfaitement armé pour combattre ?  Un combat perdu d'avance, mais chaque petite bataille gagnée aidera le malade et sa famille.  Et c'est l'essentiel.

Alors moi je dis trois fois oui à cette publicité.

09:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
sep

Les "si" n'aiment pas les "rais", qu'on se le dise

Naïvement, je pensais que ce truc anti faute de français, les "si" n'aiment pas les "rais", c'était comme la prière du matin (oui, bon, mauvais exemple, on prie peu de nos jours), comme l'accord des participes passés (oui, bon, autre mauvais exemple, pas toujours fastoches, ces accords), comme la recette de l'omelette à l'oeuf (bon exemple, cette fois, n'est-ce point ?) : vautré dans l'éducation et la culture populaire.

Je pensais que dès les premiers mots de son rejeton prononcés, tout parent se donnait pour mission absolue de lui inculquer l'art de cette règle.

Si j'aurais su !

Passqu'apparemment, c'est pas le cas.  Ou plus.  Ou ça n'a jamais été.  Chais pas.

Moi je le sais depuis toujours, que les "si" n'aiment pas les "rais".  J'applique ça depuis que je sais parler, ou presque.  Ça a toujours fait partie de moi.  J'évite les "si" et les "rais" comme je respire, comme j'avale, en réflexe inné, même si logiquement il est conditionné, le réflexe.  Pas vous ?

Force m'est de constater (j'aime cette expression) que cette règle ne semble pas si répandue que cela dans la tête des gens, et surtout de ceusses qui vivent dans la Maison des Secrets.  Vous me direz que mes références sont pas très ciblées "langue française".  Je sais.  Mais bon, le peuple regarde Secret Story, le peuple aime Secret Story, et le peuple est fait d'enfants, donc Secret Story devrait être un exemple, non ?

Et donc, au moins trois candidats, plus précisément des candidates (tchu, l'image des femmes en prend encore un coup) n'ont jamais appris que les "si" n'aimaient pas les "rais".  Vanessa (qui en plus, est incapable de conjuguer le verbe croire : ils croivent", ni à la forme négative l'impératif : "donne-moi une pomme", "donne-moi pas une pomme"), Sabrina (amoureuse d'Einstein) et Emilie (amoureuse de l'infect Léo).

N'y a-t-il donc aucun employé de TF1 ou d'Endémol pour leur apprendre la règle ?  Pitié pour mes oreilles, qui n'en peuvent plus...

Vous me direz que j'ai qu'à pas regarder cette émission.  Ça ne changera rien : les téléspectateurs continueront à entendre ces hérésies et à les répéter, puisque apparemment ça va devenir normal de parler n'importe comment, titchu.

Et puis, même si je suis pour la nouvelle orthographe, je suis contre les "si" qui aiment les "rais", c'est clair ?

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
jui

Quand Belgacon me prend pour une con(ne)

 

Le titre aurait été mieux si j'avais été un spécimen mâle, je le consens, mais bon, faudra faire avec.

J'ai récemment lu dans la bible, alias le Cineye Revuye, que Belgacon, notre fournisseur bien aimé depuis les siècles des siècles amen, avait décidé de ne plus nous envoyer de factures.  Ben voyons.  Ainsi, dans la dernière facture, c'était annoncé, paraît-il : si vous voulez continuer à recevoir vos factures, demandez, sinon taisez-vous à tout jamais.  Moi, mes factures, je ne les lis jamais, je les paie c'est l'essentiel.  Mais j'en ai besoin because chuis indépendante chroniqueuse, reliseuse, blablateuse et correcteuse. 

Chuis donc passée dans une téléboutique pour régler le problème.  Mal m'en a pris, le vendeur devait avoir ses ragnagnas, car il a pas apprécié.  Je lui ai d'abord demandé confirmation de la chose, ce qu'il a confirmé.  J'ai ensuite commencé à rouscailler, c'est clair, c'est ma spécialité.  Quand j'ai dit « c'est n'importe quoi chez Belgacom (Belgacon, je l'écris, je le dis, mais pas en Téléboutique, faut pas agresser son monde non plus hein) et que moi j'ai besoin de mes factures chuis indépendante et patati et patata », l'énergumène me réplique « zavez qu'à les imprimer de votre ordinateur ». 

ET SI J'AI PAS D'IMPRIMANTE MOI MOSSSSIEUR ? 

C'est obligatoire en ce bas monde d'avoir une imprimante ?

Et si je vous dis que j'ai investi déjà 400 euros dans ma vie dans diverses imprimantes, lesquelles n'ont jamais voulu imprimer, et que donc j'en ai fait mon deuil, les imprimantes et moi, c'est le désamour total ?

J'ai donc argumenté, mais ça ne l'a pas touché, car il m'a griffoné le numéro du service clientèle sur un bout de papier, ah non, il a pas pris cette peine je m'en souviens, il me l'a craché au visage et j'ai dû noter moi-même. 

Je vous le demande, à quoi servent les téléboutiques, si les vendeurs sont pas cap de régler un problème de ce genre ?

Donc, le lundi suivant, me vlà en train d'appeler le service clientèle, d'écouter les quinze propositions, puis les soixante propositions suivantes, puis les publicités en guise d'intermèdes, puis une musique soporifique au possible quand enfin j'ai un mâle au bout du fil.  A qui je réexplique mon problème, et qui est adoraaaaaaaaaaaable, me sert du Madame Valente à chaque phrase et me promet de régler ça que bien sûr c'est normal je recevrai mes factures bien sûr Madame Valente volontiers Madame Valente à bientôt Madame Valente vive Belgacon Madame Valente.

Tout est réglé tralala itou y'a de la joie.

Le mardi, je reçois un courrier de Belgacon.  Sans doute une confirmation de l'envoi ultérieur par la poste.

Que nenni.

Belgacon me félicite d'avoir souscrit un abonnement d'un an à la ligne fixe, m'offre 10 eur en remerciement (purée j'ai une crampe au mollet en vous écrivant, quel est l'employé de Belgacon qui fait usage d'une poupée vaudou contre moi ?), donc merci quelle générosité 10 eur c'est dingue hein et que si je résilie ma ligne fixe avant la fin des douze mois je dois payer l'intégralité des redevances.

MAIS J'AI RIEN DEMANDE MOI.

Bande d'arnaqueurs.  Dois-je avertir l'inspection économique le médiateur des télécom le FBI le Roi des Belges Julien Courbet ?

Le mercredi, je rappelle le service clientèle et je pique ma crise.  Je déballe mon histoire et le Môssieur il est même pas étonné il dit pas que c'est une erreur (ça pue l'arnaque répétitive de tous les employés Belgacon ça), il me confirme juste qu'il annule.  Moi je lui dis que ça suffit pas que j'ai plus confiance que je veux une adresse mail ou un fax pour confirmer moi-même ma demande passque si je coupe ma ligne dans trois mois keski me dit qu'ils ressortiront pas ce papier à la noix ?  Et ben croyez-le ou pas, il a refusé de me donner une adresse mail ou un fax.  Il m'a dit que je « pouvais lui faire confiance ».  J'ai failli en avaler ma dernière dent de sagesse.  J'ai exigé une adresse passque c'était impossible de faire confiance (voix de sorcière hargneuse qui a ses ragnagnas).  Et j'ai piqué une petite crise par écrit, ça fait un bien fou.

Et comme Belgacon est honnête, vont sans doute m'offrir un mois de redevance en dédommagement.

Vous les Français qui me lisez, zavez le même genre de couacs avec France Télécon ?

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
jui

Je hais les SMS

Qui a inventé les SMS ?

Oui, qui ?

Qui a inventé les SMS, enfin les textos, pour parler bien la France ?  Que j'aille lui faire la tête au carré.  Ou en forme de GSM, enfin de portable, pour parler bien la France.

Moi j'aime pas les SMS. 

Passque je les entends pas.  J'ai beau régler le volume au maximum et choisir une totalité stridente.  Je ne les entends jamais.  Enfin je n'entends jamais les SMS importants, genre « et si on se voyait dans une heure » (envoyé par un prétendant brun ténébreux) que je lis trois jours plus tard, « regarde la TV ce soir y'a ta chanteuse préférée » que je découvre le lendemain matin, « c'est fini entre nous, je ne viendrai pas ce soir » que je lis après avoir passé la journée à ranger et cuisiner pour un chéri déjà devenu un ex (oui, mettre deux pizzas au four, c'est cuisiner, tant que l'intention et l'amour y sont, c'est l'essentiel) ou « veux-tu m'épouser » lui juste après « veux-tu devenir ma femme », auquel j'ai déjà répondu, alors que j'aurais préféré épouser le second auteur plutôt que le premier (ça c'est de la fiction destinée aux lecteurs de Flair, pour qui FX et Sacha évoqueront quelque chose - passque dans la vraie vie j'ai jamais été demandée en mariach bouhouhouhou - même si je suis contre le mariage, passqu'on divorce ensuite, une demande en mariage, ça fait toujours plaisir hein bon).

Donc j'aime pas les SMS, passqu'ils arrivent toujours trop tard, les vilains pas beaux.

Mais récemment, j'ai trouvé une solution : j'ai découvert (aidée par une personne dotée d'un QI nettement supérieur au mien, of course) que je pouvais configurer mon GSM afin qu'il émette la tonalité régulièrement, tant que je n'ai pas lu le SMS.  Génial non ?

J'ai donc configuré mon GMS en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (quatre heures - naaaan, je rigooooole, étonnamment, j'ai trouvé de suite la fonction adéquate).

Puis j'ai rangé mon GSM à sa place habituelle dans mon sac.  Et je suis sortie sur ma terrasse, me vautrer sur un transat, au soleil.  Un chouette livre dans une main.  Un bol de vraies fraises de Wépion dans l'autre.  Une boisson fraîche dans la troisième.  Que du bonheur.

J'étais en train de m'assoupir gaiement (ben oui, c'est gai de s'assoupir sur un transat, le corps réchauffé par le soleil et rafraîchi par une légère brise), lorsque j'ai entendu le bruit d'un SMS.  Je n'ai pas bougé, of course, de toute façon, les seuls SMS que je reçois en général, c'est ma banque (la Fortis, faut oser) qui me propose un placement, Mobistar qui m'offre des SMS gratuits ou une voyante qui me promet l'amour moyennant 1 eur la réponse.

Deux minutes plus tard, SMS.  Tiens donc.

Deux minutes plus tard, SMS.  Etrange.

Deux minutes plus tard, SMS. Bizarre.

Deux minutes plus tard, SMS.  Etrange et bizarre.

Deux minutes plus tard, SMS.  Anormal.

Deux minutes plus tard, SMS. La pièce tombe !

Un enfer, donc, cette répétition de messages à l'infini, me forçant à quitter le soleil, la brise et la sieste pour apprendre d'une amie, qui se reconnaîtra, qu'elle avait enfin compris comment envoyer un SMS via son nouveau GSM.  Qué novel' incroyap' hein une fois.

Bref, malgré cette nouvelle configuration me permettant de ne plus manquer la moindre déclaration d'amour, j'aime toujours pas les SMS les SMS les SMS les SMS répétitifs répétitifs répétitifs répétitifs, mais je reconnais que c'est pratique.  Passque j'aime pas téléphoner, alors un SMS, c'est une bonne alternative.

Donc j'aime les SMS.  Un peu.  Seulement.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |