20
nov

Blonde, mais pas moi …

Vous les adorez hein, mes minutes blondes.  Vous en réclamez à cor et à cris. 
 
Et si, pour une fois, je vous racontais la minute blonde d’une lectrice ?  Ben oui quoi, pourquoi ça serait toujours à moi de me ridiculiser hein.  Changeons la donne.
 
Ainsi donc, je reçois un mail adorable d’une lectrice.  Après les compliments d’usage (qu’elle adore ce que j’écris, que les autres blogs sont superficiels et pas le mien, qu’elle est addict - oh comme je me la pète, alors que les compliments j’en reçois pas des masses, et que ça fait toujours un bien fou de chez fou), elle m’écrit ceci « Je constate avec regret, en me connectant régulièrement, que tu deviens anorexique d'écriture.... ça m'effraie ...Que t'arrive-t-il, toi à la plume si facile, si touchante, tellement réaliste et tellement toi !!  COMMENT FAIRE POUR QUE TU RETROUVES CETTE FACILITE A NOUS ECRIRE TES TRIBULATIONS QUI RENDENT NOS VIES LOINTAINES UN PEU MOINS MALHEUREUSES et un peu plus trépidantes ???? »
 
Et là c’est le drame.  Mais pourquoi elle me dit ça ?  Justement un jour où j’ai posté trois billets.  Pourquoi elle dit que je suis anorexique ?  Essqu’elle aime plus mon style ?  Serais-je devenue si dépressive que ça se perçoit dans les billet ?  Ou alors c’est passque je parle plus trop de mes rencontres foireuses ?  Ou passqu’elle aime plus comme j’écris, tout simplement.  Faut t’y faire ma petite Anais, ONPP… (comme disait Marc-Olivier Fogiel) tu le sais, tu te dois de le savoir.
 
Mais je veux en avoir le cœur net, sinon je vais pas en dormir.  Petite chose fragile que je suis, je suis traumatisée par ce mail.  Traumatisée.  Sans rire.  Alors je demande.  J’interroge.  Je questionne. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi (pourquoi le silence – Hervé Villard) ?
 
La réponse ne tarde pas (j’ai juste eu le temps de me ronger trois ongles).  Je vous la recopie dans son intégralité intégrale (avec l’accord de l’intéressée) :
 
« Waouh ! Merci de cette réponse si rapide !!!
(ben oui, j’angoissais tellement)
Je viens de m'apercevoir de ma connerie, et je m'excuse de t'avoir envoyé ce mail ! (pour ta punition, tu m’enverras un mail plein de louanges chaque vendredi, afin que je passe un bon week-end)
Quelle imbécile je fais ! Honte sur moi ! (tu l’as dit)
Bon, je t'explique ce qui t'as valu ce lamentable envoi d'hier : j'ai enregistré ton blog dans mes favoris à l'adresse suivante : http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/archive-week/2007-41  ... Ce qui fait qu'à chaque fois que j'allais sur ce lien, le post du 14 octobre apparaissait invariablement ...... My god !!  Je suis vraiment confuse ...et moi qui ai cru pendant tout ce temps que  tu avais cessé d'alimenter ton blog .....
 
Stupidité, quand tu nous tiens !!!!
(tu l’as encore dit)
 
Toutes mes excuses (tu es pardonnée, va en paix)
 
XXXXXX (pour préserver son anonymat, le prénom de cette lectrice est masqué), une lectrice débile qui devrait devrait commander un peu de jugeotte au père Noyel »
 
Blonde.  Pas moi.  Elle.  Maintenant, elle a du retard de lecture à rattraper…
 
Au fait, si vous vivez une minute blonde et que vous avez envie que je la raconte, envoyez-la moi en privé, j’accepte de m’y coller.
 
(billet publié avec l'autorisation de la blonde en question) 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
nov

La minute blonde : « Cette année, Noël tombe plus tôt que prévu »

Il faut croire que cette phrase est le leitmotiv 2007, car on la voit partout : à la TV, sur le net, à la radio, dans les mails...

Lorsque je l’ai lue et entendue, cette phrase, « cette année, Noël tombe plus tôt que prévu », je n’ai pas immédiatement réagi.  Ensuite, comme j’aime comprendre le pourquoi du comment, j’ai cherché à savoir pourquoi Noël tombait plus tôt que prévu...  Ben oui quoi.

Je sais depuis pas mal de mois déjà que l’Ascension tombe plus tôt que prévu en 2008, puisqu’elle se jouxte à la fête du travail, pour nous offrir un seul jour férié à la place de deux, en ce 1er mai 2008, ô drame (compensé par une récupération offerte, manquerait plus qu’on perde un férié, non d’un petit cougnou).

Donc, dans mon esprit vif et neuroné, je me suis dit : Ascension tombe plus tôt, or Ascension découle de Pâques (je ne sais plus trop comment, mais il me semble que X jours après Pâques, le petit Jésus devenu grand et ressuscité monte au ciel, c’est ça non ?), donc Pâques tombe plus tôt, or Pâques découle du Mardi Gras – ça va vous suivez ? -(où l’on fait bombance avant le carême qui durera quarante jours – hein que ma culture religieuse est formidable), donc si Pâques tombe plus tôt, le Mardi Gras aussi.  Et sans doute Noël aussi.  CQFD...

Tout ceci est d’une logique implacable, toutes les fêtes vont tomber plus tôt, qu’on se le dise.

Puis j’ai enfin réalisé le stuut de l’affaire, le très gros stuut de l’affaire : Noël, si je ne m’abuse, ça tombe toujours un 25 décembre, non ?

A ma décharge, j’étais souvent somnolente lors du passage de telles publicités.  Ouf, tout n’est pas perdu pour moi.  Pas encore... du moins.

Blonde.
noel

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
aoû

La minute blonde : WC vraiment publics…

Je suis une vessie sur pattes.  Ma pudeur et ma réserve ont fait que je n’en ai jamais parlé, mais dans mon organisme, un litre de liquide se transforme par je ne sais quel miracle diabolique (oui, le diable réalise également des miracles, j’en suis convaincue, mais des pas bons pas gentils pas joyeux) en cinq litres de pipi !  Chaque verre englouti engendre neuf passages au petit coin.

Alors, les petits coins, je connais.  Ceux de tous les particuliers chez qui je reste plus de trois minutes cinq centièmes, ceux de tous les cafés, bar et restos de ma région, et les quelques rares (si rares que ça en devient angoissant) WC publics.

Un jour, dans un café très branché, j’ai testé les WC transparents qui s’opacifient d’un simple tour de clé.  Connaissez-vous cette technique incroyable ?  Moi je connaissais déjà fort bien, pour en avoir apprécié les effets dans une salle de réunion du bureau : un simple interrupteur transforme les vitrages transparents en vitrages opaques.  C’est miraculeux.  Sidérant.  Pratique.  Et Magique.  Clic, transparent.  Clic, opaque.  Clic, transparent.  Clic, opaque.  (On peut s’amuser avec ça des heures durant).  Aaaaah le progrès.  Alors quand mes cop’ m’ont dit, dans ce café très branché, « va voir Anaïs, les WC sont identiques à la salle de réunion dont tu nous parles toujours, c’est chouette », j’ai foncé découvrir la chose.  Y’a un monde fou dans ces toilettes mixtes (plus on est de fous plus on rit), à croire qu’ils ont tous la même envie…

In fact, tout est entièrement vitré.  Sensas.  Et dès qu’on ferme la porte, pouf, opaque. 

Je m’installe peinardement sur le trône et je profite du spectacle, j’admire l’invention.  Le summum de la génialattitude, c’est qu’à l’intérieur, on peut voir sans être vu.  Opaque de l’extérieur, transparent de l’intérieur.  Vous suivez ?  Un peu comme dans les commissariats criblés de vitres sans tain. 

Je prends mon temps.  J’observe.  Ce petit côté voyeur me plait.  Et cette petite tendance exhibitionniste sans réellement l’être, accentuée par cette impression d’être vue, avec toutes ces vitres qui m’entourent…  C’est sidérant… On dirait vraiment qu’ils me regardent.  Tous.  Vraiment bien fait, mais finalement je me sens un chouia mal à l’aise… Tous ces regards que je crois posés sur moi.  Comme d’hab, je me fais un film, un scénario catastrophe.

Je sors de ma cachette, je fais deux pas, ils continuent à tous me regarder, certains avec un sourire en coin, d’autre carrément hilares.  Voyant mon air interloqué, un inconnu s’approche de moi et me lance d’un air moqueur « Mademoiselle, la prochaine fois que vous viendrez ici, n’oubliez pas de fermer le loquet… pour rendre la porte opaque.  C’est pas que je n’ai pas apprécié vos jolies gambettes, je dis ça je dis rien… ».  Glups.  Intense moment de solitude.

Ne me demandez pas l’adresse de cet endroit, même sous la torture, même en échange de mon poids en lasagnes Strelli ou en écharpes Farniente, c’est non.  Jamais je n’en reparlerai, jamais je n’y retournerai.  Est-ce clair ? 

Cette superbe illustration m’a été offerte par Miss Minimo (à ne pas confondre avec Miss Hello ou Miss trop, toutes ces miss, c’est déstabilisant), à découvrir de toute urgence sur son blog.  Elle déborde d’humour, ses traits noirs sont déterminés, et une touche de couleur vient souvent éclairer ses œuvres.  Elle a aussi une boutique  où vous pouvez acheter des Tshirts ou des bols sympas.  Perso, je craquerais bien pour le Tshirt « je suis un ange » (et que personne ne dise "ouh la menteuse").  Bonne visite et merci à toi Miss Minimo, pour tes dessins (elle m’en a fait un second adorable, mais je le réserve pour plus tard, ne jamais abuser des bonnes choses).

Toilette

10:55 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
jui

La minute blonde : une copine pour mon rat

Vous le savez, je me la pète à mort avec mon nouveau portaaap’. Je lui ai même offert récemment une petite sortie estivale. Et ben j’aurais jamais imaginé que ça pesait autant, un portaaap’. Sont pas encore au point, sur ce coup là…

Afin d’éviter audit portaaap’ une mort certaine par écrasement contre le mur, j’ai décidé de lui faire (encore) un cadeau : une souris. Passque j’ai beau avoir tenté par tous les moyens d’essayer ce bidule tactile qui sied devant le clavier, rien n’y fait, c’est pas mon truc. Et passer deux heures à lire mes mails alors que, sur mon bon vieux PC que j’aime tant, ça me prend dix minutes avec des moufles, c’est pas mon truc non plus.

Je trouve donc une minuscule petite souris grise (assortie à mon rat), tellement belle que je l’utiliserais bien pour décorer ce qui me sert de bureau. Sauf que faudrait d’abord que j’évacue les piles d’articles, de pubs, et de tout et n’importe quoi découpé au hasard de mes lectures, ainsi que les centaines de feuilles volantes sur lesquelles j’ai noté des mots-clés pour mes futurs billets, mots-clés devenus depuis lors inutilisables : allez savoir ce que j’avais comme inspiration le jour où j’ai gribouillé « régime sucette » « smiltok ( ??) Saint-Tropez » ou « célibat zoo d’Anvers ». Plus aucune idée à ce jour, fichtre.

Je ramène l’animal à la maison, après l’avoir payé au prix du caviar (le prix est toujours inversement proportionnel à la taille, en matière d’engins électroniques/informatiques).

L’histoire se corse lorsque je tente de la déballer. Cette manie qu’ont les fabricants de tout emballer dans du plastique hyper rigide inviolable indestructible anti-effraction. Heureusement, ils ont tout compris, et ont prévu, pour les nulles de mon acabit, deux possibilités pour ouvrir ce coffre-fort renfermant ma précieuse souris. La première, je peux plier le coin en plastique et ça s’ouvre tout seul, qu’ils disent. Pas moyen de plier ce fichu coin, il est en acier trempé ma parole. Je me rabats sur la seconde possibilité. Il est écrit, sur la face opposée au coin récalcitrant, « push to open ». Ouf trois fois ouf, je remercie le ciel de m’avoir fait apprendre l’anglais durant sept longues années (alleluia, je sais dire hello, good morning, bye bye et thanks). Je push je push je push. J’ai beau pusher comme une damnée, ça ne s’open pas le moins du monde.

Je vais prendre une douche, cette séance de gymnastique forcée m’a anéantie.

Ensuite, aux grands maux les grands remèdes, je saisis un couteau bien tranchant et j’entreprends de dépiauter l’emballage de ma bestiole à moustaches. Même le couteau en perd une dent (existe-t-il une petite souris pour les dents de couteau ?).

A force de persévérance, je parviens à trouer le plastique, en même temps que je troue tout l’emballage interne. Y’a un bon dieu pour les bricoleuses blondes, je n’ai même pas coupé le fil de la souris, je suis bénie du dieu des bricoleuses blondes, je vous le dis.

Reste à faire sortir la bête par le mini trou, ce qui n’est pas non plus une mince affaire.

En fin de soirée, je peux enfin brancher la souris sur le portaaaap’ et tester ses effets. C’est miraculeux, c’est phénoménal, c’est scotchant : ça marche.

Moi, le rat et la souris, on va vivre très longtemps ensemble, je vous le dis, ma bonne Dame.

Illustration de Flobert…sourispt

18:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
mai

La minute blonde : les spores c’est mauvais pour la santé

La minute blonde : les spores c’est mauvais pour la santéComme me l’a suggéré un lecteur qui semble avoir décelé chez moi une once de paresse, je devrais faire du spore. Pour en rajouter une couche, il conclut « sans spore, tu ne te sens pas molle ? » Mais de quoi il me parle, keske les champignons ont à voir avec tout ça ? Aurait-il abusé de champignons hallucinogènes ?

Aaaaah, le « sport ». J’avais oublié que ce mot existait. Je mange tant de champignons en ce moment que ça vire à l’obsession.

Et bien oui je suis molle. J’ai le ventre en forme de flan, à savoir que si vous posez violemment un doigt dessus, ça fait boulum boulum, comme une vague qui partirait de droite pour aboutir à gauche ou vice-versa, ou encore de haut en bas, ou de bas en haut, enfin vous avez cerné le problème. Un flan sans caramel.

Je suis molle d’esprit, déjà, souvent, alors après une journée harassante de travail intellectuel, l’idée de me rendre dans une salle de sport me tente autant qu’ingurgiter un plat de tofu accompagné de salade verte assaisonnée de vinaigrette light.

Et puis le sport j’ai déjà donné.

Durant toute mon enfance ce fut mon supplice de tantale : chaque semaine subir une heure de natation où je pratiquais la brasse pierre qui coule, suivi d’une heure de volley où personne ne voulait de moi dans son équipe (avec le recul je les comprends), suivi d’une heure de gym où je pleurais intérieurement (sans parler des terreurs nocturnes) face au « plint » et autres engins monstrueux style barres asymétriques ou poutre. Jamais pu m’élancer pour faire des cabrioles sur ces trucs, jamais. C’est pas à mon âge avancé que je vais m’y mettre. Allons, soyons sérieux.

On ne peut pas être doué en tout. Moi je ne suis pas douée en sport. (mais je suis douée en des tas d’autres choses : la cuisine, le ménage, les économies…).

Il y a une dizaine d’années cependant, je décide de prendre ma vie en main et je me rends en salle de sport avec diverses copines afin de pratiquer aux engins de tortures et de m’adonner à des cours collectifs en compagnie de sculpturales jeunes filles qui ont plus besoin d’une greffe de neurones que de sport intensif. Au bout de quinze jours, étant donné que nous zappons systématiquement les cours et engins pour plonger directement, avec délice, dans le jacuzzi, je décrète que j’arrêtais le sport.

Il y a quelques années, je décide de prendre ma vie en main (ça sent le déjà vu) et je m’inscris à un cours de step. Personne ne m’avait dit que le step était réservé aux forces de la nature, dotées d’un cœur à la Rocky Balboa. Après cinq séances, autant de crises aigues de palpitations, le tout agrémenté de douleurs lancinantes dans les genoux, je dois me rendre à l’évidence : le step et moi entamons une procédure de divorce. Bilan : deux genoux foutus (chondropathie patellaire externe ça s’appelle, une maladie de grands sportifs, ben voyons, et incurable ma bonne Dame – depuis lors j’ai des douleurs dès que je fais trois mètres à vélo).

Il y a quelques mois, je décide vous savez quoi. Je m’inscris à l’aquagym. La première séance me semble fabuleuse, je nage dans le bonheur, les endorphines font leur effet, il fait vingt degrés dehors. Le lendemain, je déchante : oh douleur, le temps mange ma vie et détruit petit à petit ma pauvre santé. Mon kiné m’avait bien dit « pas d’aquagym, très mauvais, ma petite Dame ». Je persévère jusqu’à ce que des crampes incessantes me persuadent de rompre définitivement avec l’eau. Après deux séances.

Je vous l’avais dit que le sport c’était mauvais pour la santé. Je me contente dès lors de sport en chambre et j’apprends à aimer mon ventre flan sans caramel. Qui que quoi dont où ? Mais si quelqu’un a l’adresse d’un bon liposuceur, je suis preneuse.

Image prêtée par Cyberbv, dans mes liens, là à gauche... http://cyberbv.canalblog.com/sport

19:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |