29
mai

Fashion victim un jour, fashion victim toujours...

Premier billet paru sur MadmoiZelle.

Etes-vous, comme moi, fashion victim ? Victime dans le sens où moi, les nouveautés, lorsqu’elles sont nouvelles (logique), je crie au scandale, à l’horreur putride, puis, à force de les voir, les revoir, les re-revoir dans les vitrines, dans les magazines, et bien je finis par craquer. C’est ça, pour moi, une fashion victim. Petite chose tellement influençable que je suis.

J’ai ainsi craqué, après avoir ouvertement critiqué, pour les santiags (dans mon très jeune temps), le pantalon jodhpur, les bottes hautes (tant haïes lorsque la mode était aux bottillons), les chaussures de bowling, les bottes/baskets, les couleurs flashy, les pois, les épaulettes de catcheuse, l’absence d’épaulettes, les armatures et les strings. Par contre, les strings pour pied, pas moyen, c’est pas que j’aime pas, c’est que mon gros orteil et son voisin refusent catégoriquement de subir cette souffrance.

Depuis quelques temps, je hurle au scénario catastrophe en voyant le grand retour des pois et du legging dans tous mes magazines. My god, comment ce moule fesses/moule cellulite peut-il revenir à la mode en 2007 ? « On en reparlera lorsque tu auras acheté un legging blanc à pois roses, me dit ma petite voix intérieure ».

Que dire alors de l’arrivée imminente des sabots en plastoche (crocks qu’on dit quand on est « in ») dans mon petit pays (la Gelbique, pour les nouveaux ou ceux qui ne suivent pas). On a toujours une guerre de retard, ici. Même si je les trouve immondes, j’ai une tendresse particulière pour ces sabots en plastique. Ça me rappelle l’époque des sabots, dans mon tout tout jeune temps (9 ans). Mais si, rappelez-vous, du moins ceusses qui sont aussi vieux que moi, ils étaient en cuir, avec une lanière réglable qu’on mettait soit derrière pour bien soutenir nos petons de gamines, soit devant, rabattue sur le dessus du sabot (mais ma môman me l’interdisait, « va pas te casser la figure avec ça ma fille »).

Alors, qui sait, je vais peut-être, nostalgique, m’offrir des sab… euh des crocks.

Seul bémol ? ça doit faire horriblement mal de porter ça, surtout quand on a des pieds de canard comme moi. Rien que de les voir j’ai mal, je sens les cloches pousser comme des boutons d’herpès chez les virussés.

Pour faire le jardin, peut-être ? Sauf que j’ai pas de jardin… J’achète d’abord les crocks puis je cherche une demeure avec jardin ?modefinipt

18:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |