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« Parce que je t’aime » - Guillaume Musso

Paru sur MadmoiZelle.

Je suis devenue lectrice de Guillaume Musso totalement par hasard et non après avoir lu les critiques dithyrambiques qui fleurissent partout à son sujet depuis 2004, année de sortie de son premier roman à succès.

Un jour, j’ai acheté son second roman, « Sauve-moi », ignorant tout de l’auteur, attirée par la couverture.

Je l’ai remisé dans ma bibliothèque, dans l’attente d’une période propice à la lecture.

Et il y est resté.

Longtemps.

Puis, je l’ai lu. Et j’ai aimé. J’ai adoré. J’ai pleuré. J’ai vibré.

Longtemps, je l’ai pourtant appelé Maxime Russo, parce que ça sonnait bien et parce que je ne parvenais pas à retenir ce nom : Guillaume Musso.

Que te dire de son dernier né, « Parce que je t’aime » ? Qu’il commence par une requête importante de l’auteur : pour préserver la surprise, ne révélez pas la fin de ce livre à vos amis. J’approuve. Et je ne révélerai pas le milieu non plus. Mais à mes ennemis, je peux révéler la fin, dis Guillaume, je peux ?

Que te dire d’autre ? Que la quatrième de couverture est la suivante : Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l’endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ?

En lisant ça, tu as tout compris et tu n’as rien compris. Tu as compris que, comme dans chaque ouvrage de Guillaume Musso, tu vas plonger, être aspirée dans une histoire d’amour, de sentiments, de douleurs, d’angoisses et de peur, de suspense et de pleurs, le tout arrosé du soupçon de fantastique qui lui est propre. Et comme il le demande, je n’en dirai pas plus. Non, rien de plus, nul besoin d’insister, je resterai plongée dans mon mutisme, comme Layla.

Que te dire de plus ? Qu’à la page 212, il écrit « l’amour, c’est la seule chose intéressante dans la vie ». Etrangement, quelques heures plus tôt, j’ai tenu le même discours. Etrange.

Que te dire enfin ? Que les livres de Musso sont des thrillers humains. Pas des thrillers où les tueurs en série se livrent à diverses expériences macabres. Non. Des thrillers du quotidien. Avec des personnages qui pourraient être toi, qui pourraient être moi. Voilà ce qui différencie les écrits de Guillaume Musso des thrillers traditionnels.

Les livres de Musso sont des histoires d’amour. L’amour sous toutes ses formes. Pas juste les petits cœurs qui volent au-dessus des visages béats des héros. Des histoires de haine aussi. De regrets. De remords. La vie, tout simplement, avec ses difficultés, ses douleurs et ses joies. Voilà ce qui différencie les écrits de Guillaume Musso des histoires d’amour traditionnelles.

Si, comme moi, tu adores les histoires d’amour. Si, comme moi, tu adores les thrillers. Si, enfin, tu ignores tout de Guillaume Musso, cours, vite, très vite, acheter ses quatre livres. Les quatre d’un coup, oui. Je te le promets, tu ne seras pas déçue. Et si tu connais déjà les livres de Musso, je suis convaincue que j’arrive trop tard et que tu l’as déjà acheté, son petit dernier...

Message subliminal pour l’auteur : A quand le prochain ? Un par an, c’est pas assez.Message subliminal pour l’éditeur : pas de faute (juste une coquille), je ne postule donc pas comme correctrice, sauf si vous insistez.

2 bonnes raisons d’aimer Parce que je t’aime…- un savant mélange de sentiments, de suspense et de surnaturel- une fin inattendue

1 bonne raison de bouder Parce que je t’aime …- si tu n’as pas aimé ses précédents livres (mais est-ce possible ?)musso

07:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Demoiselle d’horreur

Paru sur MadmoiZelle .

Avec la période des petites fleurs, du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer (Joe Dassin, l’été indien) revient la période cruelle des mariages.

Y a-t-il quelque chose de plus terrorisant pour une célibataire qu’entendre parler mariage ? Oui : devoir assister à un mariage. Pire, l’horreur suprême : être demoiselle d’horreur, oups, demoiselle d’honneur à un mariage.

D’abord, se pointer seule à un mariage, c’est le pire supplice que j’aie jamais connu. Tout ce bonheur qui me saute au visage, cet amour qui coule, qui déborde de partout, c’est tellement beau… et tellement triste. J’ai beau me préparer psychologiquement, après un mariage, je suis totalement anéantie, il ne reste que des petits bouts de moi que personne ne ramasse, même pas un autre célibataire. Parce que ce mythe des mariages qui foisonnent de célibataires, je veux bien y croire, mais je l’ai jamais vécu. Les mariages auxquels j’ai assistés sont toujours pleins de couples heureux fiers de l’être. Point barre.

Mais il existe bien pire encore. Le summum du cauchemar, c’est d’être témoin, ou demoiselle d’honneur, à un mariage. Je l’ai vécu trois fois déjà. TROIS FOIS. Et j’ai à chaque fois été émue aux larmes, gros veau féminisé que je suis. Ravie de cet honneur qui m’était fait. Rêveuse. Et j’ai fini au lit, dans un état proche de la limace en train de fondre sous l’effet des granules diaboliques. Il faut du temps pour se remettre de pareille épreuve.

Car je l’avoue, pour moi, y’a rien de plus beau qu’un mariage (même si trois mariages sur quatre finissent en divorce, gnark gnark, n’est-ce pas plus équitable ainsi, vis-à-vis des célibataires ?), que les mariages m’émeuvent au plus haut point et que oui, je l’avoue, je le crie, je le hurle, me marier, en blanc meringue (enfin, plutôt blanc cassé), en long avec une traîne de six mètres, devant le bon Dieu et toute sa clique, recevoir du riz plein les yeux, embrasser l’élu à pleine bouche devant tous ceux que j’aime et qui partageront ce moment, entamer une danse sur « notre » chanson, passer notre nuit de noces dans un palace, et croire que ça durera toute la vie, ça reste mon plus grand rêve. Et j’en fais le serment, je ne demanderai pas à des copines célibataires d’être demoiselles d’horreur. Promis juré craché.

Je lui dédie ce billet, elle se reconnaîtra, elle qui, en ce grand jour, se marie. Un billet qui n’est pas plein de colombes, de riz et de pétales de rose. Un billet à la Anaïs. Une célibataire peut-elle décemment parler de mariage avec des fleurs plein la bouche ? J’espère cependant que ce ch’tit cadeau lui fera plaisir…

Message subliminal : qui veut me demander en épousailles, là, tout de suite, soyons fous… Illustration de Flobert http://floko.unblog.fr/ demoiselle_d_horreurpt

08:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Christooooooophe

A voir sur MadmoiZelle.

Ce n’est plus un secret pour personne (du moins pour ceusses qui me connaissent très très très bien), je suis raide dingue de Christophe Willem.

Oh oh, je vous arrête de suite, vu mon âge déjà avancé, quand je parle d’être raide dingue, j’entends de sa musique, de sa voix, de sa personnalité. J’ai passé l’âge de jouer à la midinette qui hurle Christooooooooph dès qu’elle aperçoit un bout de sa tête de tortue au détour d’un couloir (car oui, j’ai eu la chance de le croiser, de l’approcher, de le photographier – je peux fournir cette photo inédite aux fans en délire qui me la demanderont gentiment -, et d’obtenir un autographe, aaaargh je me la pète grave).

Par conséquent, je me suis offert son premier album, afin de pouvoir entendre sa voix me susurrer plein de choses à tout moment du jour ou de la nuit. C’est pas cher payé pour avoir Christophe entièrement à moi.

Et je le dis tout de go : no regrets.

Cet album devrait être remboursé par la sécu. C’est l’antidépresseur du siècle.

L’avantage d’un premier album, c’est qu’on ne s’attend à rien de particulier. L’inconvénient d’un premier album, c’est qu’on ne s’attend à rien de particulier. D’autant que le Sieur Willem est issu, comme tout le monde le sait (à moins d’avoir vécu en Ousbékistan ces derniers douze mois), du télé crochet de M6, « Nouvelle Star ». Sûr que d’aucuns l’attendent au tournant…

Recette de cet album réussi : une bonne dose de disco pour le fun, un zeste de mélancolie pour la nostalgie, le tout arrosé d’une voix charismatique. Outre « Double Je » (avec Zazie en choriste, rien que ça, ça vaut le détour) et « Elu Produit de l’année » (jolie pratique de l’auto-dérision), très dansants, je ne peux que conseiller « Kiss the Bride », encore plus dansant, c’est dire. « Jacques a dit » est également, dans un genre totalement différent, une magnifique réussite, jonglant entre jeux de mots et mélodie tendre. « Demain » me rappelle les succès des sixties, et j’aime ça. En bonus anecdotique : « La tortue… ». Quinze titres (dont deux remix) à savourer sans modération, particulièrement les jours de blues.

En résumé : les chansons de Christophe Willem contiennent sans aucun doute des phrases subliminales, passque dès que j’entends les premières notes, je me surprends à hurler comme une damnée, en me déhanchant seule dans mon salon, comme une danseuse professionnelle sur le retour.

Je vous le disais, Christophe, il devrait être remboursé par la sécu…

Trois bonnes raisons d’aimer Inventaire :
- son dynamisme
- sa voix tellement particulière
- Christooooooof


Une bonne raison de bouder Inventaire :
- sa voix tellement particulière

Et un chtit dessin de Flo pour illustrer mon fanatisme, un.christoooooooophept

07:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Rituels gustatifs

Paru ce jour sur MadmoiZelle.

Vous avez, vous aussi, vous petits rituels gustatifs ? Moi, par exemple, je dois manger en portions égales. Si je me fais des tomates mozzarella jambon de parme, je découpe consciencieusement le tout pour avoir un lot de trios bout de tomate/bout de mozza/bout de jambon. Idem pour la purée petits pois saucisse (et trier les pois, ça prend un temps fou). J’en connais certains qui mangent d’abord toute la viande, puis tous les légumes et enfin tous les féculents. Etrange aussi. Sont-ce des tocs ? Et puis on s’en balance, l’essentiel n’est pas là.

L’essentiel est que j’ai d’autres rituels bien plus étranges, que je vous fais partager.

Comment manger un cake Zébra :
Décoller délicatement le papier qui entoure le cake, en vous concentrant pour récupérer, si possible directement avec les dents, les coulées de sucre blanc collées audit papier
Avec une douceur infinie, décoller la couche de sucre du cake, l’idéal étant d’arriver à en obtenir un seul morceau (rassurez-vous, les premiers essais sont toujours infructueux, mais avec le temps, vous êtes capables d’y arriver)
Mettre les morceaux de côté
Manger le cake
Savourez les morceaux de sucre
Enfin, avec l’ongle ou l’incisive, racler le cake collé au papier, afin d’obtenir un papier entièrement propre
Alternative : avaler goulûment le cake Zébra

Comment manger un Ferrero Rocher (valable aussi pour les Rafaelos) :
Déballer le Ferrero, l’admirer, le humer
Croquer le Ferrero pour avoir accès à la Nutella
Laper doucement la Nutella avec le bout de la langue (ça devient hot)
Avaler (trèèèèès hooooot)… la noisette
Dévorer le reste du Ferrero Rocher
Alternative : avaler goulûment le Ferrero Rocher

Comment manger un Delichoc (Bichoc pour les vieux de la vieille tels que moi) :
Enlevez tout le tour en chocolat du biscuit (même les côtés difficiles) avec les dents
Laissez fondre le chocolat en bouche (sans le recracher)
Dégustez ensuite le biscuit (vous pouvez également manger d’abord tout le chocolat qui le recouvre, mais la tâche est malaisée)
Alternative : avaler goulûment le Délichoc

Comment manger un Melo-Cake :
Percez le Melo-cake avec les dents ou le doigt
Léchez la mousse blanche qu’il contient, en alternance avec des petits bouts de chocolat
Terminez par le biscuit
Alternative : avaler goulûment le Melo Cake (à ne pas faire au bureau, c’est toujours à ce moment que vous devez décrocher le téléphone, avec votre tête de hamster boulimique)

Comment manger M&Ms sans cacahuète (Bonitos pour les vieux de la vieille tels que moi) :
Prendre un ou deux M&Ms dans la bouche
Les laisser fondre jusqu’à ce que le chocolat ne soit plus recouvert que d’une mince pellicule de sucre
Prendre délicatement chaque M&Ms entre les dents
Exercer une très légère pression pour diviser le M&Ms en deux dans le sens de la hauteur
Laper le chocolat fondu qui se trouve à l’intérieur (très difficile, mais là encore, l’expérience aide)
Croquer le reste de sucre
Alternative : prendre 10 à 15 M&Ms en bouche, mâcher nerveusement jusqu’à obtention d’une pâte chocolatée, avaler goulûment (pour faire rire les amis, ouvrir la bouche avant d’avaler)

Comment manger un Prince :
En tournant lentement les deux parties du biscuit, les séparer
Lécher la farce chocolatée ou vanillée (vous pouvez aussi la décoller avec les dents)
Manger les biscuits (ou les jeter, si vous n’aimez que la pâte chocolat, après tout, rien ne vous oblige à les manger)
Alternative : avaler goulûment le Prince

Voilà ce que j’appelle un listing fourni d’orgasmes gustatifs… Bon appétit !

Et un dessin de Makooooooooo ! Dans mes artissss', là, à gauche, un lien vers chez elle...prince_orgasmiquept

18:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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A part ça, je vais bien…

Je vous avais parlé de ce livre que je m’étais offert, je l’ai maintenant terminé et sa critique est sur MadmoiZelle et ci-dessous.

A part ça les hommes vont bien…

D’Alain Teulié, éditions Plon

Ce matin-là, Mathieu se réveille seul, Hélène est déjà partie. C’est évident, elle ne l’aime pas. C’est toujours le risque avec une fille qu’on a rencontrée la veille dans le métro ! Ainsi commence le journal de Mat… Il a presque trente-six ans, et sa vie sentimentale est un désastre. Ses amis ne sont pas mieux. Des trentenaires qui attendent l’amour comme un train en retard. En fait de célibattants, ils sont plutôt célibattus ! Mais Mat a décidé de ne pas lâcher l’affaire : la femme de sa vie est forcément quelque part…

La quatrième le couverture est prometteuse « Mat est bel et bien un Bridget Jones au masculin ! »

Et c’est exact. Mat, c’est Bridget Jones, en mec. Et ça fait un bien fou, pour changer, de lire les mésaventures amoureuses d’un homme, un vrai. J’en ai plein mes bibliothèques, des histoires de célibattantes chroniques. J’adore ça, mais il était temps qu’un homme s’y colle. Un mec comme on les aime, qui a envie d’aimer, qui a peur d’aimer, qui croit aimer jusqu’à ce qu’il réalise que, non, ce n’est pas encore pour cette fois.

Mat décide alors d’écrire un blog pour faire le bilan de sa vie. Un bilan mitigé… Un job soporifique dans le monde de l’édition, des ex toutes plus déjantées les unes que les autres, quelques copains par ci par là, une meilleure amie aux neurones de blonde, un père qui s’autoproclame écrivain et une nouvelle réceptionniste qui le fait craquer.

Un livre qui détend, un livre qui fait énormément rire. Mais également un livre tendre et quelquefois émouvant. Un livre qui, bien que « Bridget Jonesien » (à savoir catalogué par d’aucuns comme superficiel), a le mérite de faire réfléchir, car on fait tous un jour ou l’autre le bilan de sa (courte) existence. Un livre à offrir aux phobiques de l’engagement et à tout homme qui un tantinet a le sens de l’humour.

PS : J’allais ajouter que, qualité supplémentaire, le livre ne contient pas de fautes d’orthographe (celui que je lis en ce moment m’en a déjà offert quatre en dix pages, ça commence mal), ce qui est un avantage non négligeable. Malheureusement, en vous recopiant la quatrième de couverture, y’en a une grosse qui m’a sauté aux yeux… Tant pis, rien n’est parfait. Surtout pas moi. Et surtout pas Mat. C’est pour ça qu’on s’y attache tant au fil de la lecture.

Message subliminal pour les éditions Plon : besoin d’une correctrice ? Message subliminal pour l’auteur : envie de connaître une petite belge ?

En bonus, extrait d’un mail reçu de l’auteur via MadmoiZelle… J’ignore totalement comment il a eu (si vite) connaissance de mon billet, mais c’est vachement sympa de sa part. Aaaaaaaargh, j’ai reçu un mail d’un célébrissime auteur célibataire parisien beau et sympa, aaaaargh.

« J'use de votre adresse mail pour adresser mes remerciements à Anaïs pour son si bel article sur mon dernier livre : "A part ça, les hommes vont bien..." Elle en parle mieux que je ne le fais moi-même en promo, et je m'en inspirerai pour les prochaines fois... La Belgique m'a fait récemment un accueil trèschaleureux, entre autre la RTBF. Je suis heureux d'être si bien reçu par ce pays que j'apprécie beaucoup. Amitiés à Anaïs, donc, et à l'équipe de MadmoiZelle.com. Alain Teulié »à part ça

07:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |