11
oct

L'horoscope décalé d'octobre paru dans le 7mag

 

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L’horoscope décalé d’Anaïs

Bélier
21 mars - 20 avril

Ce matin, votre homme vous a dit qu’il vous aimait malgré vos rides. Lapidez-le à grands coups de pots de deux kilos d’antirides à 500 eur le gramme.  Flagellez-le avec votre gant de crin anticellulite.  Torturez-le en « spritchant » du sérum jeunesse éternelle dans ses vilains yeux.  Puis embrassez-le, passqu’il a tout de même dit qu’il vous aimait.  Mais pour les rides, que ça ne se reproduise plus, non mais. 


Taureau
21 avril - 21 mai

Vous avez la jeunesse et la fougue de votre signe astrologique. Jeunesse du cœur, of course, passque pour le corps, il est temps d’agir, sinon vous aurez vite l’air d’un vieux taureau rabougri, ou plutôt d’une vieille vache en manque d’herbe fraîche.  Fini de vous contenter de regarder passer les trains, à vous les randonnées dans les prairies et les courses folles au milieu des pâquerettes.


Gémeaux
22 mai - 21 juin

Vous vous êtes négligée ces derniers temps, voire ces dernières années, voire même ces dernières décennies.  Bon, j’irais pas jusqu’à dire que vous avez doublé de volume, mais tout de même, votre gras, vous y avez songé, à faire disparaître votre gras ?  Avec les années, le besoin en calories se fait moindre.  Alors, zappez les mousses au chocolat, les beignets et les durums pour leur préférer salades, poissons et viandes grillées ainsi que légumes vapeur.  Déprimant ?  Ben oui, c’est ça vieillir ma bonne Dame.


Cancer
22 juin - 23 juillet

En ce moment vous avez la fibre artistique.  Profitez-en pour écrire vos mémoires, dans un journal trèèèès intime ou sur un blog.  Souvenirs professionnels, récit de votre vie passionnante ou pas, liste interminable de vos ex, évocation de tout ce que vous rêvez de faire d’ici dix ans, peu importe, pourvu que vous laissiez de vous une trace.  Car vous en rêvez, non, de marquer l’histoire ?  Oui, bon, là, vous marquerez nin grand-chose, mais c’est mieux que rien, non ?


Lion
24 juillet - 23 août

Vous voyez là.  Non, là.  Plus haut.  Vers le centre.  Oui, lààà.  Vous avez la ride du lion… c’est d’une logique implacable.  Elle révèle vos angoisses nocturnes et votre questionnement permanent sur tout et n’importe quoi.  Lâchez du lest, rondidju, sinon c’est plus la ride du lion que vous aurez, mais les rides de toute la troupe de lions, femelles et marmots inclus.  C’est pas passque vous n’êtes plus gosse que vous devez vous prendre la tête chaque jour que Dieu fait.  Les adultes irresponsables et superficiels, c’est cool aussi, parfois.


Vierge
24 août - 23 septembre

Célibataire ?  Vous avez pourtant un ami fidèle qui vous aime en silence depuis quelques années.  Si, je vous le jure.  Il vous vénère, vous adore. Il aimerait faire de vous sa reine, vous couvrir d’or et de douceurs.  Sucrées et grasses, les douceurs. Vous l’ignorez, mais vous l’avez dans la peau, ou plutôt dans les artères.  Son prénom ?  Cholestérol.  Alors, heureuse ?

 

Balance
24 septembre - 23 octobre

Rien.  Nada.  Niente.  Pas le moindre petit signe de vieillissement.  Comment faites-vous, à votre âge ?  Allez, soyez pas vache, confiez le nom de vos crèmes miraculeusement miraculeuses à vos amies proches, elles vous en sauront gré.  Mieux encore, lancez-vous dans un trafic de crèmes, que vous leur revendrez au double de leur prix, après les avoir transvasées dans des pots anonymes.  Vous aurez plein d’euros dans la popoche pour vous achetez d’autres crèmes et rester jeune et belle, du coup.  Mais ne dites rien à vos ennemies, tant qu’à faire, c’est tout ce qu’elles méritent.


Scorpion
24 octobre - 22 novembre

Consultez votre compte en banque.  Il est bien garni ?  Tant mieux.  Consultez votre montre. Il est dix heures et vous n’êtes pas au bureau ?  Tant mieux.  La conjonction de ces deux phénomènes porte un nom : la pension. On dit que le temps c’est de l’argent.  Si vous avez les deux, à vous la belle vie, le shopping, les massages, les croisières et tout ce qui rime avec « j’ai plus de soixante ans ».  Vous démentiriez la légende urbaine qui dit que les petits vieux sont égoïstes et partageriez avec une chtite Anaïs pas encore pensionnée et pas encore riche ?  Ben quoi, je peux tenter hein…


Sagittaire
23 novembre - 21 décembre

Au bureau, rien ne va plus.  Après la crise économique et financière, voilà que l’arrivage de chair fraîche vous rappelle quotidiennement que la vôtre ne l’est plus trop, fraîche.  Quand vous évoquez vos souvenirs d’enfance (les bonbons à deux francs, Candy, Madonna, voire, pire, les bonbons à cinquante centimes, James Dean, Johnny et Sylvie), vous avez la nette impression de parler d’avant-guerre.  C’est un fait.  Mais au moins, vous, vous avez l’expérience.  Et en prime le gros salaire qui va avec.  Na.


Capricorne
22 décembre - 20 janvier

Quand vous aviez 18 ans, vous ne pouviez vous offrir un cinq à sept avec un petit jeune, sous peine d’être accusée de détournement de mineur.  Maintenant, à votre âge, que je vous ne demande pas de me révéler, vous pouvez allégrement laisser place à vos instincts primitifs et sauter sur tous les gamins de plus de 18 ans mais moins de 20 qui passent à votre portée.  L’expérience d’une vraie femme, ils adorent ça.  Bon amusement.


Verseau
21 janvier - 19 février

Comme Obélix, vous avez été plongée dans une fontaine de jouvence à votre naissance et  êtes dotée de la jeunesse éternelle. Le temps n’a aucune pise sur votre jolie carcasse. A moins que vous ne soyez affublée d’un très très trèèèèèès bon chirurgien esthétique ?  Vous pouvez tout avouer, de nos jours, ce n’est plus tabou de se faire refaire le nez, les paupières, les seins, les lèvres, le bidou, les fesses, les mollets et les oreilles.  Bon, maintenant, avouez.


Poissons
20 février - 20 mars
Votre gamine de 14 ans vient d’épuiser son quatorzième petit copain, tandis que vous ramez pour conserver votre vieil époux mou du bide et d’ailleurs (à moins qu’il ne vous ait déjà quittée pour une de 16 ans et 45 kilos non essorée – vous c’est 45 ans et 160 kilos bien sèche).  Elle ne vous dit plus « maman, tu es belle » mais « maman, tu es vieille ».  Elle ne vous emprunte plus vos fringues.  Normal, vous n’avez pas trouvé de jean slim à votre taille.  Patientez quelques années, les petits-enfants qui vous diront « mamy, tu es belle » ne tarderont plus, maintenant.

9
oct

Mon billet d'humeur du 7mag (paru le 3/10) : Anaïs a 80 ans, ou presque…

Anaïs a 80 ans, ou presque…

Ceux qui ont la malchance de me côtoyer en live le savent, car je les bassine avec mes questions existentielles morbides à souhait à longueur de cycles lunaires, depuis que j’ai vécu un deuil familial, je n’ai pas perdu le Nord comme le dit Marc Lavoine (ça, c’était déjà le cas…), mais j’ai grimpé une marche, virtuellement, vers la grande faucheuse. 

Virtuellement ?

Pas seulement.

Physiquement aussi.

D’abord j’ai deux cheveux blancs.  Enfin deux que j’ai repérés. Sans doute plein d’autres, cachés là, derrière, ou là, en haut, mais je ne veux pas le savoir. JE NE VEUX PAS LE SAVOIR. Je pensais que j’en avais un, puis quelqu’un (vade retro satanas) m’a fait croire une année durant que j’en avais plein que je ne voyais pas, because moi être myope comme une taupe dépressive.  Finalement, c’était une blague (ah ah ah, on a bien ri, je vous le dis, mais où ai-je donc rangé cette bouteille d’acide sulfurique ?).  Maintenant j’en ai plus, plus dans le sens « plus du tout », pas dans le sens « encore beaucoup plus », car j’ai fait appel au dieu Loréal, passque je le vaux (veau ?) bien.

Ensuite, j’ai des rides.  Des ridules au coin des yeux, ça fait un bail, je les aime bien.  Mais depuis quelques jours, c’est l’enfer, j’ai découvert que j’avais les rides du lionceau, en d’autres termes les rides du lion, mais toutes petites quoi, à force de froncer les sourcils because les soucis et les drames de mon existence namuroise.  C’est moche.  Vais-je devoir bientôt implorer le dieu Botox ?

Enfin, j’ai les nichons qui font la moue.  Ils tirent la gueule.  Zont toujours été parfaits, et là, me font le coup de crayon.  A droite, ça va, le crayon ne tient pas encore.  Mais à gauche, il tient.  Même qu’un plumier tiendrait quasiment aussi.  Non, j’exagère (un chouia), mais je vois qu’ils boudent, c’est clair et net.  Après le dieu Botox, vais-je supplier le dieu chirurgie remonte-loches ?

Mais en fait, moi je remarque tout ça, mais je prie, je prie, je prie (dingue ce que dieu et les prières viennent faire dans mon souci d’âgecanonix version femelle), je prie afin que personne ne le remarque

Ben c’est râpé, preuves à l’appui.  Le coup de vieux doit être plus énoooormissime que je l’imaginais.

L’autre jour, dans le bus.  J’entre.  Y’a foule.  Toutes les places sont prises.  Je reste debout et m’accroche à une barre verticale, tant bien que mal.  Et là, un monsieur se lève et me dit « prenez ma place Madame ». Aaaaaaaaaaargh, c’est quoi ça, me filer sa place ?  En plus, il a 90 ans le galant homme.  Je rétorque que non, qu’il reste assis.  Il insiste, car il descend au prochain.  Et s’il venait à tomber d’ici le prochain ?  Je m’assieds à sa place, gênée.  Monte ensuite une vieille dame avec canne.  J’en profite pour lui proposer ma place, par pitié, qu’elle la prenne.  Elle refuse, me disant « y’a de la place là-bas madame, merci, restez assise ».  Nan, elle a pas dit « restez assise, dans votre état », ou « restez assise, c’est mieux pour vos rides du lion » ou « restez assise, vos varices s’en porteront mieux », mais je l’ai vu dans ses yeux.

Et puis l’autre jour (bis), je reçois un mail sur ma boîte blog.  Une invitation.  A un colloque.  Sujet du colloque, je vous le donne en mille : « vieillir ».  VIEILLIR.   

Et l’autre jour encore (ter), un autre mail.  Encore une invitation.  Encore un colloque.  Organisé par un service provincial de santé mentale centré sur les problématiques des seniors et ayant pour thème : « vieillir… et vivre ». VIEILLIR, encore et toujours.

La troisième invitation traitera-t-elle de « vieillir et mourir ? ».

Non, mais on me cherche, je ne vois que ça !

Manquerait plus qu’ING m’informe que mon compte est bloqué à 1000 eur de retrait par semaine, et la boucle serait bouclée. 

Ouf, j’ai du bol, chuis pas chez ING… je l’ai échappé belle.

Et une chtite photo du mag, prise sur mon transat, assorti à la chronique, choli hein, avec les fuchsias et les fleurs clochettes mauves dont j'oublie toujours le nom (dingue comme j'ai une mémoire passoire) dans le fond de la terrasse...

(Lundi, reviendez ici lire l'horoscope décalé...)

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8
sep

Du bord de la mer...

... pieds dans le sable, soleil dans les yeux, coquillages et crustacés, moules dans l'estomac, phoques dans les mirettes, je pense à vous et vous propose de découvrir une page de chroniques que j'avais préparée pour un féminin (nan je dirai pas lequel, même sous la torture) qui m'avait contactée, adoooorant mon style... finalement, le projet est récemment tombé à l'eau, le lectorat n'étant pas vraiment composé de jeunes femmes célibataires, mais plutôt de ménagères de moins de cinquante ans mariées fières de l'être... J'ai pleuré des larmes de sang. Et puis tant pis.  Je n'allais pas laisser dormir cette page écrite, alors, durant mon absence de ce jour, voilà un peu de lecture pour vous...

La virée shopping, sans mâle, c’est bien mieux…

 Vous avez déjà essayé, vous, une virée shopping dans ce magasin suédois qui vend des tas de trucs géniaux aux noms totalement imprononçables, genre Bïnsmäärt, Persbyfakt ou Prätikschmulgrundminren, en compagnie d’un mâle, un homme, un vrai de vrai ?

 Moi oui. 

Testé, mais pas approuvé, foi d’Anaïs. 

Passque j’en étais toujours à m’extasier sur la première passoire rose disponible et tellement beeeeeelle, là, tout à l’entrée du magasin, qu’il m’attendait déjà aux caisses, scrutant sa montre à qui mieux mieux et triturant sa carte de banque d’un air angoissé (angoisse bien justifiée, je l’avoue).   

Comment voulez-vous, dans ces conditions, faire votre shopping nordique sereinement ?  Même pas une petite halte pour dévorer un hot-dog et un coca light.  Même pas une petite pause canapé semi crapuleuse, bisous langoureux en bonus.   

Une fois mais pas deux, croyez-moi. 

Désormais donc, je squatte cet endroit divin en compagnie féminine.  Exclusivement féminine.  Et plus on est de folles, plus on rit. 

Pour l’occasion, nous réservons toute notre journée.  Il faut bien ça. 

Et, alors que les casées heureuses nous dépassent au pas de course, tirées qu’elles sont par leur cher et tendre n’aspirant qu’à quitter ce lieu de perdition pour le portefeuille, nous nous promenons, nous savourons, nous testons chaque canapé et chaque chaise de bureau.  Nous rêvons de notre future cuisine, des étoiles plein les yeux.  Nous redécorons notre intérieur.  Nous faisons provision de babioles, cartes et autres objets inutiles mais tellement jouissifs.  Nous bavons devant les plantes vertes quasi trop vertes. Et nous finissons en beauté, avec un repas bien mérité (après l’effort, le réconfort, dit l’adage), sans oublier, of course, ce succulent gâteau bien sucré bien gras bien suédois et totalement « croustifondant ».  Orgasme gustatif garanti. 

Et, parfois, en cherry on the cake, comme si nous n’étions pas encore repues de shopping, nous enchaînons avec, au choix, un magasin de livres, un magasin de sport, un magasin de nimportequoiquisevende, pour conclure enfin avec un fast food ou un cinéma.  Histoire que la journée soit totalement, absolument et irrémédiablement parfaite.   

Ah oui, dans ces moments-là, c’est clair et net comme clarinette : le célibat, c’est le pied.


La minute méditation

« Je suis célibataire parce que je n'ai pas trouvé l’homme qui me mérite ! » (librement inspiré de Lionel Chrzanowski)

 

La lecture du mois : Joséphine – Pénélope Bagieu

 Qui a dit que les bandes dessinées étaient réservées aux mecs ?  Pas moi.  Surtout depuis que j’ai découvert Joséphine.  Elle est célibataire.  Elle a trente ans, enfin sans doute un peu plus.  Elle vit avec son chat.  Elle est taillée en bouteille de chianti et ça la complexe un peu beaucoup.  Elle rêve du grand amour, le seul, le vrai.  Elle fera tout pour le trouver, na.  Elle est la reine de la gaffe, tant au niveau professionnel qu’amical ou amoureux… Elle est à mourir de rire.  Elle est moi.  Elle est vous.  Lire Joséphine, c’est bien souvent lire sa propre vie.  Et c’est totalement jubilatoire !

 Joséphine – Tome 1 (2008)

Joséphine – Tome 2 – même pas mal (2009)

Joséphine – Tome 3 (septembre 2010)


 

 Le film qui met des étoiles dans vos mirettes

Orgueil et préjugés, de Joe Wright, avec Keira Knightley et Matthew MacFadyen, vous plongera dans les amours contrariées du 18e siècle, avec leur côté si chaste et pourtant totalement érotique.

 

Ensuite, n’hésitez pas lire l’ouvrage qui a inspiré ce film, écrit par Jane Austen.

 

Le blog à découvrir

 

http://lesaventuresdemissash.over-blog.com/



7
sep

L'horoscope décallé de septembre paru dans le 7mag

 

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L’horoscope décalé d’Anaïs

Bélier
21 mars - 20 avril

Rentrée oblige, offrez-vous une grammaire, un dictionnaire et un guide de conjugaison.  S’est pat parse que vous n’allé plu à l’ékole qu’il fau négligé votre fasson d’écrir.  Vous voulez qu’on pense que vous avez le QI d’une moule bouchot ou quoi ?  La tehon, surtout si vous avez des enfants à instruire.  Et puis le français, c’est hyper simple.  Commencez par l’accord des participes passés, vous allez vous en sortir les doigts dans le nez.


Taureau
21 avril - 21 mai

Vous êtes aussi raide que Rocco Sifredi lorsqu’il travaille.  Zappez dès lors tous les achats de rentrée.  Recyclez vos vieilles fournitures, traînez dans les boutiques de seconde main, adoptez la radin’attitude en récupérant les bics et lattes publicitaires.  Ensuite, enfermez-vous tout le reste du mois, vous éviterez les représailles sanglantes de votre marmaille, avide de jolies choses neuves, clinquantes et … horriblement chères.


Gémeaux
22 mai - 21 juin

Pour vous rentrée signifie sorties, puisque c’est maintenant que vous allez enfin partir zoner sur les plages de sable fin, faire l’amour comme la bête du Gevaudan et être en permanence plein comme une baudruche. Vous avez bien raison, les lieux de villégiatures sont désertés par les familles heureuses et les braillards, tous plongés dans leurs cahiers de classe.  Dites, vous me ramenez une tranche de soleil, siouplait ?


Cancer
22 juin - 23 juillet

Dans votre cartable pour cette rentrée, un taille-crayons.  Rien que ça. Vous êtes d’une telle nervosité qu’il vous permettra de tailler facilement une veste à tout qui vous exaspère.  Mais faites gaffe aux tensions que vous allez créer.  Et évitez les violences inutiles, car le sang, ça tache, et ça part difficilement au lavage, n’en déplaise aux services marketing de toutes ces poudres à lessiver miracle.


Lion
24 juillet - 23 août

Reboostée par les vacances, vous nagez totalement dans le bonheur.  Continuez sur votre lancée, inscrivez-vous à un cours d’aquagym.  Ça vous permettra d’évacuer toute cette cellulite accumulée durant ces vacances que vous encensez tant et de vous débarrasser de cette bouée de gras dont vous n’avez nul besoin, puisque vous savez nagez.  Allez, on se bouge le (gros) popotin.

Vierge
24 août - 23 septembre

 Les célibataires manqueront cruellement de câlins en cette période déjà ô combien déprimante.  Zappez les classiques de la rentrée et consolez-vous avec une petite peluche bien rose bien glamour bien douce.  Pleurez un bon coup sur votre triste sort en la câlinant très fort.  Ensuite, essuyez vos larmes, inscrivez-vous sur un site de rencontres et oubliez à tout jamais le célibat, cette charogne, cette vipère, cette ordure…

Balance
24 septembre - 23 octobre

Bientôt votre anniversaire.  Pour cette rentrée, retirez 2500 euros de votre compte en banque et dépensez tout.  J’ai bien dit tout.  Vous n’avez pas 2500 euros ?  Ben empruntez-les (faut tout vous dire, pas futée la balance ce mois-ci).  Les crédits, c’est pas fait pour les caniches.  Et les règlements collectifs de dettes, c’est pas fait pour les bouledogues. Bon amusement (jusqu’à l’arrivée de l’huissier).


Scorpion
24 octobre - 22 novembre

Cette rentrée sera pour vous synonyme de formations.  Vous avez toujours rêvé de vous spécialiser dans la fabrication des petits pois farcis au riz pilaf / des chapeaux pointus turlututu / d’un onguent qui sauvera la population des attaques estivales de zébrés et autres insectes buveurs de sang / du préservatif pour célibataires endurcis sans date de péremption (biffez les mentions inutiles) ?  Foncez, l’humanité vous en saura gré.


Sagittaire
23 novembre - 21 décembre

Après les folies estivales, votre organisme a besoin d’un coup de boost... pour survivre aux folies automnales, petite coquine.  Oubliez cahiers et plumiers soporifiques.  Avalez vitamines A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z, zinc, fer, ginseng, magnésium, gingembre… bref tout ce qui se vend sur le marché et qui va vous faire l’effet de cent mille canettes de « Boulerouge ».  Bonnes folies.


Capricorne
22 décembre - 20 janvier

Vous en avez toujours rêvé, c’est le moment de vous l’offrir : un coupe-papier.  Tout beau.  Tout brillant.  Tout tranchant.  Enfin, vous allez pouvoir vous adonner à votre sport favori : ouvrir les enveloppes, déchirer les factures, trancher les publicités, trucider les toutes-boîtes, égorger les facteurs… strooooooooooooooooop, mais ça va pas la tête, vous allez virer tueur en série à ce rythme-là.  Maîtrisez-vous, que diable !


Verseau
21 janvier - 19 février

Rien ne va plus dans votre couple, et c’est votre faute.  Oui, votre faute.  Ne le niez pas, vous avez tout fait pour en arriver là.  Vous sentez le poids de la culpabilité sur vous, là ?  Pas encore ?  Allez, concentrez-vous, vilaine !  Courez acheter un joli stylo et des cartouches roses.  Dressez ensuite la liste des qualités de votre moitié.  Lààààà, vous voyez que c’est l’amour de votre vie, vilaine.  Keske vous faites encore ici, allez vite l’embrasser.


Poissons
20 février - 20 mars
Une petite gomme parfumée à la fraise, ça vous dit ?  Naaaan, pas pour vos mômes, pour vous, rien que pour vous.  Votre enfance vous manque autant que le chien manque à la puce, admettez-le, n’en ayez pas honte.  C’est pas parce que vous êtes ridée comme une pomme à l’agonie et cernée comme un malfrat que vous n’avez pas droit à votre petit plaisir régressif, vous aussi.  Mais attention, ça ne se mange pas.

6
sep

Ma chronique du 7mag... parue hier : Ça flaire la rentrée

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(demain, l'horoscope...)

"Ça flaire la rentrée

A l’heure où je vous écris ces lignes, soit mi-août, ça sent déjà la rentrée.  Ou plutôt, ça pue la rentrée, pire que si j’avais marché dans une crotte de doberman géant.  Ou de doberman nain.  Une crotte étant ce qu’elle est, quelle que soit sa taille, elle pue.

De une, il pleut de façon incroyable, n’en déplaise à l’IRM qui précise que ce sont les normales saisonnières pour notre petit pays, alors que ma piscine pour pieds, savoir une vieille bassine bleue qui m’a été bien utile pour faire descendre ma température corporelle lors de mes derniers ébats amoureux lors de la canicule s’est remplie totalement en une seule nuit de pluie hier, si ça c’est normal, moi je suis la reine d’Angleterre. Et puis les jours diminuent, beurkitude intégrale.  Météo de rentrée.

De deux, dans les supermarchés et librairies, dans les folders publicitaires, dans les devantures de magasin, bref partout, c’est l’invasion de grammaires, dictionnaires, plumiers, bics, stylos, feutres, crayons, marqueurs, correcteurs, fluos, cahiers et autres classeurs multicolores.  Ambiance de rentrée.

De trois, les bottes ont déjà envahi les magasins de chaussures.  Tchu y’a de super modèles, je vous le dis, je vais encore faire pleurer mon banquier et gémir ma carte de crédit.  Les fringues en soldes sont toujours tapies dans un coin à espérer une adoption de dernière minute que la nouvelle collection pointe déjà le bout de son nez avec son lot de coloris tous plus sinistres les uns que les autres. Fringues de rentrée.

Oh, oui, c’est indéniable, ça flaire la rentrée…

Quand j’étais môme (donc au siècle dernier), j’appréhendais la rentrée.  Et j’adorais la rentrée.   

Je l’appréhendais, la rentrée, car elle signifiait de nouveaux professeurs, de nouveaux potes de classe et de nouveaux cours de gym et sport, ma hantise, avec leur lot de cabrioles sur cheval d’arçon, de sauts sur « plint », d’abominables matches de volley et d’échecs scolaires pour bibi.  J’ai tout tenté pour y échapper : feindre de tomber malade tous les lundis à la même heure, rater le bus scolaire, avoir mes « ragnagnas » chaque semaine, prétendre souffrir d’une maladie gravissime dont je n’avais le droit de parler à personne… en vain.

Je l’adorais, la rentrée, car elle était synonyme de nouveaux protège-cahiers, classeurs, bics et plumiers.  Et puis la mallette.  Sans oublier les chaussures, le manteau d’hiver et les traditionnelles nouvelles sapes de rentrée.  Quand, encore en plein été, nous allions faire les courses de rentrée, ben c’était Saint-Nicolas et Noël avant l’heure.  A l’époque, le bio-économico-écolo n’avait pas encore envahi les rayons et les mentalités.  Je pouvais donc, sans culpabiliser, opter pour des articles pleins de produits chimiques cancérigènes fabriqués par des enfants de trois ans au fin fond de la planète Mars.  Que du bonheur.

Oui, j’aimais et je détestais la rentrée.

Alors, maintenant que je suis devenue une grande fille sérieuse, chaque année, en septembre, j’ai un léger pincement au cœur.  Je bénis le ciel de ne plus subir les affres de la rentrée scolaire, bien sûr.  Mais je regrette un tout petit chouia le temps où, durant la dernière semaine d’août, je passais ma journée à renifler ma nouvelle gomme parfumée à la fraise et à ranger mon plumier plein de jolies choses, tout en priant pour qu’il pleuve le 1er septembre, afin que je puisse porter mes jolies bottes et mon manteau bien chaud.

Rhaaaaa, vivement que j’aie des enfants, pour pouvoir revivre ça par procuration.  Mais sans gommes parfumées, c’est cancérigène.  Et puis sans produits fabriqués par des pauvres gosses, non mais ça va pas la tête.  Et sans nouvelles fringues, faut pas pousser, tout ça c’est que du marketing.  Et puis sans mot d’excuse pour les cours de gym ou sport, passque le sport, c’est bon pour la santé.  Qui a dit que j’étais un futur bourreau, que je le frappe bien fort avec mon plumier.

Alleye, bonne rentrée à tous, scolaire ou pas."