11
mar

The New Anaïs

Ils m’ont redessinée, j’ai ma petite bonne femme à moi rien qu’à moi maintenant…

Bon, zont transformé mes bottes, alors que je mets jamais des bottes pointues, trop douloureuses pour mes pauvres longs orteils. Bon, m’ont mis le ventre à l’air, ce qui n’est pas mon genre non plus, exhiber mon gras non trois fois non.

A part ça je la trouve plutôt sympa, ma représentation essssclusiiiiive, pas vous ?-dessin

11
mar

Les humeurs d’Anaïs (2)

Paru ce dimanche 11 mars 2007

Ma journée à moi

Jeudi c’était la journée de la femme. J’en suis encore à me demander pourquoi nous, les femmes, n’avons droit qu’à une seule journée alors que les hommes ont brigué les 364 (et même parfois 365) autres !

Je suis femme, j’adore ça, j’en assume les conséquences, je profite des avantages qui me sont offerts, et pour rien au monde je n’aurais voulu naître homme (ça va pas la tête).

Mais j’ai tout de même quelques revendications, je peux ? Autant en profiter, c’est le moment c’est l’instant.

Je revendique le droit de vieillir sans avoir recours à la chirurgie esthétique ou autres artifices bidons, le droit de rester moi, avec mes rides, mes pattes d’oie à moi rien qu’à moi, qui feront tout mon charme.

Je revendique le droit de ne pas aimer le foot et de préférer les séries pour femmes, sans subir le moindre grincement de dents (après tout, être dingue d’un prisonnier chauve ou être dingue d’un ballon chauve, c’est kif kif bourricot).

Je revendique le droit de me vêtir comme je le veux, décolleté plongeant, mini jupe et top moulant, sans passer pour une allumeuse, juste pour le plaisir de me sentir jolie, sans arrière-pensée.

Je revendique le droit de prendre du gras là et là sans subir le moindre chantage odieux, il est vraiment temps d’abolir le culte de l’anorexie et des bonnets A.

Je revendique le droit d’être superficielle et légère tout en me penchant sur le sort des femmes partout dans notre vaste monde cruel, et de vouloir abolir toute forme d’irrespect, quelle qu’elle soit. Y’a du taf.

Je revendique le droit d’être très difficile et de vouloir un homme (presque) charmant, qui m’aimera, me respectera, me vénérera (on peut rêver) et me considérera comme son égale et non sa servante. Et s’il est mignon en prime, c’est tout bonus.

Je revendique le droit d’être une femme, avec les qualités, les défauts, les paradoxes, les obsessions et les tares qui font justement que sans ces qualités, défauts, paradoxes, obsessions et tares, une femme ne serait plus vraiment une femme.

Vive nous !


Et j’ajouterai cet éditorial de Télépro (Nadine Lejaer), qui résume parfaitement le sens de la journée de la femme : « brûlées, vitriolées, violées, battues, assassinées, contaminées, liquidées… sans qu’ils soient inquiétés. Répudiées, vendues, revendues, achetées, rabaissées… sans qu’ils soient condamnés. Abandonnées, soumises, sous-payées, harcelées, ignorées… sans qu’ils se sentent coupables. »

Comme je l’ai lu sur « son blog de fille », dire « bonne fête » à une femme le 8 mars, c’est comme dire « félicitations » aux séropositifs à la journée mondiale contre le Sida ! Absurde.2

4
mar

Les humeurs d’Anaïs (1)

Et voilà ce que ça donne… En vrai. Je l’ai en mains. Le 7Dimanche, avec mes modestes écrits. Ça fait un drôle d’effet. Un peu grisée (mais ça doit être l’effet de mon manque de sommeil, mon rhume, mon absence de voix et la pharmacie ambulante que je trimbale pour pallier à ces petits inconvénients). Allez, pour les non namurois (ben oui quoi, je suis namuroise une fois, et nin liégeoise comme beaucoup le supposaient, m’enfin alleye donc, Anaïs liégeoise, qu’allez-vous donc imaginer HHHHHein !), je m’engage à vous recopier mes 1600 caractères dominicaux systématiquement, histoire d’éviter les crises de manque (mais je proposerais bien un petit déj namurois à mes fidèles – uniquement mes fidèles – qui le souhaitent, un de ces dimanches prochains, histoire de fêter ça, un genre de « visu petit déj Anaïs 7Dimanche » - que les tentés me contactent).

Les humeurs d’Anaïs : mes fantasmes

Dans toute la presse, actuellement, on ne parle que de ça : les fantasmes. « Doit-on réaliser ses fantasmes », « Avouez-nous vos fantasmes », « parlons fantasmes ». A croire que c’est le sujet bateau du moment, vu l’arrivée imminente du printemps.

Je me le demande donc régulièrement : dois-je assouvir mes fantasmes ou les maintenir dans une petite partie de mon cerveau hermétiquement close, entre le neurone du désir et celui du soupir ?

Pour en revenir au sujet « bateau » (admirez la transition), je me baladais très récemment en bord de Meuse, soleil dans la figure, musique dans les oreilles, admirant les cygnes amoureux, les colverts hargneux et les oies belliqueuses (dont j’ai une trouille bleue : je peux rester dix minutes à attendre le déplacement d’une oie qui me barre la route, sans bouger, sans respirer, sans la regarder), quand j'ai croisé les "chapeaux" des Namourettes, savoir les armatures métalliques qui les recouvrent durant la saison d’été, mais sont lâchement abandonnés durant la saison morte. Mon imagination débordante m’a rappelé ce vieux fantasme qui me suit depuis 2004, année de naissance de la première Namourette : faire l’amour sur une des Namourettes (n’importe laquelle, je ne suis pas difficile).

J’ai, lors d’un voyage à bord de ce petit bateau sympa, émis l’hypothèse d’une nuit à son bord « Monsieur le commandant, ça doit être super sympa de dormir à bord d’une Namourette, une nuit de canicule, non ? » (j’ai dit « dormir », pas « faire l’amour », ma pudeur m’en empêchant). Au vu du regard de cabillaud surgelé qu’il m’a lancé, je bénis le ciel de ne pas avoir totalement avoué mon fantasme, je serais déjà internée et sous Xanax depuis belle lurette…

Alors je vous le demande, Messieurs de la Ville de Namur, dois-je (puis-je) réaliser mes fantasmes ?
namourettes















photo Bia Bouquet : photos insolites et toujours magnifiques de ma ville à moi1