25
nov

Les humeurs d’Anaïs (33) : de l’énergie à revendre !

Avez-vous lu l'histoire de cet américain qui, après avoir consommé une boisson énergisante, dont je tairai le nom pour éviter un procès à votre hebdo dominical favori, s'est éveillé avec un priapisme sévère.  

Priapisme, kekseksa, me direz-vous ?  "Situation pénible et potentiellement dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.  Le priapisme est une urgence médicale et a besoin d'être traité par un médecin qualifié." (source fr.wikipedia.org).

Cette pauvre victime d’une boisson énergisante, ne parvenant pas à se défaire de cette érection permanente (un peu douloureuse et sans doute peu discrète) a dû être opérée en urgence (et à plusieurs reprises) pour être libérée de … ce petit problème bien encombrant.

A l'heure où pas mal de femmes se plaignent de la rapidité d'action de leur partenaire, ne pourrait-on tenter de modifier juste un tantinet la composition de la boisson énergisante, afin d’en faire un prolongateur soft d’érection ?  Je dépose le brevet immédiatement.  Le bonheur pour nous toutes, enfin.  En attendant que la formule soit au point, par pitié, Messieurs, ne tentez rien, contentez-vous juste de rêver au jour où…

Quoi qu’il en soit, la victime a décidé de porter plainte contre le fabricant.  Bien sûr.  Aux States, on porte plainte contre tout.  Si je vivais là-bas, si je vous écrivais des « columns » dans le « SevenSunday », je ne serais pas étonnée de voir prochainement surgir une plainte contre moi, pour incitation à la débauche…  Où va le monde ma bonne Dame !
33

18
nov

Les humeurs d’Anaïs (31) : Drame sur nos écrans

greve
Les Etats-Unis ont pour habitude de nous transmettre tout… en différé : la violence, l’obésité… et les séries télé.

Au sujet de ces dernières, un drame se jouer actuellement à Hollywood.  Un drame dramatiquement dramatique, dont nous allons prochainement hériter : la grève des scénaristes.   Et qui dit grève des scénaristes dit pas de scénario (La Palice en aurait dit autant, non ? – mais savez-vous ce qu’est une lapalissade ?  Oups, je m’éloigne de mon sujet, private joke).  Et qui dit pas de scénario dit pas de séries télé.

Vous comprenez, maintenant, l’ampleur du désastre ?

Les conséquences de cette grève sont déjà perceptibles :

-    la septième saison de « 24 heures chrono » a été annulée (personnellement, je m’en moque, j’ai arrêté de me droguer à Jack Bauer dès la fin de la saison 3)
-    la quatrième saison de « Lost » est rabotée de moitié (à mon avis, on n’y verra que du feu, cette série que j’aime est tellement absurde, et puis on n’y comprend de toute façon que dalle)
-    la quatrième saison de « Desperate Housewives » est totalement gelée jusqu’à nouvel ordre (là, je m’insurge : comment vais-je survivre sans ma dose hebdomadaire, moi ?)

Quant aux tournages de Grey’s Anatomy, Brothers & Sisters, Numb3rs, Heroes, Medium, Bones, Docteur House, Prison Break et autres de mes séries vénérées, ils sont tous interrompus jusqu’à nouvel ordre.

Je me demande si je ne devrais pas envisager d’ores et déjà d’entamer une thérapie pour survivre à l’avenir télévisuel bien sinistre qui se profile à l’horizon.

Pitié, qu’on leur donne ce qu’ils veulent, ces scénaristes, ou je ne réponds plus de rien.
32

11
nov

Les humeurs d’Anaïs (31) : Oh oh oh jolie poupée…

Connaissez-vous les poupées gonflables pour hommes ?


Dans mon esprit, elles étaient diaboliquement monstrueuses, gonflables et faites en matière de type « ballon de plage ».  Rien d’une femme.  Ou presque.  

En réalité, la mode et la technique ont évolué, chère Anaïs.  Beaucoup évolué.

En France, pour la modique somme de 8.000 eur environ, tout homme peut avoir sa poupée à domicile.  24 heures sur 24.  Totalement disponible.

Faite de plus de 50 kilos de silicone, dotée d’une poitrine plus vraie que nature (mais nettement plus proéminente que nature, pour un effet tombant naturel, disent les fabricants), ayant tout ce qu’il faut là où il faut, elle s’adapte sans problème aux goûts de ces messieurs, de la couleur des tétons à celles des cheveux, en passant par le rouge à lèvre.  Du sur mesure.

L’avantage de ces poupées ?  Elles répondent parfaitement au premier fantasme de ces Messieurs : « sois belle et tais-toi ».

Et dans ce domaine, je ne peux sans doute pas rivaliser.  

Moi j’ai de la cellulite, pas la jolie poupée.  Mais j’ai de la cervelle, pas la jolie poupée.

Moi j’ai parfois la migraine, pas la jolie poupée.  Mais j’ai de la conversation, pas la jolie poupée.

Moi je ne suis pas contorsionniste, la jolie poupée l’est.  Mais je sais passer l’aspirateur, pas la jolie poupée.

Moi j’ai faim, j’ai froid, j’ai soif, j’ai chaud… pas la jolie poupée.  Mais j’ai de l’humour, pas la jolie poupée.

En bref, je suis une femme, une vraie de vraie, et pour toujours, pas une jolie poupée.
31

4
nov

Les humeurs d’Anaïs (30) : câlins ou chocolat ?

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30e billet paru ce jour... ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame !

Savez-vous combien de femmes trouvent plus difficile de se priver de câlins que de chocolat ? 
18 %.  Vous lisez bien.  18 % !

Ainsi, près d’une femme sur cinq préfère devoir faire vœu de chasteté plutôt que de supprimer de son alimentation le sacro-saint carré de cacao. 

Incroyable.

Je vous croyais, je nous croyais, toutes lubriques, seriez-vous, serions-nous toutes gourmandes ?

Quel dilemme.

Réfléchis ma petite Anaïs.  Sois honnête avec toi-même et avec tes lecteurs.  Que préférerais-tu sacrifier ?    Quel péché capital a ta préférence ?

 
D’un côté, le chocolat, la dégustation lente, la montée du bonheur, le fondant, le moelleux, le voluptueux, le plaisir intense, le délice suprême, l’extase à l’état pur, le nirvana sur terre.

De l’autre, le sexe, le nirvana sur terre, l’extase à l’état pur, la dégustation lente, le délice suprême, le plaisir intense, le voluptueux, le moelleux, la montée du bonheur, le fondant.

Choix cornélien, auquel je ne peux décidément me résoudre. 

Et vous, à choisir, si vous deviez vous priver à jamais d’un de ces deux plaisirs, lequel sacrifieriez-vous ?  Dans un souci de convivialité et d’échange, et surtout par respect pour les hommes qui me lisent, en cas de choix en leur défaveur, je vous invite, Mesdames, à me faire part de votre point de vue sur mon blog…
 femme-enduite-de-chocolat

29
oct

Les humeurs d’Anaïs (29) : Je ne pense qu'à ça

Je me dois de le reconnaître.  Il m’aura fallu du temps pour le concéder à ma chaste personne.  Alors pour vous le confesser, sachez que je me conditionne depuis plusieurs jours, à grands coups de méthode Coué « tu vas avouer tu vas avouer tu vas avouer ».

Je suis une grosse perverse.

Je ne pense qu’à ça.

A défaut de pratiquer, sans doute (versons ensemble une larme sur cette abstinence dont je suis victime).  Ça reste chaste, ceci dit, d’y penser.  Seulement d’y penser.  Du safe sex, ça s’appelle.

Je ne pense qu’à ça.  Ça doit être le manque qui provoque une mutation des neurones intelligents en petits neurones pervers (j’ai failli dire « en petits neurones mâles », mais je crains d’être taxée de misandrie).

Tout me ramène à ça.  Tout.

Exemple.  Je discute consciencieusement, et en tout bien tout honneur, avec une connaissance masculine, qui me demande innocemment si j’ai peur des araignées.  Je m’entends répondre : « pas trop, y’a que les grosses que j’aime pas ».  Et mon imagination se met en branle (sans mauvais jeu de mots, encore une fois) : « y’a pas que les grosses… araignées que j’aime pas. » Glups.

Autre exemple.  Au cinéma.  Petite faim.  Une envie de sucette.  Que j’exprime par un tonitruant « j’ai une de ces envies de sucer ».  Puis, envahie de pensées lubriques que mes interlocuteurs n’ont peut-être même pas soupçonnées, je rougis jusqu’à la pointe des oreilles.

Mon cas est désespéré : je ne pense qu’à ça.

Ça.  « Ça quoi ? », me direz-vous.  Oh, vous n’allez pas me la jouer saintes-nitouches et hommes de trop de foi.  Comme si vous n’aviez pas compris…
29