30
déc

Les humeurs bla bla bla

Pas d'humeurs ce dimanche... pause d'entre deux fêtes oblige.

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23
déc

Les humeurs d'Anaïs (36) : Petit Papa Noël, quand tu remonteras au ciel…

Par pitié emporte avec toi tous les faux Papas Noël qui pendouillent lamentablement aux fenêtres tels des testicules sur un dobberman.

Cette tradition est apparue il y a quelques années déjà.  A l'époque, c'était hyper méga supra original de pendre un Papa Noël à son toit ou à sa fenêtre.  Lorsque j'en croisais un, j'étais toute émotionnée, toute chose, au bord de la crise d'admiration aigue.  D'autant que, souvent, c'était l'habitant même qui, de ses petits doigts agiles et doués, avait fabriqué ce Papa Noël.

Et puis tout a changé.  Les Papas Noël à suspendre ont envahi les hypermarchés, se sont démocratisés, ont été vampirisés par le peuple.

Dès le 1er décembre, alors même que Saint-Nicolas n'a pas encore amorcé sa descente du ciel, ils sont là.  Je les crains, je les redoute.  Surtout que cette année, on les confond avec les drapeaux noir-jaune-rouge qui enjolivent les façades des patriotes.  Ben oui, j'ai une très mauvaise vue, je sais, que voulez-vous, je vous l'avais dit que j'étais déglinguée de partout, alors quand je discerne vaguement un truc rouge, je me dis avec une point d'émotion "aaaah un anti-séparatisme", et puis je réalise que j'ai tort, qu'il s'agit juste d'un "pro-Papa-Noël".

Parfois, le mauvais goût va jusqu’à en mettre plusieurs sur une même façade, donnant l’impression que des dizaines de clones du Père Noël, version kitsch miniature, tentent de pénétrer nos demeures. 

Non, décidément, je ne trouve plus ça drôle !

Horreur et damnation, pitié, que cette mode cesse au plus vite.
36

16
déc

Les humeurs bla bla bla

Lectrices, lecteurs, pas d'Humeurs d'Anaïs dans 7dimanche ce jour.  Pourquoi ?  Si je le savais.  N'ont pas pris la peine de m'avertir (je cache ma joie), je suis donc sortie dans le froid polaire de l'aube, toute tremblante, chercher mon 7dimanche, que j'ai parcouru à maintes reprises pour y trouver ma bafouille, en vain.  Je vous avais pourtant préparé un chouette petit billet sur les concours de Miss que vous n'aurez pas la joie immense et intense de lire.  C'est la vie...

Sur ce je retourne bouder dans mon lit.  (Illu de Mako)

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9
déc

Les humeurs d’Anaïs (35) : appelez-moi Madeleine

35
Moi je dis toujours que je pleure comme un veau, mais paraît qu’on pleure plutôt « comme une madeleine. »  

On m’appelle la pleureuse de service.  Au bureau nous avons même créé un club.  Parce qu’on est plusieurs dans le cas.  Dramatique.  Souvent ridicule. Incontrôlable.  Mais on reste solidaires dans l’adversité.  On se soutient lors de crise de larmes.  Je plains le boss, qui se retrouve toujours tout déstabilisé devant ce tas d’employées, rouges, sexys, sanglotantes, et ce plusieurs fois par an (voire par mois).  Il en perd la parole, pas facile de manager une bande d’hystériques qui pleurent à chaque remarque désobligeante d’un client, d’un collègue, d’un boss ou d’une mouche qui passait par là.  

Donc je braille en toutes circonstances :

La pub contre le Sida, avec ce « virus » fait de cadavres qui grandit, anéantissant tout sur son passage : je pleure.   

Ce reportage « vie et mort d’un paresseux » (non, pas mon alter ego, je parle de cet animal si craquant), avec la voix off de Pierre Arditi : je pleure.

Une simple petite phrase lue dans un bouquin : « ils disent qu’aimer c’est l’aveuglement du cœur, moi je dis que ne pas aimer c’en est la cécité ». Je pleure.  « Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir ».  Je pleure, je pleure.

Une chanson, je pleure.  Je vais éviter de vous citer toutes les chansons sur lesquelles je suis susceptible de pleurer, 7dimanche risque d’en faire une dépression vu la quantité d’infos à stocker.  On éditera ensuite ce recueil de chansons, taille botin, et ça sera le succès du siècle.  La célèbre Anaïs signera des autographes tout autour du globe.  Quelle folie.  Je pleure rien que d’y penser.

Un film triste je pleure (L’arbre de Noël), un film romantique je pleure (Pretty Woman), un film drôle je pleure (J’me sens pas belle).  Qu’entends-je, « cas désespéré » ?  Arrêtez, je vais pleurer.

Je pleure pour toutes les émotions possibles et imaginables.  La colère me fait pleurer, la rage, la tristesse bien sûr, le désarroi, la peur.  Ça fait un paquet d’opportunités d’en verser une !

Pour tout vous dire, chaque matin, je vois ma Citadelle (oui c’est la mienne, rien qu’à moi), et je la trouve si belle que j’en ai les larmes aux yeux.

C’est grave docteur ?
 
Illu de Cyberbv
triste

2
déc

Les humeurs d’Anaïs (34) : Oùsquelle est ma foire ?

A vous qui étiez devant moi dans la « file à croissants » ce matin.  Vous qui portiez un sweat d’un bleu fadasse, au col d’une couleur encore plus fadasse.  Vous qui arriviez à peine à ma hauteur, hauteur noble pour une femme, mais riquiqui pour un homme, ne trouvez-vous pas ?  Vous qui aviez le cheveu terne (gras ?) et la moustache triste.  Vous qui étiez un tantinet grassouillet, on peut le dire (l’accouchement est prévu pour quand ?).  Vous dont le jeans démodé avait sans aucun doute été raccourci par Madame.  

Je vais vous le dire tout de go : vous feriez mieux d’être un peu plus galant.  Même pas galant, que dis-tu Anaïs, juste simplement respectueux de la fatalité (en l’occurrence, la fatalité du jour était que j’allais entrer dans la boulangerie avant vous).

Je vous ai repéré, à mon arrivée, vous qui avez accéléré le pas de façon tellement visible, juste pour passer un quart de seconde avant moi.  Juste pour demander votre baguette (on fait régime ?) d’une voix fluette, à peine un quart de seconde avant moi.

Je vais vous le dire tout de go : c’est nul comme attitude.

Oùsquelle est ma foire ?
 
Chaque année, dans ma ville morte qui est aussi la vôtre, le mois de décembre regorge d’animations : marchés de Noël, vin chaud, barbapapa, magasins ouverts le dimanche et… foire.  C’en est presque épuisant pour le namurois type peu habitué à une telle frénésie.
 
Mais cette année ma bonne Dame, point de foire.  Les pompiers ont estimé qu’en cas d’incendie, les attractions situées devant l’hôtel de ville empêcheraient l’accès au bâtiment.  Oserais-je dire qu’en cas d’incendie, ça réglerait en une fois le problème du personnel jugé en surnombre à la Ville (ben oui quoi, ils envisagent bien de licencier 120 personnes) ?  Non, je n’ose pas, c’est mesquin de chez mesquin, et puis pas envie de me faire lyncher.
 
Donc point de foire.  Point de carrousel pour les petits.  Points de croustillons pour les gourmands (qui a dit que là, je prêchais pour ma cause ?)  Personnellement, ça ne va pas transformer ma vie, mais ça nous promet un mois de décembre différent.
 
Et puis, comme l’a signalé une lectrice du blog de mon big boss de 7dimanche, comment est-il possible que quelques attractions foraines posent un tel problème (sauf erreur, bien qu’encombrantes, elles peuvent facilement être installées quelques dizaines de mètres plus loin pour permettre un accès aisé aux pompiers), alors que chaque samedi, des dizaines d’échoppes du marché hebdomadaire (ou je sais, si c’est chaque samedi, c’est hebdomadaire, mais c’est pour marquer l’importance de la chose) squattent les emplacements controversés sans qu’aucun risque n’ait jamais été souligné par les mêmes pompiers ?
 
Comme toujours, je dis ça je dis rien… 
 
C’est pas à Bruxelles que s’est ouvert, ce vendredi, le big méga marché de Noël de la mort qui tue avec ses attractions, sa crèche vivante et j’en passe ?  Qui m’y emmène en pèlerinage ?
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