3
fév

Les humeurs d’Anaïs (41) : Un mot

41
Les petits amis, votre Anaïs, elle doit être victime d’une grave maladie qui détruit les neurones.  Enfin, pour être honnête, une maladie qui anesthésie puis anéantit mon seul et unique neurone.

Un collègue m’a appelée dans son bureau, l’air catastrophé.  Dans un courrier composé, rédigé, dactylographié et envoyé (ô drame, oui, déjà envoyé, parti, expédié, reçu, ouvert et lu, l’affaire est faite) par bibi, j’ai inséré un mot totalement absurde, hors contexte, qui a dû totalement éberluer le lecteur.  

Un mot qui est apparu j’ignore comment, parce que mes doigts, totalement habitués à taper aussi vite que mes pensées ne sortent de ma cervelle, ont dû exceptionnellement penser avant moi !  

Un mot que j’ai tapé inconsciemment, en réflexe inné ou conditionné (l’heure n’est pas au débat quant aux origines de mes réflexes).

Un mot qui révèle combien je devais avoir faim à la minute M où j’ai commis cette gravissime erreur et combien mes intestins traumatisés par la prise récente d’antibiotiques réclamaient leur part de fromage apaisant.

Un mot qui restera à jamais gravé sur mon CV.

Un mot qui ruine à jamais mes perspectives d’avenir.

Un mot insensé dans un courrier professionnel, en plein milieu du texte, aussi remarquable (au sens non noble du terme) qu’un bouton purulent en plein milieu d’un visage.

Camembert.

Camembert !

C’est grave, docteur ?
Une oeuvre de Domie qui illustre parfaitement l'état dans lequel je suis, et dans lequel je devais être à l'instant fatidique...
fatigueeutilise

27
jan

Les humeurs d’Anaïs (40) : Paris : on parie ?

(Hasard de parution qui fait que ce billet est publié dans le 7Dimanche juste après mon escapade parisienne...)

J’ai envie d’aller vivre à Paris.  

De m’installer dans un loft au coeur du 16e (une chambre de bonne à Pigale).  Devenir une chroniqueuse hypra célèbre (chiens écrasés dans la gazette de Pigale).  De cotoyer la jet-set et le star system parisien (autres rédacteurs de chiens écrasés).  Manger dans les plus grands restos parisiens (Mac Do) et m’habiller avenue des Champs-Elysées (Prisunic).  

Tentant non ?

Mais je me dois de peser le pour et le contre avant ce grand départ.

A Paris zont la tour Eiffel.  A Namur on a la tour de Pise (et on y mange bien).

A Paris zont l’Elysée.  A Namur on a l’Elysette.

A Paris zont des tas d’humoristes.  A Namur on a le seul, l’unique : Poelvoorde.

A Paris zont la Seine et les bateaux-mouches.  A Namur on a la Meuse et la Namourette.

A Paris zont les plus grands écrivains, les plus beaux, les plus riches.  A Namur, vous m’avez, moi (euh…).

A Paris c’est la France.  A Namur on a Cécile de France.

A Paris zont Olivier Strelli.  A Namur, aussi (et il est belge comme son nom ne l’indique pas) !

A Paris zont des tas de théâtres.  A Namur, on n’en a qu’un, mais qu’il est beau, et en pierre de France, prout ma chère.

A Paris zont des tas de salles de concert.  A Namur, on a les quarante mollons.

A Paris zont Anaïs qui chante bien et remplit les salles.  A Namur zavez Anaïs qui chante mal en remplissant sa baignoire.

A Paris zont l’avenue des Champs-Elysées.  A Namur, aussi, nananère.

C’est décidé, je reste !
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20
jan

Les humeurs d'Anaïs (39) : rire

« Je m’efforce de rire de tout de peur d’être obligée d’en pleurer »

J'ai lu qu'il y a quelques décennies, l'homme riait 19 minutes par jour et qu'actuellement la moyenne est descendue à 6 minutes quotidiennes !  Moi qui pensais que la vie d’il y a quelques décennies était plus difficile à supporter : les charbonnages, les usines, l’absence de congés, les mariages arrangés.  Et bien non.  Il semble que notre vie actuelle nous fasse moins rire, beaucoup moins rire.  Il y a de quoi pleurer non ?  Versons d’abord une larme sur cette info déprimante à souhait.  Ensuite, trouvons une solution !

La solution miracle, la voici la voilà : s'inscrire dans un club de rire.  Comment, vous ignorez ce qu’est un club de rire ???  C’est un endroit où des tas de fêlés dans mon genre (dans le sens noble du mot « fêlé » j’entends) s’installent en cercle, se regardent en chien de faïence, et rient.  « Ils rient de quoi ? » me direz-vous.  Et bien de rien, ils rient.  Simplement.  Parce qu’on ne doit pas seulement rire lorsqu’on est joyeux, on doit maintenant être joyeux parce qu’on rit.  Et plus on rit, plus on s’amuse, plus on rit, meilleure est la santé, plus on rit, plus on est de fous (ou l’inverse).

Moi j’adore cette idée.  Rire pour le plaisir.  Mais je doute de ma capacité à rire, comme ça, sur commande, moi qui ne ris déjà pas facilement face aux comédies qu’on nous sert à la louche au moment des fêtes (j’ai dormi devant les Visiteurs, j’ai pleuré devant Astérix, c’est grave docteur ?).

Où va donc le monde en 2008 ma bonne dame : être contrainte de m’inscrire dans un club de rire pour surmonter mon quotidien douloureux, mon job stressant, mes amours foireuses.  Bref ma vie, tout simplement.

Moi je dis que rien ne vaudra jamais un bon fou rire spontané, naturel, inattendu, gênant, mal vu, mal perçu, qui choque les clients, le boss ou le tendre époux.  Et s’il est contagieux, c’est mille fois mieux.    Allez riez, jeunesse.

PS : pour l’adresse du Club de rire à Namur, contactez-moi…
39

13
jan

Les humeurs d'Anaïs (38) : la faille

Une information à mourir de rire : un belge a trouvé la faille dans des bons de réduction proposés par une chaîne de magasins bien connue : la mention "non cumulable" avait été oubliée.  Et s'il n'est pas inscrit "non cumulable" et bien ma bonne Dame, c'est cumulable… Il s'est donc rendu sur place, muni d'un paquet de bons et d'un huissier (avoir un huissier dans sa poche, clair que ça aide), et a dévalisé le magasin en toute légalité.  

Ben oui Mesdames et Messieurs, en cumulant les bons… il a reçu pour près de 50.000 eur d'articles (petit électro, hifi, vidéo…), et ce totalement gratuitement.   Qu'il a ensuite distribués en Robin des Bois moderne qu'il dit être.  J'adore.  ça fait rêver non ?  Oui bon, vous me direz que ce n'est pas très honnête comme procédé, je l'admets, mais sont-ils honnêtes, ces magasins qui s'offrent des marges bénéficiaires dignes d'un salaire de ministre et qui nous proposent des promos qui n'en sont pas réellement ?

Et ce monsieur ingénieux, il n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a déjà utilisé ce genre de subterfuge dans une chaîne de supermarché, utilisant des bons de 5 eur pour acheter des produits de … 3 eur… faisant un somptueux bénéfice total.

Je parie que depuis lors, la chaîne de magasins s'est octroyé les services d'un tas d'avocats… ayant juré, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus !

My God, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?
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6
jan

Les humeurs d’Anaïs (37) : Ce soir je serai la plus belle

37
Avec l’arrivée de 2008 revient la saison des concours de Miss.

Je suis contre les concours de beauté.  Les mauvaises langues diront que c’est mon incapacité à les gagner qui me fait les détester.  Peut-être…  Sans doute.  Car j’aurais aimé être belle et voir les hommes baver devant ma plastique, je ne le nie pas.  Mais je trouve ridicule et infondé de récompenser des femmes (les concours de beauté pour hommes étant nettement plus rares) pour une chose dont elles ne sont pas responsables.

Elles sont belles, point barre.  C’est pas leur faute !!  C’est la faute à la génétique.  Elles n’ont rien demandé, elles n’ont rien fait pour, elles sont nées pour ça.  Qu’elles deviennent mannequins, actrices, chanteuses, potiches, vendeuses de produits de luxe ou de leurs charmes, mais pas Miss Proute-ma-Chère, Miss-Outsiplou ou Miss Belgique.

Elles n’ont aucun mérite, selon moi, voilà le problème. 

On a beau dire, mais le principe du « sois belle et tais-toi » a encore cours au sein des concours de beauté, même si on tente de nous convaincre qu’elles sont aussi jugées sur le QI, l’intelligence, la culture.  Je veux bien y croire, mais une petite grosse moche ne passera pas les premières épreuves, donc son QI, son intelligence et sa culture, ils s’en balancent…   Tandis qu’une sculpturale créature blonde à forte poitrine, mais au QI d’amibe, à l’intelligence d’escargot et la culture d’Anaïs, gagnera haut la main (et bas le décolleté) le concours.

C’est trop injuste.

Moi je veux lancer une nouveauté : les concours de beauté intérieure… ça vous tente ?

Illu de Mahaut, que je remercie.
concoursbeaute