9
mar

Les humeurs d'Anaïs (46) : mystère liquide

Ma vie est un mystère.

Pour être précise, la vie de ma vessie est un mystère.

Samedi soir, 20h.  Je bois l’équivalent d’une cannette, soit environ 300 ml, de liquide.  Alcoolisé.  Point barre.  

Samedi, 22h.  Détour pipi room.

Nuit de samedi à dimanche, 2h58.  Pipi room.

Nuit de samedi à dimanche, 6h01.  Pipi room.

Dimanche, 8h.  Pipi room.

Dimanche 9h05.  Pipi room.

Petit déjeuner.  Tartine de confiotte à la fraise.  Aucun liquide.

Dimanche 9h25.  Départ en promenade.

Dimanche 10h.  Miss vessie fait des siennes.

Dimanche 11h.  Miss vessie s’énerve de plus en plus.

Dimanche 11h51.  Retour au bercail.  Miss vessie fait tellement la gueule que je cours au pipi room la calmer.

Y a-t-il un médecin dans la salle ?  Ou un psy ?  Ou un urologue ?  Voire un prêtre ?  Passque je voudrais bien comprendre comment, en buvant seulement 300 ml sur douze heures, en faisant ensuite cinq pauses pipi, ma vessie râle encore ensuite !!!

Imaginez si je respectais les règles : deux litres d’eau par jour.  Je devrais demander à boss vénéré d’installer un PC en réseau aux toilettes histoire d’y bosser en permanence.  Gain de temps oblige.

 (photo de l'article suivra, mais skynet est gravement malade depuis plusieurs semaines, et ça ne s'arrange pas avec le temps)

46

2
mar

Les humeurs d'Anaïs (45) : envie de frites

Ça m’arrive rarement.  Je dirais même très rarement, pour une belge.

Mais parfois, ça vient soudainement, subitement et de façon obsédante (voire obsessionnante) : une envie de frites.

Pas des frites « allumettes » de fast food, non.  Des frites.  Des vraies.  A la belge.  Bien grosses.  Bien grasses.  Avec, en cerise sur le gâteau, une fricandelle, vous savez, ce genre d’ersatz de saucisse brunâtre, au goût étrange et méconnaissable (il vaut sans doute mieux ne pas en connaître les ingrédients).

Un mélange qui constitue une véritable bombe calorique.  Mais cela ne suffit pas.  Car ces frites, et cette fricandelle, ne seraient pas des vraies frites belges ni une vraie fricandelle belge sans une grosse « ploutche » de mayonnaise (paraît que seuls les belges mangent leurs frites avec de la mayonnaise, savent pas ce qu’ils manquent, les autres).

Il y a peu, l’envie est venue.  Il était 16h50.  La friterie ouvrait à 17h.  J’ai cru mourir durant cette attente.  D’ailleurs, afin de limiter tout risque, j’ai couru, telle une elfe des bois (ou plutôt tel un bonhomme Michelin affamé), vers la friterie suivante, ouverte toute la journée pour les affamées de mon espèce.

Et je les ai eues : mes frites, ma fricandelle et ma mayonnaise.  Je les ai dévorées, savourées, dégustées.  Mais, comme à chaque fois, j’ai vite été écœurée.  Après un/quart de mon paquet de frites, pourtant un tout petit format, et trois/quart de la fricadelle, c’en était fini de moi. Et de mon estomac.  Terminé.  Basta.  Rien que l’odeur me filait la nausée.  C’était bon.  Très bon.  Mais ça suffisait.

Me voilà donc tranquille.  Au bas mot, pour six mois.  Jusqu’à la prochaine envie.  Fulgurante.  Obsédante.

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Et pour Caféine, une petite photo de frica(n)delle... passqu'on peut dire fricadelle ou fricandelle.  Perso je dis plus fréquemment fricadelle, mais à force d'entendre fricandelle j'ai écrit mon billet ainsi...

fricadelle

 

 

 

24
fév

Les humeurs d'Anaïs (44) : Pac pac pac Pacman attaque

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Elle me bat toujours à la console de jeux géante lorsque nous allons au fast food.  C’en est presque vexant, cette dextérité alors que je n’ai toujours pas compris à quoi servaient ces tas de manettes et de boutons ornés de ronds, de croix et de carrés.  Elle jongle avec toutes les marques de GSM comme si elle avait fait quatre ans de maîtrise géèsseèmeèsque.  Elle connaît déjà des mots dont j’ignore le sens.

Elle a dix ans seulement et elle est tombée dedans quand elle était petite.  Pas comme moi.  Je suis déjà d’une génération qui doit ramer face aux progrès technologiques.

Pourtant il fut un temps où j’étais une pro en la matière, je n’avais pas mon pareil pour programmer un magnétoscope.  Maintenant j’envisage de commencer une licence pour y parvenir encore.  Le progrès ma bonne Dame, le progrès.

Ce jour là pourtant, elle chipotait avec un GSM qu’on lui avait confié pour quelques instants.

Elle testait un jeu.

Pendant ce temps, je chipotait moi-même avec un autre GSM, génialissime, qui permet d’accéder au net, comme par magie : je regardais donc la tête de mon blog à travers un GSM à écran large, subjuguée par ce progrès.

Au bout d’un instant, elle me tendit le GSM et me dit : « marraine, tu peux m’expliquer comment ça marche, ce jeu, je ne connais pas. »

C’était Pacman.  Pacman !

Une bouffée d’enfance m’a alors sauté au visage (une bouffée d’orgueil aussi : elle avait besoin de moi, pour une fois).  Une bouffée de nostalgie.  Pacman !  Puis un fou rire : ma petite loute de de dix ans, elle ne connaît pas Pacman, mais moi oui.  Moi oui.

J’ai aimé ce moment, cette incrédulité qui m’a envahie, puis cette mini euphorie : je connaissais enfin un jeu dont elle ignorait tout.

La morale de l’histoire (Anaïs va se la jouer moralisatrice ce dimanche) : chaque génération est utile à celle qui la précède, mais également à celle qui la suit.

Qu’on se le dise.


C’est ce dessin de Mako qui m’a remis en mémoire ce court épisode d’une soirée pourtant récente, que j’avais totalement oublié.
pacman

17
fév

Les humeurs d’Anaïs (43) : Petits jeux entre amis

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J’adore jouer.

Mais je suis mauvaise perdante.  Je suis sûre que vous vous en doutiez.

Au Trivial Pursuit, je suis nulle de chez nulle.  Même à la version enfant, je rame lamentablement pour gagner la moindre portion de camembert.  Logique, quand on n’a aucune culture, on n’est pas cap’ de gagner au Trivial, faut se rendre à l’évidence.

Le Pictionnary, c’est une autre affaire.  Je dessine mal, mais j’arrive à me faire comprendre.  Puis j’utilise un subterfuge utile, parfois : ça s’appelle la sténo.  Ou comment faire comprendre un mot avec des signes cabalistiques d’un autre temps.  Tricheuse moi ?  Non, si peu…

Au Taboo, je suis the best of the best.  En grand moulin à paroles devant l’éternel, je bats tout le monde à plate couture.  Rien que d’y songer, j’ai une folle envie de faire un petit Taboo, là, tout de suite.  Des volontaires ?

Mais mon petit jeu de cœur, celui que personne n’aime, dont personne ne veut, c’est le Monopoly.  Le jour de la sortie de la version Namur, j’étais aussi grisée que les fans de Harry Potter.  Moi aussi j’ai attendu de pied ferme l’ouverture du magasin pour arracher si besoin était ma boîte de Monopoly Namur aux autres fans en délire qui tenteraient de me la voler, ma boîte à moi rien qu’à moi.  Etrangement, j’étais la seule à me ruer sur le lot de boîtes de jeu.  Etrangement, j’étais la seule à la caisse.  Etrangement, personne n’a, depuis, jamais voulu jouer avec moi.

Récemment je me suis offert Uno, le jeu de fin de soirée par excellence, lorsqu’on est tellement fatigué que même dessiner un chat, même définir le mot rat, même compter jusqu’à trois, relève de l’exploit.  J’ai pris la version luxe, la version plastifiée.  Qu’on peut jouer avec près de la piscine, passque les cartes, ben elles craignent rien, elles sont en plastique. Génial non ?  Sauf que j’ai pas de piscine… Rien n’est parfait.

Et pour ceux qui auraient raté le Quotidien de Namur de ce 13 février, l’article est également dans ce 7Dimanche...
7dim17208

10
fév

Les humeurs d’Anaïs (42) : c'est pas très catholique !

cover
Big méga surprise de la mort qui tue dans 7dimanche : ma tronche en première page.  Je vous arrête de suite, petits curieux, ne venez pas tous en région namuroise dare dare, c’est pas une photo (jamais vous ne verrez une photo de moi nulle part, c’est ainsi, faut préserver sa part de mystère – et éviter les cauchemars à mes fans en délire).  C’est juste le petit dessin qui me représente sur la chronique, mais pour la première fois en première page, avec mention de ma chronique en page 11.  ça le fait.  Grave de chez grave de la mort qui tue.  Et puis ça m’a évité de tourner frénétiquement les pages en pleine rue, par zéro degré (voire moins, mais ça caille), afin de la trouver.  Là, j’ai su.  Immédiatement.  Page 11.  Chuis contente.  Anaïs fait la cover d’un magazine, ou presque.  La gloire intergalactique.

C’est pas tout de se vanter, mais faut aussi nourrir ton lectorat ma petite, alors voici la chronique dominicale que vous attendez tous.

C’est pas très catholique !

Dimanche dernier, soit le 3 février, allant chercher mon 7dimanche, mes yeux se sont arrêtés sur tout un étalage d’œufs en chocolat (du blanc, du noir, du au lait, du blanc praliné, du au lait praliné, du au lait biscuité, du noir praliné… de quoi se liquéfier de bonheur).  Des œufs de Pâques.  Le 3 février !

Ainsi, Saint-Nicolas est à peine remonté au ciel avec son lot de spéculoos, Saint-Valentin n’est pas encore descendu avec son lot de cœurs édulcorés, que voilà déjà les zoeufs de Pâques qui débarquent.

En plein carême.

Ben oui, faut pas se voiler la face, le carême ça dure jusque Pâques…

Est-ce bien raisonnable, dès lors, de nous tenter, bien avant l’heure, avec des milliers de petits œufs à tous les goûts, alors que nous sommes supposés, en grands catholiques qui se respectent, faire disette ?  Qui plus est un dimanche, jour du seigneur !

Entre nous, mais n’allez pas le répéter, je ne fais jamais carême, car quarante jours sans gâteaux, chocolat, pâtes et autres bonnes choses, j’en suis incapable.  Il y va de ma survie, qu’on se le dise.

Toujours est-il que, hormis le respect des croyances religieuses, faire déborder les rayons de supermarché de sucreries en tous genres, ça n’est pas bien ma bonne Dame.  D’un côté on nous serine qu’il faut manger cinq fruits et légumes frais par jour, éviter le gras et le sucré, et patati et patata ; de l’autre, on ne voit que ça, du gras et du sucré.  Partout.  Tout le temps.  A chaque coin de rue, à chaque coin de magasin.  Une avalanche permanente de délicieuses petites choses.

Alors, comme je ne voudrais pas qu’on dise que je suis moralisatrice, cette semaine, je vous dis au diable (oups) le régime, au diable le carême, au diable les fruits et légumes, vive les œufs de Pâques avant Pâques et bonne dégustation.
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