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7dimanche : parution retardée

Bloggueuse en thalasso... la chronique de 7dimanche paraîtra donc dimanche soir, si j'ai l'énergie nécessaire, passque c'est connu, ne rien faire tout un WE, c'est épuisamment épuisant.ana_s_cong_spt

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Les humeurs d'Anaïs (59) : Etre artissss’, ça conserve…

Visionnant une édition déjà ancienne des « Enfants de la télé », j’y découvre Maria Pacôme.  Je me souviens alors avoir lu une interview d’elle récemment.  J’avais été estomaquée de découvrir son âge : 84 ans !

Ok ok, Miss chirurgie esthétique est sans doute passée par là, mais tout de même, une telle forme, un tel physique, à 84 ans, faut le faire.  Elle est toute pimpante, toute souriante.  Allez quoi, on lui donnerait 60 ans à tout casser (je sais, je dois faire vérifier ma vue, mais elle ne fait pas ses 84 ans, ça c’est clair et net comme clarinette).
Tout récemment, au Festival de Cannes, un hommage a été rendu à Jeanne Moreau, 80 ans.  D'une beauté toujours époustouflante.

Et finalement, à bien y réfléchir, c’est quasi pareil pour tous les artissss’ : regardez Line Renaud, regardez Roger Hanin, regardez Charles Aznavour, regardez Robert Redford, regardez Henri Salvador qui a pété la forme jusqu’à la dernière seconde… Et ce ne sont que quelques exemples.

A les voir, je me sens vieille mais vieille.  J’ai l’impression d’être vachement moins dynamique qu’eux.  D’avoir sombré dans un lymphatisme (de lymphatique quoi) y’a plus de dix ans déjà, alors qu’eux, au troisième, voire quatrième âge, sont toujours en pleine activité physique, ça chante, ça danse, ça joue au théâtre, ça tourne…

Ça doit être le travail qui conserve.  Serait-ce donc vrai, alors, comme le disait Henri, que le travail c’est la santé ?
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1
jui

Les humeurs d'Anaïs (58) : Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh

Je veux un homme, un vrai.  Un brun.  Un ténébreux.  Ou pas.  Qu'il soit beau.  Beau à mes yeux.  Ça suffira.  Des yeux doux.  Qui me dévisageront.  Me déshabilleront.  Des yeux forts.  Qui me rassureront.  Me protégeront. Mon regard accroché au sien.  Faire connaissance.  Découvrir.  Apprécier.  Aimer.

Un homme ou je meurs, là, de suite, de désespoir.  Enfin non.  Pas de désespoir.  Je veux juste un homme.  Pour la vie ou pour une nuit.  Tendresse, passion, amour, complicité, rires et tendresse, passion, amour, complicité, rires, oups je l'ai déjà dit.

Je veux tout ça et plus encore.  Du romantisme.  Du cucul la praline.  De l'eau de rose qui me dégouline sur le corps.  Et puis un corps à corps.  Ardent. Ou pas de corps à corps.  Peu importe.  Un baiser suffira.  S'il est bon.  Ou deux mains qui s'approchent, se frôlent, se rapprochent, s'éloignent, se rapprochent encore, se touchent enfin, s'enlacent, se séparent et s'enlacent à nouveau, dans un ballet sensuel et aphrodisiaque.

Un moment divin.  Un court moment.  Ou plus long.  Ou pour toujours.  Ou plus longtemps que toujours.  Peu importe.  Un moment dans une vie, c'est important.  Un moment peut tout changer.  Tout bouleverser.  Un moment peut faire commencer une nouvelle vie, comme un simple claquement de doigt.  Ou un mouvement de nez de la sorcière bien aimée de tous.  Un petit geste pour tout changer. 

Je veux un homme, un vrai.  Un homme à aimer.  Et qui m'aimera.  Là.  De suite.

Nan, je n'ai pas pété un câble, ni fumé la moquette, ni abusé de champagne.  J'ai juste vu le dernière épisode de la dernière saison de Grey's Anatomy.  Et voilà l'effet que ce dernier épisode a eu sur moi : un immeeeeeeeeeeeeeeeeeense besoin d'aimer. 
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25
mai

Bonne fête

Aux mamans françaises !  Si ça vous botte, y'a un chtit billet ici, publié le jour de la fête des mamans belges, a-t-on idée, entre pays voisins, de ne même pas être synchro, ah ma bonne Dame, quel drame.

25
mai

Les humeurs d'Anaïs (57) : ma vie en flou

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Je me suis souvent creusé la cervelle (qui pourtant est déjà bien trouée, la pauvre) pour récupérer, là-bas, au loin, mes souvenirs enfantins.  En vain.  Il y a comme un gros vide dans ma mémoire.

Après réflexion, je me souviens d’une chose.

Quand j’étais petite, je croyais que la vie était floue, totalement floue, que personne n'y voyait rien, juste du flou, tout comme moi. Que c’était normal, de vivre dans un brouillard permanent.  Un peu comme un sourd qui pense que tous vivent dans le monde du silence et qui ne saura jamais ce que la musique aurait pu éveiller en lui.  Je croyais qu'à l'école la maîtresse mettait des trucs illisibles au tableau, juste comme ça. ça a duré des années.  Mais vraiment des années, les adultes ont été tartignoles sur ce coup là.  Et je n’ai rien dit.  Qu’aurais-je pu dire, je ne réalisais pas que j’étais différente.  Peut-être aussi que j’étais bien, dans ma bulle nuageuse.

 Jusqu'à ce que mon attitude éveille tout de même l’attention, après tant et tant d’années, tant et tant de jours (une gamine qui insiste tout le temps pour s’approcher du tableau, ça finit par paraître suspect).  Jusqu’à ce qu'on me dépose tendrement une paire de lunettes sur mon pif... et là, la vie s'est éclairée d'un coup. J’ai vu.  De mes yeux vus.  J'ai vu les publicités, j'ai vu les enseignes des magasins, j'ai vu les voitures, j'ai vu les gens dans les voitures, j'ai vu les oiseaux dans le ciel, j’ai vu les chiens, j’ai vu les abeilles, j'ai vu la vie...

De cette époque, je garde sans doute cette capacité à évoluer au quotidien tout en restant entièrement dans ma bulle, mes pensées, ma vie intérieure, au point de ne rien voir de ce qui m’entoure, parfois, inconsciemment, comme à cette époque où la brume était ma compagne.
 
Illu de Flou, oups, de Flo (oui, bon, c'est dimanche...)
floupt