13
jui

Les humeurs d’Anaïs (63) : Paranoïa aiguë

Hier, je suis confortablement installée devant ma TV, lorsque soudain, horreur et damnation, effroi suprême : je sens une douleur dans le bras droit.  Je tends, je plie, j’ai mal.  Je tends, je plie, j’ai encore mal.  Je tends, je plie, j’ai toujours mal.

En grande paranoïaque devant l’éternel, le scénario catastrophe s’établit en trois secondes chrono : j’ai dû être piquée par une sale bête avec infection fulgurante à la clé, ou je suis victime du crabe qui s’est installée dans mon articulation, ou encore je me suis griffée à un clou rouillé et la gangrène gazeuse me guette (pas le tétanos, chuis vaccinée, pas folle la guêpe).  Ou, pire, les trois à la fois !

Pour survivre à tous ces maux dont me voici atteinte, une solution : l’amputation.  Du bras.  Droit.

Ô rage ô désespoir, ma vie est anéantie.

Comment vais-je m’en sortir au bureau avec une seule main ?  Comment tenir, d’une main, le téléphone et un stylo ?  Comment taper à dix doigts lorsqu’il n’en reste que cinq seulement ?

Mais surtout, surtout (parce que le bureau, c’est secondaire), comment continuer à écrire mes billets d’humeur hebdomadaires (couplés à ceux de mon blogs, quotidiens, eux), si j’atteins la vitesse d’un escargot namurois en dactylographie ?

Je n’y survivrai pas.  J’ai comme une boule dans la gorge.  Je vais mourir étouffée par l’angoisse avant même de perdre mon petit bras droit chéri.

Je m’endors dans un état d’anxiété incommensurable et me réveille, à l’aube, en transe.  Le drame qui se noue me saute au visage (et je peux vous dire que recevoir un drame au visage le matin, encore endormie, ça fait mal).  Je tends délicatement le bras.  Je plie.  Plus mal.  Je tends à nouveau.  Je plie.  Plus mal du tout.  Je tends, je plie.  Toujours pas mal.  Ouf.  Sauvée.  Pour cette fois.  Jusqu’à la prochaine…
63

6
jui

Les humeurs d’Anaïs (62) : opération chewing-gum

A la caisse d’un supermarché (encore).  J'ai fait des achats diététiques ma bonne Dame : un melon, du jambon ersatz de Parme, des yaourt light à la fraise, des framboises et du poisson.  Chais pas skispass, mais j'ai envie de trucs légers et non gras, mon estomac me l'ordonne. Ou bien est-ce passque je sors du Quick, où j'ai englouti frites, hamburger et coca light plein de bulles ?

Dans la file d'attente, tout est prévu pour séduire les nenfants et les Anaïs. Je repère donc une grosse boule rigolote, en forme de ballon de foot, pleine de chewing-gums.  J'adore j'adhère.  Et je veux.  Je ne mange jamais de chewing-gum, je préfère les vrais bonbons, qu'on avale, qui tapissent l'estomac en un magma sucré, c'est plus mieux.  Mais je me dis qu'avoir des chewing-gum light en cas d'envie de sucré, ça peut aider.  Je dois maigrir, est-ce clair ?

Y'a cependant un dilemme : goût fraise ou goût cerise ?  

Après cinq minutes de réflexion (vive les files bien lentes), j'opte pour le goût cerise.

Second dilemme : c'est bien cher, cette boule contenant 70 malheureux chewing-gums.  3,69 eur !  Je me dois de comparer.  J'entame dès lors de savants calculs, sur base du prix d'un paquet de 10 chewing-gums, que je multiplie par 7.  La table de multiplication par 7 n'est pas mon fort.  J’ai cependant confirmation qu'acheter une grosse boule revient moins cher qu'acheter sept petits paquets.  J'embarque donc ma boule.  

De retour au bureau, je me mets à ruminer vaillamment.  Au bout de 23 secondes, j’abandonne et je me jette sur une bonne grosse tablette de chocolat.

Finalement, chuis pas très chewing-gum (et cette fois c’est définitif).
62

29
jui

7dimanche - Les (mauvaises) humeurs d’Anaïs - en grève

Je ne publierai pas, exceptionnellement, le billet paru ce dimanche dans 7dimanche.  J'avais demandé à ce qu'il soit reporté à dimanche prochain, dans le cadre d'une grosse opération flatulences sur le blog, mais, comme d'habitude, il n'a pas été tenu compte de ma demande.  Je le publierai donc dimanche prochain, afin d'assurer une cohérence à ce blog.  Tchu.  Nom d'un bachibouzouk.

Je suis d'une humeur de puce sur un chien rasé depuis que j'ai vu qu'ils avaient publié ce billet, malgré mon insistance pour un report, mais je ne devrais plus m'étonner de rien... On est vraiment peu de choses ma bonne Dame.

A suivre, le récit du concert d'hier, qui devrait me remettre de bonne humeur en attendant de découvrir Christoooooophe (pas Willem, snif) Mahé en live ce soir.

(Dessin de Mako

Ratgreve

22
jui

Les humeurs d'Anaïs (61) Tout ça pour ça…

Un jour comme un autre, savoir moyen : humeur moyenne, température moyenne, fatigue moyenne.  Dans un supermarché, opération courses avec une collègue, plus connue sous le pseudonyme de Mostek.  Les courses se passent, rien d'original.  Pourquoi un billet sur ce sujet, me direz-vous, si rien ne se passe ?

Patience patience, le meilleur est à venir.  A la fin.

Passage en caisse, paiement, emballage des courses.  Moment d'une platitude extrême.  Direction la sortie. 

Soudain, Mostek s'agite, tel un papillon piégé dans un filet.  Gestes brusques.  Petits cris.  La voilà qui se précipite, court, se penche, se couche presque.  Je la suis, étonnée de son comportement, et j'aperçois un splendide billet de 10 euros pris dans la porte à tambour géante qui sert de porte d'entrée (et de sortie, of course) du magasin.  Mostek se jette vers le billet, étend sa main au maximum, tente de l'attraper, le saisit du bout des doigts… mais le tourniquet continue son inexorable course, il tourne, il tourne, il tourne… et engloutit le billet de 10 euros dans son mécanisme, le cachant sous un tapis de poils noirs. 

L'index droit de Mostek se coince alors dans l'engrenage, est violemment arraché et projeté au plafond du magasin, auquel il reste lamentablement collé.  Le sang gicle dans toutes les directions, les alarmes se déclenchent.  La foule angoissée se rue hors du magasin.  L'ambulance est appelée, le doigt récupéré et finalement rattaché à la main à laquelle il appartient.

Tout ça pour ça !

PS : dans ce billet, une information est pure imagination (faut bien mettre un peu de piment dans la sauce), saurez-vous être assez perspicaces pour deviner laquelle ?

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15
jui

Les humeurs d'Anaïs (60) : elle est reviendue !

Je l'ai vue, de mes yeux vus.
 
Elle était là, sous le soleil (je me serais crue sur TF1, quelle culture).  Toute belle, toute pimpante, toute frétillante.  Elle m'attendait. 
 
La Namourette.
 
Que dis-je, MA Namourette.  Depuis que j'ai été la première (enfin seconde, mais la première étant une demi-portion, savoir ma filleule, elle compte à moitié, d'autant que je pouvais difficilement la pousser pour passer avant elle, sous peine d'être traitée de marraine indigne) à monter sur Namourette III pour profiter du voyage inaugural, elle est un peu à moi, Namourette III.
 
La revoilà donc pour une nouvelle saison d'allers-retours au gré de la Meuse.  Bon , de loin, je n'ai pas vu s'il s'agissait de la I , la II ou la III , mais qu'importe, une Namourette sera toujours une Namourette.
 
Grande nouveauté en 2008 : on peut la louer pour un "event" privé, enfin un "private event" pour parler correctement english.  ça c'est nirvanesque, ma bonne Dame.
 
Et me voilà repartie dans mes fantasmes : que vais-je bien pouvoir faire sur ma Namourette louée pour l'occasion ?
 
Un barbecue en plein soleil sur les bords de Meuse, avec sieste on board ultérieure ?
Une nuit de camping à bord de la gondole namuroise par excellence ?
Une soirée séries télé avec lecteur DVD?
Un mini bal masqué ?
Une soirée speeddating réservée aux célibataires namurois (bruns ténébreux par priorité) ? 5 hommes, 5 femmes, 5 minutes.
Un tête-à-tête romantique suivi d'une nuit de débauche, avec le brun ténébreux rencontré lors du speeddating ?
 
Au fait, et si je l'achetais, ma Namourette III ?
 
(photo de bia-bouquet)
 
PS : je tente de vous raconter une partie de la thalasso demain, mais ce WE à ne rien faire m'a totalement éreintée, j'irais bien déjà me coucher... 
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namourette3