18
nov

Mes humeurs dans la Meuse : combien vaut ma virginité ?

meusemoipt
Combien vaut ma virginité ? (paru le 13/11)

J'ai lu tout récemment sur le net qu'une américaine, nommée Natalie et âgée de 22 ans, a décidé de vendre sa virginité sur un site archi connu de ventes aux enchères, j'ai nommé Ebay.

Le succès est bel et bien au rendez-vous puisque, à l'heure où j'écris ces lignes, le « bien » mis en vente a déjà un enchérisseur pour 3,8 millions de dollars (et je prédis que le prix final sera encore supérieur à cette modique somme).  Nan, je n'ai pas fait de faute de frappe, vous lisez bien.  Ça fait combien en euros ça ?  On s'en moque : ça fait mieux que le Lotto...

Petit détail qui tue : sur Ebay, on ne peut pas retirer l'objet mis en vente après adjudication... Je forme dès lors le vœu que le meilleur enchérisseur soit jeune, beau, brun et ténébreux, tant qu'à faire.  Riche, il le sera, pour sûr.

Damned, crévidiou, nom d'un préservatif neuf.  Ainsi, ce site accepte une vente d'hymen (ben quoi, c'est bel et bien de cela qu'il s'agit) en son sein (sans mauvais jeu de mots), alors que, tout récemment, ils ont refusé que je vende un simple petit flacon de parfum, un vrai de vrai, même pas une piètre imitation ou une superbe contrefaçon.  Pour d'obscures prétextes légaux.  C'est à n'y rien comprendre à Ebay, ma bonne Dame.

Je réitère donc ma première question, après une légère, toute légère, transformation : combien aurait valu ma virginité si j'avais décidé de la préserver en temps utile ?  Question subsidiaire : keski, chez moi, vu mon grand âge, peut encore valoir 3,8 millions de dollars sur le net ?  Si vous trouvez une réponse... contactez-moi.  Prix à débattre !

meuse131108

7
nov

Mes humeurs dans la Meuse

Info : une araignée venimeuse nommée phoneutria nigriventer (argh) a été retrouvée dans un régime de bananes aux Pays-Bas. 

En général, ce genre d'info relève d'une légende urbaine, de type "mygales dans bananes" ou "homme piqué par vilaine bête qui a pondu dans plaie... milliers de bébés de vilaines bêtes sortis de la plaie" ou encore "femmes blanches kidnappées dans cabines d'essayage".  De la légende urbaine je vous dis, donc que du faux.

Mais cette histoire de phoneutria nigriventer est bel et bien réelle.  J'en frémis.  Je suis arachnophobe au dixième degré.  Je suis aussi serpentophobe et grandoiseaudemétalophobe (y a-t-il un spécialiste des phobies dans la salle pour me donner les termes corrects ?), mais mon arachnophobie dépasse l'impensable...

Rien que d'avoir vu la photo de cette araignée à la taille d'une mygale mais aux pattes plus fines, au ventre moins rebondi et rouge (oui, je l'ai contemplée un long moment, j'avoue, tétanisée que j'étais), j'ai les poils qui se dressent sur mes jambes.  Et je les ai longs en ce moment, mes poils, un véritable yéti féminin.

Bref, cette araignée a été noyée par un vétérinaire appelé à la rescousse, qui la gardera sans doute en souvenir (joli trophée de chasse).

Mais l'info importante de cet incident est l'effet de la morsure du bestiau : violentes douleurs et paralysies.  Et pour les hommes, en cadeau bonux, une érection durant des heures, pouvant mener à l'impuissance !

De quoi se plaignent-ils, si je ne m'abuse, seule la piqûre de certaines mygales ou de la veuve noire est mortelle, alors l'impuissance à côté, c'est de la gnognotte, du pipi de canari, de la peau de phoneutria nigriventer empaillée !

61108

 

 

31
oct

Mes humeurs dans la Meuse

Une lasagne

Elle m'a dit, sur MSN, « j'ai mangé une lasagne hier ».  Puis elle a ajouté « elle était rance, elle courait toute seule, j'ai eu peur de pas la digérer ».

Mais j'ai retiendu que la première phrase « mangé une lasagne ».  Et j'ai commencé à fantasmer.  Une lasagne.  Farniente.  Ça fait un bail que je n'en ai plus mangé.  J'en ai tout d'un coup une énoooooooorme envie (comme disait ce bon vieux Grosquick du temps de son succès d'antan.)  Mais, drame, les magasins sont fermés.  Et je n'ai rien dans le frigo.  Pas même un semblant de sauce.  Pas même quelques crottes de gruyère.  Rien.  Nada.  Niente.

Alors je fantasme.

Tant et tant que je m'offre une illusion olfactive.  Vous connaissez ?  A force d'y penser, je sens l'odeur de la lasagne.  Je la sens parfaitement.  Comme si elle était au four, m'attendant.

Un mirage olfactif.  Ça vous est déjà arrivé, ce type de mirage ?  Moi souvent (et inutile de m'envoyer la cavalerie psychiatrique).  Olfactif ou acoustique.  J'ai souvent des mirages acoustiques chez moi : j'entends sonner le téléphone du bureau.  C'est dire si le travail, c'est mauvais pour la santé, et à fortiori la santé mentale.

Soit.  Revenons à nos pâtes.  Je ne pense plus qu'à ça.  Une lasagne.

Et puis je tchatte avec quelqu'un d'autre, qui me dit, sans soupçonner un seul instant les conséquences de ses paroles « je reviens, mes pâtes sont cuites ».  Aaaaaaaaah, c'est une malédiction.  Il semble que tout le monde mange des pâtes ce soir, sauf moi.

Le désespoir m'envahit.  Que faire ?  Me faire livrer des lasagnes ?  Trop tard.  Aller au night shop... Parano et couillonne comme je suis, vous n'y pensez pas, à une heure si tardive.  Seule solution : aller dormir.  Dormir pour oublier.  Pour oublier que j'ai faim et que je suis malheureuse comme une lasagne périmée. 

Demain, j'irai acheter des lasagnes.

Et une illu de Mahaut, une (merci Mahaut)

lasagne

 

24
oct

Mes humeurs dans la Meuse

meusemoipt
Confiote, est-ce que j'ai une tête à faire de la confiote ?

Un jour comme les autres au bureau.  Mostek me regarde, l'air emballé de la jeune femme en discothèque qui vient de ferrer une proie et s'apprête à la dévorer allègrement, telle une mante religieuse après l'amour, et me signale qu'un big méga concours de la mort qui tue permet de gagner de quoi faire soi-même sa confiture.

Nan, je ne vous dirai pas où, Mostek m'en voudrait à mort.  Passque plus il y a de participants, plus ses chances de gagner s'amoindrissent.  CQFD.

Elle me propose toutefois de participer.  Et m'envoie le lien ad hoc.

Elle est tellement excitée par sa trouvaille que j'accepte d'écouter ses explications (d'une seule oreille, mais ne le lui répétez pas) :

Elle "Faut pas cuire les fruits"

Moi (dure d'oreille) "Faut cuire les fruits ! mais ça va pas la tête"

Elle "Faut PAS cuire les fruits je te dis"

Moi (flemmarde) "oui, mais, dis-moi, faut pas les nettoyer non plus les fruits ?"

Elle (exaspérée, si, si, elle était drôlement exaspérée) "faut juste les couper"

Moi (épuisée) "s'il faut les couper, c'en est trop pour moi"

Convaincue par ses arguments de taille et son regard assassin, j'ai tout de même participé pour gagner ce produit miracle qui me permettra de faire ma confiote.

Je pense cependant qu'il serait très très mauvais pour ma santé de me mettre à faire de la confiture. 

Et puis à quoi bon, alors que je connais la recette la plus simple et la meilleure : aller au supermarché, se baisser dans le rayon, prendre le pot, payer, déguster.

 

17
oct

Mon billet dans la Meuse : Bonjour, s’il vous plait, merci, au revoir

L'autre jour, j'étais paisiblement à l'arrêt du bus, attendant mon bus (en général, c'est ce qu'on fait à l'arrêt de bus, n'est-ce pas...), lorsque je vis approcher de moi une femme à l'air patibulaire.

Tout de go, elle me dit « il passe ici le bus pour là-bas ? » (afin de préserver l'anonymat de l'intéressée, je m'abstiendrai de fournir le moindre détail).  D'un air sec, sans bonjour, sans s'il vous plait, sans rien.  Le vide absolu.  Juste une question limite agressive « il passe ici le bus ? »

Je réponds non.  Parce que la réponse est non (CQFD). 

Elle se répète, toujours aussi sèchement « il passe pas ici le bus ? » 

Et moi de répéter non, d'un air de plus en plus exaspéré. 

Question suivante « il passe où alors ? »

A la prochaine question, je crains qu'elle ne me frappe.  Je me prépare déjà à me défendre avec mon trousseau de clés (une bonne clé dans l'œil, c'est parfait pour maîtriser l'adversaire), lorsque je réalise la situation : à aucun moment, depuis qu'elle m'a abordée, je n'ai eu droit à ce qu'on appelle les « mots magiques ».  Je sais pas moi, quelque chose du genre « Bonjour Mademoiselle, excusez-moi de vous déranger, savez-vous si le bus untel passe ici ou si je dois me rendre à un autre endroit ? »  Pas des mielleuseries.  Pas non plus de longues phrases redondantes.  Simplement la POLITESSE.

Alors, je me suis entendue répondre, tout aussi sèchement (on récolte ce qu'on sème ma bonne Dame) « je ne sais pas » (pour rappel, la question était « il passe où alors le bus ? »)

Elle insiste : « Je dois aller où ? »

Et je réponds, sur le même ton sec « je ne sais pas ! »

Et voilà comment va le monde dans ma ville ma bonne Dame, plus de respect, plus de sourire, plus de politesse.

Pathétique.

Et vous savez quoi ?  Je le savais, où elle devait aller pour prendre son bus.  Gnark gnark (sourire diabolique), ma nouvelle devise : pas de mot magique, pas de récompense.  Na.

meuse171008