20
fév

Mes humeurs dans la Meuse... tant va la pipe à l'eau

Paru ya déjà un petit temps (j'ai du retard...)

Tant va la pipe à l'eau...

L'autre jour, je lisais gentiment un article sur un site internet d'informations, ou plutôt j'écoutais un petit reportage lié à cet article, lorsque j'ai failli avaler de travers.  Fort heureusement, je n'avais rien en bouche.  Rien de rien...

Je cite : « on l'allume, et quand elle est bien allumée, on met le doigt sur le trou et on aspire un bon coup ».

Je dois sans doute avoir un esprit super hyper mal tourné, passqu'en lisant ça, j'ai de suite imaginé une scène très hot d'un film encore plus hot.  Genre Rocco Siffredi des temps modernes (passque, sauf erreur, l'original est à la retraite) en train de faire une démonstration de ses talents trèèèès particuliers d'acteur sur l'intimité intimement intime d'une Brigitte Lahaie version 2009 (même topo pour la retraite).

J'ai ensuite copié-collé la phrase à diverses amies, leur demandant ce que ça évoquait pour elles.  Réponse : rien de particulier.  Aucune allusion salace.  Aucune interprétation coquine.  Non seulement elles ne comprenaient pas le sens de la phrase, mais de plus, elles ne comprenaient pas que je puisse l'associer avec une quelconque pratique sexuello-sifredienne. 

Bon, c'est définitif : j'ai l'esprit super hyper mal tourné.  On ne se refait pas, ma bonne Dame.  Il est bel et bien temps que j'entame une sérieuse thérapie avec un psy brun ténébreux qui me remettra dans le droit chemin.  Amen.

Au fait, pour info, la phrase, c'était un mode d'emploi pour une pipe.  Mais une pipe à eau.

meusemoi



 

30
jan

Mes humeurs dans la Meuse

Paru ce 22 janvier

Vous avez une vie merdique ?  Tant mieux !

Passque moi aussi.  Jugez plutôt.

Aujourd'hui, j'ai eu la trouille de ma vie en allant au cinéma voir « la famille suricate ».  Vraiment flippant et angoissant, ce documentaire, d'autant que j'étais toute seule dans cette grande salle obscure.  J'ai 36 ans. VDM

Aujourd'hui, je me suis offert le méga pot de Nutella.  Un kilo.  Orgasmes gustatifs en perspective.  Dommage que la caissière ait gâché mon plaisir en me demandant combien d'enfants j'avais.  Aucun, et alors ?! VDM

Aujourd'hui, au moment précis où mon sex toy allait me faire atteindre le septième ciel, sa pile a décidé de faire grève.  Espèce de jalouse. Garce.  VDM

Aujourd'hui je me suis étalée en descendant du bus.  De tout mon long.  Il était plein.  Le bus.  Pas osé me retourner pour voir l'effet que la chute a provoqué chez les passagers.  VDM

Aujourd'hui, j'ai dit à un internaute rencontré sur un site de rencontres que j'avais pris deux cents malheureux insignifiants petits minuscules grammes.  Il m'a répondu sèchement qu'il détestait les grosses.  Si c'était un brun ténébreux potentiel homme de ma vie, c'est rââââté... VDM

Aujourd'hui j'ai reçu trois SMS : mon opérateur de téléphonie m'indiquant le solde de mon crédit d'appel, mon banquier me proposant un investissement et Daniel m'avouant son amour.  Je ne connais aucun Daniel. VDM.

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire découvrir « vie de merde ».  Passque partager ses anecdotes viedemerdesques, ça permet de relativiser.  De rire.  Et de trouver sa vie bien moins merdique.  Que du bonheur.  Pour une fois, ne visitez pas mon blog, allez viedemerder, ça fait un bien fou.

Je sais, je suis fabuleuse.

www.viedemerde.fr

meusemoipt

 

22
jan

Mes humeurs dans la Meuse

Fantasme ambulant dans le bus

Il est là, dans le bus, parfait sosie de Denny.

Rhaaaaaaaaaaaaaaa, Denny.

Comment, vous ne connaissez pas Denny, petit ami cardiaque d'Izzie de Grey's Anatomy qu'elle tente de sauver à la fin de la saison 3 en le débranchant afin qu'il reçoive un cœur avant les autres la tricheuse qu'elle est et il reçoit son cœur mais finalement il meurt dans ses bras alors qu'elle porte une jolie robe de princesse comme c'est triste comme on pleure comme on se lamente ?  Vous ne connaissez pas Denny, sérieux ?  Quel manque de culture !

Soit.

Dans le bus, sosie de Denny : brun, ténébreux, cheveux en bataille, nonchalance habilement calculée.  Et des yeux... ah ben ça je n'en sais rien, pour la bonne et simple raison que mon sosie est complètement endormi.  Enfin pas complètement, non, sa tête dodeline de gauche à droite, en fonction des mouvements du véhicule.  Normal, il doit être cardiaque, comme Denny, et par conséquent s'assoupir en toutes circonstances, le pauvre.

Au fantasme physique (rhaaaaaaaa) s'ajoute alors un autre fantasme : celui du « sauveur » (enfin, de la « sauveuse », ou plutôt de la « salvatrice », mais keske c'est moche comme terme).  Comme c'est romantique, pour une femme, d'être celle qui sauve l'élu d'une mort certaine et l'aime ensuite pour les siècles des siècles (ou jusqu'au divorce) amen.

Dans l'intervalle, plongée que j'étais dans mes divagations romantico-fantasmagoriques, je n'ai pas remarqué la disparition de mon sosie, sans doute descendu du bus il y a belle lurette déjà.

La vie est décidément bien cruelle.  Tout comme ma distraction.

meusemoi

16
jan

Mes humeurs dans la Meuse

J'aime pas me les geler...

Voilà ce que je pourrais dire ... si j'en avais.  Mais même si j'en ai pas, je le dis quand même.  Na.

J'aime pas me les geler.  J'aime pas cailler.  J'aime pas ça.

Cette vague de froid ne me sied pas.  Voilà.  C'est dit. 

Le froid, ça congèle les oreilles.  Alors faut mettre un bonnet.  Mais un bonnet ça décoiffe.  Et ça électrise la tignasse.  Et puis les bonnets, ça va qu'à des top biches de la mort qui tue, pas à une petite Anaïs échevelée.

Le froid, ça glace les doigts.  Alors faut mettre des gants.  Mais moi, à l'arrêt de bus, je lis.  Vous avez déjà essayé de tourner des pages avec des gants, vous ?

Le froid, ça rend les trottoirs glissants.  Et ça fait glisser Anaïs.  Sur la pierre bleue.  Sur les pavés instables.  Sur la neige semi-décongelée.  Et sur la plate-forme du bus, devant un chauffeur même pas solidaire.

Le froid, ça met de la buée plein les bésicles.  De la buée qui refuse de partir.  Et me vlà contrainte d'acheter mon pain sans rien voir, sous le regard moqueur de la vendeuse.

Alors, c'est clair et net comme clarinette, j'aime pas le froid.  J'aime pas le verglas.  J'aime pas le brouillard givrant.  J'aime pas la neige.  Et j'aime pas la neige fondante.  Puis j'aime encore moins la neige fondue.

Le seul problème, c'est que j'aime pas non plus le soleil caniculaire.  Ni les giboulées.  Ni le vent.  Ni les nuages menaçant.  Ni les orages.  Ni les tempêtes.

Qui a dit que j'étais une Schtroumpfette grognonne ?

Monsieur Météo, y'a moyen de prévoir une température constante de 22 degrés avec plein soleil la journée et pluie uniquement la nuit, pour 2009 ?

meuse150109

9
jan

Mes humeurs dans la Meuse

Pardonnez-moi mon père, passque j'ai péché

J'ai réveillonné.  Deux fois.

Par conséquent, j'ai mangé.  Deux fois.

Des choses succulentes.

Mais des choses que la morale-protectionniste-animalière réprouve.

J'ai commencé par du foie gras.  Du bon de bon.  De ma région, qui plus est.  A déguster sans modération, sur un toast bien doré, avec une petite confiote d'oignons et, au choix, d'orange, de figue ou de framboise.  Arrosé, of course, d'un vin bien liquoreux.  Penser à la pauvre bestiole (oie ou canard, je préfère ne pas savoir) qui a subi les pires tortures pour que mon estomac vive ses meilleurs moments de l'année, j'ai dit non.

Ensuite, j'ai continué avec des cuisses de grenouilles.  Des pilons de sauteuses des prés.  Des guiboles de crapauds.  Peu importe le nom, c'était bon.  Six.  Six paires.  Croustillantes et moelleuses.  Trempant dans du beurre à l'ail, ou dans de l'ail au beurre, qu'importe.  Odeur en sus.  Avantage de n'avoir aucun prince à embrasser... ni même un crapaud, puisque seules ses cuisses squattaient mon assiette.  Songer à ces pauvres batraciens écartelés vivants pour mon seul plaisir gustatif, j'ai dit non.

Je vous passe les détails des dindes, biches, cailles et autres bestiaux ingurgités durant les festivités.

Que du bonheur. 

Pourtant... moi qui adore les animaux (et pas que dans mon assiette), j'ai honte.

Mais keske c'était bon !

Alors mon père, pardonnez-moi, passque j'ai péché.  Et pardonnez-moi d'avoir ingurgité tout ce gras synonyme de torture animale.  Puis faites en sorte que ces repas pantagruéliques ne se transforment pas en cellules adipeuses élisant domicile sur mon adorable petit postérieur.

Merci.

 meuse8109