29
sep

Fiff – Je fais le mort

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Un très bon moment de décompression ensuite, avec Je fais le mort qui, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, n’est nullement un film déprimant.

François Damiens y incarne de Jean Renault (à ne pas confondre avec Jean Reno), un acteur césarisé y’a un bail, mais que ça, vraiment que ça.  Depuis lors, il se traîne et se voit contraint d’accepter le rôle du mort pour la justice, lors de la reconstitution de plusieurs crimes dans une station de ski.

Sauf que son côté mêle-tout, celui qui fait que plus personne ne veut de lui sur aucun tournage, va encore faire des siennes, et qu’il va vouloir mener sa propre enquête, au grand dam du coupable, de la police et de la juge d’instruction.

Plein de moments drôles (malgré un passage où le côté loufoque est poussé à l’extrême, que j’ai moins apprécié) font de ce film une jolie réussite, cocasse comme tout, avec juste un petit zeste d’amour. 

J’y ai retrouvé avec plaisir François Damiens, que je n’avais plus vu depuis le dernier Fiff, dans Tango Libre et Torpedo (deux moments de pur bonheur).  En bonus, la présence cette jolie et talentueuse actrice, Géraldine Nakache, que j’ai découverte dans le superbe Tout ce qui brille.  Joli duo.

Conclusion : François Damiens me fait toujours autant rire et a toujours ce petit truc qui fait que je suis sous le charme (va comprendre, il est pourtant ni brun ni ténébreux). 

Ça me donne bien envie de revoir La délicatesse, tiens…

20:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – L’escale

Encore un documentaire avec L’escale, alors que je me pensais partie pour une fiction.

Que nenni.

L’ambiance est moins joyeuse, puisqu’elle nous plonge en Grèce, dans une « pension » située dans un demi sous-sol à la limite du sordide, qui accueille des clandestins.  Ils ont réussi à rejoindre la Grèce, ont survécu, et attendent la suite du chemin, l’Europe du Nord, au moyen d’un faux passeport, via l’aide d’un passeur. Ils attendent, ne font qu’attendre, la peur au ventre, peur de se faire contrôler et emprisonner.

Certains repartiront d’où ils viennent, certains passeront.  L’ambiance est lourde, d’autant que, dès le début, on sait que l’un d’eux mourra, on ne sait comment ni pourquoi, mais on le sait.

Ce documentaire a le mérite de nous plonger dans le quotidien des clandestins.  De nous faire réaliser qu’ils ne sont pas que des chiffres, des statistiques, mais bel et bien des êtres humains, qui rêvent d’un monde meilleur et déboursent des sommes folles pour y parvenir… sans toujours survivre (sur ce point, je pense qu’ils enjolivent beaucoup nos pays, qui n’ont pas grand-chose à leur offrir, mais c’est un autre débat).

Au fil des minutes, on s’attache à eux, à tous ces espoirs qu’ils ont, et on finit par espérer les croiser un jour, là-haut, chez nous.

Beaucoup parviendront à partir, mais d’après le réalisateur, c’est un hasard exceptionnel.  Ce documentaire a été tourné avant la crise qui touche la Grèce.  Actuellement, la situation des clandestins est encore pire qu’à l’époque.

 

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29
sep

FIFF – Sur le chemin de l’école

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« On oublie trop souvent que l’école est une chance. Dans certaines régions du monde, le chemin de l’école est un parcours du combattant et le savoir une conquête. Chaque matin, parfois au péril de leur vie, des enfants héroïques s’engagent sur le chemin de la connaissance. Ces écoliers sont les héros de leur propre histoire, de vraies histoires… »

Sur le chemin de l’école est un documentaire, et je suis toujours en admiration face à la capacité des cinéastes de rendre un documentaire aussi captivant qu’une fiction, alors qu’on part souvent du (faux) principe que regarder un documentaire, c’est s’endormir à coup sûr.

J’avoue que depuis que je vais au FIFF, savoir depuis quelques années, je n’ai plus cette crainte.

Et Sur le chemin de l’école ne démentira pas mon opinion. Grâce à son rythme, sa musique, ses images, ses personnages qui sont bel et bien réels et grâce au talent de son réalisateur, qui nous emmène aux quatre coins du globe, à la rencontre d’enfants pour qui l’école est un luxe, un défi, un challenge quotidien.  Mais la conscience accrue qu’ils ont de son importance fait qu’ils bravent tous les dangers, et ils sont nombreux, pour aller, chaque jour, suivre les cours, qui leur permettront peut-être d’avoir un meilleur avenir.  En tout cas, ils y croient.

Nous partons donc en Afrique, Kenya, où les 15 kilomètres que parcourent Jackson et sa soeur, à pied, chaque matin, pour rejoindre l’école, sous le soleil déjà étouffant, sont compliqués par la présence des éléphants, si dangereux. Deux heures de marche, à scruter l'horizon pour repérer le danger.

Nous partons sur les hauteurs de l’Atlas, Maroc, où le chemin que parcourt Zahira, vers l’internat, chaque lundi, avec ses amies, dure des heures, des heures de marche harassante pour ces jeunes adolescentes. 22 km.

Nous partons en Patagonie, où c’est le cheval qui emmène nos deux enfants, Carlos et sa petite soeur, vers leur école, sur un chemin semé d’embuches, où les glissades et les risques de chute sont bel et bien présents. 18 km.

Nous partons enfin en Inde, où si l’école n’était que loin, 4 km, ce serait déjà bien. Mais les deux cadets doivent y emmener leur aîné, Samuel, en chaise roulante, rouillée, épuisée, déglinguée.

Dans ce film émouvant à un point que j’étais en larmes à la toute fin, l’amour se ressent à chaque instant : l’amour de ses parents qui veulent que leurs enfants s’instruisent, malgré les dangers, malgré les mentalités, malgré le manque d’argent, l’amour des enfants pour leur famille qui leur offre cette opportunité, l’amour de l’école, qui peut tout changer, l’amour des fratries aussi.

On rit énormément aussi, des déboires de ces enfants, parfois, mal au pied, pneu du fauteuil roulant crevé, bidon d'eau renversé, tache de fruit sur le bel uniforme... On rit de les voir rire. Et sourire, ce qu'ils font sans cesse. Et de les voir chanter aussi.

Voilà un documentaire qui devrait à tout prix faire partie de nos programmes scolaires, en espérant qu’il puisse (et là je me mets en mode « vieille ringarde chiante ») faire en sorte que les sales gosses et autres petits merdeux réalisent la chance qu’ils ont d’avoir accès à l’éducation, au progrès, à l’argent et au monde moderne. Ça éviterait peut-être de faire tant de futurs chômeurs désabusés glandeurs brosseurs, qui ont abandonné toute idée de réussir l’école, car « ça sert à rien, autant profiter du système, m’en fous de l’école, m’en fous de réussir, m’en fous de tout », et patati et patata… (fin du mode « vieille ringarde chiante »).

Une superbe découverte, je regrette juste le doublage, qui nous prive des voix originales, mais qui est compréhensible puisque ce film est destiné aux plus petits également.  J’aimerais cependant le revoir en VOST.

Le mot de la fin aux enfants de Sur le chemin de l’école :

« Quand on arrive sur terre, on n’a rien ; quand on meurt, on n’emporte rien ».

Diverses vidéos ici

Et la bande-annonce, qui me fait repleurer...

20:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
sep

FIFF - La bataille de Solferino

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La bataille de Solferino, ce sont deux batailles : celle d’un couple, enfin d’un ex-couple, qui se déchire pour la garde des enfants, et puis celle d’une présidentielle qui verra gagner Hollande.  Une histoire intime, et puis l’histoire de France.

Le tout tourné en « vrai » durant ce dimanche du second tour, ce que j’ai appris après avoir vu le film.  Je m’étais interrogée sur le côté très « documentaire » des images de la foule en délire avant et surtout après les résultats.  Ce n’était donc pas de la figuration.

Au-delà du conflit politique, c’est surtout du conflit homme/femme dont il est question, un conflit presque burlesque parfois.  Irritant, aussi, quand ils hurlent, quand ils tombent dans la violence, quand leur côté pathétique est malheureusement criant de vérité.  Et de m’interroger : comment peut-on tant s’aimer un jour, et puis tellement se haïr le lendemain, ou presque ?

Le film est rythmé par ces scènes qui font sans cesse rire ou rager.  Avec, par moment, une réelle envie de traverser l’écran pour mettre un peu d’ordre dans cette famille, non mais.

Et puis une bouffée de tendresse et de rire pour la scène entre l’ex, l’avocat qui n’en est pas un, et le chien, hilarante.

 

21:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
sep

FIFF - Yam dam

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Christian est vétérinaire (décidément, après Mélanie Doutey, on reste dans le thème), et mène une vie très plan plan, dans laquelle il s’ennuie. Alors, il surfe sur le net, et flirte avec l’Afrique, qui le fascine, ou plutôt avec de jeunes Africaines.

Il n’avait cependant pas pensé qu’un beau matin, Faustine, conquise, débarquerait de son Burkina Fasso.

D’abord ennuyé, très ennuyé, parce qu’il avait omis de préciser qu’il était marié, Christian va petit à petit s’attacher à cette présence pourtant bien embarrassante…

Un film qui oscille entre comédie et drame, avec un Christian totalement craquant, il faut le dire, même s’il est pas vraiment prince charmant (hé, il est marié quoi), même s’il est ni brun ni ténébreux. Va-t-il oser être heureux… ou pas ?

Détail étonnant, les deux acteurs ont une cicatrice sur la joue, en effet miroir… un hasard qui s’avère touchant.

 

 

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