1
oct

FIFF – Le démantèlement

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Changement de continent et de registre pour le film suivant : Le démantèlement.

Direction le Québec, à la rencontre de Gaby, qui a dédié sa vie à sa ferme, la ferme Gagnon & fils, et à son élevage de moutons.  Mais Gaby n’a pas de fils, il a deux filles : Marie et Frédérique.

Lorsque Marie vient lui demander de l’argent, qu’il n’a pas, il décide de tout sacrifier, de démanteler sa ferme, et de la vendre petit bout par petit bout, un procédé relativement classique, mais qui fait mal, très mal.

Il abandonne ainsi tout ce qui a fait sa vie, pour ses filles, jusqu’à sa maison, jusqu’à son chien, avec pour seul avenir une fin de vie dans un petit appartement de location, en pleine ville.

Ce film m’a complètement tourneboulée.  Il est douloureux, malgré la beauté des images, de la musique. Cette douleur est permanente, omniprésente, elle remue, elle réveille des choses, elle fait pleurer, elle donne envie de lui dire « mais non, arrête, pense à toi, un peu ». L’amour justifie-t-il un tel sacrifice ?  Est-ce finalement ça, aimer, tout donner pour le bonheur de ses enfants ? Quelles sont les limites à l’amour ?

J’ai beaucoup pleuré durant ce film, faut dire qu’il y a des moutons, et j’ignore pourquoi, les moutons, ça me fait pleurer. Leur côté grosse masse un peu bête, qui suit sans réfléchir, toute « moutonneuse », toute douce, avec cette petite tête et ce museau en Y, ben je pleure, faut pas chercher à comprendre ; j’ai pleuré durant Hiver Nomade l’an dernier, où ils tenaient le premier rôle, j’ai pleuré dans Le démantèlement, où leur rôle est secondaire, mais si important pour Gaby.

Gabriel Arcand, qui interprète Gaby, est formidable. Il parle peu, mais tout se lit dans son regard. C’est du cinéma québecois aussi, avec de longs silences, qui portent la réflexion. Tout cela sur un fond de musique country. Ses filles sont si belles, si gentilles malgré tout, qu’on pourrait presque leur pardonner…

Anecdote amusante, la reprise de cette expression que j’utilise souvent « quoi de neuf ? rien, que du vieux… », j’ignorais qu’elle existait par delà les mers…

Autre anecdote amusante, le film est sous-titré en anglais, et c’est tant mieux, car j’ai souvent dû lire les sous-titres anglais pour comprendre… le français des dialogues. On a beau dire, un accent québecois, ça vous change une langue.

 

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21:18 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
oct

FIFF – Vandal

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Des tags, enfin des graffitis, j’ignore tout.  Je sais juste que ça salit les murs, que ça dégrade les bâtiments…

Avec Vandal, je vais découvrir que c’est de l’art. Interdit, mais de l’art. Avec des groupes qui se disputent les territoires et les pans de mur, et les autorités qui les traquent sans relâche.

Vandal, c’est tout d’abord l’histoire d’un gosse paumé, Chérif, que sa mère envoie chez son oncle et sa tante, à Strasbourg, ne sachant plus que faire de lui. Son cousin, faussement BCBG, va rapidement l’intégrer à son groupe de graffeurs et lui faire découvrir le monde de la nuit et de l’art, pendant que, en parallèle, il découvre le monde de l’amour.

Etonnante chronique adolescente que Vandal, qui nous entraîne dans un milieu méconnu, par le biais de personnages attachants, pour qui le passage à l’âge adulte risque d’être brutal.

Aucun temps mort durant ce film très dynamique, qui m’a donné une envie : tenter un tableau avec un graffiti inside. Reste à trouver en moi le talent de faire un graffiti, et ça c’est pas gagné...

Mais pari gagné donc… puisque ce film m’a interpelée, et fait que je ne regarderai plus les graffitis du même œil désormais.

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20:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
oct

FIFF – Baby balloon

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Baby balloon, c’est Bici, Bici and the Bitches, c’est son groupe rock, dans lequel elle excelle.  Accessoirement, son meilleur ami, Vince, en est le guitariste, et toujours accessoirement, elle aimerait qu’il soit plus que son meilleur ami.  Elle en rêve. Un tout gros rêve, aussi dilaté que ses formes le sont…

Jusqu’à ce qu’Anita débarque.  La mince Anita, dont Vince tombe immédiatement sous le charme, au grand dam de Bici.

Autour d’eux gravitent des personnages hauts en couleurs, telle la mère de Bici, que l’on dirait castratrice si Bici était un homme, mais castratrice quand même.

Voilà un film plein d’humour, qui aborde délicatement mais avec force en même temps, va comprendre, c’est ça le talent j’imagine, les difficultés de la fin d’adolescence, le tout sur un fond musical parfaitement adapté.

Quand la musique permet de s’exprimer, cela fait un film vraiment réussi…

Dommage que les chansons n’étaient pas sous-titrées pour les non-anglophones, car elles prennent vraiment tout leur sens dans l’histoire.  Elles sont superbes, interprétées avec brio, et j’ai encore en tête actuellement « I don’t mind, I don’t mind, I don’t mind… » (écrite par Claire de Namur).

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08:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Non FIFF - Possessions

Tant que je suis dans le cadre « cinéma », envie de vous parler de Possessions, que j’ai vu l’autre jour.

J’aime assez les films tirés de faits divers, qui permettent d’en savoir plus, de pénétrer dans la tête des protagonistes, parfois, du moins subjectivement.

J’avais été drôlement touchée l’an dernier par « A perdre la raison », inspiré de l’histoire de Geneviève Lhermitte (qui a d’ailleurs inspiré une de mes Histoires à mourir de vivre, dans le volume 2, vous la reconnaîtrez peut-être).

J’ai été scotchée par la performance de Jeremie Reniers et de Julie Depardieu dans ce film qui relate, plus ou moins librement, du point de vue du coupable, l’histoire de la famille Flatcif : en 2003, Xavier Flatctif, sa femme et leurs trois enfants disparaissaient.  Après enquête, il s’avèrera que les assassins étaient des locataires des Flatcif, qui nourrissaient une haine à leur égard, sans doute due à la jalousie maladive qui les habitait.

J’avais eu vent de ce drame, si mes souvenirs sont bons, via un épisode de Faites entrer l’accusé.  Voir les faits relatés dans un film, voir la haine naître, grandir, enfler, jusqu’à l’explosion finale, c’est encore autre chose.

Pas très joyeux, mais un film à voir, pour ne jamais oublier que la race humaine est finalement bien souvent la plus… animale !

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21:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

FIFF – Henri

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Premier film de Yolande Moreau en solo, Henri est une histoire d’amour atypique entre Henri, que le veuvage récent (brève apparition de Lio) a rendu un peu dépressif et imprégné de bière (mais peut-être l’était-il déjà avant, va savoir), et Rosette, papillon blanc envoyé par un foyer de handicapés mentaux, pour le seconder au restaurant qu’il tenait avec son épouse. 

Ils vont, presque sans se parler, du moins au début, apprendre à se connaître, à s’aider et, qui sait, à s’aimer.  Avec un road movie à Middelkerke en bonus.

Un très joli film, très belge par certains côtés (qui caricaturent un tantinet notre pays, faut bien le dire), très très drôle souvent, et puis très très triste parfois.  Avec des images magnifiques de la mer, des regards touchants et des musiques qui restent en tête, comme La nuit n’en finit plus, Ti amo, ou ce magnifique morceau sur fond de mer du Nord, dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas eu la présence d’esprit de repérer au générique, dommage, vraiment dommage).

J’y ai même découvert une expression que j’ignorais, lorsqu’on trinque « santé, bonheur, pipe à toute heure ».

Et puis la dernière scène m’a totalement scotchée. M’a donné envie de rire, danser et pleurer en même temps.

Bref. J’ai aimé.  Beaucoup aimé. 

Et pour bien déprimer (tiens je pensais que c'était Sylvie Vartan, mais que nenni) :

21:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |