4
oct

FIFF – Puppylove

Puppylove, d’après sa réalisatrice, est une expression anglaise résumant le sentiment absolu et charnel du premier amour adolescent. Elle a voulu un film qui replonge les adultes dans ces sensations et qui donne aux adolescents un miroir de ce qu’ils peuvent vivre.

Et c’est là que ça me dérange, car, si l’histoire est belle, si les acteurs sont parfaits, si la complicité entre les deux adolescentes, l’une timorée, l’autre dégourdie, qui va l’entraîner dans son sillage, est visible à l’écran, et pour cause, elles se connaissent à la vie, j’ai du mal à croire que ce genre d’histoire est celle que vivent tous les adolescents : les plans à trois, le cul pour le cul, la séduction du père, par la meilleure amie, la frontière de l’inceste non franchie, mais limite, très limite, du moins l’ai-je ressenti ainsi...

Je dois être une vieille ringarde, je sais, mais il y a dans ce film un arrière-goût malsain dont j’ai du mal à me défaire.

Dommage, car à part ça, c’est un très joli film, dynamique, sans temps mort, avec de belles images, un Vincent Perez parfait en père de famille un peu paumé, deux jeunes actrices formidables de naturel, des rires à profusion, et un passage à l’âge adulte pas mal résumé, même si, pour ma part, quand même dans l’excès.

Et je reste sur mon idée que pour donner aux ados une image de Puppylove, La Boum ou LOL, ben c'est plus réaliste... (mais je sais, je suis une vieille ringarde, on l'a déjà dit).

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08:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Lulu femme nue

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Lulu est femme au foyer, mariée depuis des années à un homme qui semble la rabaisser constamment, trois enfants. Après un entretien d’embauche foireux, elle pète un câble et ne rentre pas chez elle.

Tout simplement.

Et commence un road movie en solitaire, en bord de mer (et ça rime), où les rencontres vont s’enchaîner et transformer sa vie.

Les road movies semblent à la mode au cinéma ces dernières années, et ça tombe bien, j’adore les road movies.

Karin Viard y est excellente en Lulu un peu paumée, sa rencontre avec Bouli Lanners touchante.  Plusieurs rencontres vont transformer Lulu et lui permettre d’enfin se rencontrer elle-même.

Je n’aurais pas dû abuser de giant avant la projection, car j’ai dû m’assoupir un instant : le résumé parle d’une troisième rencontre, avec une employée harcelée. Et ça, j’ai pas vu. Maudit coup de pompe.

Mais un très joli film, un bilan de vie intéressant, joué avec délicatesse. Et j’ai aimé découvrir Bouli Lanners en homme sensible et tendre.

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08:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
oct

FIFF – Amazonia

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Amazonia a tout pour être un film qui plaira à tous : de jolies images, un décor naturel sublime, la 3D, une histoire d’animaux, mais scénarisée, afin de créer l’empathie, et un casting de rêve : 40 singes capucins, des jaguars, un anaconda, un kinkajou (kekseksa ?), une loutre, un aigle, des dauphins roses, des crocodiles et une taira (kekseksa bis). Et j’ajouterais, deux paresseux, important les paresseux, zont oublié de mentionner les paresseux.

C’est donc un film réussi, mais j’ai eu du mal à accrocher. La faute au singe capucin, héros du film. J’aime pas les singes, c’est pas ma faute. Et encore moins les capucins, depuis que j’ai vu ce film où un capucin élevé pour venir en aide à une personne paralysée pète un câble et devient un assassin en puissance. 

Donc le scénario pour susciter l’empathie, il a pas marché sur moi.  Attention, il est adorable, ce petit singe, surtout au début, quand il a peur, et puis quand il découvre un monde inconnu, lui qui a toujours vécu en présence d’humains.  Mais rien à faire, j’ai pas d’empathie pour les capucins, ils m’énervent, avec leurs cris stridents et leurs mimiques pas drôles.  C’est mon avis et il est subjectif, je sais.

Moi j’aime les paresseux, leur petite bouille qu’on a envie d’embrasser, leurs poils à l’air bien sale, leurs longues pattes avant et leurs griffes sorties de l’âge de glace, je les aime. Amazonia avec un bébé paresseux en héros, j’aurais préféré. Bon ça aurait été moins dynamique, car le paresseux est un peu larve, il faut le reconnaître.  Donc, pour le bien des spectateurs, un capucin, c’est mieux.

Et ce film va plaire à la majorité, il est superbement réalisé, avec des moments cocasses, des moments émouvants, des moments angoissants. Avec plein de bêtes genre grenouilles de toutes les couleurs, avec des insectes que même l’imagination la plus fertile ne peut inventer, des trucs stupéfiants, j’en suis toujours pas remise. Avec des paysages à couper le souffle, mis en valeur par la 3D.

Donc ce film va plaire à tous, notamment aux enfants. A voir ! Pour peu qu’on aime les singes un peu plus que moi… J'ai aimé, mais j'ai eu du mal avec le capucin, je l'admets.

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09:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
oct

FIFF – La tendresse

Comme il porte bien son nom, ce film !

Tout y est tendresse. Et si ce n’est pas tendre, c’est drôle, mais d’un humour empreint de tendresse. Pari gagné, Madame Hänsel, votre film transpire la tendresse à chaque image, dans le regard d’Olivier Gourmet, dans l’espièglerie de Marylin Canto, qu’est-ce que je les aime, ces acteurs. Et dans l’attitude des enfants aussi. Et dans l’apparition de Sergi Lopez, tant qu’à faire. Tendresse d’amour à venir, ou tendresse d’amour passé.

Tout cela sans « gnangnanterie » hein, fort heureusement, la frontière est fine entre tendresse et « mieleuserie », mais elle n’est pas franchie.

Bon, l’histoire maintenant : un couple séparé depuis quinze ans se retrouve, le temps d’un voyage en voiture, pour aller rechercher leur fils blessé dans une station de ski. Et voilà, aussi simple que cela… mais ce pût être compliqué.

Enfin une histoire de couple séparé qui ne se déchire pas, ne se hait pas. Comme ça fait du bien.

Voilà, La tendresse, c’est un film qui fait du bien.

(tiens, il existe plein d'affiches pour ce film, perso, ma préférée est la première, totalement à l'image du film, je vous laisse faire votre choix)

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21:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
oct

FIFF – Les conquérants

Les conquérants, ce sont Galaad et Noé, qui n’ont rien de bien conquérant, il faut l’avouer : l’un est entraîneur de foot presque viré, l’autre est acteur presque nul. Ils sont demi-frères mais se connaissent très peu, n’ayant jamais vécu ensemble. La force des choses, savoir le décès de leur père, va les réunir. Persuadés qu’ils sont victimes d’une malédiction poissarde que leur peur leur a transmis, car il a, il y a des années, volé le Graal, ils décident d’aller le remettre à sa place, qu’il n’aurait jamais dû quitter, au fin fond d’une grotte au fin fond d’un bled perdu au fin fond de la France.

Et les voilà partis à l’aventure.  Mais n’est pas Indiana Jones qui veut, et nos pseudo-héros vont vite l’apprendre à leurs dépens.

Les conquérants, c’est avant tout une comédie, et on rit beaucoup.  J’ai beaucoup ri, même si parfois, trop is te veel.  Comment dire, trop d’ours tue l’ours quoi…

Mais au-delà de la comédie, c’est un film plein d’affection naissante entre ces deux presque frères qui vont apprendre à se connaître, et sans doute à s’aimer enfin.  Ils sont drôles, mais pas que. Ils sont émouvants aussi parfois.  Besoin d’une preuve ?  La preuve : « le plus dur c’est de se dire que tu fais peut-être quelque chose pour la dernière fois. Tu ne t’en rends compte que quand tu es malade.  Le plus dure c’est que le monde va continuer sans toi, la vie va continuer sans toi » (sorry, j’ai perdu mon bic magique avec lumière inside, qui me permettait d’écrire durant la séance, donc là je cite de mémoire, très défaillante, ma mémoire).

Bref, bref, bref, un superbe film, à découvrir, parce qu’on rit beaucoup, et parce qu’on y voit de très jolies choses.

Et puis, perso, parce qu’entendre jouer à la guitare « qui peut faire de la voile sans vent, qui peut ramer sans rame… », c’est du bonheur ; j’avais oublié jusqu’à l’existence de cette chanson.

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10:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |