13
jan

Vacances de rêve !

Je suis allée voir the Holiday au cinéma. Deux fois. Je pensais en avoir parlé sur le blog, mais apparemment pas encore (ah si, sur le post tombée en amour…).

En consultant le blog d’Evelyne, j’ai pu lire son opinion sur le film, qui m’a confirmé combien je partage souvent ses idées. Au-delà du film romantique, où deux jeunes femmes frustrées sentimentalement et totalement à l’opposé l’une de l’autre en apparence (superbe villa à Los Angeles / petit cottage anglais, jeune femme extravertie et célèbre (Cameron Diaz) / jeune femme timide et exploitée (Kate Wislet)), mais au final proches au niveau du ressenti, échangent leurs demeures pour la période des fêtes – avec histoires d’amour en bonus, aucune surprise de ce côté-là – nous découvrons les failles, les complexes, les peurs que toute femme peut ressentir.

De prime abord je me sens très proche d’Iris (Kate Winslet) : la gentille fille, naïve, pleine de rêves et totalement amoureuse d’un homme qui se contrefiche d’elle, qui l’exploite professionnellement, qui va se marier à une autre, mais qui souhaite garder un lien avec Iris… sait-on jamais qu’elle puisse encore servir. Et cela dure depuis trois ans. Trois ans ? Etrange, c’est exactement le temps qu’il m’a fallu pour dire à un ex de la trempe de cet énergumène, qui m’avait larguée comme une chaussette trouée, je crois par manque total d’amour, mais qui s’est évertué, à coup d’appels, de sms, de mails, à me maintenir dans sa sphère, de me laisser définitivement tranquille. Ce fut long. Dès que je m’éloignais, il me relançait, s’assurait que j’étais toujours disponible pour lui, tout en me confirmant bien que lui ne l’était pas pour moi. Et, j’ignore s’il avait un sixième sens, mais il tombait toujours au moment où mon moral était en baisse, ce qui fait que je me faisais systématiquement avoir. Comme l’a dit Iris : une relation malsaine et perverse. Iris a enfin compris, moi aussi.

Il m’est arrivé de plaquer un homme par manque de sentiment, et lorsque, quelques temps plus tard, il m’a relancée pour savoir si j’avais un quelconque regret, j’ai eu l’honnêteté de dire clairement non, afin de lui ôter le maigre espoir qu’il avait encore. L’homme dont Iris est folle, tout comme celui dont j’étais folle, n’a pas cette franchise, car ce type d’homme préfère se garder une poire pour la soif, une roue de secours, une brave bête de réserve.

Quant à Amanda, sous des dehors distants et fermés à l’amour, elle ne rêve que de ça, mais elle a simplement peur. Peur de s’engager. Peur de souffrir. Peur au point de ne plus avoir pleuré depuis le divorce de ses parents, qui l’a tant fait souffrir. Ici aussi, un peu comme moi… mes parents étant également divorcés, et pas de la meilleure façon qui soit. Les années passent, mais le vécu s’imprime au plus profond de la chair et de l’âme. Elle finira par oser prendre le risque d’aimer. Voilà donc ce qu’il me reste à faire également. Ce film est plein de difficultés, de souffrance cachée, mais également plein d’humour, de tendresse, et d’espoir. Courez le voir !

08:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
déc

"Je vous trouve très beau"

Avez-vous vu ce film superbe d’Isabelle Mergaut ? A regarder un 25 décembre. C’est ce que j’ai fait, tant qu’à faire ! Un titre basé sur une phrase toute faite récitée sans y croire, mais qui, au film du film, prend tout son sens. Comme l’a dit un des acteurs, une comédie n’a de sens que si elle véhicule un message. Le message de ce film en particulier est empreint de tendresse et d’émotion. Et j’admets qu’à la fin, le jeu des acteurs était si bon, les sentiments semblaient si réels, que je me suis surprise à me dire de Michel Blanc « c’est vrai, quand il est amoureux, comme il est beau ». Pari gagné Isabelle !

19:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
déc

Tombée en amour

J’adore cette expression qui vient de là-bas, si loin. Je la trouve plus romantique que celles que nous utilisons ici.

Ce soir je suis tombée en amour. Follement. Eperdument. Irrémédiablement. Je veux partager ma vie entière avec lui, c’est définitif. Tout est clair et net. Je devrai cependant patienter encore quelques mois, qu’il sorte en DVD.

Ben oui quoi, pourquoi toujours tomber amoureuse d’un homme ? J’ai décidé d’innover ce soir et me voici totalement amoureuse d’un film. Ladies night ce soir, une avant-première entièrement réservée aux femmes, na. Avec cadeaux à l’appui. Bon j’ai rien gagné, passque le numéro avant a gagné du parfum, passque le numéro suivant a gagné des fleurs. Moi rien. Passqu’on dit : malheureuse en amour, malheureuse au jeu, tiens ! Y’a pas un stuut là ??? Le stuut c’est que j’aime les fleurs, mais j’aime encore plus le parfum (mon dernier coup de foudre olfactif : Alien de Mugler – qu’on se le dise, si un gérant de parfumerie passait par là, qu’il avait envie de me remercier pour les crises de fous rires qu’il a eues à me lire – je suis d’humeur optimiste ce soir – il peut me contacter…). Bref après les cadeaux que j’ai pas gagnés, le film a commencé. Et paf, la foudre m’a atteinte. Beau, romantique, acteurs craquants… et deux histoires d’amour pour le prix d’une, c’est pas un bon film de Nowèl ça Madame ? Si Madame. J’ai adoré, j’ai cru à ces histoires qui s’arrêtent là où tout commence (la vie à deux les enfants les disputes le divorce). C’était si bia que j’ai pas pu quitter mon siège de suite, scotchée par l’émotion que j’étais. Là, à l’instant, elle est encore toute palpable, mon émotion. Un prince (voire un crapaud à embrasser) entrerait chez moi, là, tout de suite, je ne répondrais plus de rien, je m’abandonnerais à lui immédiatement. Je suis trop romantique, je sais, on me l’a dit (trop romantique et en même temps trop désabusée, toute la complexité de ma petite personne), mais mon dieu comme c’est bon de rêver. La réalité se doit d’être encore meilleure alors laissez venir à moi les petits amants (je fais une rime mais un amant seul, c’est pas ma tasse de thé, je veux des sentiments) – donc je corrige : laissez venir à moi les grands sentiments (quasi Jésus). (Je suis très catho ce soir…).

23:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |