8
oct

Le FIFF (part 1) : mon festival de Cannes à moi

A Cannes, zont le Festival de Cannes.  Logique.
 
A Namur, on a le Festival de Namur.  Encore plus logique.
 
Ça s’appelle le FIFF : Festival International du Film Francophone de Namur.
 
On y voit moins de stars internationales, on y voit même moins de starlettes, et j’avoue qu’avant cette année, je ne m’y étais rendue qu’une seule fois, sur invitation à un cocktail suivi d’une projection.  Je n’étais jamais parvenue à trouver l’endroit du cocktail (y’a qu’à moi que ça arrive ce genre de trucs, j’en suis persuadée, titchu) et le film était pas mal.  Souvenir sympa, mais pas impérissable.  C’est moins glamour qu’à Cannes, mais avec un peu d’imagination, on s’y croirait.  Zieutez le dessin de Vidalinda, qu’elle m’a fait exprès pour l’occasion, la choute, vous vous y croirez…
 
Cette année, puisque banquier chéri m’a offert des pass pour tout le festival, il était temps d’enfin me cultiver un peu et d’apprendre à apprécier le cinéma francophone, en particulier les films méconnus projetés durant une semaine.
 
Et franchement, je ne suis pas déçue, on peut dire que j’en ai eu pour mon argent.  Enfin je pourrais le dire si je n’avais reçu le pass.  Alors je dirai que j’ai eu une dose massive d’émotions en tous genres.
 
J’ai un instant songé à vous résumer l’intégralité des films vus, et puis j’ai pensé à la lassitude que vous alliez ressentir en lisant le synopsis d’un tas de films que peut-être vous n’irez jamais voir, dont vous n’entendrez pas parler, voire dont vous n’avez pas envie d’entendre parler.
 
Alors je vais juste vous dire trois choses :
 
Entendre les spectateurs applaudir après chaque film, parfois timidement, parfois tellement joyeusement que ça file la chair de poule, c’est une expérience à vivre.
 
Avoir le plaisir d’entendre le réalisateur, le producteur, l’acteur ou l’actrice parler de son film, avec un enthousiasme communicatif, alors qu’on est encore totalement plongé dans l’ambiance, c’est une expérience à vivre.
 
Ressentir, au fil des soirées, toutes les émotions possibles et imaginables, l’envie de rire, l’envie de pleurer, la peur, le stress, la joie intense, les papillons dans le ventre, et j’en passe.  Découvrir des acteurs méconnus, des scénarios tarabiscotés, étranges ou drôles.  Voir des films dont les titres à eux seuls donnent envie de dormir et réaliser à quel point ce sont de petits chef-d’œuvres.  Rester dans un halo magique plusieurs heures après le film.  Sentir la cohésion du public, sa concentration, son envie d’être là.  Tout ça, c’est une expérience à vivre.
 
(finalement, ça fait plus que trois choses, qu’importe)
 
Et même si les files étaient interminables.  Et même si les toilettes étaient bondées.  Et même si je devais chaque fois fouiller mon sac, limite le retourner sur le sol, pour retrouver mon pass.  Et même si mes nuits furent courtes.  Et même s’il a plu.  J’en redemande.
 
Alors à l’année prochaine.
 
PS : mon top 3, à voir absolument, c’est compris ?
 
« Où est la main de l’homme sans tête », avec la namuroise Cécile de France (cocorico) qui joue divinement cette jeune femme perturbée qui nous entraîne dans un thriller psychologique à couper le souffle.  A voir parce que ça a été tourné en Belgique, parce que c’est belge, parce que c’est époustouflant, parce que c’est captivant et parce que deux heures après, on y songe encore.
 
« Le fils de l’épicier », ou le retour aux sources d’un grand brun ténébreux qui redécouvre son enfance, et sa famille.  A voir parce que c’est drôle, mais vraiment extrêmement drôle, parce que c’est également très tendre, parce que ça se passe dans le sud de la France, parce qu’il y a un zeste d’amour, parce qu’on en sort sur un petit nuage et qu’on y est encore deux heures plus tard.
 
(finalement ça fait qu’un top 2, car je pensais parler d’Un secret, film avec Brubru et Cécile la namuroise, convaincue que j’allais aimer, mais zont pas voulu de moi à l’entrée, donc top 2, qu’importe).

(Revenez à midi pour la partie 2 – tout skon doit faire pour maintenir l’audience, my god).
anais clic pt

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
sep

A vous. A toi.

A vous qui étiez ce mercredi à la séance de 20h.  Acinapolis.  « Le goût de la vie ».  Catherine Zeta Jones.  Un acteur inconnu blond ténébreux (ça change).

A vous qui étiez seul.  Tout seul.

A la quatrième rangée en partant du haut.  J’étais à la troisième, derrière vous.

A vous qui sembliez craquant.  Qui étiez craquant.

A vous qui avez fait le choix de venir voir un film romantique (ce qui m’a toute émotionnée : un homme, un vrai, qui vient seul au ciné, voir un film d’amour, aaaargh, c’est l’homdemavie, pour sûr).

A vous qui avez pesté, comme moi, lorsque l’Acina nous a infligé un entracte.  C’est pas parce que ça parle de cuisine qu’ils doivent se croire dans Ratatouille bon dieu, on n’est plus des mômes, pas besoin d’entracte pour aller faire pipi.

A vous qui vous êtes retourné deux fois sur moi durant cet entracte.

A vous qui avez ressenti cette douleur de la perte d’un être cher, cette difficulté d’adaptation à la nouveauté, cette peur d’aimer, cette envie, pourtant d’aimer.  Vous qui peut-être êtes pareil.   

A vous qui avez ri aux éclats, comme moi, lorsque Kate et Zoé, fâchées, ont claqué ensemble les porte de leurs chambres.

A vous qui avez été touché lorsque Zoé a prêté son doudou kangourou à Kate, pour la consoler.

A vous qui avez, j’en suis convaincue, été autant que moi émue par cette scène, tendre mais laissant tellement présager la scène torride qui allait suivre.  Moi j’avais des papillons dans le ventre.  Vous n’arrêtiez pas de bouger, faisant sans cesse grincer votre siège.  C’est un signe.

A vous…  Et si on se disait tu ?  A toi ?

A toi…

A toi qui, durant l’intégralité de la séance, a laissé ton GSM allumé, m’éblouissant au passage durant plus d’une heure et trente minutes.  

A toi qui a pianoté sans cesse sur cet appareil diabolique, même pendant les scènes les plus touchantes ou les plus drôles.

A toi qui gesticulais toutes les quinze secondes, faisant par la même occasion gesticuler ce GSM lumineux.

A toi dont la seule excuse aurait été une préparation dudit GSM, que tu aurais rempli de petits messages, que tu aurais glissé subrepticement dans mon sac, que j’aurais découvert en rentrant, que j’aurais inspecté, lisant tes messages, que tu aurais ensuite fait sonner pour faire enfin ma connaissance.  Mais je m’égare, je m’invente trop de scénarios contedeféestesques, je ne le sais que trop.

Alors.

Je me dois de te le dire : tu n’es qu’un enfoiré chronique doublé d’un… d’un… et bien d’un enfoiré chronique.  Na.

Et si par le plus grand des hasards tu lis ce blog, tu te reconnaîtras.  Je le sens.  Je le sais.  Mais si, toi l’enfoiré chronique de la quatrième rangée en partant du fond séance 20h goût de la vie Acina 5 septembre, GSM allumé, oui c’est bien toi.

Ecoute.  Je te laisse une dernière chance.  

Contacte-moi.

Je te laisse une dernière chance de te rattraper.  Tu la saisis ?

Si non, et bien… je m’en moque, espèce de … d’enfoiré chronique !
goût vie

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
jui

Une avant-première très très particulière

La mode est aux Ladies Night. A savoir des avant-premières au cinéma, exclusivement réservées aux femmes. L’idée m’a séduite de prime abord. Après, j’ai réalisé que ce type de réjouissance réduisait à néant toute infime chance de rencontre masculine… Déjà que c’est la galère monstrueuse de trouver un lieu de rencontre de bruns ténébreux, si on les exclut des séances ciné, que vais-je devenir…

Quoi qu’il en soit, j’y vais.

Et en effet : que des femmes. Des jeunes, des vieilles, des petites, des grandes, des jolies, des moches, un panel représentatif. L’ambiance est particulière, agréable. Un peu classe non mixte.

Le film : « Because I said so », une comédie romantique racontant l’histoire d’une mère envahissante qui publie une petite annonce pour trouver un fiancé potable à sa cadette. Sans son accord, c’est plus drôle. Quiproquos. Rencontres. Hésitations. Disputes. Coups de foudre. Tromperies. Réconciliation. Happy end. Love love love. Recette d’une comédie romantique réussie. Ne pas se prendre la tête. Se distraire. Rire. Rêver. J’aime. Si vous aimez ça, allez-y dès que ça sort, ça fait du bien par où ça passe.

Avant le début de la séance, on nous fait miroiter une surprise. Ladies Night oblige. L’animateur nous annonce un débat sur le rôle de la femme en politique (élections obligent). Oups, bof bof. On n’y croit pas. Il nous annonce un cours de cuisine pour enfin satisfaire nos nommes. Oups, bof bof. La révolte gronde. Il nous annonce un défilé de Mickey et ses amis (15e anniversaire Disneyland Paris oblige). Ouais ! Je me réjouis. J’aime Mickey. Oui j’y ai cru. Je suis la seule à y avoir cru. Que personne ne se moque ! Moi j’aime Mickey.

Mickey arrive, et il a fortement la tête d’un chippendale déguisé en marin musclé, tout de blanc vêtu. Aaaaaaargh le prestige de l’uniforme. Purée, pourquoi je me suis installée au dernier rang, moi qui suis myope ascendant aveugle. Je n’y vois rien. Même pas moyen de lorgner sous ses tablettes de chocolat. Ce serait une femme bodybuildée, je n’y verrais que du feu. La musique envahit nos pavillons acoustiques, l’ambiance est torride. Hot hot hot. Il dégouline, notre marin en herbe. On dirait un concours de Mister T-shirt mouillé. Un peu trop de sueur à mon goût. Mais son déhanchement, l’ambiance, la musique, la chaleur ambiante (fait toujours stoffant à la dernière rangée, hauteur oblige). Je craaaaaaaaaaaaaaaque. « I want you… to be my slave… »… (mais où est ce livreur de Coke light ?)

C’est quand la prochaine Ladies Night ?

Et une illu de Flo qui illustre tellement bien cette expérience mémorable…chippendalept

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
jui

J’ai testé actrice de cinéma

Paru sur MadmoiZelle.

Nan, je rigole, vu que j’ai pas un physique à la Sophie Marceau ou à la Angelina Jolie (mais après trente-trois opérations de chirurgie esthétique, ça pourrait le faire), j’ai juste testé figurante. Dans un film.

Mais pas n’importe quel film. Il s’agit de Dernier Round, un film belge entièrement financé par le public… Une jolie initiative que je salue. C’est pas tous les jours que la Belgique propose des choses originales. Et l’originalité réside également dans le fait que le public a pu voter pour la fin du film, un peu comme dans les « livres dont vous êtes le héros » de mon jeune temps.

L’histoire : Rafael et Hugo Marquez sont frères jumeaux. Le premier est boxeur, le second est interné dans un hôpital psychiatrique depuis un combat de boxe qui a mal tourné. C’est à la suite de ce drame que Rafael s’est mis à la boxe, pensant ainsi que la vie de son frère continuerait à travers lui.

Je ne suis pas fan de boxe (même si j’ai vu tous les Rocky, sauf le dernier, « Rocky troisième âge » ne me tentant pas trop), mais quand bien même le film aurait traité de la vie des crevettes en Mer du Nord, j’aurais accepté de tenter l’aventure de la figuration, quitte à vomir mon déjeuner sur le bateau.

L’accueil est hyper sympa, on voit qu’on n’est pas sur un long métrage avec des stars internationales, où les figurants font office de potiches négligeables et négligées. Le réalisateur et ses assistants ont des looks typiquement septième art. Y’en a un qui est beau, mais beau, mais beau. Soit. Le réalisateur porte une casquette, des lunettes très tendance et une chemise un tantinet hawaïenne. Typiquement typique. L’équipe est heureuse d’avoir rallié autant de bénévoles à sa cause. On nous goinfre de sandwiches, de gaufres et de boissons (la bière qui sponsorise l’opération n’est pas encore arrivée), surtout pour nous faire patienter. Car dans le grand monde du cinéma, la notion des minutes n’est pas la même. Régulièrement, un responsable vient nous annoncer joyeusement « encore une petite demi-heure d’attente ». Mais les demi-heures se suivent et se ressemblent, et comme Sœur Anne, les figurants ne voient rien venir. Alors ils mangent. Et ils boivent. Et ils attendent. Patiemment. Moi je m’impatiente un peu (la prochaine fois, prévoir un magazine, un livre, un lecteur MP3…).

Enfin, nous pouvons entrer dans le studio, au centre duquel trône un ring. Ben oui, on va jouer au public durant la dernière scène du match. J’observe l’installation des caméras, des éclairages, l’ambiance d’un plateau. Un peu survoltée, l’ambiance. Mais bon enfant. Il fait chaud. On nous installe en rang d’oignons. On va jouer au public. On doit être excités, soutenir Rafael, l’encourager. On connaît la fin, il gagne le match. C’est notre héros. Bref, on doit jouer au public de match de boxe normal. Sauf qu’on doit faire tout ça en silence… Oui vous lisez bien, en silence. Le son sera enregistré après. Première prise. Silence total. Personne ne bouge. Une ambiance d’enterrement, et encore, j’ai vu des enterrements bien plus vivants, si je puis dire. Difficile de jouer les agités du bocal en silence, sans avoir été dans une véritable ambiance de match au préalable. On est timide. Seconde prise. On nous autorise (on nous oblige moyennant un chantage à la bière qui serait arrivée) à parler, crier, hurler, siffler, faire crépiter les flashes. Et c’est parti. Au troisième top, le public s’en donne à cœur joie. Gagné. L’équipe est ravie. Nous aussi. Troisième prise, quatrième prise, cinquième prise, sixième prise… L’ambiance bat son plein. Le public s’agite, les voix deviennent rauques à force de crier, les oreilles se bouchent avec les sifflements, les odeurs commencent à circuler… Avoir chaud et crier à tue-tête, ça fait difficilement bon ménage avec une odeur de Fébrèze Lavande…

Pause, la bière est arrivée. Mais imbuvable. Rien n’est parfait. On se rue sur les sandwiches, les gaufres et les boissons. Ça creuse de faire l’actrice !

Le temps passe, je dois m’en aller, c’est que j’habite pas à côté messieurs dames. Au revoir merci pour tout. C’était trop top super, cette première expérience d’actrice.

Message subliminal : pour mon prochain rôle, appelez mon agent…

Infos sur le film : Dernier Round.

Illustration de Flobert. Merci Flo, tes illu sont toujours aussi géniales.figurationpt

19:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
mai

Deux films sinon rien

Ça fait deux ans qu’on nous sert un jeudi d’Ascension sinistre. Et moi je dis trop c’est trop. L’an dernier j’ai passé une journée fabuleuse (coup de foudre quand tu nous tiens – je ne vous en ai jamais parlé mais ça pourrait venir si vous insistez très gentiment et excessivement poliment). Fabuleuse oui, mais sinistre météorologiquement parlant. Cette année, ce jeudi s’annonçait des plus sinistres également, alors j’ai pris le taureau par les cornes et direction cinéma.

RV est pris avec quelques amis pour un film que j’avais pas l’intention de voir, un thriller somme toute bien thrillant. Ensuite, vu que l’heure de la fin du film coïncide avec l’heure du début du film suivant (quand le destin s’en mêle, la vie est si belle), je me rue, seule, dans une seconde salle obscure, pour enfin me délecter de mon film romantique « Je crois bien que je l’aime ». J’adore Vincent Lindon et ses airs bébêtes, il me fait craquer comme une dingue depuis qu’il a déclaré sa flemme et sa flamme à Sophie Marceau dans l’Etudiante, aaaaaaaaarghhhh, je l’ai toujours pas trouvé en DVD nom d’une petite tirelire ! J’adore Sandrine Bonnaire aussi.

Constat du siècle : voir un film seule, c’est vachement différent de voir un film entre amis. Seule, on évite les anicroches, mais seule, c’est seule. Oui bon c’est pas la révélation philosophique qui marquera ma vie, mais tout de même. Y’a bien sûr le côté un peu étrange de la chose. Mais surtout, quand je suis avec des amis, je ne vois pas ce qui m’entoure, centrée que je suis sur mon groupuscule rassurant.

Par contre, quand je suis seule, j’observe. Je scrute. J’écoute. Je dissèque les conversations.

Ces deux gamines qui ne doivent pas totaliser un quart de siècle au compteur (malgré deux jolies paires de seins qui pointent et deux jeans taille basse sans string qui dépasse, ouf l’honneur est sauf). Excitées comme des puces devant un chien. Elles changent cinq fois de place. Se ruent deux fois aux toilettes, abandonnant avec une angoisse manifeste leur sac de pop-corn. Changent encore de place. Passent l’intégralité du film collées l’une à l’autre, entre petits rires et mouvements. J’étais comme ça moi aussi à leur âge ? Sans doute.

Ces deux petits vieux qui doivent totaliser plus d’un siècle au compteur. Elle a choisi le film. Il râle. Il aurait voulu voir « Le prix à payer » (je confirme, ça vaut le coup, gros rires décontractants à la clé). Elle propose d’une voix douce d’aller voir si on le joue dans une autre salle. S’en va. Revient. Entraîne son époux devenu guilleret. Le prix à payer pour l’harmonie de leur couple. Je serai comme ça moi aussi à leur âge ? Sans doute.

Ce couple avec enfant qui forme un trio de plus d’un siècle et demi. Un grand enfant. Un très très grand enfant. Il se met devant moi, le gamin, me permettant de découvrir sa calvitie déjà bien installée. Maman s’occupe avec tendresse de lui « passe moi tes affaires gaminou, je vais te les garder ». Un Tanguy ? Un gendre idéal un peu seul en ce jour férié ? Un trio somme toute sympa. Je suis parfois comme ça à mon âge ? Sans doute.

Cette famille nombreuse qui, âges additionnés, n’atteint pas le siècle, tous affublées du même coupe-vent verdasse aux inscriptions publicitaires. J’admire le ridicule de la chose. J’envie leur bonne humeur contagieuse. Je fais le serment de ne jamais, non jamais, mettre la même tenue que mon homme, quand bien même je serais folle d’amour pour lui. Est-ce que je tiendrai envers et contre tout ? Sans doute.

Silence. On tourne. J’ai faim. Mais c’est une autre histoire.

07:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |