28
déc

Il était une fois…

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Il était une fois une jeune princesse prénommée Anaïs.  Elle avait été bercée par les contes de fées dans son enfance.  Elle avait adoré Cendrillon, la Belle au bois dormant et surtout la Belle et la Bête.  Elle avait longtemps rêvé d’en vivre un, de conte de fées.  Avec un prince (si possible grand brun ténébreux, mais pourquoi pas petit chauve ou grassouillet poivre et sel - ça va comme ça Bob ?).  Ils auraient vécu heureux ensemble et auraient eu beaucoup d’enfants, une belle maison et un chien.  Elle aurait ensuite écrit des contes de fées au coin du feu de bois et la boucle aurait été bouclée.  Mais le rêve ne s’est pas réalisé.  Jamais.  Ou pas encore…

Il était une fois un petit bout de princesse haute comme trois pommes non empoisonnées.  La princesse Anaïs était sa marraine, un peu comme les marraines de Cendrillon.  Petite Princesse aimait aller au cinéma.  Elle aimait les princesses et rêvait sans doute déjà de rencontrer un Prince dans quelques années, de vivre heureux ensemble et d’avoir beaucoup d’enfants, une belle maison et un chien et la boucle serait bouclée.

Un jour, Princesse Anaïs décida de vivre un conte de fées durant 1h48, parce qu’1h48 de conte de fées, c’est déjà ça.  Elle songea à emmener Petite Princesse dans ce tourbillon de bons sentiments pour faire ce voyage en sa compagnie.

Bien sûr, en marraine parfaite qu’elle voulait être, Princesse Anaïs laissa à la petiote le choix du film.  Elle lui parla de Bee Movies, et de ces vilaines abeilles tueuses de petites filles qu’elles y verraient.  Elle lui parla des Animaux zamoureux, et de ces scènes soporifiques et répétitives qu’elles allaient subir.  Elle lui parla de ce film au nom imprononçable, plein de hamsters qui dansent, à moins qu’il ne s’agisse d’écureuils qui jouent au foot, ou encore de rats qui nettoient, bref rien de passionnant.  Puis elle lui parla longuement d’Il était une fois, et de cette magnifique histoire d’amour incontournable que toute Petite Princesse se devait de voir pendant ses vacances de Noël.  Bref, elle la laissa choisir en toute connaissance de cause et sans tenter de la convaincre.  Que nenni.  Petite Princesse réfléchit et acquiesça : c’est Il était une fois qu’elle voulait voir. (Gagnéééééééééééé)

Et elles n’ont pas été déçues.  Est-il besoin de raconter l’histoire ?  En deux mots, une Princesse sur le point de se marier avec son Prince est projetée, par sa vilaine belle-mère, dans un univers dangereux : le nôtre.  Là elle se frotte au commun des mortels, et surtout à un mortel en particulier, incarné par le beau Patrick Dempsey, alias docteur Mamour (aaaaaaaaaaaaargh).  Et arriva ce qui devait arriver… 

Une histoire pleine d’humour, pleine de clichés à mourir de rire, pleine d’animaux, pleine de tendresse, pleine de rêve, pleine de pommes empoisonnées, pleine des simagrées d’un écureuil devenu muet, pleine de jolies robes kitsch, pleine de chants, pleine de joie de vivre, pleine d’amour.  Pleine de tout ce qui fait les contes de fées, vous l’aurez compris.

Durant le trajet qui les emmenait ensuite dans un resto italien choisi par Petite Princesse (si si, je vous le garantis, Petite Princesse n’a subi aucune pression sur ce coup là), Princesse Anaïs n’a cessé de chanter les chansons romantiques du film, se prenant pour une vraie princesse ensorcelée, au grand dam de Petite Princesse qui craignait à la fois le ridicule et la pluie.  Qu’importe, elle sait que sa marraine est souvent disjonctée.  Et puis elle doit aimer ça, Petite Princesse, une marraine un peu fofolle, célibattante et vivant avec un rat(atouille)…  Elle garde peut-être le secret espoir qu’un jour cette marraine transformera une citrouille du jardin en calèche et son rat bien aimé en laquais, histoire de l’emmener au bal à la rencontre du prince de sa vie…

Sait-on jamais que les contes de fées existent vraiment.
iletaitunefois

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
déc

Elisabeth l’âge d’or

Mardi soir, j’ai participé à ma première soirée bloggueurs, invitée que j’étais par Buzzparadise.  Une invitation pareille, ça ne se refuse pas.  Passque la soirée avait lieu à Bruxelles, et qu’il s’agissait d’une avant-première.  D’habitude, je suis conviée à Paris.  Sympa, mais en pratique irréalisable.  Passque bon, Paris, c’est tentant, mais faut trouver un train, trouver un hôtel, prendre congé, et patati et patata.  Donc irréalisable, ou presque.  Bon, j’avoue, si Calogero me convie à un showcase, je promets de réfléchir.

Me vlà donc partie vers la capital belch’.  Je peux vous dire qu’elle est blindée de voitures, la capitale belch’, même à 19h.  Je déteste ça.  Vive ma petite province déserte dès 18h30.  J’arrive donc en retard, ce qui n’est pas mon habitude, je le jure.  L’accueil est néanmoins chaleureux et le film commence.

La salle se prête magnifiquement au thème du film « Elisabeth l’âge d’or » : elle est toute dorée, vraiment magnifique et pleine de charme.  Ça change des salles froides et toutes identiques de mon complexe ciné habituel.  

Quand au film, même si le debrief (adoptons le « parler » Star Ac) qui a suivi la projection (debrief entre l’équipe Buzzparadise et les bloggueurs) a révélé que certains n’étaient pas convaincus, moi, j’ai aimé.  Beaucoup aimé.  Je sais, je suis bon public, dès qu’il y a quelques sentiments, de jolis paysages et une musique prenante, je suis conquise.  Fastoche.  Mais les sagas historico-guerrières, c’est pas vraiment mon genre.  En général je ne comprends rien.  Trop d’intrigues, trop de personnages, trop long, trop complexe.  Je ne pense d’ailleurs pas que j’aurais eu l’envie spontanée de voir ce film.  Par conséquent, je suis d’autant plus contente d’avoir été invitée que j’ai aimé.  Vraiment aimé.  Rien que pour les costumes, ça vaut la peine.  Et puis Elisabeth, c’est une féministe qui s’ignore, et j’aime.  Et puis l’histoire, et puis la musique, et puis Cate Blanchett, et puis le beau brun ténébreux Clive Owen, et puis et puis…

Et puis je suis moins bête après ce film, puisque j’ai ainsi appris l’existence d’Elisabeth d’Angleterre, de cette période de guerres saintes, de ses amours tourmentées, de sa victoire inattendue… Ben oui quoi, je l’avoue, j’ignorais tout de cette période de l’histoire, faites pas les étonnés, vous le savez pourtant, ô lecteurs adorés, que je suis inculturée.  

Après le film, nous partons ensemble prendre un verre pour ce fameux debrief dont je vous parlais plus haut.   Un petit café sympa, un petit verre sympa, des olives vertes énormes, du fromage belge une fois et des saucissons. Ça tombe bien, j’ai faim.

Premier constat : les femmes sont une denrée rares parmi les bloggueurs présents.  Timidité ?  Vie familiale ?  Mais où étiez-vous ? (petit coucou à l’Alsacienne rose et la bloggueuse gantoise dont j’ai oublié le prénom, sorry, seules complices féminines de la soirée).

Deuxième constat : les belges ne sont pas majoritaires, perdus parmi les français expatriés, les belges d’adoption, les français vivant au Luxembourg, ou les luxembourgeois vivant en France, bref un peu de tout.

Second constat : je dois être la plus âgée, my god.  Drame de ma vie.  Où sont les vieux beaux bruns ténébreux ?

Troisième constat : personne, ou presque, ne connaît mon blog.  Et oui ma petite Anaïs, ton heure de gloire n’a décidément pas encore sonné.  Que nenni.  

Quatrième constat, mais gardez-le pour vous : les Buzzparadisers, ils sont craquants.  Mais craquants.  Ça devrait être interdit par la loi.  Les bloggeurs aussi d’ailleurs ils sont craquants.  Craquants.  Surtout lui là, qui tient un blog sur… non, ne rêvez pas, je ne dirai rien, même sous la torture.  Mais si tu passes par ici, hein, ben voilà quoi …  Passque bien sûr j’ai pas retenu le nom du blog, ô drame de ma cervelle trouée.  Et si c’était l’homme de ma vie, hein !

Dernier constat, mais non des moindres : c’était tout simplement super sympa.  On recommence quand ?

Ensuite, je quitte les bloggueurs et les buzzparadisers pour un petit tour dans la capitale, sapin qui scintille, grand place pleine de souvenirs romantiques qui déchirent mon petit cœur déjà meurtri par l’approche des douze coups de minuit et de mon birthday qui frappe à la porte.  Retour at home.  Gros dodo.  Et c’est fini…  Il est 1 heure du mat.  Ça y est.  J’ai un an de plus.  Tchu.

PS : je réalise a posteriori que je perds vachement la tête, vu que « second » et « deuxième » constats… c’est quasi kif kif bourricot.  Tant pis, je laisse cette nouvelle preuve de ma blonditude.
elisabeth

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11
nov

Un film à aimer… ou à ne pas aimer

Ça vous est déjà arrivé de ne pas savoir dire, à la fin d’un film, si vous l’avez aimé ou pas ?

Pour ma part, ça arrive, mais c’est rare, en général, soit je déteste, soit j’adore.  Pas de juste milieu, comme toujours, c’est ça Anaïs.

Et bien là, je viens de regarder un DVD, et je suis dans cette situation.  Impossible de dire si j’ai aimé ou pas.  En fait j’ai aimé, c’est évident, mais j’ai comme un drôle de goût en bouche.  Une impression de lenteur peut-être.  Mais pas une impression d’ennui, oh non.  Une impression d’avoir mis du temps à entrer dans le film, à comprendre, à réaliser.  Une impression qu’il me faudra un petit temps avant de me sortir ce film de la tête.

Pourtant dieu sait si on en a parlé de ce film.  Mais je ne l’avais pas vu.  Je n’en avais pas réellement envie.  Et pourtant, il me tentait.  Avant même l’avoir vu, j’étais déjà dans la contradiction, étrange non ?

Tout bien réfléchi (si tant est que je puisse parfois réfléchir ma bonne Dame), je suis contente de l’avoir vu, ce film.  D’avoir suivi la vie de ces personnages tellement distants les uns des autres, que ce soit géographiquement ou culturellement.  Distants et pourtant tellement proches, parce que le destin l’a décidé.  Une intrigue qui déconcerte.  Des pièces de puzzle à assembler.  De la douleur, de la peur, de l’amour, de la détresse.

Drôle de film, vraiment.

Babel.

PS : en cherchant l’affiche du film pour illustrer ce billet, je suis tombée sur une « critique » mal rédigée du film.  Mal rédigée car elle dit tout, absolument tout, du film.  Quelle malheureuse initiative.  Mal rédigée car elle dit tout très mal, mais tellement mal.  Alors ce film, ne cherchez pas à en savoir plus, regardez-le, tout simplement.  Faites-vous votre propre opinion, votre propre interprétation.
 
PS : qui parmi vous aura lu l'article avant d'user de la souris pour découvrir de quel film je parle ?????

babel

20:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
oct

Approchez, j’ai un secret à vous dire…

Je l’ai enfin vu.  Je les ai enfin vus.  Patrick Bruel.  Et Cécile de France.  Et aussi Julie Depardieu.  Et puis aussi Ludivine Sagnier.  Et les autres. Tous les autres.

Je n’avais pas pu les voir lors du FIFF, ne faisant pas partie des VIP (cf ce billet), mais il fallait que je voie ce film.

Il le fallait.

J’ignore pourquoi, mais tout ce qui touche à la Shoah m’interpelle (j’allais dire « me passionne », mais ce mot me semble tellement inapproprié).  Et puis j’aime beaucoup Cécile de France.  Et puis j’ai fait partie des folles dingues de la Bruelmania dans mon jeune temps (ah mon dieu ça ne nous rajeunit pas ma bonne Dame).

J’ignorais que ce livre de Philippe Grimbert existait : « Un secret ».  Une histoire vraie.  L’histoire de sa vie, de sa famille.

L’histoire d’un secret de famille tellement horrible que les survivants ont voulu l’oublier.  Ont tout fait pour l’oublier.  Mais les secrets de famille, même tus, par un phénomène complexe, sont ressentis par les générations suivantes.  Ils détruisent.  Inconsciemment.  

Bruel et Cécile de France sont sublimes dans leur amour interdit.  Ludivine Sagnier est superbe de souffrance.  L’histoire et touchante.  Les acteurs y croient et nous font y croire.  Et pour cause, elle est vraie, cette dramatique mais si belle histoire. 

J’ai eu tout d’abord une toute toute petite boule dans l’estomac.  Elle a grandi tout au long du film.  Et lors du générique de fin, j’aurais voulu me précipiter dans un coin pour déverser un torrent de larmes.  Je n’ai pas pu, car je n’étais pas seule.  Mais il m’a été impossible de penser à autre chose durant les heures qui ont suivi.  Impossible.  Les images m’obsèdent encore.

Avez-vous parfois, en visionnant un film dont vous connaissez la fin (ce qui était mon cas pour « Un secret »), cette envie fulgurante de changer la fin.  Et cette sensation que, même en la connaissant, cette fin, par la seule force de la pensée, tout est possible.  Un peu comme si le Titanic avait pu ne pas sombrer et maintenir Leonardo Di Caprio en vie.  Un peu comme si Jenny avait pu ne pas être condamnée et faire durer pour toujours sa Love Story.  Un peu comme si Bruel et Cécile de France avaient pu cacher leur amour et ne pas provoquer le cataclysme qui en découle.  Un peu comme si Hitler avait pu ne pas naître.
unsecret

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
oct

Le FIFF (part 2) : côté obscur de la force

Le FIFF, j’ai pu le réaliser, c’est le Festival des Individus Foutrement Favorisés.

Des pistonnés.

Des VIPés.

Parce qu’une fois que sont entrés les invités, les membres du jury, la presse, les sponsors, pour qui sont réservées, cela va de soi, les meilleures places, il ne reste pas grand-chose pour le petit peuple dont je fais partie.

Restent juste les places oùsqu’on voit les acteurs en très très très gros plan, ou très très très de travers.  Reste parfois même pas de places, point barre, fallait être pistonnée ma bonne Dame.  Reste, à défaut, quelques maigres places dans une salle minuscule, qui diffuse un film en algérien.  Un film où rien ne se passe.  Où je m’endors.  Et quand je m’endors devant un film en algérien, lorsque mes paupières se ferment, plus moyen de lire les sous-titres.  De toute façon, ils sont inutiles.  Rien ne se passe je vous dis.  Chapeau, le réalisateur. Chapeau,les acteurs, parvenir à faire durer une heure trente un film où déambulent les mêmes personnages, quasiment inactifs, c’est du grand art.

Enfin bon j’aurais préféré voir Patrick Bruel et Cécile de France se dévorer du regard en partageant Un Secret.  Mais pour ça ma bonne Dame, l’aurait fallu que je sois pistonnée.  Ou VIPée.  Ou Favorisée.  

Ça sera p’têt’ pour l’an prochain.  On vit d’espoir.

Selon que vous serez puissant ou misérable …

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