26
mar

Paroles et musique

 

J’adore les comédies musicales. Parce que j’adore les concerts. Et j’adore les belles histoires. Alors, combinez les deux et vous obtenez une Anaïs heureuse.

Quand j’ai gagné, via Flair (ah Flair, je savais que tu ne m’abandonnerais pas) deux places pour l’avant-première de « le come back » (titre original musical and lyrics), avec le beau (mais que je trouve pas beau) Hugh Grant et la mignonne (que j’adore vu sa fraîcheur retrouvée) Drew Barrimore (ET téléphone maison), je n’ai fait ni une ni deux, j’ai couru, j’ai volé, telle une hirondelle qui fait le printemps, jusqu’à mon cinéma adoré.

Et je ne suis pas déçue, malgré les critiques qui qualifient ce film de gentillet, fade et banal. Ben oui, gentillet, je suis d’accord, mais drôle, et mignon, et tendre, et avec de la musique.

Moi je ne vais pas au ciné pour voir des films d’auteurs ousque je m’endors dès le générique, ousque je n’ai rien compris à la fin, ousque d’ailleurs y’a pas de fin, on ne la sent pas venir, paf, tout d’un coup, c’est fini, et voilà.

Rien que le générique de début, montrant Hugh Grant en membre d’un groupe à succès des eighties, mélange de A-HA et des Modern Talking, vaut le déplacement ! J’adore les génériques, ça donne si vite le ton (mais ça sera le sujet d’un post déjà rédigé mes chers lecteurs).

Et puis il a une façon de danser à mourir de rire. J’avais déjà vu un échantillon dans Love Actually, dans la scène délirante où il se lâche sur une chanson (je l’ai en tête mais impossible de vous en donner le titre). Mais là on en voit plus, et c’est délirant.

Je n’ai pas vu le temps passer, j’ai ri, j’ai été émotionnée. Rien d’autre à signaler. J’ai adoré.

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Merci à Nuwag pour l'illustration

07:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
mar

Un dimanche printanier

Titre d’une banalité affligeante pour un billet encore plus affligeant de banalité.

Après ma sortie hyper matinale, en pyjama, manteau et écharpe Strelli (je vous dis pas le look) pour chercher mon 7Dimanche (sans croissant, régime oblige), je ressors vers 11h30 afin de rejoindre ma bande de nanas au resto. Et bien plus un seul 7Dimanche sur mon chemin, le gros carton qui sied devant ma boulangerie habituelle est totalement vide. J’ose croire que c’est le succès des humeurs d’Anaïs qui provoque cette rupture de stock (comment ça, elle se berce d’illusions ? qui a osé dire ça ?). Ma ville est pleine de gens qui sourient au soleil tant attendu, c’est gai.

Très régulièrement donc, le dimanche midi, je mange avec une bande de femmes de 7 à 77 ans. A noter que je suis la plus jeune d’entre toutes (youpie) mais la moins dynamique en ce moment (pathétique). Les autres se situent dans les 40, 50, 60 et 70, voire 80 ans (par coquetterie, elles ne révèlent plus leur âge). Mot d’ordre du repas : découvrir chaque fois un nouveau resto. Celui du jour était infâme, tant au niveau alimentaire qu’amabilitaire (substantif inexistant mais ça rime, c’est mieux). Si la serveuse n’aime pas bosser le dimanche, pitié qu’elle change de job. On n’en peut rien nous !

L’ambiance est toujours bon enfant, on rit pas mal, on discute sur les hommes, sur nos vies, nos jobs, on tente de faire baisser d’un ton les plus âgées qui hurlent, ne savent plus lire une carte, ne comprennent rien aux plats proposés. La folie ! Notre plus gros délire remonte déjà à quelques années (oui cette tradition perdure par delà les siècles) : dans un resto asiatique, les femmes sans neurone que nous sommes avons commencé à nous repaître des hommes nus dans les verres de saké. Keskon a ri ce jour là, on aurait dit des ados qui n’avaient jamais vu un homme nu de leur vie, et que j’échange mon verre, et que je compare les icônes, et que je me marre comme une gamine.

Et puis je m’y colle pour les comptes, et c’est là que ça se gâte. Aucun respect de la trésorière que je suis, ces dames continuent à discuter à haute et intelligible voix, me forçant à recompter encore et encore pour découvrir la source des erreurs que je ne manque pas de repérer. Vu que je suis nulle en comptes. Que je peux refaire trois fois une addition à la machine à calculer, en ayant trois résultats différents. Les comptes prennent un temps fou. Mais faut croire que je suis la moins nulle, alors j’ai été désignée volontaire trésorière d’honneur à vie, trop cool.

Après les comptes, vu le temps quasi estival, pause café en terrasse, soleil plein le visage, les yeux, les bras, encore encore encore. Moment de bonheur. Un monde fou dans ma ville d’ordinaire sinistre le dimanche. Je savoure un jus de fraises, mmmmmh.

Ensuite, un cinéma, je découvre ce petit chef-d’œuvre « Le voile des illusions ». Je n’en suis toujours pas remise. Ça y est, je dois l’avouer : je suis raide dingue d’Edward Norton. Il aura fallu du temps vu que le seul souvenir qu’il m’inspirait était celui d’un jeune dingue assassin qui parvenait à se faire innocenter, j’en tremble encore d’effroi. Ce film est superbe, paysages magnifiques, histoire prenante, stress, amour, haine, passion, jalousie. J’ai adoré, les deux heures m’ont semblé passer en dix minutes. Trop beau. Préparez vos mouchoirs et courez le voir !

Voilà donc un chouette dimanche qui s’éclipse lentement pour faire place à une nouvelle semaine de vie en communauté (mais non je ne suis pas devenue bonne sœur, je parle de la communauté formée par boss chéri et collègues adorés).

20:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
mar

Bain de jouvence

Hier je me suis offert un super bain de jouvence en compagnie d'adorables enfants ! Adorables, mais néanmoins fatigants.

Ah c'est clair que les regarder gambader dans les champs, tels de petits elfes joyeux, ça met du baume au cœur. Je me serais crue dans "La petite maison dans la prairie" (la scène où la toute petite s'offre une gamelle gracieuse dans le pré, souvenir souvenir). Sauf qu'après faut nettoyer la boue sur les pantalons roses (je hais les parents fiers de l'être qui mettent des pantalons roses à leur progéniture).

Pour occuper les esprits (et me permettre de siester en paix, c'est tellement éreintant les mômes), je propose un cinéma. Cris de joie. Je leur laisse le choix. "La Ferme en Folie". De ce que j'en ai vu (petit roupillon en vitesse au début de la séance), sympa et rigolo. Seul bémol : les vaches ont des pis. Et quand je dis les vaches, je parle au sens large : les vaches, les bœufs, les veaux, les taureaux. J'ai longuement réfléchi, me disant que c'était peut-être une chose que j'ignorais, mais non, un bœuf n'a pas de pis. Télé Moustique l'hebdo qui pique et pique et colégram l'a confirmé : ce dessin animé est absurde car ces pis inutiles. Un ventre avec un nombril aurait suffi. Pauvres gosses, déjà qu'ils croivent (croyent ?) tous que le lait vient de la Tétrabrik, voilà qu'on leur laisse croire que les bœufs ont des pis. Où va le monde ma bonne Dame.

09:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
fév

Elle est chouette, Odette

Odette Toulemonde ne l’est pas, comme tout le monde. Ou en tout cas pas comme moi, qui me suis découverte égoïste, égocentrique, nombriliste au possible, en sortant de la salle obscure (par contre j’ai fait des progrès, j’étais quasi pas mal à l’aise d’être seule, je suis sur la bonne voie, hein, dites ?). Odette veut le bonheur des autres, quand bien même cela serait au détriment de son propre bonheur. Odette est heureuse des petites choses. Odette voit la vie en rose. Odette puise sa joie dans les romans. Ses lectures sont la source de son épanouissement. Sur ce point, je suis comme elle. Sur ce point seulement. Mais je promets d’essayer de m’amender. Odette tu es ma nouvelle référence.

Question du jour : vais-je lire le livre « Odette Toulemonde ? »

D’expérience, j’aime beaucoup lire un bouquin après avoir vu le film qui s’en inspire. Par contre je déteste l’inverse.

Je trouve en effet qu’un film est bien moins détaillé, mais permet de cerner les personnages. Le livre approfondit ensuite l’histoire, avec moult détails et ressentis plus profonds, tout en laissant gravée en soi l’image des acteurs. L’imagination peut travailler à 100 % et le livre est un chouette complément. J’ai vécu ça avec « Jamais sans ma fille » (bien plus cruel et dur dans le livre) et, récemment, « le diable s’habille en Prada » (beaucoup plus fouillé et insistant plus sur la haine de l’héroïne vis-à-vis de sa patronne immonde que dans le film). Ce scénario « film suivi de livre » est donc une réussite.

Par contre, je suis systématiquement déçue si je vais voir un film tiré d’un livre. « Et si c’était vrai », tiré du livre de Marc Lévy, m’a semblé d’un fade. Pourquoi ce besoin de changer les personnages inutilement, de brouiller tous les repères ? Et même les prénoms, les saisons, les événements changent. Déception totale. Pourtant les acteurs correspondaient en tous points à l’idée que je m’en faisais. Idem avec « Bridget Jones ». Le film manque cruellement de l’humour si particulier des écrits de Bridget. Et l’acteur choisi pour Marc Darcy, mon dieu, vomitif (alors qu’il est à croquer dans Love Actually, va comprendre). Seul le cerf est géniallissime. J’ai visionné les deux films avec plaisir, on va pas exagérer, mais le scénario « livre suivi de film » est source de frustrations pour moi.

Et vous ?

13:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
jan

Quand je fais mon cinéma

Tant qu’à faire, autant rester dans ce domaine que j’aime. Je me suis aussi régalée en visionnant « Hors de Prix ». Et j’ai trouvé ma future profession, moi qui souhaitais justement me recycler très rapidement. Je plie donc bagages, je pars m’installer dans le Sud de la France et je deviens dragueuse d’hommes riches. Pas trop fatigant (juste faire semblant d’apprécier ces vieux moches), salaire attrayant (sac Gucci, fringues Prada, enfin tout le saint tremblement), logée blanchie nourrie, et dans des palaces (à moi le caviar, les homards, les pièces montées dégoulinantes de chocolat, à moi le coach perso qui me fera suer au bord de la piscine privée de la suite royale).

Reste juste deux petits détails à régler :

- les animaux (en particulier les rats) sont-ils autorisés dans les palaces du Sud ?

- quel est le bon chirurgien esthétique qui pourra rapidement me transformer en sosie d’Audrey Tautou ? Œil pétillant, cheveux ébouriffés, charme dévastateur.

Encore un film vachement drôle, avec un soupçon de tendresse et des acteurs parfaits.

14:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |