21
jui

Une avant-première très très particulière

La mode est aux Ladies Night. A savoir des avant-premières au cinéma, exclusivement réservées aux femmes. L’idée m’a séduite de prime abord. Après, j’ai réalisé que ce type de réjouissance réduisait à néant toute infime chance de rencontre masculine… Déjà que c’est la galère monstrueuse de trouver un lieu de rencontre de bruns ténébreux, si on les exclut des séances ciné, que vais-je devenir…

Quoi qu’il en soit, j’y vais.

Et en effet : que des femmes. Des jeunes, des vieilles, des petites, des grandes, des jolies, des moches, un panel représentatif. L’ambiance est particulière, agréable. Un peu classe non mixte.

Le film : « Because I said so », une comédie romantique racontant l’histoire d’une mère envahissante qui publie une petite annonce pour trouver un fiancé potable à sa cadette. Sans son accord, c’est plus drôle. Quiproquos. Rencontres. Hésitations. Disputes. Coups de foudre. Tromperies. Réconciliation. Happy end. Love love love. Recette d’une comédie romantique réussie. Ne pas se prendre la tête. Se distraire. Rire. Rêver. J’aime. Si vous aimez ça, allez-y dès que ça sort, ça fait du bien par où ça passe.

Avant le début de la séance, on nous fait miroiter une surprise. Ladies Night oblige. L’animateur nous annonce un débat sur le rôle de la femme en politique (élections obligent). Oups, bof bof. On n’y croit pas. Il nous annonce un cours de cuisine pour enfin satisfaire nos nommes. Oups, bof bof. La révolte gronde. Il nous annonce un défilé de Mickey et ses amis (15e anniversaire Disneyland Paris oblige). Ouais ! Je me réjouis. J’aime Mickey. Oui j’y ai cru. Je suis la seule à y avoir cru. Que personne ne se moque ! Moi j’aime Mickey.

Mickey arrive, et il a fortement la tête d’un chippendale déguisé en marin musclé, tout de blanc vêtu. Aaaaaaargh le prestige de l’uniforme. Purée, pourquoi je me suis installée au dernier rang, moi qui suis myope ascendant aveugle. Je n’y vois rien. Même pas moyen de lorgner sous ses tablettes de chocolat. Ce serait une femme bodybuildée, je n’y verrais que du feu. La musique envahit nos pavillons acoustiques, l’ambiance est torride. Hot hot hot. Il dégouline, notre marin en herbe. On dirait un concours de Mister T-shirt mouillé. Un peu trop de sueur à mon goût. Mais son déhanchement, l’ambiance, la musique, la chaleur ambiante (fait toujours stoffant à la dernière rangée, hauteur oblige). Je craaaaaaaaaaaaaaaque. « I want you… to be my slave… »… (mais où est ce livreur de Coke light ?)

C’est quand la prochaine Ladies Night ?

Et une illu de Flo qui illustre tellement bien cette expérience mémorable…chippendalept

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
jui

J’ai testé actrice de cinéma

Paru sur MadmoiZelle.

Nan, je rigole, vu que j’ai pas un physique à la Sophie Marceau ou à la Angelina Jolie (mais après trente-trois opérations de chirurgie esthétique, ça pourrait le faire), j’ai juste testé figurante. Dans un film.

Mais pas n’importe quel film. Il s’agit de Dernier Round, un film belge entièrement financé par le public… Une jolie initiative que je salue. C’est pas tous les jours que la Belgique propose des choses originales. Et l’originalité réside également dans le fait que le public a pu voter pour la fin du film, un peu comme dans les « livres dont vous êtes le héros » de mon jeune temps.

L’histoire : Rafael et Hugo Marquez sont frères jumeaux. Le premier est boxeur, le second est interné dans un hôpital psychiatrique depuis un combat de boxe qui a mal tourné. C’est à la suite de ce drame que Rafael s’est mis à la boxe, pensant ainsi que la vie de son frère continuerait à travers lui.

Je ne suis pas fan de boxe (même si j’ai vu tous les Rocky, sauf le dernier, « Rocky troisième âge » ne me tentant pas trop), mais quand bien même le film aurait traité de la vie des crevettes en Mer du Nord, j’aurais accepté de tenter l’aventure de la figuration, quitte à vomir mon déjeuner sur le bateau.

L’accueil est hyper sympa, on voit qu’on n’est pas sur un long métrage avec des stars internationales, où les figurants font office de potiches négligeables et négligées. Le réalisateur et ses assistants ont des looks typiquement septième art. Y’en a un qui est beau, mais beau, mais beau. Soit. Le réalisateur porte une casquette, des lunettes très tendance et une chemise un tantinet hawaïenne. Typiquement typique. L’équipe est heureuse d’avoir rallié autant de bénévoles à sa cause. On nous goinfre de sandwiches, de gaufres et de boissons (la bière qui sponsorise l’opération n’est pas encore arrivée), surtout pour nous faire patienter. Car dans le grand monde du cinéma, la notion des minutes n’est pas la même. Régulièrement, un responsable vient nous annoncer joyeusement « encore une petite demi-heure d’attente ». Mais les demi-heures se suivent et se ressemblent, et comme Sœur Anne, les figurants ne voient rien venir. Alors ils mangent. Et ils boivent. Et ils attendent. Patiemment. Moi je m’impatiente un peu (la prochaine fois, prévoir un magazine, un livre, un lecteur MP3…).

Enfin, nous pouvons entrer dans le studio, au centre duquel trône un ring. Ben oui, on va jouer au public durant la dernière scène du match. J’observe l’installation des caméras, des éclairages, l’ambiance d’un plateau. Un peu survoltée, l’ambiance. Mais bon enfant. Il fait chaud. On nous installe en rang d’oignons. On va jouer au public. On doit être excités, soutenir Rafael, l’encourager. On connaît la fin, il gagne le match. C’est notre héros. Bref, on doit jouer au public de match de boxe normal. Sauf qu’on doit faire tout ça en silence… Oui vous lisez bien, en silence. Le son sera enregistré après. Première prise. Silence total. Personne ne bouge. Une ambiance d’enterrement, et encore, j’ai vu des enterrements bien plus vivants, si je puis dire. Difficile de jouer les agités du bocal en silence, sans avoir été dans une véritable ambiance de match au préalable. On est timide. Seconde prise. On nous autorise (on nous oblige moyennant un chantage à la bière qui serait arrivée) à parler, crier, hurler, siffler, faire crépiter les flashes. Et c’est parti. Au troisième top, le public s’en donne à cœur joie. Gagné. L’équipe est ravie. Nous aussi. Troisième prise, quatrième prise, cinquième prise, sixième prise… L’ambiance bat son plein. Le public s’agite, les voix deviennent rauques à force de crier, les oreilles se bouchent avec les sifflements, les odeurs commencent à circuler… Avoir chaud et crier à tue-tête, ça fait difficilement bon ménage avec une odeur de Fébrèze Lavande…

Pause, la bière est arrivée. Mais imbuvable. Rien n’est parfait. On se rue sur les sandwiches, les gaufres et les boissons. Ça creuse de faire l’actrice !

Le temps passe, je dois m’en aller, c’est que j’habite pas à côté messieurs dames. Au revoir merci pour tout. C’était trop top super, cette première expérience d’actrice.

Message subliminal : pour mon prochain rôle, appelez mon agent…

Infos sur le film : Dernier Round.

Illustration de Flobert. Merci Flo, tes illu sont toujours aussi géniales.figurationpt

19:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
mai

Deux films sinon rien

Ça fait deux ans qu’on nous sert un jeudi d’Ascension sinistre. Et moi je dis trop c’est trop. L’an dernier j’ai passé une journée fabuleuse (coup de foudre quand tu nous tiens – je ne vous en ai jamais parlé mais ça pourrait venir si vous insistez très gentiment et excessivement poliment). Fabuleuse oui, mais sinistre météorologiquement parlant. Cette année, ce jeudi s’annonçait des plus sinistres également, alors j’ai pris le taureau par les cornes et direction cinéma.

RV est pris avec quelques amis pour un film que j’avais pas l’intention de voir, un thriller somme toute bien thrillant. Ensuite, vu que l’heure de la fin du film coïncide avec l’heure du début du film suivant (quand le destin s’en mêle, la vie est si belle), je me rue, seule, dans une seconde salle obscure, pour enfin me délecter de mon film romantique « Je crois bien que je l’aime ». J’adore Vincent Lindon et ses airs bébêtes, il me fait craquer comme une dingue depuis qu’il a déclaré sa flemme et sa flamme à Sophie Marceau dans l’Etudiante, aaaaaaaaarghhhh, je l’ai toujours pas trouvé en DVD nom d’une petite tirelire ! J’adore Sandrine Bonnaire aussi.

Constat du siècle : voir un film seule, c’est vachement différent de voir un film entre amis. Seule, on évite les anicroches, mais seule, c’est seule. Oui bon c’est pas la révélation philosophique qui marquera ma vie, mais tout de même. Y’a bien sûr le côté un peu étrange de la chose. Mais surtout, quand je suis avec des amis, je ne vois pas ce qui m’entoure, centrée que je suis sur mon groupuscule rassurant.

Par contre, quand je suis seule, j’observe. Je scrute. J’écoute. Je dissèque les conversations.

Ces deux gamines qui ne doivent pas totaliser un quart de siècle au compteur (malgré deux jolies paires de seins qui pointent et deux jeans taille basse sans string qui dépasse, ouf l’honneur est sauf). Excitées comme des puces devant un chien. Elles changent cinq fois de place. Se ruent deux fois aux toilettes, abandonnant avec une angoisse manifeste leur sac de pop-corn. Changent encore de place. Passent l’intégralité du film collées l’une à l’autre, entre petits rires et mouvements. J’étais comme ça moi aussi à leur âge ? Sans doute.

Ces deux petits vieux qui doivent totaliser plus d’un siècle au compteur. Elle a choisi le film. Il râle. Il aurait voulu voir « Le prix à payer » (je confirme, ça vaut le coup, gros rires décontractants à la clé). Elle propose d’une voix douce d’aller voir si on le joue dans une autre salle. S’en va. Revient. Entraîne son époux devenu guilleret. Le prix à payer pour l’harmonie de leur couple. Je serai comme ça moi aussi à leur âge ? Sans doute.

Ce couple avec enfant qui forme un trio de plus d’un siècle et demi. Un grand enfant. Un très très grand enfant. Il se met devant moi, le gamin, me permettant de découvrir sa calvitie déjà bien installée. Maman s’occupe avec tendresse de lui « passe moi tes affaires gaminou, je vais te les garder ». Un Tanguy ? Un gendre idéal un peu seul en ce jour férié ? Un trio somme toute sympa. Je suis parfois comme ça à mon âge ? Sans doute.

Cette famille nombreuse qui, âges additionnés, n’atteint pas le siècle, tous affublées du même coupe-vent verdasse aux inscriptions publicitaires. J’admire le ridicule de la chose. J’envie leur bonne humeur contagieuse. Je fais le serment de ne jamais, non jamais, mettre la même tenue que mon homme, quand bien même je serais folle d’amour pour lui. Est-ce que je tiendrai envers et contre tout ? Sans doute.

Silence. On tourne. J’ai faim. Mais c’est une autre histoire.

07:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
mar

Et si c'était vrai

J'avais commencé un commentaire sur « Et si c’était vrai » version film / version livre, et je m’étendais tellement que j’ai décidé d’en faire un mini billet.

J’avoue que franchement j'ai oublié la fin du film… Impossible de me souvenir si elle est similaire ou pas, et je préfère ne pas m’étendre sur le sujet, des fois que des futurs lecteurs d’Et si c’était vrai passaient par là… histoire de ne pas briser le charme. (petite parenthèse, c’est démentiel d’oublier systématiquement la fin des films, ça me permet de les revoir avec étonnement chaque année).

Mais force est de constater que rien n'est semblable, et inutilement, enfin c’est mon avis que je partage avec moi-même.

Je comprends qu'un film soit restrictif par définition, mais pourquoi transformer, par exemple, l'accident, qui se produit dans le livre un matin ensoleillé pour en faire un accident une nuit d'orage ? ça commence mal et c’est ridicule.

Et puis ils ont changé des personnages, il manque tout ce qui fait l'importance du livre : notamment les scènes de la maison de son enfance, le chien (il est là si je me souviens bien, mais ce n’est pas pareil), elle a une sœur et non une mère, ou l’inverse. Bref des changements qui n’ont aucun sens et qui brisent le charme pour ceux qui ont dévoré le bouquin.

J'ai pourtant acheté le DVD y'a quasi un an, durant mes vacances en France, mais pas encore regardé.

Indépendamment du livre, c'est un chouette film, mignon, romantique, les acteurs sont géniaux et ressemblent à ce que j'imaginais. C’est le seul point sur lequel je suis en parfaite harmonie : les deux personnages correspondent en tous points à ce à quoi je m’attendais. Par contre c’est l’inverse quant aux personnages secondaires…

Rien n’est parfait. Faites-vous une opinion… et tenez-moi au courant.

22:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
mar

Ensemble c'est tout

J’ai ce livre dans ma bibliothèque depuis des mois, l’envie me prend régulièrement de le lire. J’y pense puis j’oublie c’est la vie c’est la vie (Dutronc). Je sais que j’aimerai. Môman a aimé et en général le (bon ?) goût littéraire est héréditaire chez nous.

Quand j’ai découvert avec stupeur qu’un film sortait (bizarrement je n’avais entendu aucune rumeur à ce sujet), j’ai eu un bref moment d’hésitation. Vous connaissez ma théorie sur la lecture d’un bouquin avant de voir le film qui en est tiré et vice-versa. Pour rappel, lire avant de voir, je suis déçue, voir avant de lire, je suis ravie.

Quand j’ai lu une critique précisant que « ceux qui ont lu le livre seront sans doute déçus du film, qui réduit l’intrigue et est trop romancé », j’ai compris que j’étais bonne pour y aller : rien que le terme « romancé » m’inspire.

Quand j’ai ensuite vu qu’Audrey Tautou, la jolie, la fraîche, la fragile Audrey tenait la tête d’affiche, en compagnie de Guillaume Canet, le beau, le craquant, le « j’en-ferais-bien-mon-dessert » Guillaume, je n’ai fait ni une ni deux, j’ai proposé à une cop’ d’aller dévorer ce film, fondre sur Audrey et baver sur Guillaume (à la limite de l’orgasme gustatif). Je lui maile « on irait bien voir ensemble c’est tout ? », elle me répond « voir quoi ensemble ? ». Oups, passons… sur cet incident...

Je n’ai qu’un conseil : courez le voir… Du moins si vous adorez les histoires d’écorchés vifs que le hasard fait se rencontrer, s’apprécier, s’aider et … s’aimer.

07:06 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |