1
oct

FIFF – Baby balloon

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Baby balloon, c’est Bici, Bici and the Bitches, c’est son groupe rock, dans lequel elle excelle.  Accessoirement, son meilleur ami, Vince, en est le guitariste, et toujours accessoirement, elle aimerait qu’il soit plus que son meilleur ami.  Elle en rêve. Un tout gros rêve, aussi dilaté que ses formes le sont…

Jusqu’à ce qu’Anita débarque.  La mince Anita, dont Vince tombe immédiatement sous le charme, au grand dam de Bici.

Autour d’eux gravitent des personnages hauts en couleurs, telle la mère de Bici, que l’on dirait castratrice si Bici était un homme, mais castratrice quand même.

Voilà un film plein d’humour, qui aborde délicatement mais avec force en même temps, va comprendre, c’est ça le talent j’imagine, les difficultés de la fin d’adolescence, le tout sur un fond musical parfaitement adapté.

Quand la musique permet de s’exprimer, cela fait un film vraiment réussi…

Dommage que les chansons n’étaient pas sous-titrées pour les non-anglophones, car elles prennent vraiment tout leur sens dans l’histoire.  Elles sont superbes, interprétées avec brio, et j’ai encore en tête actuellement « I don’t mind, I don’t mind, I don’t mind… » (écrite par Claire de Namur).

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08:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Non FIFF - Possessions

Tant que je suis dans le cadre « cinéma », envie de vous parler de Possessions, que j’ai vu l’autre jour.

J’aime assez les films tirés de faits divers, qui permettent d’en savoir plus, de pénétrer dans la tête des protagonistes, parfois, du moins subjectivement.

J’avais été drôlement touchée l’an dernier par « A perdre la raison », inspiré de l’histoire de Geneviève Lhermitte (qui a d’ailleurs inspiré une de mes Histoires à mourir de vivre, dans le volume 2, vous la reconnaîtrez peut-être).

J’ai été scotchée par la performance de Jeremie Reniers et de Julie Depardieu dans ce film qui relate, plus ou moins librement, du point de vue du coupable, l’histoire de la famille Flatcif : en 2003, Xavier Flatctif, sa femme et leurs trois enfants disparaissaient.  Après enquête, il s’avèrera que les assassins étaient des locataires des Flatcif, qui nourrissaient une haine à leur égard, sans doute due à la jalousie maladive qui les habitait.

J’avais eu vent de ce drame, si mes souvenirs sont bons, via un épisode de Faites entrer l’accusé.  Voir les faits relatés dans un film, voir la haine naître, grandir, enfler, jusqu’à l’explosion finale, c’est encore autre chose.

Pas très joyeux, mais un film à voir, pour ne jamais oublier que la race humaine est finalement bien souvent la plus… animale !

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29
sep

FIFF – Henri

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Premier film de Yolande Moreau en solo, Henri est une histoire d’amour atypique entre Henri, que le veuvage récent (brève apparition de Lio) a rendu un peu dépressif et imprégné de bière (mais peut-être l’était-il déjà avant, va savoir), et Rosette, papillon blanc envoyé par un foyer de handicapés mentaux, pour le seconder au restaurant qu’il tenait avec son épouse. 

Ils vont, presque sans se parler, du moins au début, apprendre à se connaître, à s’aider et, qui sait, à s’aimer.  Avec un road movie à Middelkerke en bonus.

Un très joli film, très belge par certains côtés (qui caricaturent un tantinet notre pays, faut bien le dire), très très drôle souvent, et puis très très triste parfois.  Avec des images magnifiques de la mer, des regards touchants et des musiques qui restent en tête, comme La nuit n’en finit plus, Ti amo, ou ce magnifique morceau sur fond de mer du Nord, dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas eu la présence d’esprit de repérer au générique, dommage, vraiment dommage).

J’y ai même découvert une expression que j’ignorais, lorsqu’on trinque « santé, bonheur, pipe à toute heure ».

Et puis la dernière scène m’a totalement scotchée. M’a donné envie de rire, danser et pleurer en même temps.

Bref. J’ai aimé.  Beaucoup aimé. 

Et pour bien déprimer (tiens je pensais que c'était Sylvie Vartan, mais que nenni) :

21:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – Je fais le mort

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Un très bon moment de décompression ensuite, avec Je fais le mort qui, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, n’est nullement un film déprimant.

François Damiens y incarne de Jean Renault (à ne pas confondre avec Jean Reno), un acteur césarisé y’a un bail, mais que ça, vraiment que ça.  Depuis lors, il se traîne et se voit contraint d’accepter le rôle du mort pour la justice, lors de la reconstitution de plusieurs crimes dans une station de ski.

Sauf que son côté mêle-tout, celui qui fait que plus personne ne veut de lui sur aucun tournage, va encore faire des siennes, et qu’il va vouloir mener sa propre enquête, au grand dam du coupable, de la police et de la juge d’instruction.

Plein de moments drôles (malgré un passage où le côté loufoque est poussé à l’extrême, que j’ai moins apprécié) font de ce film une jolie réussite, cocasse comme tout, avec juste un petit zeste d’amour. 

J’y ai retrouvé avec plaisir François Damiens, que je n’avais plus vu depuis le dernier Fiff, dans Tango Libre et Torpedo (deux moments de pur bonheur).  En bonus, la présence cette jolie et talentueuse actrice, Géraldine Nakache, que j’ai découverte dans le superbe Tout ce qui brille.  Joli duo.

Conclusion : François Damiens me fait toujours autant rire et a toujours ce petit truc qui fait que je suis sous le charme (va comprendre, il est pourtant ni brun ni ténébreux). 

Ça me donne bien envie de revoir La délicatesse, tiens…

20:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – L’escale

Encore un documentaire avec L’escale, alors que je me pensais partie pour une fiction.

Que nenni.

L’ambiance est moins joyeuse, puisqu’elle nous plonge en Grèce, dans une « pension » située dans un demi sous-sol à la limite du sordide, qui accueille des clandestins.  Ils ont réussi à rejoindre la Grèce, ont survécu, et attendent la suite du chemin, l’Europe du Nord, au moyen d’un faux passeport, via l’aide d’un passeur. Ils attendent, ne font qu’attendre, la peur au ventre, peur de se faire contrôler et emprisonner.

Certains repartiront d’où ils viennent, certains passeront.  L’ambiance est lourde, d’autant que, dès le début, on sait que l’un d’eux mourra, on ne sait comment ni pourquoi, mais on le sait.

Ce documentaire a le mérite de nous plonger dans le quotidien des clandestins.  De nous faire réaliser qu’ils ne sont pas que des chiffres, des statistiques, mais bel et bien des êtres humains, qui rêvent d’un monde meilleur et déboursent des sommes folles pour y parvenir… sans toujours survivre (sur ce point, je pense qu’ils enjolivent beaucoup nos pays, qui n’ont pas grand-chose à leur offrir, mais c’est un autre débat).

Au fil des minutes, on s’attache à eux, à tous ces espoirs qu’ils ont, et on finit par espérer les croiser un jour, là-haut, chez nous.

Beaucoup parviendront à partir, mais d’après le réalisateur, c’est un hasard exceptionnel.  Ce documentaire a été tourné avant la crise qui touche la Grèce.  Actuellement, la situation des clandestins est encore pire qu’à l’époque.

 

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