11
nov

Un film à aimer… ou à ne pas aimer

Ça vous est déjà arrivé de ne pas savoir dire, à la fin d’un film, si vous l’avez aimé ou pas ?

Pour ma part, ça arrive, mais c’est rare, en général, soit je déteste, soit j’adore.  Pas de juste milieu, comme toujours, c’est ça Anaïs.

Et bien là, je viens de regarder un DVD, et je suis dans cette situation.  Impossible de dire si j’ai aimé ou pas.  En fait j’ai aimé, c’est évident, mais j’ai comme un drôle de goût en bouche.  Une impression de lenteur peut-être.  Mais pas une impression d’ennui, oh non.  Une impression d’avoir mis du temps à entrer dans le film, à comprendre, à réaliser.  Une impression qu’il me faudra un petit temps avant de me sortir ce film de la tête.

Pourtant dieu sait si on en a parlé de ce film.  Mais je ne l’avais pas vu.  Je n’en avais pas réellement envie.  Et pourtant, il me tentait.  Avant même l’avoir vu, j’étais déjà dans la contradiction, étrange non ?

Tout bien réfléchi (si tant est que je puisse parfois réfléchir ma bonne Dame), je suis contente de l’avoir vu, ce film.  D’avoir suivi la vie de ces personnages tellement distants les uns des autres, que ce soit géographiquement ou culturellement.  Distants et pourtant tellement proches, parce que le destin l’a décidé.  Une intrigue qui déconcerte.  Des pièces de puzzle à assembler.  De la douleur, de la peur, de l’amour, de la détresse.

Drôle de film, vraiment.

Babel.

PS : en cherchant l’affiche du film pour illustrer ce billet, je suis tombée sur une « critique » mal rédigée du film.  Mal rédigée car elle dit tout, absolument tout, du film.  Quelle malheureuse initiative.  Mal rédigée car elle dit tout très mal, mais tellement mal.  Alors ce film, ne cherchez pas à en savoir plus, regardez-le, tout simplement.  Faites-vous votre propre opinion, votre propre interprétation.
 
PS : qui parmi vous aura lu l'article avant d'user de la souris pour découvrir de quel film je parle ?????

babel

20:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
oct

Approchez, j’ai un secret à vous dire…

Je l’ai enfin vu.  Je les ai enfin vus.  Patrick Bruel.  Et Cécile de France.  Et aussi Julie Depardieu.  Et puis aussi Ludivine Sagnier.  Et les autres. Tous les autres.

Je n’avais pas pu les voir lors du FIFF, ne faisant pas partie des VIP (cf ce billet), mais il fallait que je voie ce film.

Il le fallait.

J’ignore pourquoi, mais tout ce qui touche à la Shoah m’interpelle (j’allais dire « me passionne », mais ce mot me semble tellement inapproprié).  Et puis j’aime beaucoup Cécile de France.  Et puis j’ai fait partie des folles dingues de la Bruelmania dans mon jeune temps (ah mon dieu ça ne nous rajeunit pas ma bonne Dame).

J’ignorais que ce livre de Philippe Grimbert existait : « Un secret ».  Une histoire vraie.  L’histoire de sa vie, de sa famille.

L’histoire d’un secret de famille tellement horrible que les survivants ont voulu l’oublier.  Ont tout fait pour l’oublier.  Mais les secrets de famille, même tus, par un phénomène complexe, sont ressentis par les générations suivantes.  Ils détruisent.  Inconsciemment.  

Bruel et Cécile de France sont sublimes dans leur amour interdit.  Ludivine Sagnier est superbe de souffrance.  L’histoire et touchante.  Les acteurs y croient et nous font y croire.  Et pour cause, elle est vraie, cette dramatique mais si belle histoire. 

J’ai eu tout d’abord une toute toute petite boule dans l’estomac.  Elle a grandi tout au long du film.  Et lors du générique de fin, j’aurais voulu me précipiter dans un coin pour déverser un torrent de larmes.  Je n’ai pas pu, car je n’étais pas seule.  Mais il m’a été impossible de penser à autre chose durant les heures qui ont suivi.  Impossible.  Les images m’obsèdent encore.

Avez-vous parfois, en visionnant un film dont vous connaissez la fin (ce qui était mon cas pour « Un secret »), cette envie fulgurante de changer la fin.  Et cette sensation que, même en la connaissant, cette fin, par la seule force de la pensée, tout est possible.  Un peu comme si le Titanic avait pu ne pas sombrer et maintenir Leonardo Di Caprio en vie.  Un peu comme si Jenny avait pu ne pas être condamnée et faire durer pour toujours sa Love Story.  Un peu comme si Bruel et Cécile de France avaient pu cacher leur amour et ne pas provoquer le cataclysme qui en découle.  Un peu comme si Hitler avait pu ne pas naître.
unsecret

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
oct

Le FIFF (part 2) : côté obscur de la force

Le FIFF, j’ai pu le réaliser, c’est le Festival des Individus Foutrement Favorisés.

Des pistonnés.

Des VIPés.

Parce qu’une fois que sont entrés les invités, les membres du jury, la presse, les sponsors, pour qui sont réservées, cela va de soi, les meilleures places, il ne reste pas grand-chose pour le petit peuple dont je fais partie.

Restent juste les places oùsqu’on voit les acteurs en très très très gros plan, ou très très très de travers.  Reste parfois même pas de places, point barre, fallait être pistonnée ma bonne Dame.  Reste, à défaut, quelques maigres places dans une salle minuscule, qui diffuse un film en algérien.  Un film où rien ne se passe.  Où je m’endors.  Et quand je m’endors devant un film en algérien, lorsque mes paupières se ferment, plus moyen de lire les sous-titres.  De toute façon, ils sont inutiles.  Rien ne se passe je vous dis.  Chapeau, le réalisateur. Chapeau,les acteurs, parvenir à faire durer une heure trente un film où déambulent les mêmes personnages, quasiment inactifs, c’est du grand art.

Enfin bon j’aurais préféré voir Patrick Bruel et Cécile de France se dévorer du regard en partageant Un Secret.  Mais pour ça ma bonne Dame, l’aurait fallu que je sois pistonnée.  Ou VIPée.  Ou Favorisée.  

Ça sera p’têt’ pour l’an prochain.  On vit d’espoir.

Selon que vous serez puissant ou misérable …

12:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
oct

Le FIFF (part 1) : mon festival de Cannes à moi

A Cannes, zont le Festival de Cannes.  Logique.
 
A Namur, on a le Festival de Namur.  Encore plus logique.
 
Ça s’appelle le FIFF : Festival International du Film Francophone de Namur.
 
On y voit moins de stars internationales, on y voit même moins de starlettes, et j’avoue qu’avant cette année, je ne m’y étais rendue qu’une seule fois, sur invitation à un cocktail suivi d’une projection.  Je n’étais jamais parvenue à trouver l’endroit du cocktail (y’a qu’à moi que ça arrive ce genre de trucs, j’en suis persuadée, titchu) et le film était pas mal.  Souvenir sympa, mais pas impérissable.  C’est moins glamour qu’à Cannes, mais avec un peu d’imagination, on s’y croirait.  Zieutez le dessin de Vidalinda, qu’elle m’a fait exprès pour l’occasion, la choute, vous vous y croirez…
 
Cette année, puisque banquier chéri m’a offert des pass pour tout le festival, il était temps d’enfin me cultiver un peu et d’apprendre à apprécier le cinéma francophone, en particulier les films méconnus projetés durant une semaine.
 
Et franchement, je ne suis pas déçue, on peut dire que j’en ai eu pour mon argent.  Enfin je pourrais le dire si je n’avais reçu le pass.  Alors je dirai que j’ai eu une dose massive d’émotions en tous genres.
 
J’ai un instant songé à vous résumer l’intégralité des films vus, et puis j’ai pensé à la lassitude que vous alliez ressentir en lisant le synopsis d’un tas de films que peut-être vous n’irez jamais voir, dont vous n’entendrez pas parler, voire dont vous n’avez pas envie d’entendre parler.
 
Alors je vais juste vous dire trois choses :
 
Entendre les spectateurs applaudir après chaque film, parfois timidement, parfois tellement joyeusement que ça file la chair de poule, c’est une expérience à vivre.
 
Avoir le plaisir d’entendre le réalisateur, le producteur, l’acteur ou l’actrice parler de son film, avec un enthousiasme communicatif, alors qu’on est encore totalement plongé dans l’ambiance, c’est une expérience à vivre.
 
Ressentir, au fil des soirées, toutes les émotions possibles et imaginables, l’envie de rire, l’envie de pleurer, la peur, le stress, la joie intense, les papillons dans le ventre, et j’en passe.  Découvrir des acteurs méconnus, des scénarios tarabiscotés, étranges ou drôles.  Voir des films dont les titres à eux seuls donnent envie de dormir et réaliser à quel point ce sont de petits chef-d’œuvres.  Rester dans un halo magique plusieurs heures après le film.  Sentir la cohésion du public, sa concentration, son envie d’être là.  Tout ça, c’est une expérience à vivre.
 
(finalement, ça fait plus que trois choses, qu’importe)
 
Et même si les files étaient interminables.  Et même si les toilettes étaient bondées.  Et même si je devais chaque fois fouiller mon sac, limite le retourner sur le sol, pour retrouver mon pass.  Et même si mes nuits furent courtes.  Et même s’il a plu.  J’en redemande.
 
Alors à l’année prochaine.
 
PS : mon top 3, à voir absolument, c’est compris ?
 
« Où est la main de l’homme sans tête », avec la namuroise Cécile de France (cocorico) qui joue divinement cette jeune femme perturbée qui nous entraîne dans un thriller psychologique à couper le souffle.  A voir parce que ça a été tourné en Belgique, parce que c’est belge, parce que c’est époustouflant, parce que c’est captivant et parce que deux heures après, on y songe encore.
 
« Le fils de l’épicier », ou le retour aux sources d’un grand brun ténébreux qui redécouvre son enfance, et sa famille.  A voir parce que c’est drôle, mais vraiment extrêmement drôle, parce que c’est également très tendre, parce que ça se passe dans le sud de la France, parce qu’il y a un zeste d’amour, parce qu’on en sort sur un petit nuage et qu’on y est encore deux heures plus tard.
 
(finalement ça fait qu’un top 2, car je pensais parler d’Un secret, film avec Brubru et Cécile la namuroise, convaincue que j’allais aimer, mais zont pas voulu de moi à l’entrée, donc top 2, qu’importe).

(Revenez à midi pour la partie 2 – tout skon doit faire pour maintenir l’audience, my god).
anais clic pt

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
sep

A vous. A toi.

A vous qui étiez ce mercredi à la séance de 20h.  Acinapolis.  « Le goût de la vie ».  Catherine Zeta Jones.  Un acteur inconnu blond ténébreux (ça change).

A vous qui étiez seul.  Tout seul.

A la quatrième rangée en partant du haut.  J’étais à la troisième, derrière vous.

A vous qui sembliez craquant.  Qui étiez craquant.

A vous qui avez fait le choix de venir voir un film romantique (ce qui m’a toute émotionnée : un homme, un vrai, qui vient seul au ciné, voir un film d’amour, aaaargh, c’est l’homdemavie, pour sûr).

A vous qui avez pesté, comme moi, lorsque l’Acina nous a infligé un entracte.  C’est pas parce que ça parle de cuisine qu’ils doivent se croire dans Ratatouille bon dieu, on n’est plus des mômes, pas besoin d’entracte pour aller faire pipi.

A vous qui vous êtes retourné deux fois sur moi durant cet entracte.

A vous qui avez ressenti cette douleur de la perte d’un être cher, cette difficulté d’adaptation à la nouveauté, cette peur d’aimer, cette envie, pourtant d’aimer.  Vous qui peut-être êtes pareil.   

A vous qui avez ri aux éclats, comme moi, lorsque Kate et Zoé, fâchées, ont claqué ensemble les porte de leurs chambres.

A vous qui avez été touché lorsque Zoé a prêté son doudou kangourou à Kate, pour la consoler.

A vous qui avez, j’en suis convaincue, été autant que moi émue par cette scène, tendre mais laissant tellement présager la scène torride qui allait suivre.  Moi j’avais des papillons dans le ventre.  Vous n’arrêtiez pas de bouger, faisant sans cesse grincer votre siège.  C’est un signe.

A vous…  Et si on se disait tu ?  A toi ?

A toi…

A toi qui, durant l’intégralité de la séance, a laissé ton GSM allumé, m’éblouissant au passage durant plus d’une heure et trente minutes.  

A toi qui a pianoté sans cesse sur cet appareil diabolique, même pendant les scènes les plus touchantes ou les plus drôles.

A toi qui gesticulais toutes les quinze secondes, faisant par la même occasion gesticuler ce GSM lumineux.

A toi dont la seule excuse aurait été une préparation dudit GSM, que tu aurais rempli de petits messages, que tu aurais glissé subrepticement dans mon sac, que j’aurais découvert en rentrant, que j’aurais inspecté, lisant tes messages, que tu aurais ensuite fait sonner pour faire enfin ma connaissance.  Mais je m’égare, je m’invente trop de scénarios contedeféestesques, je ne le sais que trop.

Alors.

Je me dois de te le dire : tu n’es qu’un enfoiré chronique doublé d’un… d’un… et bien d’un enfoiré chronique.  Na.

Et si par le plus grand des hasards tu lis ce blog, tu te reconnaîtras.  Je le sens.  Je le sais.  Mais si, toi l’enfoiré chronique de la quatrième rangée en partant du fond séance 20h goût de la vie Acina 5 septembre, GSM allumé, oui c’est bien toi.

Ecoute.  Je te laisse une dernière chance.  

Contacte-moi.

Je te laisse une dernière chance de te rattraper.  Tu la saisis ?

Si non, et bien… je m’en moque, espèce de … d’enfoiré chronique !
goût vie

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |