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aoû

DVDpost - la suite - A la recherche du bonheur - Darling

Je vous l’ai dit, j’ai gagné quelques locations sur le site DVDpost.  Locations que vous pouvez vous aussi obtenir gratuitement en cliquant sur le logo rouge, là, à gauche.  Du moins si vous êtes belges…  C’est gratos et livré tout chaud à domicile, alors pourquoi s’en priver ?

Mes premiers choix de locations, je vous les avais racontés en long et en large, ne m’avaient pas captivée outre mesure.

J’ai cette fois opté pour deux films totalement différents, cependant reliés par un point commun : deux histoires vraies, deux histoires difficiles.

Le premier : A la recherche du bonheur

Le second : Darling

Bon, moi j’aime bien Will Smith lorsque je le vois à la TV, en interview, il est sympa, simple et drôle.  Mais ses films, c’est vraiment pas ma tasse de thé.  « A la recherche du bonheur », j’en avais cependant lu énormément de bien, et j’avais eu l’envie de le voir au ciné, même si l’histoire me semblait trop triste sur le moment.  Ce devait être un moment où j’avais envie de choses légères dans ma vie.  A plusieurs reprises, ensuite, j’ai envisagé de le louer au vidéoclub du coin.  Je ne l’ai pas fait, va savoir pourquoi. Alors lorsque je l’ai vu sur DVDpost, j’ai sauté dessus, au sens figuré s’entend.  Et je n’ai pas été déçue.  Quel film !  Une histoire qui commence comme beaucoup d’histoires : un couple, un enfant, une vie banale, difficile financièrement.  Puis tout s’enchaîne et c’est la dégringolade.  Ce n’est pas tant l’histoire dramatique du personnage qui touche, mais sa foi inébranlable en la vie, son espoir en de jours meilleurs, son envie de réussir.  Une envie qu’il transmet à son fils, superbement interprété par … le fils de Will Smith himself.  Une histoire vraie pleine d’amour, qui prouve que rien n’est jamais perdu.

Le synopsis « Représentant de commerce, Chris Gardner a du mal à gagner sa vie. Il jongle pour s'en sortir, mais sa compagne supporte de moins en moins leur précarité. Elle finit par quitter Chris et leur petit garçon de cinq ans, Christopher.
Désormais seul responsable de son fils, Chris se démène pour décrocher un job, sans succès. Lorsqu'il obtient finalement un stage dans une prestigieuse firme de courtage, il se donne à fond, même si pour le moment il n'est pas payé. Incapable de régler son loyer, il se retrouve à la rue avec Christopher. Le père et le fils dorment dans des foyers ou des gares, cherchant des refuges de fortune au jour le jour.
Perdu dans la pire épreuve de sa vie, Chris continue à veiller sur Christopher, puisant dans l'affection et la confiance de son fils la force de surmonter les obstacles... »

Pour le second film, j’ai également fait dans le mélo, avec la vie de Darling.  Darling, j’en ai entendu parler un peu par hasard, un samedi soir, en zappant sur France 2 et l’émission de Ruquier.  Marina Foïs, que j’ai adorée dans « J’me sens pas belle » y présentait Darling, dans lequel elle joue, avec Guillaume Canet.  Oh oh, Guillaume Canet ?  Oui, Guillaume Canet, et dans un film à l’encontre de ce qu’on imagine de cet acteur au regard doux et à la bouche gourmande (je m’égare je m’égare), puisqu’il joue le rôle d’un époux violent, et c’est un euphémisme.  J’ai donc, chez Ruquier, écouté Marina Foïs parler de la vraie Darling de son enfance solitaire et sinistre, troublée par des drames familiaux à la limite de l’incroyable, à peine enjolivée par la douceur d’une boulangère qui la prendra quelques années sous son aile, de ses choix qui l’ont menée à épouser cet être (oui, un être, pas un homme) odieux, violent, pervers et sadique, à aller vivre dans une maison au bord de la mer, une maison censée faire rêver alors qu’elle fut le lieu de son supplice, à subir encore et encore les actes de cet individu ignoble, puis à tout quitter pour survivre.  Et vivre, enfin.  Sans jamais baisser les bras. J’ai voulu voir Darling, mais le film n’est pas sorti dans ma ville, malheureusement.  J’ai donc attendu.  La force de ce film est qu’il ne comporte aucune scène de violence… mais qu’il est d’une violence inouïe.  Je pense notamment à la scène du chien, début d’une montée de violence qui n’en finira plus.  Une violence contenue.  Latente.  Dans chaque scène.  A la limite de l’imaginable.  A la limite du supportable.  Pourtant, elle a supporté ça Darling, puis elle a été faire le pied de grue chez Jean Teulé, pour lui conter son histoire.  Il en a fait un livre. Le livre est devenu un film.  Un film prenant bien sûr.  Mais drôle, parfois.  Drôle dans son horreur.  Drôle car Darling l’est, dans sa vraie vie, dit-on.  Un film qu’il faudrait diffuser dans toutes les écoles, parce que ces choses-là, ça arrive encore, chaque jour et chaque nuit.  Je tire mon chapeau à Guillaume Canet, totalement crédible dans ce rôle, et à Marina Foïs, parfaite également (sans oublier la jeune actrice qui joue Darling jeune, très douée).  Un film dur, qui arrache des larmes de rage et qui bouleverse, en laissant un fameux mauvais goût en bouche.  A voir.  Absolument.  Absolument !

Le synopsis : « Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie. »

Le site officiel http://darling-lefilm.com/ (je vous conseille de cliquer sur le tout petit lien en bas « si l’histoire de Darling vous touche », il ouvre un dossier PDF bouleversant (en tout cas moi j’ai braillé comme une vache en le lisant, clair que la vraie Darling, ça la ferait rire si elle me lisait).

Dernier détail : ce qui est chouette avec les DVD, ce sont les bonus.  Je suis fan des bonus.  Fada des bonus.  Limite si je n’attends pas impatiemment la fin du film pour enfin découvrir les bonus.  On apprend des tas de trucs dans les bonus.  J’ai ainsi appris que c’était le fils de Will Smith qui jouait en sa compagnie, j’ai appris des tas d’anecdotes sur le film et son héros, des anecdotes parfois plus passionnantes encore que le film.  J’ai découvert le making of de Darling, j’ai compris ce qu’elle avait vécu au bord de la route, passque en voyant le film j’avais pas tilté (ceux qui l’ont vu comprendront ma naïveté).  J’ai découvert les interviews de Marina Foïs et Guillaume Canet, quelques scènes expliquées.  Ah oui, je vous le dis, les bonus, c’est vraiment la cerise sur le gâteau.

J’ai encore 13 films en attente chez DVDpost… aaah, me réjouis de chez réjouis.

(au fait, j’ai commandé le livre Darling… verdict dans quelques temps, après lecture).

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11:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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aoû

Cinaimez-vous le cinéma ? - 3 films à l’Eldorado Namur

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Moi j’adore ça, vous le savez, alors je me suis fait récemment quelques petites séances à l’Eldorado, dont il est temps que je vous parle.

Début des vacances scolaires, j’ai envie de voir « le témoin amoureux » un après-midi, puisque j’ai la chance de ne pas bosser certains après-midis (je sais, c’est génial, mais chuis pas payée à ne rien faire, ne vous bercez pas d’illusions).  Comme la séance n’a lieu qu’à 16 heures et qu’il est 13 heures, je m’offre un petit Mac Do en attendant… et je décide d’aller voir « 15 ans et demi » à 14 heures, tant qu’à passer du bon temps.

14 heures, j’entre dans la salle, et je comprends immédiatement mon erreur.  Note pour plus tard : ne jamais aller voir un film pour ados durant les congés scolaires. Jamais.  JAMAIS.  La salle est comble.  My god, rassurez-moi, j’étais pas aussi bête quand j’étais ado si ?  Ben si.  C’est pas de la bêtise, c’est juste de la jeunesse.  Par contre, l’irrespect, comme ce petit morveux de mes deux qui pose sans cesse ses pieds sur mon siège, ça j’ai pas fait, non, je le jure.  En plus, non content d’agir de la sorte, il a la bougeotte, et n’a de cesse de les déplacer, ses grands pieds.  La moutarde me monte au nez.  A mes côtés, ils ont flanqué le petit frère de la bande (ou plutôt ils s’en sont débarassés), j’ai nommé leur esclave, qu’ils envoient régulièrement chercher à boire, des chips, du popcorn… Ce petit monstre est tellement petit qu’il s’assied sur le siège non « déplié » et passe son temps à se laisser lourdement tomber sur le siège « déplié ».  Vous suivez ?  C’est l’enfer.  C’est un double enfer, passque le second monstre, derrière moi, continue.  Je n’en peux plus et je décide de jouer ma vieille fille aigrie et basta rondidju.  Je me retourne et je vocifère « tu vas arrêter oui ? »  Il marmone quelque chose d’incompréhensible.  Je conclus d’un « petit con », qui ne me soulage pas, que du contraire.  Et ne le calme pas, que du contraire bis.  Fort heureusement, je n’ai aucune arme à disposition, genre bouteille d’eau à vider sur son crâne non encore chauve, goudron et plumes à lui lancer violemment au visage, miel et ours à jeter innocemment.

Pendant tout ce temps, je parviens à me concentrer tant bien que mal sur le film.  Plutôt mal que bien d’ailleurs.  Pourtant il est sympa ce film.  Bon, j’ai un peu passé l’âge de ce genre d’histoire, mais c’est rafraîchissant, réaliste (même si parfois un tantinet caricatural), souvent drôle et parfois tendre.  Daniel Auteuil est génial en père déstabilisé par une Juliette Lamboley fraîche et espiègle. Un très bon moment de détente… enfin en théorie, passqu’en pratique j’ai oscillé entre envie de me sauver et envie de meurtre.

Le synopsis « Philippe Le Tallec, brillant scientifique vivant aux Etats-Unis depuis 15 ans, décide de rentrer en France s'occuper de sa fille Eglantine. Il espère profiter de cette occasion pour tisser des liens avec cette jeune fille et rattraper le temps perdu, mais elle a bien d'autres préoccupations que de passer du temps avec son père...
Le séjour s'annonce très différent de ce qu'il avait imaginé, et Philippe est totalement dépassé. Il va se résoudre à faire un improbable stage de rééducation pour pères en difficulté, animé par Jean-Maxence, un célèbre auteur de méthodes en tous genres... »

A 16 heures, donc, direction « Le témoin amoureux », avec le beau Docteur Mamour en kilt.  La salle est presque déserte, c’est un bonheur intense.  Je n’en crois pas mes lunettes.  A peine un couple de cinquantenaire et deux amies.  Puis moi.  Le seul petit souci, c’est que je me suis tant énervée à la séance qui précède que je relache la pression… et m’endors comme une masse durant le moment le plus crucial du film : la présentation du fiancé, et rival, à Docteur Mamour.  Bisque bisque rage.  L’héroïne en était à faire ses adieux à Docteur Mamour, puis, paf, abracadabra, dors un peu et tu t’y perdras, la voilà en train de préparer son mariage.  Mais combien de temps j’ai dormi moi ?  Mis à part ce petit incident, et contrairement aux critiques qui ont descendu le film, moi j’ai bien aimé cette petite comédie romantique non-intellectuelle.  Patrick Demsey y est toujours aussi mmmmmmmh, et même si l’histoire n’est pas originale du tout (mais demande-t-on à une comédie romantique d’être originale, moi je dis non, on lui demande d’être romantique, un peu rigolote et si possible crédible), j’ai passé un chouette moment, ce qui est somme tout l’essentiel lorsque je vais au cinéma.  Me restera juste à revoir le film pour enfin découvrir tout ce que j’ai loupé durant mon sommeil.

Le synopsis « Pour Tom, la vie est belle. Ses affaires marchent, il a d'excellents amis et aucune jeune femme ne lui résiste. Pourtant, malgré ses copains et ses flirts, Tom n'a qu'une seule meilleure amie : Hannah.  Lorsque Hannah part en voyage d'affaires pour six semaines en Ecosse, Tom se surprend à trouver sa vie bien vide. C'est décidé : quand Hannah rentrera, il la demandera en mariage.  Mais à son retour, Hannah lui annonce la grande nouvelle : elle est fiancée à un bel et riche Ecossais. Lorsque la jeune femme demande à Tom d'être son garçon d'honneur, celui-ci accepte, avec le secret espoir d'empêcher ce mariage et de la conquérir... »

A ces deux séances, j’ai eu la chance de voir la bande-annonce de « Deux jours à tuer ».  Une bande-annonce qui m’a donné des frissons tels qu’il m’était impossible de ne pas courir voir ce film dès sa sortie.  Ce que j’ai fait, bien sûr.  Et je n’ai pas été déçue, que nenni.  Après un début en fanfare et en rires, laissant cependant pressentir le drame qui se profile à l’horizon, l’intrigue captive et étonne, jusqu’au dénouement final, qui laisse le spectateur tétanisé et submergé par l’émotion.  Du rire aux larmes, mais en tout cas passionnant à chaque minute.  Les acteurs sont géniaux, particulièrement Albert Dupontel et Marie-Josée Croze en couple dans la tourmente.  Les scènes du début sont d’anthologie, parce que je suis persuadée qu’on a tous eu à un moment ou un autre cette envie de péter un câble, de dire la vraie vérité, de se lâcher…

Puis, je l’ai dit mais je le répète, de l’émotion, beaucoup d’émotion, énormément d’émotion, au point que j’ai préféré attendre que la salle se vide un peu avant de sortir… vu mon état.

Le synopsis « Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ? »

Voilà, trois films totalement différents.  Trois séances ciné totalement différentes.  Trois émotions différentes, rire, romance et larmes.  Faites votre choix…

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jui

4 DVD gratos... tentant non ?

Bon, ok, ça sonne comme une pub, ce titre.  C’est clair.  Et c’en est une.  Enfin à moitié...

C’est juste que j’ai gagné des locations DVD gratuites récemment, via un concours belge, et que j’ai mis une chtite bannière là, à gauche, pour vous en faire profiter aussi, tant qu’à faire...  Attention, c’est juste réservé au belges de Gelbique.

Et puis ce service de location de DVD, je vous en déjà parlé ici, lors d’une campagne fort controversée, « rent a wife », que j’avais pour ma part adorée, passqu’elle était originale même si parfois jugée machiste (je regrettais juste qu’il n’y ait pas la version « rent a man », tant qu’à faire).

Et puis comme j’ai gagné des locations, et bien je vais louer... et si je loue, je regarde.  Et après avoir regardé, je vous en parle... elle est pas belle la vie ?  Alors si vous avez des films à me conseiller, c’est le moment c’est l’instant... je suis toute ouïe.

Pour commencer, j’ai loué ... deux films archi nuls.  Pas de bol, je sais, mais bon, j’ai tenté.

D’abord, Angel, un film assez récent contant l’histoire ancienne d’une jeune fille qui rêve de devenir écrivain, et qui connaît un énorme succès.  Un zeste d’amour, de la passion, des livres, et le tout en costumes, j’étais persuadée d’adorer.  Mais j’ai dormi... Pourtant les critiques des spectateurs sont dithyrambiques : une perle, un régal, magnifique, l’héroïne crève l’écran...  Mais parlent-ils de ce film que j’ai vu ?  Rien à faire, j’ai pas accroché du tout (à peine la première demi-heure, ensuite dodo).  C’est kitsch, c’est peu crédible et c’est limite comique, avec les gens qui meurent dans un soupir et les arrière-plans qui semblent dater du début du siècle dernier.  Paraît que c’est fait exprès, mais ça fait films hitchcockiens, le talent en moins.  A mourir de rire...  

Mourir de rire, j’aurais voulu, avec le second film : En cloque mode d’emploi.  Avec Catherine Heigl.  Ça doit être sa présence qui m’a fait choisir ce film, car, découvrant par la suite qu’il était réalisé par les auteurs de « 40 ans, toujours puceau », il était clair que je ne POUVAIS aimer ce film. Et je n’ai pas aimé.  Sûr qu’il en aura fait rire beaucoup, mais moi je n’ai pas ri.  A la rigueur, les bonus sont sympas, et m’ont fait réaliser que les américaines disent « fuck » à chaque phrase, pour tout et rien.  L’adjectif « fucking » se jouxte à chaque mot, au point que c’en devient écœurant et risible.

Pour la suite, j’ai prévu des films qui devraient me plaire... à savoir, oups non, je ne vous dirai rien, histoire que vous n’alliez pas les réserver et les recevoir avant moi, non mais.  Mais je vous en parlerai ensuite, of course...  J’attends également vos suggestions de films à voir à tout prix.
angel
encloque

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

Sex and the City

Sex and the City, bien sûr, comme son nom l'indique, ça parle du sexe. Et ça parle de la ville (New-York, pour les profanes). Mais il est clair qu'il serait réducteur de se limiter à une telle interprétation. Pire que réducteur, complètement absurde. Débile. Superficiel et léger.

Passque Sex and the City, c'est d'abord et avant tout une histoire d'amitié entre quatre femmes bien différentes mais pourtant tellement liées. Carrie, la chroniqueuse en attente du grand amour qui dure toujours mais prend son temps pour arriver, éternellement amoureuse de Big, malgré les autres pseudo-princes qui se présentent à elle. Samantha, raide dingue du sexe, avec ou sans homme, mais plutôt avec, même si parfois sans… c'est selon. Miranda, qui refuse de s'engager… mais s'engage tout de même sans s'en rendre vraiment compte, piégée par l'amour. Et puis Charlotte, rêveuse et hypocondriaque, dont le rêve est simple mais parfois si difficile à atteindre : aimer et faire naître de son histoire d'amour un chtit bébé.

Quatre femmes résumées en quelques mots (pour ceusses qui ignoreraient encore tout de cette série – il en existe, j'en ai rencontré).

Quatre femmes pleines de blessures, de failles, d'angoisses. Pleines de joie de vivre, de dynamisme et d'enthousiasme. Pleines de fringues de créateurs, de chaussures à talons vertigineux et de sacs aussi chers que des diamants (petits les diamants, mais diamants tout de même).

Quatre femmes découvertes durant les six saisons qu'a duré la série. Et pourtant, il s'en est fallu de peu que je ne regarde jamais Sex and the City, passque j'avais visionné un et un seul épisode il y a quelques années, lors d'une rediffusion, en surfant sur le net et en vaquant à d'autres occupations, sans accrocher un seul instant. Il aura fallu la persuasion de Mostek, pour que je craque totalement pour cette série et ses héroïnes qui n'ont rien d'héroïnes, justement, et c'est pour cela qu'on les aime.

Quelques années après l'arrêt définitif de la série, le film Sex and the City est l'occasion d'un ultime adieu à Carrie, Charlotte, Samantha et Miranda. Un adieu en grandes pompes, puisque sur grand écran. Un dernier épisode long de plus de deux heures, pour nous en mettre plein les mirettes, plein les neurones et plein le cœur. Un épisode qui regroupe tout ce qui a fait la force de la série : de l'humour, des fringues extravagantes, une vie fastueuse, des tensions, de l'amour toujours, de l'amour pas toujours, des ruptures, des réconciliations, des doutes, des états d'âme et des larmes. Elles ont grandi. Elles ont évolué. Mais elles restent fidèles à elles-mêmes.

J'ai ri, j'ai été touchée, j'ai bavé d'envie et j'ai versé ma petite larme. Quatre émotions pour quatre femmes aux destins liés par une série devenue cultissime et que je vais de ce pas redévorer en DVD… à moins que je ne retourne au cinéma dès ce soir ?

Sex and the City – dans toutes les salles belges et au cinéma Eldorado à Namur depuis ce 4 juin, trois séances par jour.

(Plus tard dans la journée, le récit de la soirée à l'Eldo).

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08:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

Becoming Jane

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Je ne me suis jamais vraiment intéressée à Jane Austen, malgré ma passion pour le film Orgueil et préjugés.  Superbe.  Je l'aime tant, ce film, que je peux le voir quatre fois d'affilée sans m'ennuyer une minute.  Je l'ai revu durant les fêtes, je l'ai revu lorsqu'il est passé à la TV il y a peu, et là, maintenant, tout de suite, je le reverrais bien, pour ressentir cette émotion entre Elizabeth et Monsieur Darcy.  Pour regarder la fin alternative américaine, cerise sur le gâteau du DVD.  Pour baver devant cet amour naissant.  Malheureusement, je l'ai prêté.  Je veux mourir.  Tout de suite.

J'ai bien sûr en stock Raison et sentiments et Emma, mais Orgueil et préjugés reste mon favori.

Voilà tout ce que je savais de Jane Austen.  A savoir rien, ni l'époque durant laquelle elle avait vécu, ni ce qu'elle avait vécu, ni ce qu'elle avait écrit, hormis ces quelques adaptations. Chuis inculturée, je le dis et le répète.

Puis j'ai découvert le blog de Camille la it girl, dont je vous ai déjà parlé.  Un blog qui parle de tas de choses, mais sur lequel plane en permanence l'âme de Jane Austen, enfin c'est comme cela que je le ressens.

J'ai ainsi appris qu'un film relatant la vie de Jane Austen, Becoming Jane, était sorti récemment.  Malheureusement, pas dans les salles namuroises.  Je l'ai donc loué en DVD, me suis pieusement installée sur mon canapé, une salade océane dans une main, un tiramisu spéculoos dans l'autre, pour regarder vivre Jane.

Ne sachant rien d'elle, l'effet de surprise fut total.  Je suis sans doute le seul être humain à ignorer que Jane Austen est décédée jeune, qu'elle a vécu une brève histoire d'amour, qu'elle s'est lancée dans l'écriture alors qu'écrire des romans, à cette époque, était quasi aussi mal vu que d'ouvrir une maison close (enfin d'après le film).  Le tout en restant célibataire, ce qui, à l'époque, était également un sacrilège.  Mélange de biographie et de romance, ce film est une jolie réussite.

Etrangement, il m'a troublée.  J'ignore pourquoi.  Troublée, mais pas émue.  Du moins, je le croyais.  Je l'ai regardé, en VO, captivée, passionnée de découvrir la vie de cette auteure qui marquera à jamais l'histoire.  Et au moment où le mot fin est apparu sur mon écran, j'ai laché les vannes, et j'ai pleuré pleuré pleuré.  Pourquoi ?  Je l'ignore encore, mais il le fallait.  Troublée, finalement, l'Anaïs.

Ensuite, comme souvent, pour palier à mon inculture, j'ai cherché quelques informations sur le net.  Intéressant.  Une vie courte mais tellement riche.

Cerise sur le gâteau, selon Wikipédia, le Marc Darcy du Journal de Bridget Jones serait un hommage à l'écrivaine.  Je l'ignorais, même si je m'étais étonnée de retrouver ce nom dans les deux films... Comme quoi...

Maintenant que j'en sais plus, je n'ai qu'une envie, découvrir vraiment son oeuvre, en lisant ses livres.  Et puis en voyant Persuasion et The Jane Austen book club, argh.

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |