19
mar

Une soirée rose bonbon : 27 robes


C'est une soirée filles, nénettes, girls, gamines ou meufs, comme vous voulez.  Mais que des filles.  A savoir Mostek, Moustik et moi, la bande girly par excellence, fans de Dirty Dancing et de Pretty Woman (même pas honte).  Des girls qui ont décidé d'aller voir 27 robes, le jour de sa sortie (c'est dire notre impatience), la nouvelle comédie romantique avec la blonde de Grey's Anatomy que j'ai oublié son nom mais son personnage c'est Lizzie celle qui aime George vous suivez ?

Mais pour qu'une soirée filles soit parfaitement réussie, on commence par s'empiffrer de frites au paprika avec un wrap (prononcez-le bien, à l'anglaise, car si vous le prononcez comme moi vrrrrrap, le serveur ne retiendra pas son fou-rire – mais bon, mignon comme il est, on lui pardonne tout, et puis j'ai qu'à savoir bien parler anglais tiens).  Au poulet, le wrap, avec de la sauce cocktail mais sans oignon cru.  Important, le "sans oignon cru", surtout quand on ne les digère pas, et qu'on a des relents d'oignon pendant les douze heures qui suivent la dégustation, malgré l'ingestion ultérieure de chocolats ou autres glaces.  Donc, sans oignon.  Avec un Ice tea pêche non pétillant.  Important aussi le "non pétillant", ça évite de roter durant toute la séance.

Et oui, on ne rajeunit pas ma bonne Dame, y'a des précautions à prendre maintenant, pour les soirées filles.

On papote, on cause, on babille, on discute.  De quoi ?  Ben de trucs de filles quoi : des collègues qu'on n'aime pas, des mecs qu'on voudrait aimer, du sexe qu'on voudrait pratiquer et de nos problèmes intestinaux qu'on voudrait éradiquer, une vraie "cacatastrophe".  Que du glamour.

Puis on va voir 27 robes.  Armées de munitions : chips, glaces, bonbons de toutes formes et couleurs et boissons.  De quoi faire un billet rien que sur le sujet.  D'ailleurs je vais faire un billet rien que sur le sujet (à lire à 13 heures).  Quelle réactivité Anaïs.  Je sais je sais, faut battre le fer tant qu'il est chaud.

27 robes, c'est l'histoire d'une éternelle demoiselle d'honneur.  27 fois, qu'elle l'a été.  A l'américaine, avec les robes colorées en froufrous, satin, dentelle.  Des robes meringuées.  Elle en rêve, pour elle, d'un grand mariage avec demoiselles d'honneur.  Avec son boss chéri, dont elle est secrètement amoureuse…  En attendant, sa vie est un peu morne (comme la mienne, tiens).  Lorsque sa sœur cadette débarque et que boss chéri en tombe amoureux, cette vie morne explose en morceaux…  Un très joli film.  Drôle (à prononcer droooole comme rôle, et non droll comme troll – moi je dis droll et on se moque de moi, sont pas gentils les gens).  Romantiiiiiiiiik à souhait.  Mignon.  Kiférêver beaucoup au grand amour.  Et puis le grand amour de l'héroïne (je ne vous révèle rien, dès qu'on le voit à l'écran on devine que ça sera LUI), il est brun, aux yeux bleus, et d'un ténébreux à faire frémir une Anaïs.  Un film que je conseille à toutes les romantiques.  Un peu guimauve, c'est clair, mais en vraies filles qu'on est (et on assume), on a adoré.  A-DO-RE.  Je parle pour trois là.  Mais je sais qu'elles seront d'accord même si elles ne commenteront pas pour confirmer (trop fades, les collègues, bien trop fades).
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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

Deux films sinon rien


Journée cinéma.  Deux films.  D’affilée.

Pour commencer léger, « Enfin veuve », une comédie mignonne avec Michèle Laroque en veuve joyeuse contrainte de faire « mauvaise figure » face à sa famille compatissante et solidaire dans l’adversité du deuil.  A la fois drôle, léger et touchant, un film qui se regarde avec plaisir et qui laisse de la bonne humeur dans l’air après le mot « fin ».

En parlant de veuves joyeuses, deux avaient élu domicile dans notre rangée.  Tout au bout, mais leurs bavardages étaient exaspérants au possible.  D’autant plus exaspérants que je fus contrainte d’émigrer vers elles pour échapper à un spectateur tardif de trois mètres de haut au bas mot, qui, le vilain, s’était installé devant moi.  

Comme les veuves joyeuses n’en finissaient pas de faire leurs commentaires, j’ai osé un petit « chuuuut » (je sais, j’ai un caractère de chienne de garde, mais le cinéma, pour moi, se déguste dans le noir, dans le calme et sans odeurs – qui a dit « reste chez toi, râleuse » ?).  La veuve plus joyeuse du tout s’est alors rebellée d’un « qu’elle retourne d’où elle vient, celle-là »…. Oups.  Non, retourner devant le géant, impossible.  Décidément, les vieilles personnes ne sont plus ce qu’elles étaient.  

Ensuite, deux heures et un cinéma plus loin, « Atonement » ou « Reviens-moi », avec la superbe Keira Knightley et le non moins craquant James Mac Avoid.  Les images sont belles.  L’atmosphère est à la fois légère de par les prises de vue et l’amour naissant et lourde de par l’avenir sombre qui se profile à l’horizon.  Une angoisse sourde qui ne cessera durant deux heures.  On sait, on sent, on ressent, que la  happy end ne sera pas pour cette fois.  Un film que d’aucuns trouvent lent.  Pas moi.  Pas vu le temps passer, passionnée que j’étais par la beauté des personnages, de l’histoire, de la bande-son et par la qualité d’interprétation.  Une histoire dure et poignante, qui prouve, si besoin en est, que tout, dans la vie, peut avoir des conséquences inimaginables.  Un effet papillon au sens dramatique du terme.  Keira Knightley est superbe, comme à l’accoutumée.  Je l’adore.  C’est définitif.  Et son partenaire n’a rien à lui envier, tant en matière de jeu que de plastique.  On en mangerait, du James Mac Avoid, matin, midi et soir.  

Cerise sur le gâteau : un bout de Clair de Lune de Debussy… Rien qu’un bout, mais suffisant pour me faire me liquéfier.

Une belle histoire.  Et en parlant d’histoire, encore une preuve de mon inculture, il m’aura fallu la totalité du film pour répondre à cette question qui me turlupinait : comment, alors que l’action se déroule en 1939, peut-on y voir des scènes du débarquement de Normandie… Réponse : ma chtite Anaïs, il s’agit du débarquement des anglais, pas des américains… Déneuronée.  Ad vitam.

Morale de l’histoire : au vu de mon état à la fin du second film (incapable de bouger, de parler ou d’essuyer mes yeux tout mouillés), je préconise de commencer par « Reviens-moi », pour l’émotion, pour finir par « Enfin veuve », pour oublier l’émotion.

12:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
déc

Entre « Enchanted » et « Il était une fois », mon choix est fait

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi l’affiche américaine du film, titre original « Enchanted », dont je vous parle au billet précédent, présente les deux héros en train de tomber zamoureux, sous un ciel tout bleubleu, avec l’écureuil rigolo et un petit zoizieau en cerise sur le gâteau, bref un univers enchanté et féérique, alors que l’affiche européenne d’  « Il était une fois » présente la vilaine marâtre et sa dangereuse pomme, son regard transperçant, ses ongles noirs effrayants, le tout sous un ciel sinistre et lourd, bref un univers effrayant et angoissant.

On veut nous traumatiser ou quoi ?

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11:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
déc

Il était une fois…

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Il était une fois une jeune princesse prénommée Anaïs.  Elle avait été bercée par les contes de fées dans son enfance.  Elle avait adoré Cendrillon, la Belle au bois dormant et surtout la Belle et la Bête.  Elle avait longtemps rêvé d’en vivre un, de conte de fées.  Avec un prince (si possible grand brun ténébreux, mais pourquoi pas petit chauve ou grassouillet poivre et sel - ça va comme ça Bob ?).  Ils auraient vécu heureux ensemble et auraient eu beaucoup d’enfants, une belle maison et un chien.  Elle aurait ensuite écrit des contes de fées au coin du feu de bois et la boucle aurait été bouclée.  Mais le rêve ne s’est pas réalisé.  Jamais.  Ou pas encore…

Il était une fois un petit bout de princesse haute comme trois pommes non empoisonnées.  La princesse Anaïs était sa marraine, un peu comme les marraines de Cendrillon.  Petite Princesse aimait aller au cinéma.  Elle aimait les princesses et rêvait sans doute déjà de rencontrer un Prince dans quelques années, de vivre heureux ensemble et d’avoir beaucoup d’enfants, une belle maison et un chien et la boucle serait bouclée.

Un jour, Princesse Anaïs décida de vivre un conte de fées durant 1h48, parce qu’1h48 de conte de fées, c’est déjà ça.  Elle songea à emmener Petite Princesse dans ce tourbillon de bons sentiments pour faire ce voyage en sa compagnie.

Bien sûr, en marraine parfaite qu’elle voulait être, Princesse Anaïs laissa à la petiote le choix du film.  Elle lui parla de Bee Movies, et de ces vilaines abeilles tueuses de petites filles qu’elles y verraient.  Elle lui parla des Animaux zamoureux, et de ces scènes soporifiques et répétitives qu’elles allaient subir.  Elle lui parla de ce film au nom imprononçable, plein de hamsters qui dansent, à moins qu’il ne s’agisse d’écureuils qui jouent au foot, ou encore de rats qui nettoient, bref rien de passionnant.  Puis elle lui parla longuement d’Il était une fois, et de cette magnifique histoire d’amour incontournable que toute Petite Princesse se devait de voir pendant ses vacances de Noël.  Bref, elle la laissa choisir en toute connaissance de cause et sans tenter de la convaincre.  Que nenni.  Petite Princesse réfléchit et acquiesça : c’est Il était une fois qu’elle voulait voir. (Gagnéééééééééééé)

Et elles n’ont pas été déçues.  Est-il besoin de raconter l’histoire ?  En deux mots, une Princesse sur le point de se marier avec son Prince est projetée, par sa vilaine belle-mère, dans un univers dangereux : le nôtre.  Là elle se frotte au commun des mortels, et surtout à un mortel en particulier, incarné par le beau Patrick Dempsey, alias docteur Mamour (aaaaaaaaaaaaargh).  Et arriva ce qui devait arriver… 

Une histoire pleine d’humour, pleine de clichés à mourir de rire, pleine d’animaux, pleine de tendresse, pleine de rêve, pleine de pommes empoisonnées, pleine des simagrées d’un écureuil devenu muet, pleine de jolies robes kitsch, pleine de chants, pleine de joie de vivre, pleine d’amour.  Pleine de tout ce qui fait les contes de fées, vous l’aurez compris.

Durant le trajet qui les emmenait ensuite dans un resto italien choisi par Petite Princesse (si si, je vous le garantis, Petite Princesse n’a subi aucune pression sur ce coup là), Princesse Anaïs n’a cessé de chanter les chansons romantiques du film, se prenant pour une vraie princesse ensorcelée, au grand dam de Petite Princesse qui craignait à la fois le ridicule et la pluie.  Qu’importe, elle sait que sa marraine est souvent disjonctée.  Et puis elle doit aimer ça, Petite Princesse, une marraine un peu fofolle, célibattante et vivant avec un rat(atouille)…  Elle garde peut-être le secret espoir qu’un jour cette marraine transformera une citrouille du jardin en calèche et son rat bien aimé en laquais, histoire de l’emmener au bal à la rencontre du prince de sa vie…

Sait-on jamais que les contes de fées existent vraiment.
iletaitunefois

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
déc

Elisabeth l’âge d’or

Mardi soir, j’ai participé à ma première soirée bloggueurs, invitée que j’étais par Buzzparadise.  Une invitation pareille, ça ne se refuse pas.  Passque la soirée avait lieu à Bruxelles, et qu’il s’agissait d’une avant-première.  D’habitude, je suis conviée à Paris.  Sympa, mais en pratique irréalisable.  Passque bon, Paris, c’est tentant, mais faut trouver un train, trouver un hôtel, prendre congé, et patati et patata.  Donc irréalisable, ou presque.  Bon, j’avoue, si Calogero me convie à un showcase, je promets de réfléchir.

Me vlà donc partie vers la capital belch’.  Je peux vous dire qu’elle est blindée de voitures, la capitale belch’, même à 19h.  Je déteste ça.  Vive ma petite province déserte dès 18h30.  J’arrive donc en retard, ce qui n’est pas mon habitude, je le jure.  L’accueil est néanmoins chaleureux et le film commence.

La salle se prête magnifiquement au thème du film « Elisabeth l’âge d’or » : elle est toute dorée, vraiment magnifique et pleine de charme.  Ça change des salles froides et toutes identiques de mon complexe ciné habituel.  

Quand au film, même si le debrief (adoptons le « parler » Star Ac) qui a suivi la projection (debrief entre l’équipe Buzzparadise et les bloggueurs) a révélé que certains n’étaient pas convaincus, moi, j’ai aimé.  Beaucoup aimé.  Je sais, je suis bon public, dès qu’il y a quelques sentiments, de jolis paysages et une musique prenante, je suis conquise.  Fastoche.  Mais les sagas historico-guerrières, c’est pas vraiment mon genre.  En général je ne comprends rien.  Trop d’intrigues, trop de personnages, trop long, trop complexe.  Je ne pense d’ailleurs pas que j’aurais eu l’envie spontanée de voir ce film.  Par conséquent, je suis d’autant plus contente d’avoir été invitée que j’ai aimé.  Vraiment aimé.  Rien que pour les costumes, ça vaut la peine.  Et puis Elisabeth, c’est une féministe qui s’ignore, et j’aime.  Et puis l’histoire, et puis la musique, et puis Cate Blanchett, et puis le beau brun ténébreux Clive Owen, et puis et puis…

Et puis je suis moins bête après ce film, puisque j’ai ainsi appris l’existence d’Elisabeth d’Angleterre, de cette période de guerres saintes, de ses amours tourmentées, de sa victoire inattendue… Ben oui quoi, je l’avoue, j’ignorais tout de cette période de l’histoire, faites pas les étonnés, vous le savez pourtant, ô lecteurs adorés, que je suis inculturée.  

Après le film, nous partons ensemble prendre un verre pour ce fameux debrief dont je vous parlais plus haut.   Un petit café sympa, un petit verre sympa, des olives vertes énormes, du fromage belge une fois et des saucissons. Ça tombe bien, j’ai faim.

Premier constat : les femmes sont une denrée rares parmi les bloggueurs présents.  Timidité ?  Vie familiale ?  Mais où étiez-vous ? (petit coucou à l’Alsacienne rose et la bloggueuse gantoise dont j’ai oublié le prénom, sorry, seules complices féminines de la soirée).

Deuxième constat : les belges ne sont pas majoritaires, perdus parmi les français expatriés, les belges d’adoption, les français vivant au Luxembourg, ou les luxembourgeois vivant en France, bref un peu de tout.

Second constat : je dois être la plus âgée, my god.  Drame de ma vie.  Où sont les vieux beaux bruns ténébreux ?

Troisième constat : personne, ou presque, ne connaît mon blog.  Et oui ma petite Anaïs, ton heure de gloire n’a décidément pas encore sonné.  Que nenni.  

Quatrième constat, mais gardez-le pour vous : les Buzzparadisers, ils sont craquants.  Mais craquants.  Ça devrait être interdit par la loi.  Les bloggeurs aussi d’ailleurs ils sont craquants.  Craquants.  Surtout lui là, qui tient un blog sur… non, ne rêvez pas, je ne dirai rien, même sous la torture.  Mais si tu passes par ici, hein, ben voilà quoi …  Passque bien sûr j’ai pas retenu le nom du blog, ô drame de ma cervelle trouée.  Et si c’était l’homme de ma vie, hein !

Dernier constat, mais non des moindres : c’était tout simplement super sympa.  On recommence quand ?

Ensuite, je quitte les bloggueurs et les buzzparadisers pour un petit tour dans la capitale, sapin qui scintille, grand place pleine de souvenirs romantiques qui déchirent mon petit cœur déjà meurtri par l’approche des douze coups de minuit et de mon birthday qui frappe à la porte.  Retour at home.  Gros dodo.  Et c’est fini…  Il est 1 heure du mat.  Ça y est.  J’ai un an de plus.  Tchu.

PS : je réalise a posteriori que je perds vachement la tête, vu que « second » et « deuxième » constats… c’est quasi kif kif bourricot.  Tant pis, je laisse cette nouvelle preuve de ma blonditude.
elisabeth

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |