16
mai

Jackpot... pas gagné d'avance...

Le cinéma de mon enfance, savoir l'Eldorado, m'a fait des oeillades en ce jeudi après-midi, car il proposait Jackpot, avec le craquant Ashton Kutcher et la non moins craquante Cameron Diaz.

J'aime bien aller au cinéma seule l'après-midi, car y'a pas foule.  Pas de famille avec enfants tyraniques, pas de couples amoureux.  Moi, rien que moi, ou presque.

A vrai dire, j'étais partie pour thriller un peu avec Liam Neeson dans Taken, mais il était 14h, et Taken, c'était qu'à 18h... alors chuis allée voir Jackpot.

J'avais vu le lancement y'a un petit temps et cette comédie m'avait vachement tentée.  Drôle, romantique, mignonne, que demander de plus pour un chouette moment sans prise de tête mais en tête-à-tête avec me, myself and I ?

Et pourtant, je me suis pris la tête... ou plutôt c'est ma tête qui m'a pris la tête, tellement elle dodelinait de droite à gauche, puis de gauche à droite, et ainsi de suite, tandis que je m'endormais lamentablement (j'ai honte).

Heureusement, j'étais totalement seule dans la salle, une projection privée rien que pour moi, waaaw, le luxe ultime... je disais donc heureusement, car durant la première moitié du film, j'ai sans doute ronflé énormément, et puis parlé aussi, et puis bougé aussi, afin de tenter, en vain, de rester consciente... (à retenir : ne jamais aller au cinéma après un tiramisu spéculoos, la digestion endort ma bonne Dame).

Faut dire que le début du film ne m'a pas plu du tout : trop drôle, trop comédie potache qui ne me fait pas rire, trop de gros gags bien lourdaux qui ne m'amusent guère.  Pourtant, le générique était prometteur : du Mika !  Puis y'a eu les gros gags, et j'ai commencé à m'assoupir...

Quand j'ai émergé, j'avais loupé une bonne partie du film.  Argh.  C'est insupportable de dormir au cinéma, je déteste ça.  Alors je me suis concentrée, envers et contre tout.  Je me suis flanqué quelques baffes, tiré quelques cheveux, histoire de réveiller ma vieille carcasse. 

Et j'ai aimé la seconde partie.  Moins potache, plus touchante, plus "vraie".  Avec une happy end prévisible mais adorable.  Et une Cameron adorable.  Et un Ashton adorable.

Le prochain film que j'irai voir à l'Eldorado ne risque point de m'endormir, car il s'agit de Rec, le thriller espagnol dont on dit tant de bien.  J'ai horreur des thrillers, car je sais pas dormir après.  Mais j'ai eu ce jeudi matin une pulsion masochiste, j'ai eu cette idée folle d'aller voir ce film, et on a prévu de franchir le cap lundi avec Mostek, après le bureau, quand il fait encore bien clair, puis elle me ramènera devant chez moi et attendra que je sois bien rentrée et que je lui fasse signe de la fenêtre de mon logement afin de lui assurer qu'aucun monstre ne s'y trouve.  Ben quoi, j'ai le droit d'avoir une poussée de paranoïa après un tel film, non ?  A ce jour, nous ne sommes pas parvenues à convaincre Moustique de nous accompagner, mais tout espoir n'est pas perdu... peut-être que quelques commentaires encourageants (du genre "allez Moustique, tu peux le faire"), ou menaçants (du genre "si tu vas pas voir ce film, sept ans de malheur s'abattront sur toi, ainsi que la galle, des boutons sur les tétons, plus JAMAIS de sorties au Quick, jamais jamais, et Cindy Sander en cadeau d'anniversaire") de votre part feraient la différence ?  Non ? 

jackpot

 

11:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
mai

Deux soeurs pour un roi

deuxsoeurs
Il faut croire que depuis la séance d'Elisabeth l'âge d'or, je me suis prise de passion pour les films historiques, car je suis allée voir "Deux soeurs pour un roi".

Bon allez, je l'avoue, ce n'est pas par passion pour l'histoire d'Angleterre, à laquelle je ne connais rien de rien, mais bien car cette histoire vraie d'une rivalité entre deux soeurs pour les beaux yeux d'un roi avait fait se dresser mes poils sur mes bras lors de la diffusion de la bande annonce.

Et puis l'idée d'y découvrir Scarlett Johansson (que je n'ai jamais vue que dans L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux) et d'y redécouvrir Natalie Portmann (découverte dans Léon) me séduisait.  Sans parler du brun ténébreux Eric Bana dans le rôle du roi Henri VIII, marié à une femme incapable de lui donner un héritier mâle.  C'est là qu'intervienne les soeurs Boleyn, contraintes par leur père ambitieux, au grand dam de leur mère jouée par la toujours superbe Kristin Scott-Thomas, d'attirer les faveurs du roi...

Bref, le film s'annonçait passionnant, et il le fut.  Natalie Portmann propose avec une facilité déconcertante un visage tour à tour hypocritement doux, enjôleur, malicieux, ambitieux ou manipulateur.  Scarlett Johansson est superbe dans son rôle de soeur dévouée, bafouée et irrémédiablement amoureuse.  Eric Banna est un roi imposant et froid (enfin bon, y'a bien une scène où il est chaud chaud chaud, et musclé musclé musclé).

L'histoire est dure, puisqu'elle est réelle.  Captivante d'un bout à l'autre du film.  Les images valent vraiment de se déplacer jusqu'au cinéma et les costumes sont magnifiques (mais my god, qu'est-ce qu'on doit souffrir enserrée dans ces corsets).

Un film à voir.  Pour la rivalité amoureuse.  Pour les acteurs parfaits.  Pour en apprendre un peu plus sur la condition ignoble qu'était celle de la femme au sein de la cour (et sans doute ailleurs).  Pour être transportée durant deux heures dans un univers impitoyable et historique.

Cerise sur le gâteau : à la fin du film, gros plan sur la fille du roi, Elisabeth, encore enfant... qui deviendra la Reine Elisabeth d'Elisabeth l'âge d'or.  Et la boucle est bouclée,  je vais finir par y comprendre quelque chose à l'histoire d'Angleterre moi !  Un petit tour sur Wikipédia m'apprend qu'il aura eu six épouses et qu'il n'était pas le mari idéal : la première vit son mariage annulé, la seconde fut décapitée, la troisième décéda, la quatrième fut répudiée et la cinquième exécutée... Seule la dernière lui survivra.  Et ben, j'ose espérer que les grands bruns ténébreux ne sont pas tous aussi abominables, sinon je jette mon dévolu sur les petits blonds.

10:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
avr

Un thriller dans la tête

Lorsque nous avons envisagé de faire un ciné ce samedi, Mostek et moi, nous avons opté pour notre formule désormais habituelle : deux films sinon rien.  Le tout précédé d’une pizza dégoulinante de fromage (pour moi) et de pâtes gratinées (pour elle).

Premier film (avec une glace à la fraise, je sais j’ai honte, suis devenue complètement accro à cette glace) : Step up 2, un ersatz de Dirty Dancing sur fond de danse de rue, sympa, distrayant, avec quelques beaux spécimens mâles à admirer et des séances de danse à vous foutre des complexes.  Certainement pas un chef d’œuvre du septième art mais un bon moment.

Second film (avec une boisson hors de prix, la glace ça donne vraiment très soif, et des bonbons, j’ai encore plus honte) : Intraçable, avec Diane Lane (ex de Christophe Lambert, dingue, je le savais, j’en reviens pas, je deviens super douée en matière d’infos people des années 80),  à la fois dure et émouvante dans son rôle d’enquêtrice sur la cybercriminalité et plus particulièrement sur le monstrueux site « killwithme », géré par un meurtrier qui invite les internautes à décider du sort de ses victimes : plus ils visitent le site, plus vite la victime mourra.  D’une façon cruelle, cela va de soi.  Le tout diffusée en direct. Le succès est immédiat, et les meurtres sordides se succèdent.

Un thriller haletant du début à la fin, même si, par moments, on peut supposer de la tournure que vont prendre les événements. 

J’ai été scotchée à mon siège durant tout le film et j’ai dû supplier Mostek de me raccompagner jusque devant ma porte et d’attendre que je sois bien enfermée à quadruple tour, tant j’étais dans un état d’angoisse extrême.  Faut dire que j’ai en permanence un thriller en tête (tout est chez moi sujet à interprétation horriblement angoissante), alors si j’en visionne un, mon cerveau n’en peut plus : il pète un câble.

Si vous envisagez d’aller voir ce film, je vous déconseille de visionner la bande-annonce, elle en dit déjà trop.   Réservez-vous la surprise… et tremblez bien.

Ensuite, posez-vous cette question : si ce tueur existait, et si vous saviez que chaque visite supplémentaire sur le site accélère le décès de sa victime dans d’atroces souffrances, iriez-vous tout de même visiter ce site ?  Seriez-vous atteints de cette curiosité morbide, de ce sadisme, de cette complicité meurtrière ?  A méditer…

stepup2intracable

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
mar

Les femmes de biloute

Un titre d'une bêtise folle pour vous annoncer que j'ai vu, coup sur coup, Les femmes de l'ombre et Bienvenue chez les Ch'tis.

A la base, le but était d'aller voir Paris, le dernier Cédric Klapish, dont la bande-annonce de plus de 4 minutes faisait déjà que mes poils se dressent sur mes bras (vous me direz, longs comme ils sont – les poils, pas les bras – pas étonnant qu'ils se dressent facilement – si je pouvais les dresser pour qu'ils restent calmement non dressés, j'en serais ravie – vous comprendre ?).  Mais, avec la folie Ch'tis, zont annulé Paris.  Sans préavis.  Et les Ch'tis, on avait prévu d'y aller en semaine.  Et même si on avait voulu y aller là, tout de suite, à la place de Paris, c'était complet, complètement complet.  Minute de râlerie intense.  Ensuite, décision d'aller voir les Femmes de l'ombre, avec une belle brochette féminine (Sophie Marceau, Marie Gillain, Julie Depardieu…) et le tout craquant Julien Boisselier. 

Vu l'engouement provoqué par le film de Danny Boon, nous décidons de prendre illico des places pour la séance "nocturne".  En général, je ne vais jamais à cette séance tardive, vu mon grand âge.  J'ai tendance à m'assoupir instantanément.  Ou à lutter contre le sommeil durant des heures, alors que ma tête dodeline de gauche à droite, c'est d'un glamour fou.  Mais avec les Ch'tis, clair que je ne risquais nullement de m'endormir. 

Alors on a vu les deux.

Les femmes de l'ombre.  A voir.  Absolument.  Parce qu'elles sont souvent méconnues, ces femmes de l'ombre, qui ont risqué leur vie pour lutter contre l'envahisseur nazi.  Prévoyez des mouchoirs.  Les actrices sont superbes de crédibilité.  Julien Boisselier sobre et attachant.  Et j'ai braillé un chtit peu ("brailler" étant un terme typiquement ch'ti).  Et la question qui vient en tête à la fin : qu'aurais-je fait, moi, si j'avais eu mon âge en 1940, si j'avais connu cette période affreuse ?  A méditer.  Et à voir.  Absolument.

Bienvenue chez les Ch'tis.  A voir.  Absolument.  Surtout si vous êtes du Nord, ou de Gelbique.  Et même du Sud, car vous en apprendrez sur notre mode de vie, là-haut, dans le froid polaire et le blizzard, où chaque jour nous prenons le risque de perdre nos orteils en allant travailler malgré les congères.  Je n'ai pas l'accent ch'ti, j'ai l'accent namurwès, mais j'ai noté des similitudes, notamment dans cette expression "je te dis quoi", qui signifie "je te tiens au courant", ou dans les "barraques à frites", que nous connaissons également dans cette bonne vieille Gelbique, et que les sudistes ne semblent pas comprendre (l'expression « je te dis quoi ») ni connaître (la « barakafrit »).  Une bonne dose de rire.  Du rire comme j'aime.  Pas la grosse rigolade faite de tartes à la crème.  Du rire intelligent.  Et de l'émotion, aussi, ce qui ne gâche rien.  Danny Boon est extra.  Kad est extra aussi, il l'est d'ailleurs dans tous ses rôles.  A voir.  Absolument.

Entre les deux, détour pipi-room, petite glace (toujours pas su résister à l'appel du marketing, pourtant je lutte).  Puis installation dans la salle.  Où nous réalisons, ô drame international, que nous n'avons plus en poche nos tickets pour les Ch'tis, sans doute jetés avec nos déchets de glace de la séance précédente (ben oui quoi, deux films, deux glaces).  C'est l'instant T.  Où la paranoïa se met en branle.  Le délire commence.  Angoisse suprême.  Paranoïa fortement influencée, vous le constaterez, par le film vu précédemment.  Et si la gestapo nous repérait, nous, dans cette salle sans nos tickets ?  Nous n'avons même plus nos capsules de cyanure !  Ce gros bonhomme qui déambule dans les rangées, cherchant des places vacantes pour les retardataires, n'est-il pas là également pour tenter de nous retrouver ?  De nous capturer.  Emprisonner.  Et on riait, on riait.  Le film n'avait pas commencé que nous étions déjà mortes de rire.  Puis le film a commencé, et j'ai failli véritablement mourir de rire.  Les asthmatiques le savent, quand on rit, on asthme (ce verbe n'existe pas, mais je fais ce que je veux, c'est mon blog).  J'ai tellement ri, que j'ai asthmé, of course.  Mais j'ai survécu, alléluia.

La morale de cette histoire ?  Après un film d'une tristesse et émotion folle, rien ne vaut un film d'une drôlerie extraordinaire, pour contrebalancer les sentiments.  ça devrait d'ailleurs être proposé en pack : 1 + 1 gratuit. 

Sur ce, je m'en vais vaquer à mes occupations, hein biloute.
femmesombrechtis


11:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
mar

Une soirée rose bonbon : le côté obscur du côté "bonbon"


Afin de résister à la tentation du dieu marketing (et aux prix démentiels du complexe cinématographique), nous avons tout prévu : des chips, des gauf' et des boissons, le tout importé du supermarché du coin.  Passque bon, je vous le disais, mais j'insiste, les tarifs pratiqués par le cinéma sont proches de ceux du caviar et du champagne.  C'est "t'honteux", ma bonne Dame !  Et bien sûr, on a beau manger comme quatre avant de partir, une fois arrivées au ciné, on a toujours soif ou faim.  C'est passqu'y mettent le chauffage à fond et diffusent des odeurs particulières exprès pour nous inciter à boire et manger, moi j'en suis sûre, c'est pas officiel, mais si je vous le dis, zavez qu'à me croire.

Donc nous avons tout prévu et nous ne céderont point.  La séance de ciné à 15 eur because glace, bonbons et popcorn, c'est terminé, TER-MI-NE.  Capice ?

Ce que nous n'avions pas prévu, c'est le petit pipi pré-séance qui nous oblige à passer près du coin "douceurs", tellement près, si près qu'on ne peut résister à aller jeter un œil, comme ça, juste au cas zoù… Promis, on ne cédera point, on ne cédera p… argh, ils ont rentré ma glace préférée, celle à la fraise et au cake, d'habitude, ils ne l'ont jamais.  C'est fait exprès je vous dis.  Immédiatement, c'est comme si toute ma vie ne tournait plus qu'autour de cette glace, comme si j'en rêvais depuis toujours.  Il m'en faut une !  Au passage, Mostek et Moustik en prennent aussi, et puis plein de bonbons de toutes les couleurs.  Et voilà, on est encore les dindons de la farce, les pigeons des petits pois.

Passage en caisse.  Anaïs a l'esprit taquin.  Je fais des réflexions que je trouve drôlissimes : "de mon temps, les bonbons c'était 21 francs les cent grammes, c'est vraiment du vol", "quoi, tu paies 7,3 eur pour ta glace et ta boisson, purée comme c'est cher", "on ne devrait vraiment plus rien acheter ici, ça suffit de se faire pigeonner".  Et je me marre.  Mais la caissière ne se marre pas.  C'est nul.  C'est pas passqu'elle est là pour encaisser qu'elle peut pas admettre que les tarifs sont prohibitifs, non ?

Nous regagnons ensuite notre salle et je m'apprête à déguster ma glace fraise-cake (strawberry pieces of cake, nom officiel), lorsque, catastrophe catastrophiquement catastrophique, je réalise que je n'ai pas de cuillère.  Normalement, la cuillère se trouve dans le couvercle, astucieux hein.  Mais je dois avoir choisi l'unique pot strawberry pieces of cake au monde dans lequel on a oublié d'insérer la cuillère.  Quand je vous dis que je suis maudite (que celui ou celle qui a une poupée vaudou à mon effigie se dénonce immédiatement).  Maudite !  Me vlà donc repartie au "shop" pour échanger ma glace, qui dans l'intervalle s'est transformée en milk-shake.  La gentille caissière, qui se souvient de moi, accepte du bout des lèvres l'échange, après m'avoir conseillé de "regarder sous le couvercle" (ben voyons, ça se voit tant que ça que je suis kinder ?  J'ai l'air d'avoir un seule neurone dépressif ou quoi ?).  Je prends donc un nouveau pot et, dans un élan de bonté pour ceux qui me suivront, et afin d'éviter qu'ils se chopent un pot non seulement sans cuillère, mais également avec une glace-fondue-recongelée, ce qui est, vous en conviendrez, infect, j'ouvre le pot et je le jette violemment dans le fond du congélateur.  Na.

Enfin, je déguste ma glace, avec au fond de moi la sensation de m'être encore fait avoir.  Mais que c'est bon !

Promis, la prochaine fois, j'achète rien.  Mais vraiment rien.
(Et une image de la glace, dont le nom est finalement strawberry cheesecake, mais chuis trop fade pour changer - qui a dit "fade comme Moustik et Mostek ?")
glace

13:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |