29
aoû

Mes amis Mes amours

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Le plus dur, lorsque l'on sort d'un film magnifique, c'est cette sensation triste qui envahit tout.  Cette rupture souvent trop brutale, après une heure trente minutes dans un autre monde.  Ce dur retour à la réalité.  Cette nécessité de se dire que ce n'était qu'un film, que les personnages disparaissent à tout jamais au moment où la lumière se rallume.  Que plus jamais ils n'évolueront.  Jamais.

J'ai ressenti ça après la projection de « Mes amis Mes amours », film tiré du roman éponyme (argh, j'adore placer un mot intelligent, à l'occasion) de Marc Levy, roman non encore lu même s'il occupe une place de choix dans ma bibliothèque.

Contrairement à l'adaptation américaine de « Et si c'était vrai », j'ai ressenti l'esprit de Marc Levy durant tout le film, de par l'ambiance, de par le phrasé, de par l'humour totalement non made in America, et c'est tant mieux.  C'est là que je me dis qu'il eût mieux valu adapter Et si c'était vrai en France, pour y garder cette ambiance si particulière du livre, qui est introuvable dans le film.  Mais soit, je suis là pour parler de « Mes amis Mes amours ».  Une réussite.  Un juste mélange d'humour et de tendresse, d'amitié et d'amour, de rires d'enfants et de nostalgie.  Avec des acteurs formidables, dont Vincent Lindon tristounet et romantique, Florence Foresti à la fois touchante et drôle, Virginie Ledoyen belle et écorchée vive et Pascal Elbé brun et ténébreux (ce qui suffit déjà à mon bonheur, vous vous en doutez).  Et puis les enfants, pierres d'achoppement de l'histoire.  Ajoutez à cela quelques personnages secondaires aux rôles bien plus que secondaires et des rues londoniennes qui donnent immédiatement l'envie d'aller vivre là-bas.  Secouez.  Puis dégustez.

J'ai donc dégusté.

Et dégusté encore et encore.  Et ce qui a rendu la dégustation encore meilleure, c'est que durant tout le film, à chaque moment d'émotion, je me disais « ça ne durera que le temps d'un film, c'est vrai... mais demain, tu remets ça, tu liras ».

Et je l'ai fait.

Le lendemain, j'ai lézardé au soleil toute la journée.  Et j'ai lu.  J'ai tout lu.  J'ai retrouvé Mathias, Antoine, Sophie et Audrey.  J'ai revécu l'émotion du film, même si quelques détails différaient, même si quelques personnages étaient plus approfondis, même si quelques scènes variaient.  J'ai à nouveau vibré.  J'ai à nouveau rêvé.  Et j'ai à nouveau pleuré.  Durant toute une journée, à peine entrecoupée par une pause poulet - salade - œuf dur dévorés en plein soleil, avec une légère brise, sans jamais quitter mon livre des yeux.

Et bien moi, j'appelle ça du bonheur à l'état pur.

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
aoû

Séances ciné at home avec DVD post

Mes pérégrinations télévisuelles ont continué de plus belle avec DVDpost (cf le logo rouge à gauche, si vous voulez bénéficier de locations gratuits et si vous êtes belges...).

J'ai donc eu récemment le plaisir de visualiser quatre films dont je n'avais en fait pas entendu parler.  Je me suis dit que c'était ainsi l'occasion de découvrir de l'inédit.  Quatre films que je juge comme « moyens », soit n'étant ni des navets, ni des chefs-d'œuvre du cinéma.

Des détails ?  Des détails.

Tu vas rire, mais je te quitte.  Un film français avec la superbe Judith Godrèche en actrice désabusée par ses uniques tournages dans une sitcom ou des pubs.   Très drôle à certains moments, rasoir à d'autres.  Un zeste de romantisme en bonus.  Ça se laisse regarder, mais ça n'est pas inoubliable.  Il s'agit d'une adaptation du livre d'Isabelle Alexis.  Livre que je n'ai pas lu, mais à mon humble avis, le livre est mieux...

Only you.  Une comédie romantique américaine déjà ancienne à laquelle on ne croit pas réellement, tellement c'est incohérent.  Dommage, car ça se passe à Venise et à Rome, et le héros du jour est mmmmmmh.  L'héroïne est hyper craquante aussi.  C'est mignon, sans plus.

Un baiser s'il vous plait.  Un film français très étrange, avec Virginie Ledoyen qui embrasse son meilleur ami, pour le consoler.  Et c'est là que les catastrophes commencent.  Impossible de dire si j'ai aimé ou pas, tant c'est ... bizarre.

Crazy in love.  Une histoire d'amour américaine entre deux héros atteints du syndrome d'Asperger.  Crédible, mignon, drôle.  Même si parfois, on a envie de frapper les héros, tellement ils sont saoulants.  Mais on leur pardonne, passqu'ils sont émouvants.  Un très chouette film.  Les acteurs y sont parfaits.

Avez-vous vu ces films ?  Vous ont-il plu ?  Et enfin, question habituelle, des films à me conseiller pour mes prochaines séances ?

08:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
aoû

Le premier jour du reste de ta vie

Ben moi, je dois vous l'avouer, dans un film, c'est souvent le titre qui m'attire.  Et ce titre là, il m'a donné immédiatement envie de voir le film, sans même en savoir plus.  Passque ça m'a rappelé cette jolie chanson.  Et surtout passque j'aimerais faire de cette phrase mon leitmotiv : aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie.  Histoire d'avoir toujours en tête le fait qu'elle est précieuse, ma petite vie merdique, et que chaque seconde passée à ne pas en profiter est une seconde perdue.  Comme c'est joli ce que j'écris.  Et comme je ne l'applique pas du tout, perdant mon temps à râler, me lamenter, dormir, manger ou zieuter des conneries à la TV.

Mais soit.

J'ai donc profité de mes congés pour aller à l'Eldorado, mon p'tit ciné namurois, me délecter de ce film, après avoir tout de même lu le résumé, résumé qui n'a fait qu'accroître mon envie : cinq jours décisifs dans la vie d'une famille, cinq jours après lesquels rien ne sera plus jamais comme avant.  Cinq personnages clé, cinq vies qui s'entrecroisent et se partagent.  Cinq moments forts.

Le film a commencé fort étrangement, passque dans la salle, zont oublié d'éteindre.  Et bien ça fait tout drôle, de voir un film, enfin le début d'un film, avec la lumière.  Mais surtout, y'a eu un léger problème technique, qui a fait que les premières images étaient toutes étirées.  Etirées vers le haut.  Et le bas.  Allongées quoi. Mais au début, j'ai cru que c'était moi qui déraillais.  Jacques Gamblin, Zabou, Déborah François, tout longs, ça fait bizarre de chez bizarre.  J'ai un moment songé à avertir une ouvreuse, puis, au moment où une gentille dame derrière moi se dévouait, tout est rentré dans l'ordre, et j'ai pu rentrer enfin dans l'histoire.

Une histoire simple, finalement.  Une histoire comme toutes les autres.  L'histoire d'une famille.  Qui s'aime.  Se dispute.  Se respecte.  Se manque, parfois.  Chacune des cinq parties du film se concentre sur un des membres de la famille, tout en maintenant l'interaction avec les autres.  Une réussite.  Zabou y est parfaite.  Gamblin est craquant, lorsqu'il n'est pas tout allongé.  Déborah François est attachante et belge (cocorico).  L'attachement aux personnages nait illico, dès la première scène (enfin, je l'imagine, passque pour moi, la première scène est vague, vu que je n'arrêtais pas de me demander si j'étais atteinte d'une maladie du cerveau, au vu des têtes des acteurs). 

J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai su dès la première minute que j'allais pleurer à la dernière minute.

Bref, j'ai adoré.  Un super moment, que je vous conseille.  A voir absolument.

premierjour

09:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
aoû

DVDpost - la suite - A la recherche du bonheur - Darling

Je vous l’ai dit, j’ai gagné quelques locations sur le site DVDpost.  Locations que vous pouvez vous aussi obtenir gratuitement en cliquant sur le logo rouge, là, à gauche.  Du moins si vous êtes belges…  C’est gratos et livré tout chaud à domicile, alors pourquoi s’en priver ?

Mes premiers choix de locations, je vous les avais racontés en long et en large, ne m’avaient pas captivée outre mesure.

J’ai cette fois opté pour deux films totalement différents, cependant reliés par un point commun : deux histoires vraies, deux histoires difficiles.

Le premier : A la recherche du bonheur

Le second : Darling

Bon, moi j’aime bien Will Smith lorsque je le vois à la TV, en interview, il est sympa, simple et drôle.  Mais ses films, c’est vraiment pas ma tasse de thé.  « A la recherche du bonheur », j’en avais cependant lu énormément de bien, et j’avais eu l’envie de le voir au ciné, même si l’histoire me semblait trop triste sur le moment.  Ce devait être un moment où j’avais envie de choses légères dans ma vie.  A plusieurs reprises, ensuite, j’ai envisagé de le louer au vidéoclub du coin.  Je ne l’ai pas fait, va savoir pourquoi. Alors lorsque je l’ai vu sur DVDpost, j’ai sauté dessus, au sens figuré s’entend.  Et je n’ai pas été déçue.  Quel film !  Une histoire qui commence comme beaucoup d’histoires : un couple, un enfant, une vie banale, difficile financièrement.  Puis tout s’enchaîne et c’est la dégringolade.  Ce n’est pas tant l’histoire dramatique du personnage qui touche, mais sa foi inébranlable en la vie, son espoir en de jours meilleurs, son envie de réussir.  Une envie qu’il transmet à son fils, superbement interprété par … le fils de Will Smith himself.  Une histoire vraie pleine d’amour, qui prouve que rien n’est jamais perdu.

Le synopsis « Représentant de commerce, Chris Gardner a du mal à gagner sa vie. Il jongle pour s'en sortir, mais sa compagne supporte de moins en moins leur précarité. Elle finit par quitter Chris et leur petit garçon de cinq ans, Christopher.
Désormais seul responsable de son fils, Chris se démène pour décrocher un job, sans succès. Lorsqu'il obtient finalement un stage dans une prestigieuse firme de courtage, il se donne à fond, même si pour le moment il n'est pas payé. Incapable de régler son loyer, il se retrouve à la rue avec Christopher. Le père et le fils dorment dans des foyers ou des gares, cherchant des refuges de fortune au jour le jour.
Perdu dans la pire épreuve de sa vie, Chris continue à veiller sur Christopher, puisant dans l'affection et la confiance de son fils la force de surmonter les obstacles... »

Pour le second film, j’ai également fait dans le mélo, avec la vie de Darling.  Darling, j’en ai entendu parler un peu par hasard, un samedi soir, en zappant sur France 2 et l’émission de Ruquier.  Marina Foïs, que j’ai adorée dans « J’me sens pas belle » y présentait Darling, dans lequel elle joue, avec Guillaume Canet.  Oh oh, Guillaume Canet ?  Oui, Guillaume Canet, et dans un film à l’encontre de ce qu’on imagine de cet acteur au regard doux et à la bouche gourmande (je m’égare je m’égare), puisqu’il joue le rôle d’un époux violent, et c’est un euphémisme.  J’ai donc, chez Ruquier, écouté Marina Foïs parler de la vraie Darling de son enfance solitaire et sinistre, troublée par des drames familiaux à la limite de l’incroyable, à peine enjolivée par la douceur d’une boulangère qui la prendra quelques années sous son aile, de ses choix qui l’ont menée à épouser cet être (oui, un être, pas un homme) odieux, violent, pervers et sadique, à aller vivre dans une maison au bord de la mer, une maison censée faire rêver alors qu’elle fut le lieu de son supplice, à subir encore et encore les actes de cet individu ignoble, puis à tout quitter pour survivre.  Et vivre, enfin.  Sans jamais baisser les bras. J’ai voulu voir Darling, mais le film n’est pas sorti dans ma ville, malheureusement.  J’ai donc attendu.  La force de ce film est qu’il ne comporte aucune scène de violence… mais qu’il est d’une violence inouïe.  Je pense notamment à la scène du chien, début d’une montée de violence qui n’en finira plus.  Une violence contenue.  Latente.  Dans chaque scène.  A la limite de l’imaginable.  A la limite du supportable.  Pourtant, elle a supporté ça Darling, puis elle a été faire le pied de grue chez Jean Teulé, pour lui conter son histoire.  Il en a fait un livre. Le livre est devenu un film.  Un film prenant bien sûr.  Mais drôle, parfois.  Drôle dans son horreur.  Drôle car Darling l’est, dans sa vraie vie, dit-on.  Un film qu’il faudrait diffuser dans toutes les écoles, parce que ces choses-là, ça arrive encore, chaque jour et chaque nuit.  Je tire mon chapeau à Guillaume Canet, totalement crédible dans ce rôle, et à Marina Foïs, parfaite également (sans oublier la jeune actrice qui joue Darling jeune, très douée).  Un film dur, qui arrache des larmes de rage et qui bouleverse, en laissant un fameux mauvais goût en bouche.  A voir.  Absolument.  Absolument !

Le synopsis : « Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie. »

Le site officiel http://darling-lefilm.com/ (je vous conseille de cliquer sur le tout petit lien en bas « si l’histoire de Darling vous touche », il ouvre un dossier PDF bouleversant (en tout cas moi j’ai braillé comme une vache en le lisant, clair que la vraie Darling, ça la ferait rire si elle me lisait).

Dernier détail : ce qui est chouette avec les DVD, ce sont les bonus.  Je suis fan des bonus.  Fada des bonus.  Limite si je n’attends pas impatiemment la fin du film pour enfin découvrir les bonus.  On apprend des tas de trucs dans les bonus.  J’ai ainsi appris que c’était le fils de Will Smith qui jouait en sa compagnie, j’ai appris des tas d’anecdotes sur le film et son héros, des anecdotes parfois plus passionnantes encore que le film.  J’ai découvert le making of de Darling, j’ai compris ce qu’elle avait vécu au bord de la route, passque en voyant le film j’avais pas tilté (ceux qui l’ont vu comprendront ma naïveté).  J’ai découvert les interviews de Marina Foïs et Guillaume Canet, quelques scènes expliquées.  Ah oui, je vous le dis, les bonus, c’est vraiment la cerise sur le gâteau.

J’ai encore 13 films en attente chez DVDpost… aaah, me réjouis de chez réjouis.

(au fait, j’ai commandé le livre Darling… verdict dans quelques temps, après lecture).

a_la_recherche_du_bonheur

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11:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
aoû

Cinaimez-vous le cinéma ? - 3 films à l’Eldorado Namur

eldorado
Moi j’adore ça, vous le savez, alors je me suis fait récemment quelques petites séances à l’Eldorado, dont il est temps que je vous parle.

Début des vacances scolaires, j’ai envie de voir « le témoin amoureux » un après-midi, puisque j’ai la chance de ne pas bosser certains après-midis (je sais, c’est génial, mais chuis pas payée à ne rien faire, ne vous bercez pas d’illusions).  Comme la séance n’a lieu qu’à 16 heures et qu’il est 13 heures, je m’offre un petit Mac Do en attendant… et je décide d’aller voir « 15 ans et demi » à 14 heures, tant qu’à passer du bon temps.

14 heures, j’entre dans la salle, et je comprends immédiatement mon erreur.  Note pour plus tard : ne jamais aller voir un film pour ados durant les congés scolaires. Jamais.  JAMAIS.  La salle est comble.  My god, rassurez-moi, j’étais pas aussi bête quand j’étais ado si ?  Ben si.  C’est pas de la bêtise, c’est juste de la jeunesse.  Par contre, l’irrespect, comme ce petit morveux de mes deux qui pose sans cesse ses pieds sur mon siège, ça j’ai pas fait, non, je le jure.  En plus, non content d’agir de la sorte, il a la bougeotte, et n’a de cesse de les déplacer, ses grands pieds.  La moutarde me monte au nez.  A mes côtés, ils ont flanqué le petit frère de la bande (ou plutôt ils s’en sont débarassés), j’ai nommé leur esclave, qu’ils envoient régulièrement chercher à boire, des chips, du popcorn… Ce petit monstre est tellement petit qu’il s’assied sur le siège non « déplié » et passe son temps à se laisser lourdement tomber sur le siège « déplié ».  Vous suivez ?  C’est l’enfer.  C’est un double enfer, passque le second monstre, derrière moi, continue.  Je n’en peux plus et je décide de jouer ma vieille fille aigrie et basta rondidju.  Je me retourne et je vocifère « tu vas arrêter oui ? »  Il marmone quelque chose d’incompréhensible.  Je conclus d’un « petit con », qui ne me soulage pas, que du contraire.  Et ne le calme pas, que du contraire bis.  Fort heureusement, je n’ai aucune arme à disposition, genre bouteille d’eau à vider sur son crâne non encore chauve, goudron et plumes à lui lancer violemment au visage, miel et ours à jeter innocemment.

Pendant tout ce temps, je parviens à me concentrer tant bien que mal sur le film.  Plutôt mal que bien d’ailleurs.  Pourtant il est sympa ce film.  Bon, j’ai un peu passé l’âge de ce genre d’histoire, mais c’est rafraîchissant, réaliste (même si parfois un tantinet caricatural), souvent drôle et parfois tendre.  Daniel Auteuil est génial en père déstabilisé par une Juliette Lamboley fraîche et espiègle. Un très bon moment de détente… enfin en théorie, passqu’en pratique j’ai oscillé entre envie de me sauver et envie de meurtre.

Le synopsis « Philippe Le Tallec, brillant scientifique vivant aux Etats-Unis depuis 15 ans, décide de rentrer en France s'occuper de sa fille Eglantine. Il espère profiter de cette occasion pour tisser des liens avec cette jeune fille et rattraper le temps perdu, mais elle a bien d'autres préoccupations que de passer du temps avec son père...
Le séjour s'annonce très différent de ce qu'il avait imaginé, et Philippe est totalement dépassé. Il va se résoudre à faire un improbable stage de rééducation pour pères en difficulté, animé par Jean-Maxence, un célèbre auteur de méthodes en tous genres... »

A 16 heures, donc, direction « Le témoin amoureux », avec le beau Docteur Mamour en kilt.  La salle est presque déserte, c’est un bonheur intense.  Je n’en crois pas mes lunettes.  A peine un couple de cinquantenaire et deux amies.  Puis moi.  Le seul petit souci, c’est que je me suis tant énervée à la séance qui précède que je relache la pression… et m’endors comme une masse durant le moment le plus crucial du film : la présentation du fiancé, et rival, à Docteur Mamour.  Bisque bisque rage.  L’héroïne en était à faire ses adieux à Docteur Mamour, puis, paf, abracadabra, dors un peu et tu t’y perdras, la voilà en train de préparer son mariage.  Mais combien de temps j’ai dormi moi ?  Mis à part ce petit incident, et contrairement aux critiques qui ont descendu le film, moi j’ai bien aimé cette petite comédie romantique non-intellectuelle.  Patrick Demsey y est toujours aussi mmmmmmmh, et même si l’histoire n’est pas originale du tout (mais demande-t-on à une comédie romantique d’être originale, moi je dis non, on lui demande d’être romantique, un peu rigolote et si possible crédible), j’ai passé un chouette moment, ce qui est somme tout l’essentiel lorsque je vais au cinéma.  Me restera juste à revoir le film pour enfin découvrir tout ce que j’ai loupé durant mon sommeil.

Le synopsis « Pour Tom, la vie est belle. Ses affaires marchent, il a d'excellents amis et aucune jeune femme ne lui résiste. Pourtant, malgré ses copains et ses flirts, Tom n'a qu'une seule meilleure amie : Hannah.  Lorsque Hannah part en voyage d'affaires pour six semaines en Ecosse, Tom se surprend à trouver sa vie bien vide. C'est décidé : quand Hannah rentrera, il la demandera en mariage.  Mais à son retour, Hannah lui annonce la grande nouvelle : elle est fiancée à un bel et riche Ecossais. Lorsque la jeune femme demande à Tom d'être son garçon d'honneur, celui-ci accepte, avec le secret espoir d'empêcher ce mariage et de la conquérir... »

A ces deux séances, j’ai eu la chance de voir la bande-annonce de « Deux jours à tuer ».  Une bande-annonce qui m’a donné des frissons tels qu’il m’était impossible de ne pas courir voir ce film dès sa sortie.  Ce que j’ai fait, bien sûr.  Et je n’ai pas été déçue, que nenni.  Après un début en fanfare et en rires, laissant cependant pressentir le drame qui se profile à l’horizon, l’intrigue captive et étonne, jusqu’au dénouement final, qui laisse le spectateur tétanisé et submergé par l’émotion.  Du rire aux larmes, mais en tout cas passionnant à chaque minute.  Les acteurs sont géniaux, particulièrement Albert Dupontel et Marie-Josée Croze en couple dans la tourmente.  Les scènes du début sont d’anthologie, parce que je suis persuadée qu’on a tous eu à un moment ou un autre cette envie de péter un câble, de dire la vraie vérité, de se lâcher…

Puis, je l’ai dit mais je le répète, de l’émotion, beaucoup d’émotion, énormément d’émotion, au point que j’ai préféré attendre que la salle se vide un peu avant de sortir… vu mon état.

Le synopsis « Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ? »

Voilà, trois films totalement différents.  Trois séances ciné totalement différentes.  Trois émotions différentes, rire, romance et larmes.  Faites votre choix…

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |