6
oct

FIFF - J - 7 (Le crime est notre affaire)

Finalement, le FIFF a décidé de se démocratiser un peu plus, et de permettre aux détenteurs du pass d'assister gratuitement à la projection du film de clôture.  Mon avis sur « Le crime est notre affaire » était mitigé de prime abord.  Il me bottait parce que Catherine Frot jouait dedans, mais me bottait moins, s'agissant d'une adaptation d'un livre d'Agatha Christie.  Je n'ai jamais rien lu d'elle (ou peut-être un livre, par obligation, à l'école, je ne sais plus trop).  Ça ne me tente pas des masses.

Mais comme mes comparses étaient tentées, nous sommes allées à l'Acinapolis à 21h30.  Etrange, d'y retourner, après tant de séances dans ces bons vieux Eldo et Caméo ! 

Dernière séance, donc annonce des Bayards d'or.  Je n'ai vu aucun des films primés... aurions-nous fait de mauvais choix dans notre sélection ?  A part trois films soporifiques, je suis contente de ce que j'ai vu, c'est l'essentiel.

Le film commence.  Drôle mais lent.  Et je suis fatiguée.  Alors je lutte contre le sommeil, durant tout le film.  Je me frotte les paumes des mains en permanence, car j'ai lu un jour que ça réveillait.  En vain.  Je mange.  En vain.  Je bois.  En vain.  Je manque sans doute quelques petits bouts de film, mais je parviens à ne pas sombrer totalement dans les bras de Morphée.  Ce n'est pas le cas de tout le monde, puisqu'une de mes accompagnatrices, dont je tairai le nom, je l'ai promis juré craché, semble totalement endormie sur l'accoudoir de son siège.  J'ai bien dit semble, parce que, dans le noir, impossible de vérifier.

Le film se termine.  Générique.  Applaudissements.  Elle ne bronche pas.  C'est clair et net : elle dort.  Le générique se termine, musique forte.  Elle dort toujours.  Les lumières se rallument, elle dort toujours.

Soudain, sans doute éblouie par les spots, elle émerge.  Regard hagard : « où suiiiiiiiiiiis-je ? »  Suivi d'un regard effrayé : « aaaaaaaargh, keski m'arrive ? »  Suivi d'un regard lucide : « my god, j'ai rien vu du film ». Rires.  Comme quoi, le FIFF, c'est épuisant.  L'an prochain, je prends congé.

Mon verdict après cette semaine riche en émotions :

J'ai adoré Lucchini en vrai, qui m'a rendu la banane pour 24 heures

J'ai adoré Marie Gilain en vrai, tellement fraîche et souriante

Mes coups de cœur cinéma (sans ordre dans le classement), que je vous conseille de courir voir dès leur sortie :

Une chaîne pour deux, film d'un namurois à voir absolument - il est en avant-première ce soir à l'Acina avec l'équipe... argh !

Maman est chez le coiffeur, superbe film canadien

Le chant des mariées, émouvant au possible

Voilà, et comme le disent si bien les films : THE END.

crimeestnotreaffaire

6
oct

FIFF - J - 7 (Le chant des mariées)

Fatigue intense oblige, nous décidons en ce jeudi pré-fin du FIFF, de zapper le film de fin d'après-midi pour nous contenter de celui de 21h30.  Je rentre donc chez moi dès midi (vive le temps partiel) histoire de somnoler lourdement devant mon écran de télévision.  Un véritable légume ambulant.

Repartir dans le froid à 21h me démotive un peu, mais après avoir vu « Le chant des mariées », je n'ai aucun regret.  D'autant plus qu'il s'agissait de la toute première projection.  Une première mondiale.  Que du bonheur.

Un film magnifique, franco-tunisien, qui aborde un côté méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des juifs en Tunisie à cette époque.  Deux jeunes femmes, Myriam et Nour, amies d'enfance.  L'une juive.  L'autre musulmane.  Toutes deux promises à un mariage arrangé.  Lorsque survient la guerre, leur amitié est mise à mal.

En relisant mon petit résumé, je le trouve très « bateau ».  Et pourtant, ce film est vraiment superbe, avec des images d'une grande beauté, des émotions en permanence palpables.  Je pense notamment au départ des juifs, sur fond de musique forte et émouvante, et à la scène de l'épilation de Myriam, à la musulmane, à la fois impudique et tellement sobre.  Superbe.  Ça m'a hérissé les poils... c'est le cas de le dire.

Ce film sort en France en décembre.  Et en Belgique en février.  Je suis ravie d'avoir pu le voir si tôt, et je ne peux que vous inviter à courir le voir dès sa sortie.

Après la séance, la réalisatrice, la productrice et l'actrice Lizzie Brocheré, dont le visage ne m'est pas inconnu (et pour cause, elle a joué dans des tas de séries françaises), ont répondu à nos questions, un peu émue par l'enthousiasme de la salle et par cette première mondiale.  Un petit débat fort intéressant.  Nous les avons ensuite vues quitter Namur, en direct live.  Petit moment de délire, lorsque j'ai réalisé que nous aurions dû demander un autographe à Lizzie Brocheré, star en devenir, j'en suis convaincue.  Et lui faire une haie d'honneur, avec de grands cris « Lizziiiiiiiie, Lizziiiiiiiiiie ».  Oui, bon, on mettra ça sur le compte de la fatigue.  Mais on a bien ri, et c'est l'essentiel, non ? (grande photo issue du FIFF)

Pour voir un petit film sympa, avec le début du film, une interview, et en bonus le générique du FIFF, qui m'a rendue joyeuse toute la semaine, j'adoooore, cliquez ici.

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11:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
oct

FIFF - J - 6 (Luchini en vrai - Niemand - Boogie)

Après une journée de relâche, ça repart de plus belle.

Je quitte le bureau à midi, tenant en main mon précieux sésame pour voir Luchini en vrai.  Ça s'intitule « leçon de cinéma » et je ne sais rien de plus.  Je sais juste que dans mon jeune temps, cet acteur me hérissait.  Et que, étrangement, maintenant, je l'aime bien.  Va comprendre.  Alors, je voulais absolument le voir.

En attendant 15h30 et son arrivée, je vais m'affaler au Villeroy club, devant des pâtes, et sans tiramisu spéculoos, étrangement.  Ma table habituelle n'a plus sa gravure « Anaïs », j'ignore pourquoi.  Je mange, je feuillette un magazine et je bosse en corrigeant un manuscrit de bibi, criblé de fautes, la honte totale.  A 15h, je me dirige vers le Caméo, où la foule est déjà dense.  Je m'installe et j'attends.  J'attends.  Et j'attends encore.  La foule se presse et attend avec moi.  15h30, nous pénétrons dans la salle, et je parviens à chopper une place au premier rang, bingo de chez bingo, près d'une dame bien sympa avec laquelle je discute un peu.  En attendant.  Attendant.  Et attendant encore.

16h.  LE voilà.  En retard.  Et mécontent d'être en retard, ce qu'il ne supporte pas.  Keske je l'aime, lui.  Et il nous fait rire.  Moment impossible à décrire, passqu'il faut être sur place pour réaliser.  Mais keske j'ai ri.  Un homme qui parvient, en une heure, à draguer la présentatrice de façon dingue, citer Nitsche, parler de Céline (pas Dion, l'autre), chanter du Adamo et se plaindre de Fortis, moi je dis chapeau.  Puis il s'approche et je l'ai là, à portée de main, simple et drôle.  Mais cultivé comme pas deux.  Je réalise à quel point je suis bête, mais vraiment bête.  A quel point je ne connais rien, mais rien de rien.  Moi qui n'ai rien lu à part de la chick lit.  Une heure quart plus tard, c'est fini et j'ai la banane d'une oreille à l'autre.  Je parviens à décrocher un autographe un peu par hasard, passque je me suis approchée, pour le voir encore mieux, et passqu'il en signait et voilà.  Je plane ensuite une heure en ville, je dévore un Senior au Ot's (le senior est le meilleur hamburger du monde, qu'on se le dise), en écoutant Luchini à la radio, répéter ce que j'ai entendu en live.  J'ai toujours la banane.

Ensuite, direction la Maison de la Culture, pour une soirée flamande : un court métrage tarabiscoté et étrange, suivi de « Niemand », ou l'histoire d'un homme qui veut changer de vie et se fait passer pour mort.  Un tantinet lent, mais un film intéressant.  Pas transcendant, intéressant.

21h30, second film, à l'Eldorado : Boogie.  Un film roumain.  Le seul hic, c'est que c'est en roumain sous-titré français.  Et y'a un second hic, finalement, c'est que c'est d'une lenteur folle.  Il ne s'y passe rien de rien, à part des dialogues entre amis qui se retrouvent.  Et vu que je suis un chouia épuisée, mes paupières sont louuuuurdes, mes yeux se feeeeerment, et je n'entends puis que les voix roumaines auxquelles je ne comprends rien.  Après trois quarts d'heure, nous déclarons forfait et filons au chapiteau du FIFF boire un verre.  Rien à faire, je n'ai pas accroché.

Le meilleur moment de la journée restera bien sûr Luchini.

Photos issues du site officiel du FIFF.  Sur la troisième, prise lors de la projection de "Un été sans point ni coup sûr", si vous cherchez bien, vous me trouverez... courage, cherchez...

luchini

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cameo

 

20:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
oct

FIFF - J - 5 (relâche : Le silence de Lorna - Comme les autres)

Mardi.  Pas de FIFF.  Repos total.  Dodo avec les poules.  Enfin presque... Passque je prévois une séance de cinéma.  Ça va me changer...  Et deux films, tant qu'à faire.  Ben oui quoi... deux films gratuits, avec les Brico film days.  Alors j'ai invité môman, avec les places gentiment offertes par un collègue.  Trop cool hein.  Super cool.

Ce qui est encore plus cool, c'est que, dans un élan de générosité généreuse dont j'ai le secret (non non, mon auréole ne me serre pas, je vous l'assure), j'ai laissé le choix des films à môman.  Moi, j'aurais bien été voir le film avec le chauve anciennement rigolo là, avec 36 dedans le titre, ah oui « Faubourg 36 ».  Mais môman a choisi « Le silence de Lorna » et « Comme les autres ».  Deux films que j'avais aussi envie de voir, donc c'est tant mieux.

A 17h : Le silence de Lorna.  Des frères Dardenne.  Cocorico.  Je n'ai pas vu tous leurs films.  J'ai vu Rosetta.  J'ai vu La promesse.  Et je me demande si j'ai vu L'enfant ou pas.  Chais plus.  Je me demande aussi si ces trois films sont bien d'eux, passque ma culture cinématographique est restreinte (qui a osé dire « toute ta culture, Anaïs, toute ta culture » ?).

Un superbe film.  Des acteurs formidables.  Jeremy Renier est fabuleux.  J'ai eu cette envie de le prendre dans mes bras, de le bercer comme un petit enfant, c'est grave docteur ?  Ben oui c'est grave, passqu'il est blond et non brun, voyons !  Et l'actrice qui joue Lorna est fabuleuse aussi.  J'ignore pourquoi, j'avais l'idée que ça parlait prostitution.  Que nenni.  Ça parle mariage blanc.  Même si l'histoire est triste à souhait, même si l'ambiance est pesante, même si les protagonistes sont des écorchés vifs, le film captive du début à la fin.  Et émeut.  Mon seul regret : une fin qui n'en est pas une.  Typique de ce genre de film.  Mais moi j'aime les fins qui sont des fins.  Et si possible des fins heureuses.

Alors pour une fin heureuse, après une pause boisson dans un endroit enfumé (ark, beurk, kof kof kof), nous filons baver devant « Comme les autres », avec Lambert Wilson, plus beau que jamais (keskil vieillit bien), en pédiatre homo qui rêve de devenir papa.  Sauf que son mec, incarné par euh, ce beau brun qui a joué dans « Mes amis mes amours », Pascal Elbé je pense (mais je m'étais déjà trompettée à l'époque), donc son mec, il veut pas.  Alors ça barde.  Ça râle.  Ça se sépare.  Mais ça s'aime toujours.  Un vrai joli film, tout en pudeur et émotions.  Et rigolo, en plus, cerise on the cake.  Avec une happy end comme j'aime.  Enfin.

Chouette soirée ciné, perdue dans toutes mes autres soirées ciné...

Et vous, zavez profité des Brico film days ?

silencelorna

commelesautres

20:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
sep

FIFF – J4 (Maman est chez le coiffeur – Un été sans point ni coup sûr)

Comme je le disais hier, dodo à 1h du mat.  Pas bon pour ma vieille carcasse qui a besoin de ses dix heures de sommeil, ça.  Quand mon réveil a sonné à 6h30, je me suis étonnée de ce concert soudain en pleine nuit... Puis j'ai dû me rendre à l'horrible et inégalable évidence : c'était le matin.  C'est pas sérieux d'aller bosser si tôt ma bonne Dame.

J'ai somnolé toute la sainte journée.  Mais j'ai été efficace, professionnellement parlant, je dois dire.  Comme quoi le manque de sommeil n'est pas toujours destructeur pour le rendement au bureau.  Seul bémol : le petit coup de pompe d'après demi pizza de midi.  Abominable coup de pompe.  En plus, chez Lidl, c'était la journée du sommeil, avec vente de matelas, couette et autres oreillers.  Sadiques.

Dès l'heure de la sortie, direction le FIFF, après un petit passage chez Ekxi, en prévision du casse-croûte d'entre deux films.  Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas acheter des actions de cette boîte, vu ma fréquentation actuelle... à moins que je n'opte pour des actions Fortis, paraît qu'elles sont soldées en ce moment.

Premier film : Maman est chez le coiffeur.  Un titre qui ne m'inspirait guère.  Et pourtant, c'est pour moi la plus jolie surprise de ce FIFF (enfin à ce jour).  L'action se passe en 1966, ce qui offre quelques jolis morceaux de musique française de l'époque.  Une mère qui quitte, un bel été pas si beau que ça, toute sa famille du jour au lendemain, brisant l'inconscience dans laquelle vivaient encore les enfants.  L'aînée prend sous son aile le cadet, dit "anormal", un gamin d'une beauté époustouflante, tandis que "celui du milieu" se concentre sur ses travaux mécaniques.  Histoire d'amitiés naissantes.  Histoire d'amourettes estivales.  Histoire de tristesses intenses.  Histoire d'un abandon.  Les images sont superbes, notamment cette dernière scène dans un champ de maïs, sur une musique anglaise sublime.  Une révélation que cette tranche de vie tragique qui ne tombe cependant pas dans le mélodrame, tant les scènes cocasses sont nombreuses.  Bien sûr, j'ai eu la larme à l'œil.  Cela va de soi.  N'en doutez pas.  Charme supplémentaire : l'accent québécois des acteurs, parfois difficile à comprendre, mais tellement craquant.  A découvrir.  Pas le temps d'écouter les commentaires et questions-réponses avec la productrice.  Dommage, j'aurais aimé...

Ensuite, départ rapide vers le Caméo, pour un second film, québécois lui aussi : Un été sans point ni coup sûr.  Nous restons dans la même époque, 1969.  Mêmes accents parfois difficiles à comprendre.  Même musique, pleine de souvenirs, cette fois anglaise (ou américaine, va savoir).  Même été, peuplé d'enfants, qui, cette fois, vont découvrir les joies du baseball, qui vient de pointer le bout de son nez dans le pays.  Malgré quelques longueurs dans la dernière partie du film (vu mon état de fatigue, une longueur signifie, qui plus est, assoupissement immédiat), le film est très joliment présenté, avec, à l'occasion, des scènes qui semblent filmées à la caméra familiale.  Une histoire sportive, drôle parfois, et touchante aussi.  Un joli moment, un peu longuet cependant.  Le réalisateur, ensuite, nous a conté quelques anecdotes bien sympathiques, avec son petit accent typique.

Dodo à minuit, épuisée mais ravie.

Aujourd'hui relâche.  Repos.  Pour fêter ça... je vais au cinéma.  Voir deux films.  Cherchez pas à comprendre.  Je sais.  Mon cas est désespéré.

(photo issue du film copyright Equinoxe)

mamanestchezcoiffeur

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EteSansPointNiCoupSurG

13:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |