19
déc

L'échange

Je suis allée voir l'échange à l'Eldorado récemment.  De Clint Eastwood.

Lorsque j'avais vu la bande-annonce du film, il y a quelques semaines, j'en avais eu les poils frétillants, l'œil moite et la bouche tremblante.  Prometteur.

Angelina Jolie y apparait superbe.  Comme toujours.  Non seulement elle est belle.  Non seulement elle est mariée à aaaaaaaaargh.  Mais en plus elle joue bien.  La garce.  C'est trop injuste (dit la Calimerette que je suis).

J'avais pas trop bien compris l'histoire, à part qu'un enfant disparu revenait... mais que ce n'était pas lui.  Dans la file, derrière moi, des dizaines d'étudiants ayant fini leurs examens, qui n'ont pas mieux compris que moi, puisque j'entends « c'est l'histoire d'Angelina Jolie qui a vendu son enfant ».  C'est cela ouiiii.

Je crains le pire au vu de tous étudiants (je hais les étudiants qui gloussent et s'empiffrent au cinéma), mais ils se ruent tous sur L'emmerdeur (moi je préfère la version avec Brel) ou Madagascar 2 (moi j'ai pas encore vu le 1).

Je me retrouve donc seule dans la salle.

Pour quelques instants.

Jusqu'à ce qu'un olibrius débarque, s'installe juste derrière moi, et pose ses pieds sur l'arrière de mon siège.

Il le fait exprès non ?  C'est nin possip, y'a des dizaines de rangées.  Et dans chaque rangée une dizaine de sièges.  Et il squatte celui qui se trouve derrière le mien.  Manquerait plus qu'il sorte du popcorn pour que je le trucide par ingestion de maïs explosé, non mais.

Le film commence.  2h31, qu'il dure, paraît.  2h31 qu'on ne sent pas passer, tellement l'histoire est prenante et étonnante.  Elle scotche à son siège (d'ailleurs, le môssieur derrière moi doit être scotché, car il bouge plus ses pieds, merci my god).  D'autant que c'est une histoire vraie, du temps où ADN ne signifiait rien et où la police ne signifiait rien non plus.  Je ne peux rien vous raconter, sinon vous sauriez tout... mais croyez-moi, ça vaut le déplacement.

Un film incroyable... mais vrai, si je puis me permettre cette expression bateau.

J'ai adoré.  Angelina y est superbe.  Souvent dur, souvent émouvant.  Mais à voir.  Absolument.

echange

12:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

Entre ses mains

dvdpost
Voilà encore un film que j'avais envie de voir au ciné, puis, faute de temps, d'amis disponibles, d'envie, je sais plus, je ne l'ai pas vu.  Donc je l'ai emprunté chez DVDpost.

Passque voir Benoît Poelvoorde, notre acteur namurois à nous rien qu'à nous, qui habituellement se fait plus remarquer dans ses rôles comiques (ou ses accidents de voiture, mais qu'importe), en tueur en série... c'est tout de même quelque chose d'exceptionnel.

Et puis j'adooore Isabelle Carré, qui sait tout jouer.  Tout.  Enfin je trouve.

Que vous dire de ce film ?  Ben rien.  Il faut le voir.  Ce n'est pas un thriller lourd, genre film d'auteur soporifique.  Ce n'est pas un thriller haletant, genre courses poursuites incessantes.  C'est un bon thriller.  Un très bon.  L'ambiance n'est même pas glauque.  Enfin pas tout le temps.  Passque c'est la vie normale.  Une vie normale dans laquelle surgit un personnage anormal, qui chamboule tout, définitivement.  Avec un point de non retour.

J'ai adoré, et Poelvoorde y est incroyable.  Je n'aimerais pas le croiser dans ma rue, tiens, tout bien réfléchi.

En bonus, quelques images de la lionne du film (belle, mais belle) et le making of d'une scène de crime, passionnant, où l'on découvre la complexité d'une scène de quelques secondes à peine.  Et puis les commentaires de la réalisatrice et d'Isabelle Carré, captivants, qui confirment la difficulté que fut ce rôle pour Benoît Poelvoorde.  Je lui tire mon chapeau.

Pour changer de sujet (film) tout en restant dans le sujet (tueurs en série), il semble que je fasse une fixette sur ces derniers actuellement - enfin depuis une vingtaine d'années (je préférerais faire une fixette sur les films, mais soit, c'est mon destin).  J'en parlais récemment sur MSN à quelqu'un que je devais rencontrer pour la première fois et que j'accusais d'en être un (pour rire hein, pour rire, juste pour rire, quoique...).  Il m'a alors répondu que si tel était le cas, je serais sa première victime potentielle.  Vous le savez tous, dans les films, la première victime n'est jamais sauvée.  Jamais.  JAMAIS.  C'est pour la seconde victime, voire la troisième, que le flic héroïque surgit. 

Ensuite, le hasard hasardeux a fait que nous avons réalisé que nous avions une connaissance commune.  Enfin une connaissance à lui seulement.  Passque moi je la connais juste passqu'elle a le même prénom et le même nom que moi, qu'on a été dans la même école elle et moi, et qu'on la recherche partout : on me contacte sur facebook, on me téléphone pour lui parler, on la recherche dans ma ville, on note mes achats sur SA carte de fidélité.  Bref, c'est mon homonyme.  (ça va vous suivez ?)  Le hasard hasardeux m'a fait réaliser que cet homme était peut-être un tueur en série, mais uniquement de personnes portant mon nom et mon prénom (qui a dit qu'il fallait m'envoyer un psy d'urgence, que je lui envoie un tueur en série illico).  Mais là aussi, le problème reste entier, passque ni moi ni elle n'avons encore été dépecées, étranglées, empoisonnées ou tranchagedegorgées.  Donc je serais la première.  Donc celle qu'est pas sauvée.

Alors, quand je lui (au tueur en série potentiel) ai parlé de ce film, qui expliquait peut-être mon obsession récente pour les tueurs en série, il m'a répondu « c'est sans doute passque c'est arrivé près de chez toi » (comprendront ceusses qui connaissent Poelvoorde et sa filmographie, pour les autres, tant pis).  Tueur en série, peut-être.  Mais humoriste, c'est indéniable. 

Question du jour : rencontrer ou pas rencontrer ce tueur en série potentiel ?

entre ses mains

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
nov

Et voilà…

Voilà comment une faible blogueuse se fait convaincre par une vilaine lectrice, et, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, commande le coffret d'Orgueil et Préjugés avec Colin Firth... Elle est contente ma lectrice hein ...

Mais j'en profite pour vous faire partager cette bonne nouvelle : Amazon livre ENFIN gratuitement en Gelbique.  Il était temps.  A partir de 20 eur de commande, ce qui est raisonnable je trouve.  A noter que les prix indiqués sont légèrement inférieurs à ceux que nous, pauvres Belges, payeront, because la TVA.  Mais c'est tout de même intéressant, puisque le coffret en question était à 24,99 eur chez DVDfolies, avec 2,5 eur de port en sus, et que je l'ai eu à 20,22 eur tous frais compris sur Amazon.  Sur Proxis, il était carrément introuvable.  J'avoue que je suis contente car j'ai déjà fait des commandes chez Amazon, il y a longtemps, et que les frais de port étaient exorbitants...

Comme quoi la France commence à vouloir attirer la clientèle belge et c'est tant mieux.

Patience maintenant avant d'avoir mon coffret...

orgueilfirth

20:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
nov

The bucket list (Sans plus attendre)

dvdpost

Etant donné que je regarde maintenant systématiquement mes DVD en VO sous-titrée, ne supportant plus les doublages, j'hésite à vous mettre le titre original ou le titre français... Je trouve d'ailleurs que les titres ne devraient pas être traduits, tout comme les VO devraient être imposées dans les cinémas namurois.  Mais je n'ai pas mon mot à dire.

J'ai donc visionné ce film, reçu de DVDpost, que j'avais eu envie de voir au ciné sans parvenir à m'y convaincre, craignant les flots de larmes.

J'aurais dû m'en douter : voilà un film à ne pas voir un dimanche, ni en octobre, ni quand le moral est bof bof bof.  Pas de bol, je l'ai vu un dimanche d'octobre à moral plus que bof bof bof.  Catastrophe catastrophiquement catastrophique !

Clair que le résumé ne laisse pas présager une happy end : deux hommes que tout oppose (Morgan Freeman et Jack Nicholson) partagent, bien malgré eux, la même chambre d'hôpital, tous deux condamnés.  Ils décident alors de dresser leur « bucket list », à savoir la liste des choses à faire dans une vie, et surtout avant de la quitter, cette vie.  Ensuite, ils la mettent en pratique...

Les critiques ont trouvé ce film très « cliché », jouant trop sur la corde sensible du spectateur. 

Moi j'ai beaucoup aimé, malgré quelques lenteurs vers le milieu du film.  Un film qui fait réfléchir au sens de la vie, qui donne envie d'aller, de suite, réaliser quelques rêves, avant qu'il ne soit trop tard.  Et puis un film qui fait pleurer, beaucoup, trop.  Enfin, un film qui pose deux questions sur lesquelles méditer « avez-vous eu de la joie dans votre vie ? » et « avez-vous procuré de la joie à autrui dans votre vie ? »

Brrrr, ça donne froid dans le dos.  Je vous laisse, j'ai des choses à faire pour réussir ma vie avant qu'il ne soit trop tard... 

sansplusattendre

11:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
oct

The Jane Austen Book Club

dvdpost
J'ai vu tout récemment un film que j'avais rêvé de voir au cinéma, mais il n'est jamais sorti dans ma ville (le vilain) : « The Jane Austen Book Club ».  J'ignorais ce dont il s'agissait exactement, mais je voulais le voir.  Passque dans le titre y'avait « Austen » et « book ».  ça ne pouvait que me plaire (j'en ai marre de faire des manipulations pour que le c cédille soit en majuscule, je hais word c'est définitif).  Donc je voulais le voir.

C'est maintenant chose faite, puisque je l'ai reçu jeudi de DVDpost.  Et regardé jeudi, tant qu'à faire.  Pressée moi ?  Si peu.  Impatiente ?  Si peu.  Excitée ?  Si peu.

Je vous le dis tout de go : je n'ai pas été déçue.  Que du contraire.

J'aurais sans doute dû lire l'intégrale de Jane Austen avant, pour encore mieux entrer dans l'histoire, mais ce n'est pas indispensable.  En réalité, il ne faut même pas connaître son œuvre pour apprécier ce film, même si c'est sans doute un petit plus.

L'histoire se passe actuellement, au sein d'un groupe de lecteurs (enfin des lectrices et un lecteur, mignon à souhait) de Jane Austen, qui décident de se réunir chaque mois autour d'une lecture.  D'en parler.  D'échanger.  De se disputer, parfois.  Outre ces réunions, le film raconte l'histoire de chacun des protagonistes, de ses souffrances, ses amours, ses rêves et ses joies.  Ils se dévoilent petit à petit.  S'apprivoisent les uns les autres.  Apprennent à se connaître et à s'aimer. 

En un mot ou plutôt en trois, ce film c'est que du bonheur !  Je l'ai dévoré comme un film adapté de Jane Austin, j'ai dévoré tous les bonus, et j'ai ensuite couru en librairie m'acheter, enfin (il était temps), mon premier Jane Austen : Orgueil et préjugés.  J'ai hésité avec Persuasion, décrite comme la plus romantique de ses oeuvres, mais je l'achèterai si j'adhère à Orgueil et préjugés, car si ça tombe, je vais détester sa façon d'écrire, je vais m'assoupir et je bouderai à tout jamais ses oeuvres... Verdict dans quelques temps.

Par contre, faut vraiment que je consulte un ophtalmo.  Malgré mon écran de 70 cm non plat, j'ai cru durant tout le film qu'Emma Thompson jouait dans le film, alors que ce n'était pas elle du tout du tout du tout du tout.  C'est vraiment grave, docteur !

Si vous aimez Jane Austen, ses livres, les films tirés de ses livres, je n'ai qu'un conseil : filez louer ce film.  Et si vous êtes belges, sur DVDpost, y'a un mois d'essai gratuit, tant qu'à faire... (via le logo là à gauche, vous arrivez directement sur la page promo)

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |