3
oct

FIFF - J - 6 (Luchini en vrai - Niemand - Boogie)

Après une journée de relâche, ça repart de plus belle.

Je quitte le bureau à midi, tenant en main mon précieux sésame pour voir Luchini en vrai.  Ça s'intitule « leçon de cinéma » et je ne sais rien de plus.  Je sais juste que dans mon jeune temps, cet acteur me hérissait.  Et que, étrangement, maintenant, je l'aime bien.  Va comprendre.  Alors, je voulais absolument le voir.

En attendant 15h30 et son arrivée, je vais m'affaler au Villeroy club, devant des pâtes, et sans tiramisu spéculoos, étrangement.  Ma table habituelle n'a plus sa gravure « Anaïs », j'ignore pourquoi.  Je mange, je feuillette un magazine et je bosse en corrigeant un manuscrit de bibi, criblé de fautes, la honte totale.  A 15h, je me dirige vers le Caméo, où la foule est déjà dense.  Je m'installe et j'attends.  J'attends.  Et j'attends encore.  La foule se presse et attend avec moi.  15h30, nous pénétrons dans la salle, et je parviens à chopper une place au premier rang, bingo de chez bingo, près d'une dame bien sympa avec laquelle je discute un peu.  En attendant.  Attendant.  Et attendant encore.

16h.  LE voilà.  En retard.  Et mécontent d'être en retard, ce qu'il ne supporte pas.  Keske je l'aime, lui.  Et il nous fait rire.  Moment impossible à décrire, passqu'il faut être sur place pour réaliser.  Mais keske j'ai ri.  Un homme qui parvient, en une heure, à draguer la présentatrice de façon dingue, citer Nitsche, parler de Céline (pas Dion, l'autre), chanter du Adamo et se plaindre de Fortis, moi je dis chapeau.  Puis il s'approche et je l'ai là, à portée de main, simple et drôle.  Mais cultivé comme pas deux.  Je réalise à quel point je suis bête, mais vraiment bête.  A quel point je ne connais rien, mais rien de rien.  Moi qui n'ai rien lu à part de la chick lit.  Une heure quart plus tard, c'est fini et j'ai la banane d'une oreille à l'autre.  Je parviens à décrocher un autographe un peu par hasard, passque je me suis approchée, pour le voir encore mieux, et passqu'il en signait et voilà.  Je plane ensuite une heure en ville, je dévore un Senior au Ot's (le senior est le meilleur hamburger du monde, qu'on se le dise), en écoutant Luchini à la radio, répéter ce que j'ai entendu en live.  J'ai toujours la banane.

Ensuite, direction la Maison de la Culture, pour une soirée flamande : un court métrage tarabiscoté et étrange, suivi de « Niemand », ou l'histoire d'un homme qui veut changer de vie et se fait passer pour mort.  Un tantinet lent, mais un film intéressant.  Pas transcendant, intéressant.

21h30, second film, à l'Eldorado : Boogie.  Un film roumain.  Le seul hic, c'est que c'est en roumain sous-titré français.  Et y'a un second hic, finalement, c'est que c'est d'une lenteur folle.  Il ne s'y passe rien de rien, à part des dialogues entre amis qui se retrouvent.  Et vu que je suis un chouia épuisée, mes paupières sont louuuuurdes, mes yeux se feeeeerment, et je n'entends puis que les voix roumaines auxquelles je ne comprends rien.  Après trois quarts d'heure, nous déclarons forfait et filons au chapiteau du FIFF boire un verre.  Rien à faire, je n'ai pas accroché.

Le meilleur moment de la journée restera bien sûr Luchini.

Photos issues du site officiel du FIFF.  Sur la troisième, prise lors de la projection de "Un été sans point ni coup sûr", si vous cherchez bien, vous me trouverez... courage, cherchez...

luchini

luchini2

cameo

 

20:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
oct

FIFF - J - 5 (relâche : Le silence de Lorna - Comme les autres)

Mardi.  Pas de FIFF.  Repos total.  Dodo avec les poules.  Enfin presque... Passque je prévois une séance de cinéma.  Ça va me changer...  Et deux films, tant qu'à faire.  Ben oui quoi... deux films gratuits, avec les Brico film days.  Alors j'ai invité môman, avec les places gentiment offertes par un collègue.  Trop cool hein.  Super cool.

Ce qui est encore plus cool, c'est que, dans un élan de générosité généreuse dont j'ai le secret (non non, mon auréole ne me serre pas, je vous l'assure), j'ai laissé le choix des films à môman.  Moi, j'aurais bien été voir le film avec le chauve anciennement rigolo là, avec 36 dedans le titre, ah oui « Faubourg 36 ».  Mais môman a choisi « Le silence de Lorna » et « Comme les autres ».  Deux films que j'avais aussi envie de voir, donc c'est tant mieux.

A 17h : Le silence de Lorna.  Des frères Dardenne.  Cocorico.  Je n'ai pas vu tous leurs films.  J'ai vu Rosetta.  J'ai vu La promesse.  Et je me demande si j'ai vu L'enfant ou pas.  Chais plus.  Je me demande aussi si ces trois films sont bien d'eux, passque ma culture cinématographique est restreinte (qui a osé dire « toute ta culture, Anaïs, toute ta culture » ?).

Un superbe film.  Des acteurs formidables.  Jeremy Renier est fabuleux.  J'ai eu cette envie de le prendre dans mes bras, de le bercer comme un petit enfant, c'est grave docteur ?  Ben oui c'est grave, passqu'il est blond et non brun, voyons !  Et l'actrice qui joue Lorna est fabuleuse aussi.  J'ignore pourquoi, j'avais l'idée que ça parlait prostitution.  Que nenni.  Ça parle mariage blanc.  Même si l'histoire est triste à souhait, même si l'ambiance est pesante, même si les protagonistes sont des écorchés vifs, le film captive du début à la fin.  Et émeut.  Mon seul regret : une fin qui n'en est pas une.  Typique de ce genre de film.  Mais moi j'aime les fins qui sont des fins.  Et si possible des fins heureuses.

Alors pour une fin heureuse, après une pause boisson dans un endroit enfumé (ark, beurk, kof kof kof), nous filons baver devant « Comme les autres », avec Lambert Wilson, plus beau que jamais (keskil vieillit bien), en pédiatre homo qui rêve de devenir papa.  Sauf que son mec, incarné par euh, ce beau brun qui a joué dans « Mes amis mes amours », Pascal Elbé je pense (mais je m'étais déjà trompettée à l'époque), donc son mec, il veut pas.  Alors ça barde.  Ça râle.  Ça se sépare.  Mais ça s'aime toujours.  Un vrai joli film, tout en pudeur et émotions.  Et rigolo, en plus, cerise on the cake.  Avec une happy end comme j'aime.  Enfin.

Chouette soirée ciné, perdue dans toutes mes autres soirées ciné...

Et vous, zavez profité des Brico film days ?

silencelorna

commelesautres

20:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
sep

FIFF – J4 (Maman est chez le coiffeur – Un été sans point ni coup sûr)

Comme je le disais hier, dodo à 1h du mat.  Pas bon pour ma vieille carcasse qui a besoin de ses dix heures de sommeil, ça.  Quand mon réveil a sonné à 6h30, je me suis étonnée de ce concert soudain en pleine nuit... Puis j'ai dû me rendre à l'horrible et inégalable évidence : c'était le matin.  C'est pas sérieux d'aller bosser si tôt ma bonne Dame.

J'ai somnolé toute la sainte journée.  Mais j'ai été efficace, professionnellement parlant, je dois dire.  Comme quoi le manque de sommeil n'est pas toujours destructeur pour le rendement au bureau.  Seul bémol : le petit coup de pompe d'après demi pizza de midi.  Abominable coup de pompe.  En plus, chez Lidl, c'était la journée du sommeil, avec vente de matelas, couette et autres oreillers.  Sadiques.

Dès l'heure de la sortie, direction le FIFF, après un petit passage chez Ekxi, en prévision du casse-croûte d'entre deux films.  Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas acheter des actions de cette boîte, vu ma fréquentation actuelle... à moins que je n'opte pour des actions Fortis, paraît qu'elles sont soldées en ce moment.

Premier film : Maman est chez le coiffeur.  Un titre qui ne m'inspirait guère.  Et pourtant, c'est pour moi la plus jolie surprise de ce FIFF (enfin à ce jour).  L'action se passe en 1966, ce qui offre quelques jolis morceaux de musique française de l'époque.  Une mère qui quitte, un bel été pas si beau que ça, toute sa famille du jour au lendemain, brisant l'inconscience dans laquelle vivaient encore les enfants.  L'aînée prend sous son aile le cadet, dit "anormal", un gamin d'une beauté époustouflante, tandis que "celui du milieu" se concentre sur ses travaux mécaniques.  Histoire d'amitiés naissantes.  Histoire d'amourettes estivales.  Histoire de tristesses intenses.  Histoire d'un abandon.  Les images sont superbes, notamment cette dernière scène dans un champ de maïs, sur une musique anglaise sublime.  Une révélation que cette tranche de vie tragique qui ne tombe cependant pas dans le mélodrame, tant les scènes cocasses sont nombreuses.  Bien sûr, j'ai eu la larme à l'œil.  Cela va de soi.  N'en doutez pas.  Charme supplémentaire : l'accent québécois des acteurs, parfois difficile à comprendre, mais tellement craquant.  A découvrir.  Pas le temps d'écouter les commentaires et questions-réponses avec la productrice.  Dommage, j'aurais aimé...

Ensuite, départ rapide vers le Caméo, pour un second film, québécois lui aussi : Un été sans point ni coup sûr.  Nous restons dans la même époque, 1969.  Mêmes accents parfois difficiles à comprendre.  Même musique, pleine de souvenirs, cette fois anglaise (ou américaine, va savoir).  Même été, peuplé d'enfants, qui, cette fois, vont découvrir les joies du baseball, qui vient de pointer le bout de son nez dans le pays.  Malgré quelques longueurs dans la dernière partie du film (vu mon état de fatigue, une longueur signifie, qui plus est, assoupissement immédiat), le film est très joliment présenté, avec, à l'occasion, des scènes qui semblent filmées à la caméra familiale.  Une histoire sportive, drôle parfois, et touchante aussi.  Un joli moment, un peu longuet cependant.  Le réalisateur, ensuite, nous a conté quelques anecdotes bien sympathiques, avec son petit accent typique.

Dodo à minuit, épuisée mais ravie.

Aujourd'hui relâche.  Repos.  Pour fêter ça... je vais au cinéma.  Voir deux films.  Cherchez pas à comprendre.  Je sais.  Mon cas est désespéré.

(photo issue du film copyright Equinoxe)

mamanestchezcoiffeur

mamanestchezcoiffeur2

EteSansPointNiCoupSurG

13:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

FIFF - J3 (Mes stars et moi - Le premier venu - Parc)

Plein soleil encore pour ce dimanche, où je me rends au FIFF avec des victuailles plein les poches.

15h, arrivée sur place.  La billetterie est ouverte et nous avons le bonheur de pouvoir réserver les tickets pour toutes nos prochaines séances.  Que du bonheur.  Par contre, mauvaise nouvelle : la séance de clôture n'est pas accessible avec le pass, il faut l'acheter en sus : 10 eur.  ça c'est vraiment inadmissip', c'est du vol de faire payer cette séance en plus du pass qui a déjà doublé de prix (oui, bon, je l'ai pas payé, mais je pense à ceusses qui ont déjà déboursé 35 eur).  Du vol !  Nous n'irons pas, puisque c'est comme ça.

15h30, entrée fracassante du personnel de la Ville de Namur, prioritaire sur le pauvre peuple qui attend patiemment.  Fort heureusement, la salle est grande et les places nombreuses.  Je me réjouis de revoir Kad Merad, que j'adore.  Oui, bon, quoi, il est chauve, et alors ?  Il a des yeux de cocker triste, et alors ?  C'est ce qui fait tout son charme !  Sans oublier qu'il joue génialissimement bien, pouvant passer du rire aux larmes d'un coup de baguette magique.  A ses côtés, en stars idolâtrées : Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart et ... oups, j'ai honte, d'autant qu'elle était présente dans la salle, une jolie brune pétillante dont la carrière semble prometteuse.  Une très chouette comédie qui détend, fait rire, émeut et met la larmichette à l'œil.  Que demander de plus ?  Et bien un gros chat style persan (mais c'est une autre race, à poils courts, j'ai aussi oublié comment ske ça s'appelle), roux, adorable, râleur... un genre de Garfield en vrai.  Que du bonheur ce film.

Ensuite, direction glacemania pour... une glace (que personne ne s'avise de calculer les calories de ce FIFF, sinon je frappe au hasard) : spéculoos et meringue italienne.

Puis retour à l'Eldorado, pour Le premier venu, l'histoire d'une jeune fille qui, en recherche d'un peu de piment, décide de se donner au premier venu.  Un film de deux heures.  Au bout de 45 minutes, dont 15 de ronflements, nous déclarons forfait et quittons la salle.

Il est 19h20, et le prochain film n'est qu'à 21h30.  Que faire ?

Rien, car Namur s'endort dès 18 h, le dimanche.  C'est t'honteux mais c'est ainsi.  Nous zonons donc durant une heure trente, léchant les vitrines éteintes, comptant les objets, analysant les prix, marchant à la vitesse d'une tortue de cent cinquante ans, pour finir par aboutir, par un hasard (mal)heureux, au Quick, où nous dégustons un succulent Tomato-beef, ou Beef-tomato (enfin on s'en moque, c'est Schtroumpf vert et vert Schtroumpf hein).

21h30, enfin l'heure du film.  Parc.  L'histoire de ... ah ben, ça, c'est la question que je me pose encore.  Jean-Marc Barr et Sergi Lopez.  Voilà.  Je ne sais rien vous dire de plus, à part que ce film est l'un des plus incompréhensibles que j'aie pu voir, et l'un des plus barbants.  Attention, c'est mon simple avis de namuroise déneuronée que je suis, et vous le savez.  Mais je n'ai absolument rien pigé à ce film soporifique et lent, mais lent, mais lent... Je ne dois cependant pas être la seule, car à la fin, la salle s'était vidée de façon étrange.  Je suis restée au débat qui a suivi, avec le réalisateur et Sergi Lopez.  Un réalisateur qui refuse qu'on lui demande le "message" de son film.  Ne prononcez jamais le mot "message", il en devient tout rouge.  Bon, je le comprends, ça doit être décevant de voir une salle se vider ainsi avant la fin du film, d'entendre des spectateurs laisser entendre qu'ils n'ont pas trop compris le film.  ça me fait penser que je serai bientôt à Paris pour des dédicaces, en compagnie d'auteurs super connus sur la blogosphère, dont les livres se vendent comme des petits pains chauds, et que je crains de vivre ça : moi, seule, face à une foule qui se précipite ailleurs.  Mon pire cauchemar.  ça sera l'enfer.  Mon enfer, les 11 et 12 octobre prochain...  Mais hier, ce fut aussi l'enfer.  Dodo à 1h du mat.... Epuisant le FIFF, je vous le disais.

messtarsetmoi

17:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

FIFF - J 2 (La différence, c’est que c’est pas pareil - L’envers de l’écran - Une chaîne pour deux - Coquelicot)

Grasse matinée en ce samedi, puisque le départ pour le FIFF est prévu à 11h30.  Pour l'occasion, j'ai prévu mon pique-nique : sandwiches bien odorants au crabe (enfin sa pâle imitation dénommée surimi) et au thon, pêche, ice tea, Léo et Choco Prince en dessert.  Tout ça sur recommandation de Mostek, qui a vraiment insisté pour que je prenne de quoi m'alimenter, mais qui, elle, a « oublié » ses sandwiches.  Premier arrêt chez Exki.  Je résiste : j'ai mon pique-nique.

Direction le Caméo pour obtenir des entrées pour « La différence, c'est que c'est pas pareil », en vision presse.  Malgré la nouvelle organisation... c'est un peu désorganisé en ce sens qu'il est impossible de savoir où attendre ces précieuses et rares places.  Un jour on nous dit ici, mais c'est là, le lendemain nous allons là, mais c'est ici.  Tout le monde garde cependant le sourire et l'ambiance est festive et ensoleillée.  Le film est made in France.  Le retour d'un père absent depuis de lustres, dans une famille très rocambolesque.  Avec, entre autres, Clémentine Célarié et François Berléand.  Un peu décevant, ce film, parce que est totalement surréaliste.  Pourtant l'histoire pouvait être sympa.  Pourtant les prises de vue sont jolies.  Pourtant, les acteurs sont bons.  Mais trop d'invraisemblances pour vraiment accrocher.  Les gens s'aiment et se dés-aiment comme si c'était naturel et faisable en un claquement de doigts.  Je ne peux dire que je n'ai pas aimé, mais je n'y ai pas vraiment cru.  Et quand je n'y crois pas, je sors avec un sentiment d'inachevé.

14h.  Retour chez Exki.  La température est exquise.  Le soleil est exquis.  Alors nous nous installons en terrasse pour une petite pause coca (light) et tarte au citron meringuée (non light).  Que du bonheur.  Je commence à adorer ce nouvel Exki namurois, malgré ses prix exorbitants.

15h.  Sus à la Maison de la Culture, pour l'enregistrement de « L'envers de l'écran », avec la belle, la naturelle, la souriante Marie Gillain, petite belge que j'aime depuis qu'elle m'a fait mourir de rire dans « Mon père ce héros », trembler dans « l'appât » et rêver dans « Ma vie n'est pas une comédie romantique ».  Découvrir ainsi l'envers du décor, tout en revisitant la carrière de la liégeoise, ce n'est que du bonheur.  Du pur bonheur.  Son prochain film, « Magique », me met déjà  la larme à l'œil.  Je ne le manquerai pas, c'est clair (comme dirait Mostek).  Diffusion de l'émission en décembre seulement.  Après l'émission, séance photos.  Nous avons oublié notre appareil et supplions un gentil Monsieur de nous en envoyer par mail, ce qu'il promet (si vous me lisez, pitié, envoyez-nous les photos).  Je parviens à obtenir une dédicace, et je me répands en compliments débilo-mielleux, même si sincères.  C'est débile de gagatiser ainsi devant une actrice belge qui n'a point la grosse tête.  Pourtant, j'ai gagatisé comme une débile.  Et tremblé en tendant mon bic. Shame on me.

18h.  Troisième passage chez Exki, en prévision de la soirée qui s'annonce (j'ai mangé tous mes sandwiches).  J'opte pour des pâtes froides au jambon, basilic et parmesan.  J'en bave d'envie.

18h30.  Re-file, mais à l'Eldo cette fois, pour une nouvelle vision de presse : « Une chaîne pour deux ».  Attendre, toujours attendre.  Mais avec le sourire.  Jusqu'au moment où les places attendues à droites sont proposées à gauche.  Rien ne change.  Fort heureusement, tout se passe bien, pas de pugilat, pas d'insultes pour obtenir les places.  Je découvre donc avec bonheur ce film belge, d'un namurois qui plus est : Frédéric Ledoux.  Les travailleurs d'une PME qui fabrique des vélos sont mis en danger lors de la reprise de la boîte.  La compétition qui leur est proposée, afin de déterminer laquelle des deux chaînes de fabrication sera maintenue, va engendrer des conséquences difficilement mesurables, drôles, dramatiques ou romantiques.  Sur fond de drame à l'emploi, un film qui s'avère captivant, amusant et joliment joué, avec en bonus un acteur mmmmmmmmmmmh, dont j'ignore le nom, et un zeste d'amour.  Un très chouette moment, qui me confirme à quel point j'aime le FIFF, qui me permet de découvrir des petits bijoux rarement disponibles dans les salles obscures, plus commerciales.  Un film qui mérite d'être vu.  Alors, vous, les namurois, allez encourager votre cinéma, notre cinéma, dès la sortie de ce film !  Infos sur http://unechainepourdeux.com

20h.  Pause repas.  Les pâtes sont en effet succulentes et je me régale.  Ensuite, nous filons à nouveau au Caméo, pour visionner « Coquelicots ».  Encore un film belge.  Qui mérite le détour.  Un film à tout tout petit budget (l'équipe, présente dans la salle, a tellement insisté sur ce fait que j'ai failli m'endormir, mais soit), qui nous fait partager trois tranches de vie : celles d'une prostituée de longue date à la santé menacée, celle d'une jeune prostituée qui veut quitter le milieu et celle d'un maquereau en apparences sordide, mais qui révélera une jolie facette de sa personnalité.  Un film d'une heure dix-sept minutes, qui présente une facette de la société bien présente, même si je la côtoie peu.  Un très beau film, à voir.  J'ai beaucoup aimé, malgré la présence, derrière nous, d'un couple qui nous a donné des envies de meurtre, de par ses réfléxions débiles permanentes (qui mériteraient un billet à elles seules - je réfléchis à l'idée de le pondre, ce billet).

Je m'en voudrais de ne pas mentionner le court métrage qui a précédé Coquelicots : Orgesticulanismus.  9 minutes incroyables, à la manière d'un dessin animé... vachement animé.  Un début qui a provoqué un bon fou rire : des tas de personnages animés, comme des pantins, dont une petite vieille à grosses fesses plantées sur des jambes allumettes : tout moi.  A suivi une séance de comparaison entre les personnages et nos physiques respectifs.  Dément.  Bien ri.  Ce court métrage est un hommage au père du réalisateur, cloué dans un fauteuil roulant.  Joli hommage.

Photos issues des sites officiels des films et du site du FIFF pour les photos relatives à Marie Gillain (http://fiff2008-new.maehdros.be/main.php)

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