3
jan

Pour elle

Est-ce une bonne idée d'aller au cinéma un premier jour de soldes ?

Je dis oui, passque tous les gens sont dans les magasins, donc les salles sont désertes, ou presque.

Ainsi, après une petite virée à la recherche de Fascination (le livre dont est tiré le film Twilight-fascination vu ce vendredi) virée dont je vous parlerai demain, passque le dimanche on lit au lit, virée qui s'est limitée à la visite de trois librairies, passque vu le monde, le froid dehors, la chaleur dedans, trois magasins m'ont largement suffi, je décide d'aller voir Pour elle à l'Eldorado.

Pour elle, c'est un thriller français.  Ils sont tellement rares, je trouve, qu'ils méritent d'être vus.  Et puis y'a Vincent Lindon.  Et moi j'aime Vincent Lindon, je lui trouve un charme fou.  Et y'a aussi Diane Kruger, trop jolie. 

Le film commence comme une comédie romantique : ils s'aiment, ils ont un choli petit gamin blondinet, elle fait une photo familiale toute mignonne chaque matin, ils sont heureux et ça se voit.  Puis, en une seconde, tout bascule : elle est arrêtée, suspectée de meurtre, condamnée.  Ensuite, tout bascule à nouveau : il décide, pour elle, rien que pour elle, de la faire évader.  Un prison break à la française, en quelque sorte, même s'il organise tout ça de l'extérieur.  Le film passe alors de comédie romantique à drame, pour finir en thriller haletant.  Angoissant.  Stressant.

J'ignore si le scénario est réellement crédible, mais je m'en moque, tout bien réfléchi.  Moi j'y ai cru, passque jusqu'au bout, j'étais scotchée à mon siège, mains moites, aisselles moites (c'est frais), priant de toutes mes forces pour que le plan fonctionne, pour qu'ils se retrouvent enfin et pour que le film se termine en comédie romantique, comme il avait commencé.

Ça doit être ça, un film réussi : lorsque le spectateur, en l'occurrence la spectatrice (j'avais écrit spectacteur et spectactrice, aurais-je un désir refoulé ?), veut, du fond de son cœur, y croire absolument.  Lorsqu'elle aime les personnages au point que leur avenir lui importe plus que tout, au moins durant 1 heure 36 minutes. Lorsqu'elle veut une happy end.

Vincent Lindon est tout mignon dans ce rôle d'homme fou d'amour au point d'en devenir presque fou.  Il est touchant dans ce rôle de mari déterminé, qui fera tout pour sa belle.  Diane Kruger est touchante au possible.  Et les personnages secondaires également.

J'ai aimé.  Voilà.

Et depuis lors, j'ai en tête la chanson « Pour elle » de Richard Cocciante.  Une chanson superbe, qui me met toujours la larme à l'œil (oui, c'est cucul, j'assume).  « J'irai au bord de l'invisible, où l'amour tient en équilibre, pour elle j'oublierai qui je suis, j'écouterai tout ce que son cœur dit, pour elle ».  Y-a-t-il un remède contre les chansons en tête, docteur, passque ça devient systématique chez moi, et parfois saoulant, surtout quand j'ai en tête « ce matin un lapin a tué un chasseur » ou « papillon de lumière » et que Mostek est au bord de la crise de nerfs...

pourelle

22:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
jan

Twilight - fascination

eldorado

twil
Bon, clair que quand j'ai proposé à ma filleule d'aller au ciné et de choisir le film qui lui plaisait, j'ai pris un gros risque.  Un très gros risque.  Passqu'elle est à un âge où aller voir Madagascar 2 ou La famille suricate (pourtant, keske j'ai aimé ce film) est aussi pire (j'adore cette expression pas française) et honteux qu'un premier bouton d'acné.  Donc je craignais le pire.  Et j'ai vu arriver le pire, lorsqu'elle s'est exclamée, en réponse à mon « keskitetente ? » « Twilight fascination ».

Fort heureusement, j'avais ouvert mon petit mozilla chéri et la page web de mon cinéma chéri, pour faire semblant d'avoir l'air bien au courant de tout ce qu'elle me proposerait.  Moi yen a être une marraine à la page, qu'on se le dise.

J'avais donc lu tous les résumés.

Dont celui de Twilight :

« Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard. »

Le seul mot qui a marqué mon esprit, c'est « vampire ».  Vampire.  Moi, aller voir des films de vampires, avec des méchants pas beaux qui mordent des gentils tout beaux, des Dracula aux dents pleines de sang ou des scènes immondes de dégustation d'humains, vraiment pas mon truc.  J'aime pas avoir peur.  Puis après ça, je vais encore cauchemarder toutes les nuits.

Mais j'ai rien dit.  Ou plutôt j'ai dit « c'est ça que tu veux voir, parfait ok super je me réjouis d'aller voir çaaaaaaaa ».

Puis je suis allée sur le net, histoire de trouver une bande-annonce et de me préparer au pire du pire.

Et j'ai été étonnée.  Positivement.  Comme me l'a dit Rodolphe (mon compagnon virtuel de réveillon, souviendez-vous), c'est un film de vampires, mais pas n'importe quel film de vampires : un film de vampires pour filles.  Bingo Anaïs. 

J'étais donc impatiente de découvrir ce film, après mûre réflexion.  Limite si je ne me réjouissais pas, malgré une petite pointe d'angoisse (et si les vampires étaient vraiment méchants, même dans un film pour filles ?).

Et je n'ai point été déçue, que du contraire.

Passque c'est intriguant, dès la première minute.  Ça captive.  Et puis passque c'est un scénario qui démarre de façon « basique » : une ado vient vivre chez son père dans un village paumé plein d'arbres (et de vampires, mais nous le découvrirons plus tard), elle se fait des amis et remarque illico un beau ténébreux (pas vraiment brun, mais presque).  Donc passqu'il y a de l'amour.  Enfin passqu'on sent qu'il va y en avoir.  Mais pas seulement.  Y'a plein d'humour aussi.  Oui, je vous jure, les vampires c'est rigolo.  Et puis y'a de l'action.  Et aussi un peu d'angoisse en cerise sur le gâteau, mais pas trop, juste ce qu'il faut.  Et de jolies images dans les bois.  Et puis des acteurs qui jouent vachement bien.  Et une musique d'enfer.  Et aussi du mystère, mais juste un peu.  Et des bisous, mais pas de sexe (titchu, ces films pour ados).  Des sentiments naissants qui donnent quelques frissons (oui, bon, je sais, chuis débile, et alors, m'en fous).  Des vampires végétariens (ah ben ça, j'ignorais que ça existait).  Des effets spéciaux pas mal, même si très très très spéciaux (mais qui donnent un petit truc au film).  Enfin bref pour faire court et rapide et concis : y'a quelque chose dans ce film qui fait que les deux heures dix minutes passent à une vitesse folle et qu'après, on n'a qu'une seule et unique envie : voir la suite.  Et vite.  Très vite.  Et lire le livre.  Vite.  Très vite.

Et la cerise sur la cerise sur le gâteau, c'est qu'Edward, ben il écoute Clair de lune de Debussy.  Mon morceau chéri favori que j'aime d'amour et que même que l'homme qui écoutera ça, qu'il soit brun ténébreux ou pas, je l'épouse illico.  Vraiment une chouette cerise que d'entendre ce petit bout de musique magique au moment d'une scène magique dans un film magique.

Moi je dis que les filleules de 11 ans, c'est pratique.  Et cool.  Et chouette.  Ça permet de découvrir des films que jamais, non jamais, je n'aurais envisagé de voir.  Ce qui aurait été dommage, vraiment dommage.

Après ce film, encore sous le coup de l'émotion, on s'est offert une petite bouffe dans un chinois.  Où je ne retournerai pas, passque, enlevant mon écharpe (Strelli) d'un geste féminin mais néanmoins brusque, j'ai totalement démantibulé une pauvre orchidée qui passait par là.  Malgré mes excuses, j'ai bien senti que la madame elle appréciait pas, passque normalement quand quelqu'un s'excuse, on dit « c'est rien », en souriant, même si c'est pas rien, mais là elle a rien dit, elle a pas souri, et elle m'a même pas regardée.

A mon retour, j'ai filé sur le net pour tout découvrir de cette saga : les quatre tomes que je vais m'acheter illico presto, le succès incroyable (paraît même que le dernier tome a détrôné Harry Potter en nombre de ventes), le fait que c'est réellement destiné aux ados puisqu'édité en collection jeunesse (glups, tant pis), le prochain tournage en mars (viiiiiite), les fans en délire dont je fais maintenant partie.  C'est inévitable maintenant, faut je m'achète le tome un dès que possible.  Aujourd'hui ?  Aujourd'hui c'est les soldes, je hais les soldes... je me terre chez moi durant les soldes.  Je ne vois personne durant les soldes.  Je ligote ma carte bancaire durant les soldes.  Mais l'envie est là.  Vraiment trop là.

Bien entendu, mon seul regret : les voix françaises.  En écoutant la bande-annonce en VO, limite si j'ai pas pleuré des larmes de sang (ah ah ah, sang, vampire, vous me suivez ?), passque les vraies voix sont normales et belles, pas gnangnan comme toutes les voix françaises.  A croire que les ceusses qui doublent en français sont recrutés sur la gnangnantise de leurs voix.

J'ai juste un petit truc hors sujet à dire, pour conclure.  Passque bon, ça doit être dit.  En entrant dans la salle de ciné, j'ai lâché, sans doute comme d'hab, une bêtise un peu bête (logique pour une bêtise), puis j'ai ajouté « chuis bête hein ». Ma filleule a alors dit « oui, mais c'est pour ça que je t'aime bien ».  Quand je me suis offusquée, pour me prouver ma bêtise, elle a ajouté « d'ailleurs, hier, tu m'as demandé si Twilight c'était pas enfants non-admis, ah ah ah ah ah ah, sacrée marraine va ».  Sans oublier que juste avant notre départ pour le ciné, voyant la photo illustrant ma chronique Flair sur ce blog, elle m'avait demandé « pourquoi tes mains sont toutes ridées marraine ».  A mon avis, je dois en oublier d'autres, en plus.

Sale gamine va.  Se moquer ainsi de sa pauvre vieille marraine ridée, au QI d'amibe et plus dans le coup.  C'est pas charitable.

Enfin. La vérité sort de la bouche des enfants, comme on dit.  Mais si quelqu'un connaît l'adresse de la société protectrice des marraines, je suis preneuse.

tout savoir sur cette saga

twilight

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
déc

La famille suricate

 

Je suis allée voir un thriller à l'Eldorado.  Oui.  Et aussi un drame familial.  Et une comédie romantique.  Et une comédie tout court.

Bref un tout en un.

Animalier.

J'étais partie pour voir Australia, mais j'avais pas bien regardé mon programme, ou plutôt j'avais oublié que les roses sont roses que les programmes changent une fois par semaine.

Donc, une fois sur place, point d'Australia, que des trucs qui font peur ou qui se passent dans le futur.  Beurk.

Mon regard tombe alors sur l'affiche « La famille suricate ».  Emotion.  Sauf erreur, le suricate, c'est la petite bestiole dont j'étais tombée raide dingue dans « Le roi Lion ».  Comment ki s'appelait ?  Timon ou Pumba ?  Chais plus, mais j'en étais folle.  Aussitôt vu, aussitôt décidé : j'irai voir « La famille suricate », n'en déplaise à la vendeuse de tickets qui me regarde avec un petit sourire, amusé ou moqueur, je l'ignore, mais elle sourit, c'est indéniable.  Tant pis, j'assume ma bébé-attitude.

Je suis seule dans la salle.  C'est sympa, je trouve, de la part de ce cinéma, de m'avoir réservé une salle rien que pour moi, chuis contente.  D'un autre côté, j'aime pas être seule, dans le noir, à la merci des tueurs en série qui passeraient pas là.  D'autant que la salle est isolée des autres, c'est la salle 5, celle oùsqu'on doit descendre pour y aller et qui est tout au bout du couloir, là-bas, tremble Anaïs.

La famille suricate commence, et je bénis le ciel d'être seule, car je me surprends à pousser de petits cris d'extase devant ces animaux aussi rigolos et mignons que Timon (j'ai vérifié sur le net, Pumba c'est bien l'énorme cochon sauvage, par contre Timon est une mangouste pas un suricate, je suis hyper déçue, passque j'étais persuadée que c'en était un, ô vie cruelle).  Puis des petits cris de terreur face aux mésaventures vécues par la famille.  Puis des petits cris de bonheur en les voyant si unis, si complices, si solidaires dans l'aversité (et l'aversité prend diverses formes : un aigle, un serpent, la sécheresse, la séparation, la mort).  Puis des petits cris de joie en les voyant s'endormir debout et tomber - paf - à cause de la chaleur qui règne, en les voyant jouer ensemble.  Et enfin des petits cris d'émotion en les voyant être tendres et câlins, voire protecteurs, les uns envers les autres.

C'est bel et bien d'une famille dont il s'agit.  D'un clan.  D'une histoire.  Une histoire racontée par Guillaume Canet, ce qui ne gâche nullement le plaisir.

Voilà donc un film tout en un : reportage animalier (découvrez la vie de ces bestioles pas comme les autres), comédie (riez de les voir surveiller sans cesse leur environnement, dressés sur leurs pattes arrières), comédie romantique (émotionnez-vous lorsque la mère du clan se dresse et laisse entrevoir son ventre rebondi, avenir du clan), thriller (tremblez lorsque le serpent pénètre dans le HML familial - hé plusieurs mètres de profondeur, c'est bien un HLM - afin de se nourrir des jeunes terrorisés), drame (pleurez lorsqu'un des membres de la famille subit un sort dramatique).

Je n'ai pas vu Australia, mais j'ai passé un moment inoubliable en compagnie de Kolo et de son clan.  

Et parce que du blabla ne remplacera jamais des images, je vous invite à découvrir ce film ici.  La bande annonce et les extraits vous donneront une bonne idée de ce qui vous attend.

PS : j'ai investigué encore et encore sur le net, le suricate est une espèce de mangouste, me voilà donc pleinement heureuse, Timon est un suricate.  Ô joie.

Photo copyright Wild Bunch Distribution - Dessin copyright Disney

suricate

suricate2

timon

13:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
déc

Vilaine

Séquence ciné il y a quelques jours déjà à l'Eldorado, pour ce film décrit comme un croisement entre Amélie Poulain et Tatie Danielle : Vilaine.

Avec la fille de Josiane Balasko, Marilou Berry (d'ailleurs à mon avis, ça doit la saouler grave de l'entendre décrite comme « la fille de Balasko », c'est dure d'être fille ou fils de, enfin soit).

En effet, cela commence comme un genre d'Amélie Poulain : l'héroïne est moche (contrairement à Amélie), a des rêves, a une vie relativement sordide et banale et est trop gentille.  Un jour, elle vit quelque chose de trèèèès trèèèès douloureux, et décide de devenir vilaine.  Et ce n'est pas facile.

Le début du film m'a rapidement convaincue : j'ai accroché, j'ai ri et j'ai aimé le jeu de Marilou.  Et puis le coup du chat, chuis peut-être sadique (ou biesse), mais ça m'a fait me tordre de rire sur mon fauteuil confortable.

C'est ensuite que cela s'est corsé.  Disons à la seconde moitié.  Ou au deuxième tiers.  Ou au troisième quart.  C'est complexe d'être précise, et j'ai jamais été copine avec les fractions, moi.  J'ignore comment, j'ignore si je suis la seule à avoir ressenti ça, mais j'ai trouvé que cette seconde moitié dégénérait dans l'humour lourd, l'absurde et entraînait inéluctablement le spectateur vers une fin insensée et trop loufoque pour être crédible.  Là, je ne riais plus.  Mais plus du tout.  Autant l'avouer, j'ai trouvé la seconde moiti (ou le deuxième tiers, ou le troisième quart) débile au possip', avec des grosses gaffes qui ne font rire personne (enfin si, dans la salle, y'en a de ceusses qui riaient, mais pas moi).

Dommage, car l'idée était bonne.  Un peu trop lourdement exploitée, sans doute.

vilaine

11:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
déc

Un, deux, trois… appelez-moi Lizzie

 

J'ai regardé Orgueil et Préjugés.

Encore.

Je vous parle ici du film, pas de la télésuite achetée récemment sur le net, sur vos conseils avisés.

Le film.

Mon moment de bonheur préféré.  Sans doute parmi mon top 10 des films mmmmmmmmmh, des films aaaaaaaaaaaaaaaargh, des films ooooooooooooooh, des films rhaaaaaaaaaaaaaaaaa.  Sans doute mon number 1.

Passque d'abord, y'a Lizzie, enfin Keira Knightley, dont je suis raide dingue, même que si j'étais un homme, ben je serais amoureux d'elle pour sûr.  Elle est belle sans être parfaite.  Elle est gracieuse.  Elle est intelligente (ah ben si, ça se voit).  Elle est naturelle.  Elle est... tout ce que j'aimerais être.

Passque ensuite, y'a Mister Darcy, enfin Matthew MacFadyen, dont je suis raide dingue, même que si j'étais une femme, ben je serais amoureuse de lui pour sûr.  Je suis une femme.  Tiens, indeed.  Je reprends : même que si j'étais une femme à la plastique de Keira Knightley, ben je serais amoureuse de lui pour sûr.  Il est beau et parfait.  Il a la classe.  Il est craquant au possip'.  Il est intelligent (ah ben si, ça se voit).  Il est brun et ténébreux. Il est... absolument tout ce dont je rêve chez un homme.  L'homme dont je tomberai amoureuse sera ainsi.  C'est clair.  Et même s'il ne l'est pas (sois réaliste, petite Anaïs), vu qu'il sera dans mon cœur, bien au chaud, il le sera (me demande si je suis claire sur ce coup-là).

Donc, Anaïs regarde, pour la Xème (7ème ? 9ème ?) fois, ce film sublimissime.

En VO, et ça je pense que c'était la première fois.  Depuis quelques mois, vous le savez, je ne jure plus que pour la VO.  La voix de Mister Darcy (à prononcer Mistewwww Dawwwwcy) est à tomber morte (s'il est possible de tomber encore plus).  Par contre, j'ai eu un peu de mal à suivre, les dialogues sont rapides, je trouve.

Une fois le film vu, me voilà, comme d'habitude, toute chose.  Et je m'offre les bonus... en bonus. 

Puis, soudaine envie d'écouter, à nouveau, les commentaires du réalisateur.  J'adore les versions commentées, on apprend plein de choses, on découvre plein de choses, on se concentre ensuite sur plein de nouvelles choses...

Ensuite ?

Et oui... passqu'ensuite, j'ai eu une soudaine envie irrépressible de regarder le film en VF.  Pour changer.  Pour comparer.  Pour apprécier les commentaires entendus juste avant.

Et découvrir les anecdotes contés par ledit réalisateur, les secrets de tournage, les petits détails passionnants.  Découvrir qu'en effet le chant du merle accompagne Lizzie si régulièrement.  Qu'en effet la maison est éclairée par deux soleils, fort étrangement.  Qu'en effet un chien passe et repasse par là, si naturellement.  Qu'en effet les chaussures de la mère Bennett sont crades, bien évidemment.  Qu'en effet ce vol d'oies sauvages ou ce soleil levant dus au hasard rendent le film encore plus beau, tellement beau... Qu'en effet ceci, qu'en effet cela.   Un bonheur.  Tellement fort qu'il fait mal, comme dirait l'autre.

Et je vais vous dire : plus je regarde ce film, plus je l'aime.  Je l'aime.  Passionnément.  Je redécouvre à chaque fois l'histoire.  Je redécouvre des images superbes.  Des demeures splendides.  Des sentiments captivants.  Des arbres grandioses.  Une musique envoûtante. Des robes étonnantes.  Des chapeaux encore plus étonnants.  Je redécouvre chaque personnage, ses petits travers, ses qualités émouvantes (enfin bon, certains personnages n'en disposent pas, même en cherchant beaucoup beaucoup, j'en conviens ...).  Et je découvre de nouvelles choses, de nouveaux regards qui en disent long et qui m'avaient parfois échappé, de nouvelles sensations, de nouvelles émotions.  Un petit sourire que je n'avais pas vu.  Un mot d'humour passé inaperçu.  Une réplique dont je n'avais pas saisi le sens.  Un ruban qui passe par là.  Un soupir.  Une envie.  Des yeux qui parlent.  Un amour naissant.  Des amours naissantes.  Et une scène finale à tomber en pamoison (quoique le bonus US est craquant également).

Rien ne se passe, pour ainsi dire, de charnel entre les protagonistes.  C'est l'époque qui veut ça.  Mais keske c'est palpable à tout instant.  Keske c'est sensuel.  Keske ça réveille les papillons de mon bide.  Keske je frémis.   Keske je frissonne.

A chaque seconde, à chaque minute, j'aime ce film.  De la première seconde, son du merle, à la dernière, soleil levant.  Il m'habite.  Je ne m'en lasse pas, même après l'avoir vu trois fois d'affilée ... 

Que dire encore ?  Rien.  Il faut le voir, tout simplement.  En VO, impérativement.

J'ai aimé la version téléfilm de la BBC, mais cette version film sera à tout jamais ma favorite que j'aime d'un amour fou pour les siècles des siècles, amen.

Maintenant, je me pose tout de même une toute toute petite question.  Une question toute toute petite, mais importante.

Docteur, soyez honnête, est-ce un toc de regarder Orgueil et Préjugés trois fois en une journée ? 

Non ?

Et quatre fois ?  

Merci Docteur.

Vous ne connaissez pas ce film ?  Achetez-le, c'est un ordre.

 

 

Et si vous avez plein de sousous (merci Papa Nowèl), offrez-vous le coffret Orgueil et Préjugés / Reviens-moi... aaaaaaaaaaargh.  C'est aussi un ordre.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |