16
jan

Le doublage, c’est caca boudin

 

(Pitié, faites que ce titre ne m'attire pas tous les fans de pratiques scatologiques).

Vous le savez, et si vous ne le savez pas, je suis heureuse de vous l'apprendre : plus les années passent (plus je vieillis, je sais) et plus je déteste le doublage en français.  Je veux de la VO, que de la VO, rien que de la VO.

Alors, lorsqu'une lectrice du blog m'a parlé de cette pétition qui a pour but de promouvoir le sous-titrage (et non le doublage) pour les émissions d'information diffusées par nos chaînes belges, j'ai sauté de joie.

Passque s'il y a une chose aussi sciante que les doublages avec voix gnangnans au possible des séries et films en anglais, c'est cette pratique, dans les émissions d'information, de laisser entendre vaguement la voix d'origine tout en la doublant en français, de sorte qu'on n'entende plus les intonations anglaises.  Certaines émissions alternent doublage et sous-titrage, sans que la raison soit compréhensible (si quelqu'un comprend, I need an explanation).

Enfin bref, je vous invite à signer cette pétition, passqu'on a beau parler français, on aime aussi entendre l'anglais.  D'ailleurs mois, depuis que je regarde les séries en VO sous-titrée sur le net, je me parle anglais à moi-même.  Je sais, c'est pathologique.  Mais keski est pathologique, me parler quand je suis seule, ou me parler en anglais ?  Docteur psy, un avis...

 

Pour le sous-titrage des interventions en langue étrangère lors des émissions d'informations

08:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
jan

Australia

Je n'oublierai jamais ce fou-rire mémorable au moment le plus crucial d'Australia.  Au moment de la fin dramatiquement dramatique.  Tellement dramatique qu'elle en devient risible.  Keskon a ri.  Mais keskon a ri !  Et keske c'était bon.

Heureusement, y'avait pas trop de monde à l'Eldo, juste nous et quatre autres personnes, un peu dérangées par nos rires, je le reconnais.

Mais keske c'est dommage de gâcher un film par un tel excès de niaiseries hollywoodiennes, ma parole.

Australia, c'est ma big méga déception de ce début d'année.  Dès le début, baignée dans un humour gras qui fera vite place à un romantisme-mélo-débile, j'ai compris que je n'accrocherais pas.  Je m'attendais à une saga romantique à la Autant en emporte le vent, version 2009, j'ai eu une saga romantico-débile à la Autant en emporte le vent, version 1950.  Même les prises de vues m'ont semblées ringardes à souhait.  Et que dire des courses à cheval avec un fond en carton comme décor (si, je suis sûre que c'est du carton).  Et Nicole Kidmann, figée par le botox, elle a toujours la même tête, qu'elle pleure, qu'elle rie ou qu'elle ait peur.  Limite si les vaches ne sont pas plus expressives, c'est dire.

Dommage, car l'histoire était sympa : une anglaise coincée débarque dans l'Australie des années 30 et prend en main une exploitation de bovins, avec l'aide d'un brun ténébreux au look savamment sauvage à tomber par terre (seule grande réussite du film), dont elle tombe bien évidemment folle amoureuse.  Puis la guerre survient.  La vilaine.

Ajoutez à cela un gentil garçon tout gentil tout mignon et un méchant pas beau vraiment méchant, et vous aurez tout compris.

Y'a le bien d'un côté.  Le mal de l'autre.  Et le bien triomphe, tandis que le mal perd la bataille.  Mais tout m'a semblé tellement caricatural, que je n'ai jamais été émue, chose tout de même rare puisque même une araignée constipée parvient à me faire verser une larme, en général.

Bon, y'a des bons moments hein, y'a même un peu de sexe (vraiment un peu), un peu d'humour, un peu de tendresse et un peu de tristesse.

Mais ils auraient pu nous épargner ces tirades niaises à la « je meeeeeeeeeeeeeurs, mais je l'ai bien mérité car je suis un vilain pas beau » ou à la « aaaaaaaah, tu es vivant, je te croyais mort, quelle surprise, je t'aimeeeeeeeeeeeeeeuh ».  Dieu sait pourtant que j'aime les trucs cucul la praline, mais trop c'est trop.

Ça m'a vraiment fait penser aux grandes sagas d'autrefois.  Je pense que c'était le but.  Mais je n'ai pas accroché.

Déçue, moi y'en a être.

(seul côté positif, je sais enfin d'où vient cette chanson que j'ai eue en tête durant tout mon voyage à Londres en novembre dernier, « Somewhere over the rainbow » - ça vient du magicien d'Oz).

PS, sur Allociné, où je me fournis en affiches, j'ai lu cette critique, que je vous recopie car elle résume bien, et confirme que nous ne sommes pas les seules à avoir ri d'un tel film : « Le summum du film ? Hum, j'hésite... Peut-être quand le gamin arrive à stopper un troupeau de 1500 vaches en chantant ? Ou bien quand Hugh Jackman se ramène dans la petite sauterie bourgeoise et nous gratifie d'une pose à la Bond, James Bond ? Non, je crois que le summum a été atteint quand, après qu'ils aient réussi à faire ce qu'ils avaient à faire, on sent la fin arriver, plein de bonheur, on regarde sa montre : il reste 1h et demi. Dans la salle, on était même pas une quinzaine. Au début, on se retenait de faire des commentaires pour ne pas gêner les autres spectateurs. A la fin, on se marrait tous ensemble, même si on ne connaissait personne avant d'entrer dans la salle. Au final, j'ai passé un moment unique dans cette salle de cinéma, c'était la première fois que j'ai passé 2h35 à critiquer un film avec des inconnus... »

australia

11:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
jan

Gone baby gone

Ah bon, j'ai loué Gone baby gone ?  Tiens, marrant de louer un film dont j'ignore tout.  Je ne me souvenais absolument pas de l'avoir mis dans ma liste DVDpost. 

Ben finalement, j'ai dû être touchée par la grâce ce jour-là, passque ce film est vraiment à voir.

Réalisé par Ben Affleck, qui en a profité pour « embaucher » son superbe frère Casey pour le rôle principal, c'est l'histoire de l'enlèvement d'une fillette à Boston.  Et de l'enquête.  Enfin de diverses enquêtes, qui mèneront le téléspectateur (en l'occurrence, moi), dans des chemins totalement inattendus.

Et qui feront que le téléspectateur (en l'occurrence toujours moi) se demandera, des heures plus tard « Mais qu'aurais-je fait ?  Quelle était la solution ?  Y avait-il un bon choix ?  A-t-il fait le bon choix ? »

La réponse n'est pas dans le film.  Passqu'à mon avis, y'a pas de « bonne » réponse.

Un très bon film.  Juste dosage d'action, de suspense et de réflexion.  Avec un dénouement qui laisse songeur (mais ça je l'ai déjà dit)... de quoi y perdre son latin, mais surtout de quoi se poser mille questions.  J'aime ça, être dans un doute intense après un film.  Même si ça me saoule aussi (oui bon je sais, toujours indécise l'Anaïs).

A voir !

gonebabygone

09:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
jan

Les cerfs-volants de Kaboul

Voilà ce que j'appelle un film superbe. Superbe de chez superbe.

Un film que j'ai loué (sur DVDpost, vous connaissez le topo) un peu par hasard, parce que je croyais me souvenir vaguement qu'on en avait dit du bien, que c'était tiré d'un roman à succès.  Et c'est tout.

J'aime ça, parfois, regarder un film dont je ne sais rien.  Déjà, le DVD reçu (sans boîtier) portait le titre anglais « The kite runner » (titre ô combien plus joli d'ailleurs), ce qui ne me disait rien de rien.  Jolie surprise qui m'attendait.

Je trouve le résumé assez tartignole et peu représentatif de ce qu'est ce film, mais je vous le livre tout de même (en plus j'ai dû corriger deux fautes, titchu) : « Au début des années 70, au cœur de Kaboul, deux amis, Amir et Hassan, partagent le bonheur d'un après-midi à faire voler des cerfs-volants. Mais conduit par la peur, Amir trahit son ami, qui sera à jamais blessé, puis quitte l'Afghanistan. Vingt ans plus tard, il revient dans son pays, marqué par le passage des Talibans, à la recherche de la paix et du pardon... »

Ce film est tellement plus.  Mais, comme toujours, comment décrire cela par des mots ?

Juste après l'avoir vu, je me suis dit « c'est l'histoire d'une rédemption ».  Puis je me suis (encore) dit « fichtre Anaïs, keske tu parles bien, mais t'exagère un tantinet avec ta rédemption, tu crois pas ? »  Puis, comme d'habitude avec les DVD, j'ai regardé tous les bonus, making of et autres commentaires, et j'ai entendu ce mot un nombre incalculable de fois : rédemption.  Bingo.  J'avais vu juste.  J'avais ressenti juste.  Une rédemption, vraie de vraie, pure et dure.

Tout est beau dans ce film.  Et tout m'a étrangement émue.  Même la cruauté.  La douleur.  L'amitié perdue.  Puis retrouvée.  La souffrance.  Et l'amour.   

Les acteurs sont, sans exception, géniaux.  Enfants comme adultes.  Mêmes les grenades ont leur rôle à jouer.  Pas celles qui explosent.  Celles qui sont gorgées de jus.

Et puis les bonus valent le détour, on y apprend plein de choses passionnantes, comme souvent dans les bonus, mais j'ai envie de le préciser encore et encore, passque c'est important : regardez les bonus, si vous avez un jour ce DVD entre vos mains.

Cerise on the cake, ce film m'a permis de découvrir la vie en Afghanistan, avant les talibans.  L'âge d'or.  Avant le temps où les cerfs-volants furent interdits.  Et de découvrir qu'il existe, sur cette terre, des gens qui interdisent les cerfs-volants.  Pourquoi, Dieu seul le sait.  Ou Allah.  Et puis non, je forme le vœu qu'eux-mêmes ne le sachent pas.  Parce qu'il est clair qu'aucun dieu digne de ce nom n'interdirait les cerfs-volants.

J'ai beaucoup pleuré en regardant ce film.  Mais pas d'une tristesse lourde.  D'une tristesse parfois triste (logique), parfois joyeuse (illogique), mais toujours une tristesse qui laisse de l'espoir.  Espoir, sans doute, que les cerfs-volants soient un jour réhabilités là-bas.  Qui sait.  Un jour.

cerfsvolants

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
jan

Into the wild

dvdpost

J'ai vu Into the wild via DVDpost.

Into the wild est un film à ne pas regarder un soir de déprime.  D'un côté, ce film est plein d'espoir, de joie de vivre, de passion pour la nature, pour le refus du capitalisme, pour un retour aux valeurs humaines, mais d'un autre côté, il est noir de chez noir, avec une solitude extrême et une quête ultime qui mène au drame. Keske c'est dur et triste, comme film.

Tout le monde connaît l'histoire, j'imagine : un jeune homme, lassé par sa vie et sa famille, disparaît dans la nature, aux deux sens du terme.  Au cours de son périple vers le Nord, l'Alaska, son rêve, il fait des rencontres qui jalonneront son voyage.   

Le film est long mais ne paraît pas lent, même s'il est parfois pauvre en paroles, et pour cause : le personnage est tout de même souvent seul.  Il est bourré de citations.  Je ne me souviens que d'une seule :  « Le bonheur ne vaut que s'il est partagé ».  A méditer...

Un film qui marque et fait réfléchir, c'est indéniable.  Sens de la vie, inutilité de la vie, priorités de la vie... Mais finalement, au vu de la fin du film, je me demande si ce retour à la nature est vraiment souhaitable... et puis si je faisais comme Christopher, vivre sans argent sans pc sans téléphone sans travail sans rien, comment faire pour tenir mon blog, hein, je vous le demande ...

Je n'ai pleuré qu'à la toute fin, apprenant qu'il s'agissait d'une histoire vraie, ce que j'ignorais totalement.  Comme si ce fait rendait l'histoire plus dramatique encore.  Comme si je m'attachais enfin au personnage, sachant qu'il a vécu.  Parce que dans le film, je ne suis pas parvenue à m'y attacher.  Et là, à la fin, j'ai lâché les vannes.  Pour l'homme qui a vraiment vécu cette histoire, mais pas vraiment pour le film.

Une scène m'a cependant marquée : celle du renne.  Pas pour la scène en elle-même, mais pour ce que le personnage en dit ensuite, dans son journal intime.  Ça m'a touchée.  A croire que la mort inutile d'un animal m'a parue drôlement plus touchante que tout ce que Christopher a vécu, vilaine que je suis.

Je suis contente d'avoir vu ce film, dont on a tant parlé, même s'il ne m'a pas émue comme je l'imaginais.  Même s'il m'a un peu déçue, sans doute car j'en attendais quelque chose de plus grandiose, de plus magique, de plus « prenant aux tripes ».

Hasard ou destin, y joue une actrice que j'ai découverte la veille : Kristen Steward, qui joue Bella dans Twilight-fascination.   

 

PS : on m'a dit un jour sur ce blog, en commentaire d'un billet parlant d'une envie de tout quitter tout plaquer, « tu as dû voir into the wild non ? »  Et bien je pense qu'après avoir vu ce film, j'ai vachement pas envie de tout plaquer tout quitter, non.  Sans doute un signe que ce film n'a pas eu l'effet escompté sur moi...

 

intothewild

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |